Présentation : Histoire issue de l´esprit d´une fan.

Genre : je dirais général pour l´instant.

Rating : T

Source : Naruto

Disclaimer : les personnages de Naruto ne m´appartiennent pas et heureusement pour certains (à prendre dans les deux sens) bon, bonne lecture. J´espère que ça vous plaira et des commentaires s´il vous plait même si c´est nul je voudrais savoir ce qui ne va pas.

Encore une fois, bonne lecture.


Mal.

Le garçon avait mal à la main tellement l'homme la serrait fort. Est ce que c'était pour ne pas le perdre, ou plutôt par colère ? Parce que maintenant l'homme aux cheveux blancs devait s'occuper de lui.

Le garçon ne se rappelait même plus de son nom. Il se souvenait que Sakura et Kakashi l'avaient mentionné lors de l'escale pour soigner le ninja d'Oto, comme disait...l'homme à la tenue verte...ah oui, Lee, Hanabi et Konoha-maru.

Son grand frère, il ne l'avait revu que cinq fois depuis qu'il était arrivé ici, une semaine plus tôt, à ce que Shizune lui avait expliqué, il avait mis du temps à soigner ses blessures et après il avait du retourner en mission.

Pendant ce temps, lui était resté à l'hôpital, surveillé par Shizune. Celle-ci n'avait pas était méchante avec lui, mais il l'avait trouvé un peu froide, comme s'il dérangeait...

La pluie commençait à tomber, humidifiant l'air, déjà alourdi par la tiédeur ambiante. Il y avait peu de monde.

Ils s'arrêtèrent devant une maison assez imposante, construite en bois. Jiraiya ouvrit la porte et se tourna vers le garçon:

« Bienvenue chez toi. »

Il y avait de l'ironie dans sa voix.

« Un vieil ami m'a gentiment donné cette demeure, quand il a entamé son...voyage. »

Il poussa le garçon et le fixa dans les yeux

« Maintenant, que les choses soit claires, pour d'obscures raisons Tsunade veut que je m'occupe de toi, ce que j'ai accepté et, pour de dire franchement, je me demande ce qui m'a pris. Alors à partir de maintenant tu m'obéis au doigt et à l´oeil compris ? »

« Oui. »

« Bien. Maintenant tu peux me dire ton nom, Tsunade a oubliée de te présenter »

« J'en ai pas »

Silence

« Bon...-ce fut la première fois qu'il n'était pas froid - qu'est ce que tu pense de...Mugen ? »


Un laboratoire. C'est ce à quoi tout le monde pensait en entrant dans cette grande salle. Effectivement, ils n'avaient pas tout à fait tord. Une jeune femme brune déambulait dans la salle : on lui avait donné rendez-vous ici. Elle marchait de droite à gauche, touchant quelques ustensiles qui reflétaient le noir de ses yeux et la lumière vacillante qui y habitait. Elle était inquiète et faisait tout pour l'oublier.

Puis, un individu habillé en rouge entra dans la pièce et apostropha tout de suite la jeune femme.

« Que fais tu ici ? »

« O...On m'a donné rendez vous ici, Maître Uzumaki »

« Ha ! C'est toi qui devais surveiller le gosse ? »

« Oui... Je suis navrée...»

Rire mauvais de l'individu

« Encore heureux ! Heureusement que tu n'es pas devenue ninja, tu n'aurais pas fait long feu!»

Silence.

Haru, c´était son nom, n'était en fait qu'un médiocre médecin d'un trou perdu, embauchée une dizaine d'années plus tôt, pour s'occuper du "futur instrument" comme on le nommait ici. Mais, pour Haru, ce petit c'était...

« Haru ! Tu m´écoutes !? »

Sortie de sa rêverie, Haru balbutia quelques excuses.

« Bien, nos supérieurs on décidé de te laisser en vie, à condition que ton futur patient ne se fasse pas la malle non plus. »

« Mon...quoi !? »

Sans laisser Haru terminer sa phrase, l'individu l'entraîna vers une porte. Un sourire sadique se forma sur son visage puis la porte s'ouvrit.

« Alors ? «

Jamais Haru ne hurla aussi fort.


Au loin, un cortège de corbeaux noirs s'envola. Le vent se leva, faisant frémir Konoha-maru endormi contre un arbre.

« Fais attention »

Le genin s'éveilla aussitôt.

Cette voix... Non, ces voix, ce n'est pas possible, ils devraient être...

« Ce n'est que le vent, et les arbres...rien d'autre...»

Il se rendormit, le froid mordant son corps.

« Fais attention »

« Rien...que du vent... »


Un bruit. On aurait de l´eau qui coulait.

Non, ce n´est pas ça. Le bruit est si grave, si peu cristallin. Trop peu.

Il essaya d´ouvrir un de ses yeux, non impossible. Il y avait juste un faisceau de lumière blanche qui était passé entre les ténèbres, c´est tout.

Dormir, il avait envie de dormir, retrouver les images dans sa tête, ces images si oniriques qu´elles ne pouvaient appartenir qu´à un fou. Pourquoi avait-il si mal ?

« Grande soeur... »

Personne ne l´entendit, il ne pouvait même pas remuer des lèvres.

« Pourquoi m´as-tu abandonné... Tu m´avais promis... »


Kurenai venait juste de revenir de sa mission, exténuée et lasse. Assassinat.

Mais avant de penser à prendre un repos bien mérité elle fit son manège quotidien. Doucement, elle ouvrit la porte, puis sourit.

Sur le divan, une Hinata, visiblement à bout, partageait la place avec une Ino qui était sûrement aussi exténuée qu´elle. Et puis entre les deux, dormait paisiblement un garçonnet âgé d´à peine un an, les cheveux en bataille, les yeux fermés, cachant à sa mère ses yeux aussi pourpres que les siens.

Doucement, sans réveiller les « baby-sitter », la jounin prit son enfant dans les bras.

« Tu as du bien t´amuser aujourd´hui, Asuko. » Lui murmura t elle gentiment à l´oreille.

Ledit Asuko, comme pour lui répondre, émit un petit ronflement, puis redevient silencieux. La kunoichi coucha doucement son fils dans son lit, puis recouvrit son élève et son amie, d´une couverture. Vu l´heure, autant ne pas les réveiller.

Conjuguer la vie familiale et la vie, si on peut le dire, « professionnelle », chez les ninjas, peut paraître difficile, en vérité c´est un euphémisme. C´est pourquoi, à Konoha, on attribue moins de missions à l´un ou l´autre des parents, quand l´enfant est en bas âge ; si l´un des parents est décédé, soit le village paye la moitié des frais de la nourrice, soit s´il était jounin instructeur, l´un de ses élève doit jouer la baby-sitter et donc ne reçoit pas de mission.

La kunoichi entra ensuite dans la chambre, en désordre, de son « neveu ». Personne.

Elle ne sut si elle devait sourire ou soupirer d´agacement. Il était vrai qu´elle aimait bien le coté « obstiné » de Konoha-maru, sauf, quand cela dépassait certaines limites, comme confondre chambre et terrains d´entraînement, par exemple.

Si Anko avait été là, elle aurait dit, d´un ton malicieusement sadique :

« Je connais quelqu´un qui sera privé de ramen pendant au moins une semaine... »

Résignée, elle partit chercher le genin, non sans jeter un dernier regard vers la chambre de son fils.

Elle le trouva, endormi contre un arbre, un filet de bave, coulant le long de sa joue. Rien que pour l´avoir déplacée, elle eut envie de le réveiller à coup de genjutsu, un cauchemar de temps en temps ne fait de mal à personne n´est-ce pas ?

Elle eut pourtant pitié de lui, et le hissa sur son dos. En plus de dormir comme une bûche, de peser plus qu´il n´en avait l´air, il ronflait.

Elle souffla.

« Les morts...ne parlent...plus... »

La kunoichi sursauta, tourna la tête. Le genin parlait dans son sommeil.

« Ce sera la dernière mission que nous ferons ensemble, après, suite à la... Méprise d´il y a quelque jours, vous n´effectuerez plus de mission, jusqu'à ce que l´on vous aie assigné un nouveau maître. »

Ce furent les paroles de leur (ex) professeur Ebisu avant le début de la dite «dernière mission ». Une mission qui avait fait râler son camarade, une simple mission d´escorte d´un marchand.

En y pensant, Hanabi quitta son lit pour s´accouder à la fenêtre de sa chambre.

Les étoiles brillaient faiblement dans un ciel sombre. Hanabi activa son byakugan ; c'était un réflexe idiot, elle le savait parfaitement, mais elle faisait toujours ça le soir à la même heure. Peut être parce que c'était à cette heure là que Neji avait disparu ?

Dans le miroir

Cette nuit tu as vu deux reflets

Une personne, deux visages

Fort le jour, faible le soir

Ses pensées vagabondaient, comme son regard, deux lunes éclatantes de tristesse à défaut de joie. Une personne dans sa tête. Au loin le doux bruit du silence contrastait avec cette chanson qu´elle sifflait.

Il ne faut pas rompre la chaîne

Les paroles vagabondes

Dans ta tête abondent

Le souvenir entraîne la peine

Il fallait que ça tombe sur Néji, à croire que le destin des Hyuga et Uchiwa étaient maudits. Donc elle aussi...

Dans le miroir

Une personne, deux visages

Depuis des années elle voulait avoir la reconnaissance de son cousin, ce génie si fort, si parfait.

Konoha-maru, le petit fils du « dieu des shinobi », ce raté si faible, selon son père, il aurait mieux fallu qu´elle le fréquente moins où même plus du tout. Pourtant, derrière ce sourire, des fois, elle avait la fugitive impression d´apercevoir... Elle ne savait même pas comment l´exprimer.

Le souvenir entraîne la peine

C'est pour ça, ne rompt pas la chaîne.

Depuis la « méprise » son père regardait d´un mauvais oeil le genin. A cause de sa «témérité ridicule » le clan avait failli perdre une héritière de choix. Elle. Mais ce n´était pas de sa faute.

Dans ta tête

Se relie doucement la chaîne perdue

Ebisu leur avait dit qu´ils pourraient partir devant. Elle s´en souvenait très bien, c´était la veille. Le lendemain, ils étaient partis comme convenu. Maître Ebisu n´était jamais venu : il avait fallu qu´il reçoive une mission ce jour là. Leur mission aurait du être remise au lendemain, la seconde équipe d´Ebisu devait les prévenir mais ils étaient déjà loin. Tsunade avait donc envoyé une équipe les retrouver. Ils avaient failli mourir.

Pourtant, elle ne détestait pas encore Konoha-maru.

Pas encore.

Tu as vu deux reflets

Fort le jour, faible le soir


Un enfant courant vers sa mère. Sourire complice. Câlin. Joie. Tendre sourire. Mains touchant la joue. Joie. Amour. Instant éphémère. Ombre. Feu. Tonnerre. Cris. Larmes sous la glace, fragilité, lâcheté.

Sang. Rouge, noir. Plus d´autres couleurs. Noir. Rouge.

Un homme. Un garçon aux yeux noirs, deux trait rouges sang sous les yeux. Une fille. Sourire complice avec la fille et le garçon. Joie avec les trois. Sourire sous la glace.

Douleur. Guerre. Haine. Plaisir de tuer. Apprendre à aimer la torture et le meurtre. Noir. Rouge. Joie dans le sang.

Courir, tuer. Défilé constant des exécutions et des cadavres. Mort. Séparation. Secret non avoué.

Mort. Séparation. Trahison. Torture. Renonciation. Enfer.


Le doigt de la fille effleura le masque du ninja. Elle hésitait à l´enlever.

Puis, le ninja bougea la main droite. Il était réveillé, elle recula. Il faisait noir dans la chambre, elle ne voyait rien. Elle sentait une boule dans sa gorge, le froid dans tout son corps. Elle voulait bouger, mais se rendit à l´évidence, elle était paralysée.

Elle avait juste voulu voir son visage, c´était un stupide pari de son frère ; elle ne voulait pas au départ, c´était son frère qui avait insisté. Kagerou avait juste onze ans, elle ne voulait pas mourir. Elle voulut parler, mais la boule dans sa gorge l´en empêcha.

L´assassin fit un bruit bizarre, exactement le même que lorsqu´on vomit, mais ce n´était pas possible. Les shinobi étaient des machines à tuer vivantes, ils n´avaient - à ce que son père, aubergiste de son état, et son frère , lui avaient dit - aucune émotion mis a part la haine et l´envie de meurtre. Ce n´était rien d´autre que des armes vivantes, des armes à double tranchant. Leur père leur avait bien dit de ne pas s´en approcher. Son frère, lui, avait parié que, peureuse comme elle était, Kagerou n´oserait pas aller à l´encontre des ordres que son père. Il avait tort.

« Que viens tu faire ici ? »

La voix était jeune mais glaciale, et même cruelle.

« Réponds ! »

Kagerou vainquit sa peur un instant, le temps de répondre.

« Mon... Mon frère m´a d-dit que je n´oserais pas... retirer votre masque. »

Silence.

La fillette entendit un déclic, l´assassin avait allumé la lampe de chevet. Il portait un kimono blanc sale. Ses cheveux longs et noirs étaient gras, comme s´il ne les avait pas lavés depuis des jours, son frère lui avait raconté qu´ils ne se lavaient que pour les missions, sinon les ninjas aimaient l´odeur des corps sale, qui leur rappelait l´odeur des cadavres. Leur odeur préférée selon son père. Les draps blancs du lit étaient salis par une flaque rougeâtre. Le « monstre » avait remis son masque avant d´allumer la lumière. Ses longs doigts fins, d´une pâleur extrême, étaient posés sur la lampe.

« Maintenant, tu peux le faire. »

« Co... comment ?! »

La fillette tremblait de tout son corps. Le shinobi sans bandeau semblait la fixer.

« Si tu veux retirer mon masque, quel est l´intérêt si tu ne vois pas mon visage ? »

« ... »

« Tu ne t´approches pas, tu as peur ? Tu n´as aucune crainte pour entrer dans la chambre d´un inconnu, mais tu n´oses pas lui retirer son masque ? »

Elle s´avança prudemment avec hésitation. Les gouttes de la flaque coulaient le long des plis du lit. Le ninja ne bougeait pas.

Elle arriva bientôt à la hauteur du « monstre ».

« Allez, retire le. »

Elle faisait une bêtise, elle le savait, le sentait dans toute sa chair et son sang.

Pourtant, ses petits doigts faibles touchèrent le masque blanc de l´assassin.

Pourtant, dans un souffle, elle retira le masque, et vit le visage caché du ninja.

Elle ne sut jamais pourquoi, mais elle hurla. Pourtant, personne ne l´entendit.

Autour d´elle, le monde prenait une autre apparence, les murs tombèrent, pour laisser place à un désert aride. Le ninja avait disparu.

Si elle avait été étudiante à l´académie, elle aurait compris que ce n´était qu´une illusion. Mais ce n´était pas son cas, c´était une fillette d´un village isolé, qui confondait souvent « ninja » et « démon », un village rempli de préjugés pour ceux qui, pourtant lors des guerres les protégeaient indirectement. Hé oui, les villageois étaient extrêmement reconnaissants.

« Où je suis ? »

« En enfer. »

C´était la voix du ninja, elle semblait venir de nulle part.

Décidément, il adorait terrifier ses proies, oui il était sadique, mais qui ne le serait pas après avoir témoigné sa faiblesse à une gamine d´une dizaine d´années. Autant l´impressionner avant de partir.

« Ecoute, ce n´est pas que je te déteste, en fait tu me saoules, mais il faut que tu apprennes deux leçons de vie, qui pourraient t´éviter de te trouver dans ce genre de... situation. Tu comprends ? »

« Vous êtes... un démon. »

Voilà pourquoi il n´aimait pas les gosses, on leur pose UNE question simple qui amène à UNE réponse tout aussi simple, et eux que font t ils ? Ils disent tout ce qui n´a absolument rien à voir avec la question. En temps normal, ça l´agaçait. En plus si c´était pour dire des bêtises, là il fallait l´aide d´un de ses camarades pour l´empêcher de commettre un homicide, avec un supplément de torture je vous prie.

Il fallait noter que ça valait aussi pour les adultes, souvent triple pour certain.

Pour celle la, il se demanda s´il fallait la torturer ou pas, n´empêche ça faisait vingt ans qu´il n´avait pas torturer, il se demanda s´il n´était pas un peu rouillé.

Autant vérifier au cas où. Psychologiquement, bien sur.

« Oui exactement. »

D´énormes ronces poussèrent d´un coup dans le désert, la fillette courut, manquant de se faire empaler. Puis, elle tomba. Sous ses pieds, le désert se transforma en une énorme flaque de sang, elle leva les yeux vers le ciel, des milliers d´oeil couleur d´or l´observaient dans un ciel mauve, presque noir. Elle hurla, puis retomba, sans savoir comment.

Sa chute paraissait sans fin, son corps était parcouru de tremblements. Puis, elle tomba sur une surface liquide, de l´eau.

Elle baissa sa tête, elle vit son reflet, celui d´une enfant blonde, pâle, aux yeux noirs fatigués.

Ses petits doigts fins jouaient avec l´eau.

« Dis moi, tu vas rester longtemps comme ça, je commençais à peine à m´amuser. »

Elle releva la tête, l´assassin était là, toujours avec son masque et ses vêtements blancs. Elle ne chercha même pas à s´enfuir, ce qui agaça le « démon ».

« Qu´est ce que tu as à me fixer comme ça ? »

« Mon père dit qu´il ne faut jamais tourner le dos quand on est seul avec un démon. »

« Je n´en suis pas un, je suis un humain petite idiote. »

« Non ! Vous êtes un de ces monstres, c´est à cause de vous que maman est morte ! »

Ses yeux noirs, normalement apeurés, brillaient d´un éclat féroce.

« Rendez la moi ! »

« ... »

La petite fille hurlait, en elle, la rage se disputait avec la peur.

« Rendez la moi ! Espèce de monstre ! C´est à cause de vous tout ça ! Rendez moi ma mère !»

« Comment as-tu pu lui faire ça ! Je croyais que vous étiez amis ! Il... je...on croyais compter pour toi ! »

Mort. Séparation. Trahison

« C´est à cause de vous si je suis seule, rendez la moi ! »

« C´est à cause de toi, si je n´ai jamais revu ma mère, Hein ? Répond ! »

« Tout ça pour de l´argent ! Vous ne vivez que pour tuer et voler les autres ! »

« Ta puissance, c´est tout ce qui importe pour toi, tes amis tu t en fous ! Même si des gens crèvent, que des villages brulent par ta faute, peu importe tant que tu es puissant et fort ! C´est ça, pour toi être un futur Hokage !»

« Petite... c´est notre boulot. »

« Sale dégueulasse ! Comment j´ai pu vivre avec toi ! Comment j´ai pu croire que nous étions amis ! Eh ben, j´ vais t´apprendre un scoop monsieur le génie : Sarutobi-sensei n´a jamais voulu de toi comme successeur ! Tu sais pourquoi, tout simplement à cause de ton esprit malsain, je refusait de le croire, mais voila la vérité ! »

« Vous n´êtes qu´un monstre, vous ne devriez même pas vivre ! Si je dois mourir, je préfère le faire en essayant de vous tuer ! »

Il restait calme, la petite blonde courut vers lui, lui donnant des coups, qui pour lui faisaient aussi mal que des coups de bébé.

Le sanin était plongé dans ses souvenirs.

« Ce n´est... pas ça... »

Il avait murmuré ses paroles, la fillette ne l´entendit pas.

« Orochimaru, tu n´es qu´un... »

« Baka kaeru, ce n´est pas comme ça que cela s´est passé ! »

Il frappa la fillette, ce qui brisa l´illusion, il la frappa encore. Elle mourut sans douleur. Il n´avait pas voulut la tuer. Tout comme il n´avait pas voulu perdre son ami, son rival... Jiraya.

C´était il y a vingt ans, avant la mission, la dernière qu´il aie faite. Avant de se retrouver en Enfer.

La dernière fois qu´il avait vu Jiraiya.

«... assasin, monstre. »

« Je sais, comme tous les shinobi. »

Il posa doucement le corps de Kagerou sur son lit, ferma ses yeux, puis il prit ses affaires et partit.

Le lendemain son père traita sa cinquième fille d´idiote, mais ne parla pas du ninja, on ne parle pas du démon, sinon il risquerait de venir prendre votre âme. Pour les autre villageois, les frères et soeurs de Kagerou compris, la fillette était morte en tombant de l´escalier. Maladroite comme elle était cela n´étonna personne. Son corps fut mis à coté de celui de sa mère, tuée, il y a trois ans, par des ninja, sous l´ordre de son cousin qui voulait hériter de sa fortune. Jamais on ne revit le ninja masqué, et la vie continua.


Il avait encore du sang sur les mains, il les lava dans la rivière la plus lointaine de ce village. Il ne savait pas pourquoi, mais le regard mort de la fillette le hantait. Pourtant, ce n´était pas le premier enfant qu´il tuait. Ni le dernier d'ailleurs. Alors, pourquoi ?

Il retira son masque, observa l´intérieur et l´extérieur. Il l´avait volé dans un magasin, il ne savait même plus lequel. Comble de l´ironie, c´était un masque, autrefois, destiné aux cérémonies funéraires.

Blanc à l´extérieur, noir à l´intérieur, mis à part les deux fentes qui servaient pour les yeux, un masque impassible et froid, un masque mortuaire n´apportant que la mort autour de lui.

C´était lui.

Il mit le masque à coté de lui. Puis, regarda son reflet. Ses yeux dorés n´exprimaient toujours rien, ses longs cheveux noirs étaient toujours sales, lui si maniaque autrefois, sa peau toujours pale, malgré les années à s´entraîner sous un soleil de plomb ; rien n´avait changé, même pas les traits efféminés qu´il conservait toujours. Il avait toujours ses trente quatre ans.

Il se surprit à encore penser à la fillette, il chassa aussitôt son souvenir, et celui de son ami.

« Maintenant, j´espère que tu comprends pourquoi je t´ai conseillé de ne jamais aimer tuer. »

Cette voix...

Il se retourna, personne. Pourtant, il n´avait pas rêvé. D´abord, il se damna d´être aussi sentimental, puis il remit son masque. Dans tout les sens du terme.

Derrière lui un cortège de corbeaux noirs s´envola. Ils étaient quatre.

« Quand tu deviendras le quatrième hokage, j´ te conseillerai et toi, tu nous donnera des missions bien hein ! Tu nous donnera jamais de missions pourrîtes, pas vrai ? »

Le hasard faisait vraiment mal les choses.

« Nous sommes les élèves du meilleurs des Hokage, crétin ! Où t´as vu qu´on donnait des missions nulles à des ninjas comme nous ! Et puis si Oro écoute tes conseils c´est la chute de konoha assuré ! »

« Ta gueule, planche de surf ! »

« Qu est ce tu dis, abrutit ! »

Que du vent, rien que du vent.


Jiraiya éternua, réveillant au passage Mugen qui tout à l heure lui demanderait timidement s´il pouvait dormir avec lui, ce que le sannin accepterai, mélancolique.

Les papiers volèrent dans le bureaux de Tsunade, qui énervée se résolut à ranger. Sans savoir qu´elle aurait dans quelques jours le coeur brisé par un choix difficile à prendre.

Seul leur maître, le troisième hokage, dans sa tombe resta silencieux.


L´onde de choc fut terrible. Un trou de plusieurs mètres de profondeur se creusa. Celui qui avait accomplit cet exploit fut propulsé dans les airs.

Si Sasuke n´avait pas été là, il serait à présent dans le même état qu´une crêpe.

Il l´attrapa en plein vol puis, posé sur la terre ferme, il lui sortit de son registre de regard le typique Tu Bouges Tu Es Mort Maintenant Explique Moi Ce Que Tu Foutait Comme Conneries.

Un regard typiquement Uchiwesque, sans nulle doute.

« J´ai réussi Sasuke »

« A presque te tuer ? Espéce d'abruti »

« Non, crétin. Maintenant, je peux faire mon futon - rasengan à soixante pour cent ! »

« ... »

L'adolescent blond aux yeux bleu souria, tandis que son ami restait de marbre, comme d'habitude. La forét était calme à cette heure tardive, hormis la cohorte d'oiseaux s'envolant à tire d'ailes, à cause du bruit.

« Il faudrait maintenant qu´on le teste avec ta nouvelle technique. »

« Oui, au fait, je suis venu pour te dire que j ai trouvé un restaurant de ramen pas cher. »

Le renard hurla de joie. Au pays de la terre, les restaurants de ramen étaient rares, donc très cher. Ce qui fait qu´à la grande "peine" de Naruto (mais aussi de Sasuke, qui devait supporter les humeurs de celui-ci) ils n´avaient pas mangé de ramens depuis presque un mois.

Naruto avait failli hurler au meurtre, Sasuke avait rétorqué qu il ne voulait plus du mangekkyou sharingan, pour l'instant du moins. Naruto avait ensuit dit qu´il pouvait toujours essayer. Tout cela avait dégénéré, comme d'habitude, et c´était à ce moment là que Nagashi était rentré de sa chasse. La fesse de Naruto était encore rouge, à cause des morsures du reptil rampant.

« Sasuke, tu pourras mettre Nagashi dehors ? »

« Il ne va pas apprécier. »

« Et moi, je le supporte plus ton animal de compagnie, et puis je te signalerais que les serpents ne plaisent pas au filles... et donc si tu veux la sé... »

« Bon, d´accord, mais tais toi. »

« Sasuke, c´est quand qu´on rentre à Konoha ? »

« Je t ai dit de te taire, imbécile, même quand tu dors, tu ne te tais pas, tu ronfles. »

"C'est pas mieux, que toi. Tu es invivable."

« J'apporte la bouffe, je te cherche des restaurants pour que tu puisse de procurer les hororeus qui te servent de nourriture, j'accepte de m'entrainer, de jouer avec toi. Mais oui, c'est vrai Naruto, je suis invivable."

« ... »

« ... »

« ... »

« Bon d´accord, dans cinq semaines. »

Naruto souria.


Il fixa, du coin de la piéce, le chef de la Confrérie. Une lueur malsaine brillaient dans ses yeux blancs et torves. Il avait encore pu, comme lui. Le fait était crédibilisé par les deux coupes de sake, posé sur la table, et la bouteille qui était à coté. Une bougie brulait dans l'obscurité.

Sa flamme minuscule luissait, comme préte à s'éteindre. Son acolyte d'en face avait toujours eu un humour mal placé. Une flamme, l'esprit du feu, et tout le bestiaire philosophique allant avec. Un conte de fée pour rêveur fanatique..

"Tobi, peut poser une question ?" Demanda d'un ton naif le Uchiwa.

"Oui ?"

"C'est quand qu'on s'amuse, car Tobi s'ennuie. Tobi a hate de Deidara senpai revienne, même s'il frappera durement Tobi. "

"Le plan semble être... retardé, mais nous allons tentrer quelque chose, pour ne plus, nous ennuyer."

"Chouette !"

Silence.

"Si le plan échoue, tu peux dire adieux à ta clique, compris ?"

"Bien, Maitre Uchiwa."


Kagerou : éphémere

J'éspére que le chapitre vous auras plu.

Merçi d'avoir lu, donnez moi votre avis s il vous plait