Présentation : Histoire Post Naruto

Genre : général.

Bêta lectrice : Yohko the demo

Rating : T

Source : Naruto

Disclaimer : les personnages de Naruto ne sont pas à moi, et heureusement pour certains. Par contre, j'ai créer des personnages, donc, ils m'appartiennent.

Couples : Il y a des couples hétérosexuels et homosexuels (homophobes s'abstenir... ou pas, de toute façon, ils sont très peu nombreux), par contre, je ne ferais pas de lemon, j'ai horreur de ça, et en plus, c'est interdit. Je ne vous dévoilerais pas les couples maintenant, ceserais un peu déplacé, voire vraiment stupide, surtout que l'histoire vien à peine de commencer. Sachez seulement, chers lecteurs, que nos amis/ennemis auront un mal de chiens à se (re)caser, histoire de rendre ça plus interesssant, par contre, rien ne vous interdit de supposer... risques de triangles amoureux

Attention : Voyons voir, langage plus que limite, sang, violence (mais bon, vous lisez Naruto non ?), relation(s) homosexuelle(s) et hétérosexuelle(s) plus ou moins implicite(s). Sous entendus peu orthodoxes sur expérimentations encore moins orthodoxes. Scéne avec plus d'un personnage inventés (pour ceux qui serais plutot contre les OC, à ma décharge, on peut dire 1/ qu'ils sont humains, et 2/ que je n'avais pas le choix )

Merci à Maeve pour son très gentil commentaire ( au fait, c'est à celui là, ou à l'autre que j'ai répondu ?) et à Yohko pour avoir accepté de corriger ce chapitre.

Bon, bah, me voici de retour chers lecteurs, beaucoup en retard, je le conçois. Je m'en excuse, mais j'ai était prise par mes études, et ne pouvais pas faire autrement. Pour la peine, j'ai allongeais le chapitre, j'espére qu'ils vous plairas.


Il devait être à peine huit heures lorsque le sanin entra sans faire de bruit dans la chambre sobre, dont la seule fenêtre ne laissait passait que de rares rayons lumineux à travers les minces fentes du volet entrouvert.

Il entendait distinctement la respiration du gamin, enfoui sous les épaisses et chaudes couvertures ; il semblait dormir paisiblement, contrairement à la nuit dernière où il n'avait cessé de hurler et de bouger dans tout les sens, il avait même pleuré, ce maudit mioche. Il s'était frotté contre lui, l'appelant comme il n'aurait jamais du l'appeler.

Jiraiya le lui ferait savoir ; en attendant, il le secoua lentement, l'appelant par le nom qu'il lui avait donné la veille, sous la pluie.

D'ailleurs, il pleuvait encore, rendant l'air humide, presque étouffant.

Une fois réveillé, l'enfant cligna plusieurs fois les yeux, avant de se relever doucement, en baillant et en se frottant les yeux

« Alors, bien dormi ? » Demanda le ninja, un sourire mi figue mi raisin aux lèvres, les yeux noirs pétillants d'ironie.

« Pa- pas très bien monsieur »

« Ha, des cauchemars je présume ? »

L'enfant acquiesça faiblement, en se demandant si la discussion allait se prolonger encore longtemps, car, en plus de commencer à avoir faim, il n'aimait pas parler avec Jiraiya.

Il lui faisait un peu peur, avec sa grande taille, sa voix grave, son regard qui devenait parfois si noir quand il osait le regarder dans les yeux, ou même lorsque il regardait le moignon, là où normalement, il y aurait dû avoir son bras gauche.

Son ventre choisit ce moment pour exprimer son point de vue, ce qui fit rire le sanin. Mugen, qui ne comprenait pas le comique de la situation, resta silencieux.

« Allez, viens, j'ai préparé le petit déjeuner. » Dit le ninja, une fois calmé.

« Bien. »

Mugen voulut rapidement sortir du lit, mais empêtré dans les couvertures, il ne réussit qu'à s'écraser pathétiquement au sol. Il ne se fit, heureusement, pas trop mal, car le lit n'était pas placé en hauteur.

Le vieil homme s'accroupit, une certaine lueur amusée dans son regard noir, et un sourire au coin des lèvres.

« Tu ne t'es pas fait mal, au moins ? »

« Non. »

« Tu arrives à te libérer ? »

«… Non. »

« Et ben débrouille toi, sinon ton petit déjeuner sera froid. »

« M- Mais… »

« Et ben quoi, à quoi t'étais tu attendu, à ce que je vole à ton secours dès que tu chiales, que tu fais un cauchemar, ou alors dès que tu as un bobo ? Désolé petit, mais il est hors de question que je devienne un de ces tuteurs papa poule et autres conneries du même genre. Alors, secoue-toi le prunier, avant que ce que j'ai préparé pour toi devienne aussi froid que l'était ton salaud de géniteur, compris ? »

Silence, vite interrompu.

« Heu… monsieur… »

« Quoi encore !? »

Toujours cette même colère qui remontait en lui, toujours.

« Ca veux dire quoi « salaud de géni…eu… geniheur » » ?

« …C'est quelqu'un dont il faut mieux ne jamais s'attacher, car lorsqu'on le perd…. Enfin ce ne sont pas tes affaires. »

Il était redevenu froid, comme la veille. Il se retourna, tournant ainsi le dos à l'enfant.

« Au fait, une dernière chose. »

« … »

« Même dans tes rêves, ne m'appelle plus jamais « maman »… sinon tu risquerais un sale quart d'heure crois moi. ».

Il partit, jetant discrètement un regard : les yeux de l'enfant brillait mais il ne se retourna pas. Il fallait que le petit devienne rapidement fort, Jiraiya le savait.

Quand on est fils de traître, il faut se forger une carapace d'acier, et cesser à tout jamais de pleurer, et ça, le sanin l'avait appris bien trop tard.


La pluie avait redoublé depuis la veille, obscurcissant encore plus la forêt silencieuse d'où émanait un parfum frais et fort que le ninja respirait à pleins poumons pendant qu'il courait.

Il se frayait, avec une facilité presque surnaturelle, un chemin à travers les arbres ; ses sens étaient en alerte et ses vieux réflexes s'éveillaient sous la pluie.

Les manches de son kimono blanc semaient à droite et à gauche les gouttes de pluies, et avec son masque tout aussi blanc, et ses longs cheveux noirs, il donnait l'impression d'être un fantôme.

C'était ainsi que le garçon brun le perçut, image fugace, sûrement une hallucination funeste, avant de fermer les yeux.

Le ninja descendit de l'arbre, pour contempler avec une neutralité inhumaine le massacre qui se déroulait sous ses yeux, avant de tuer les coupables ; trop d'images lui revenait, et ce n'était pas bon pour le contrôle de lui même.

Trop d'images entraînaient le début de sentiments « gênants », et ça, même en présence de certaines personnes, il n'en voulait pas. Et puis comme cela, il se dérouillait un peu, se dit t il en tuant le dernier voleur. Il se dirigea ensuite vers la caravane, où il n'y avait rien à part un gosse agonisant.

Trois solutions : soit il le tuait, soit il le gardait dans ses basque jusqu'à sa mise à mort, ou alors il s'en servait pour faire d'autres choses qu'un humain ordinaire aurait répugné à faire.

Expérimentation sur cadavre.

« S'il vous plait… »

« …. »

Il posa ses longs doigts blancs sur la gorge de l'enfant, et ferma ses yeux jaunâtres. Le silence s'installa, avec une lourdeur, que seule la pluie réussissait à atténuer. Un peu.


La pluie commençait à peine à se calmer lorsque le petit arriva dans la sobre cuisine, vêtu d'un fin et vieux kimono blanc délavé, prêté la veille, et dont les fines broderies noires avaient palies au fil du temps.

Celui-ci était à l'évidence trop grand pour lui, car l'enfant n'avait pas dépassé le seuil de la porte qu'il faillit tomber, en marchant sur un bout du hakama immaculé.

Assis en tailleur, faisant mine de boire son bol, le sanin regarda d'un œil moqueur le gamin qui tentait de reprendre son équilibre. Puis il posa un le petit récipient brun sur la table basse en bois laqué, où trônait au milieu, une plaque noire, dans lequel était posé un plat ressemblant vaguement à une sorte de crêpe. Le ninja avais disposé autour plusieurs plats, principalement des sushi au saumon, ainsi que l'inévitable plat de riz. Le sus mentionné shinobi regardait à présent son « filleul » d'un œil moqueur, mais, pour une fois depuis le début, ne dit rien.

Le garçon s'avança timidement, regardant autour de lui la cuisine, équipée du strict nécessaire, était, contrairement à ce qu'il avait pu voir de la maison, décorée.
Avec une simple photographie en noirs et blanc, certes, mais cela changeait du blanc cassé et vide des autres pièces…

Mugen discernait mal les traits flous de la photo, car elle était à moitié cachée par le dos de Jiraiya - dont le kimono vert sombre accentuait le teint hâlé et les lignes rouges en dessous des yeux noirs.

« Tu as finalement réussi à te libérer. Malheureusement pour toi, ton bol de thé est tiède. »

Fit-il en désignant ledit bol, une parfaite copie de celui qu'il tenait à la main.

L'enfant eut l'intelligence, (la lâcheté ?), de ne pas répondre, préférant s'asseoir et boire un peu de la mixture jaune pâle. C'était bon, mais de justesse.

« Merci… » Lâcha-t-il timidement, en baissant les yeux.

Si l'ancien shinobi, à présent manchot, fut étonné ou attendri, il ne le montra pas. Il but ce qu'il restait de son bol, avant de parler de sa voix grave, où la tonalité froide voire hostile avait complètement disparu.

« Dis, petit, est-ce que tu as déjà visité le village ? »

« Euh… Shizune disait qu'il fallait mieux que je… je ne sorte pas… sinon, je risquait d'avoir des ennuis, mais je sais pas vraiment pourquoi.»

« … Hé ben, tant mieux ! Comme ça, je n'aurais pas à me casser la tête pour savoir où t'emmener ! »

Il souriait, comme d'habitude, comme si de rien n'était, comme s'il n' y avait pas certaines images qui venaient de lui revenir.

« Comment ça ? »

Mentalement, et ce depuis la énième fois depuis qu'il connaissait les deux gamins dont il avait la charge, Jiraiya barra en rouge vif le proverbe « tel père, tel fils. ».

« Parce que je vais te faire visiter le village, voila pourquoi ! »

« Merci... »

Pour la deuxième fois en l'espace de sept jours, Mugen essaya de sourire. Vraiment. Il n'y arriva pas, et cela fit admettre au vieil homme une évidence : il avait le même « sourire » que son père. Ce qui n'arrangeait rien, il le savait.
Pourtant, il ne put s'empêcher de lui sourire sincèrement cette fois ci.


La Cinquième Hokage de Konoha resta un long moment silencieuse, puis expira lentement, et croisa ses mais devant sa bouche. Devant elle, Anko se tenait, droite et calme, contrairement à l'ordinaire. Un bandage lui serrait plus que nécessaire la jambe et l'épaule droite, mais elle n'avait pas le droit de s'en plaindre, surtout pas maintenant. La kunoichi portait son habituel manteau beige, qu'elle avait fermé jusqu'au cou, dissimulant ainsi ses formes.

« Un massacre, dis tu ? »

« Oui, tous les habitants du village, ainsi que l'équipe envoyée là bas ont été tués. Il n'y a eu aucun survivant.»

La kunoichi marqua une pause avant de continuer avec la même voix froide, comme si elle essayait de se donner une contenance. Tsunade supposait qu'elle devait se sentir coupable, pour une raison ou une autre.
L'équipe d'Anko faisait une mission dans cette zone, et celle-ci avait du comprendre ce qui ce tramait.

« Les habitations ont toutes été brûlées, et malgré cela, nous avons retrouvé les corps presque en parfait états. »

« Tu veux dire, un peu comme si les tueurs voulaient jouer les exhibitionnistes pervers ? »

« Exactement. »

La vieille kunoichi baissa un peu la tête. Cette situation lui rappelait quelque chose. Une situation dont elle ne voulait plus entendre parler. Anko jeta un coup d'œil au bureau mal rangé, où à chaque coin était posée une pile de feuille et de dossiers instables, et la kunoichi était consciente du fait que l'état des tiroirs n'était pas mieux.
Sauf celui ou la Hokage, non la sanin aux limaces (pour Anko, seule une personne était digne de porter ce titre) entreposait ses bouteilles de sake. Elle le savait bien, puisque c'était elle qui devait faire la livraison, parfois même après une mission.

« Cela s'est déjà produit auparavant. »

« Pardon ? »

« Non, rien. En tout cas, je veux que tu enquêtes sur cette affaire, avec bien sûr l'aide de ton équipe. Compris, Anko ? »

Elle lui avait parlait d'une voix sèche et froide, Anko comprit le message. Il était hors de question qu'elle se débrouilla tout seule dans son coin, dommage.

« Bien Maître hokage. »

Quelques minutes plus tard, Anko étant sortie, Tsunade put se replonger dans ses papiers administratifs. Ou elle aurait pu, si elle n'avait pas tous ces souvenirs de corps à l'abandon, dans les cendres d'un village, qui ne cessaient de lui revenir.
Après avoir chassé ces images de sa tête, elle se promit d'aller discuter de ça avec une certaine personne, pour en conclure que non, ce n'était sûrement pas la même affaire.
Tant, mieux, ainsi Tsunade aurait un prétexte autre que la visite médicale tant haïe par Jiraiya.
Ensuite, elle pourrait voir comment il se débrouillait avec ce gamin. Elle eut un petit sourire en songeant à sa tête lorsqu'il l'avait vu la première fois à l'hôpital, lorsque le mioche dormait comme une souche, pour une fois.

La porte s'ouvrit brusquement, laissant passer une fine kunoichi brune, aux minces vêtements noirs, malgré la température glaciale.

C'était Hato, une des kunoichi chargé de transmettre les messages urgents venant majoritairement de l'étranger.

« Oui ? »

« Maître Hokage, un message du jeune Rock Lee. Ils ont des problèmes. »

« Quoi !? »


Tu fermas les yeux deux secondes, avant de reprendre ta course, à travers la prairie verdoyante, transformée en champ de bataille. L'odeur putride du sang, des corps et des larmes -les tiennes-, vinrent encore te tourner la tête, pendant que tu luttais pour avancer, encore et encore.
La main droite serrant le pendentif offert la veille, tu fuyais tes ennemis, eux qui avaient mis en pièces ton unité, sans que tu ne puisses rien faire.
Tu sentais ton sang coulant le long de ton corps, la douleur qui te lacerait
tous les membres comme un poison infernale. Tu pensas une seconde à ta sœur, celle qui t'avait donné le collier vert qui pendait à ton cou. Elle t'avait bien dit de ne pas t'approcher du champ de bataille, non ?
Peut être aurais tu pu l'écouter, et non pas foncer direct dans le tas. Mais, c'était trop tard.
Tu esquivas, non sans mal, les kunai qu'un ninja de la roche t'envoya, avant de voir que tu étais pris au piége, encerclé.
Là, pas question de compter sur le prof et des camarades, tous morts, ou les deux copains de ta sœur. Alors, désespéré, tu fonças dans le tas, encore une fois.
Tes yeux noisette volontaires et obstinés, tes cheveux blonds sales, et ton uniforme couverts de boue. Ils ne m'auront pas aussi facilement jurais-tu, sans y croire toi même. Pauvre petit imbécile.

Le temps a passé, les jours, les mois, et les années se sont succédées, comme l'écoulement sans fin d'une rivière. Rêves-tu encore de ce jour, petit idiot ?

« J e… je ne comprend pas, t'es qui toi ? Je suis où ? »

Deux yeux bruns clignaient dans les ténèbres, cherchant à voir, cherchant à comprendre, croyant à un rêve, une illusion destinée à tromper ses sens.
Non, il ne rêvait pas, à moins que la phrase qu'il avait déjà entendue une fois soit vraie, ce qui semblait peu probable.

« Pourquoi devrais je répondre, à des question aussi idiotes et…
banales ? »

La voix était froide, moqueuse. Elle ressemblait à une autre voix, plus grave, bien qu'il ne se souvienne plus que vaguement de son propriétaire.

« Hé ! Tu sais pas à qui tu t'adresses, pauvre con, alors maintenant dis moi où je suis ! »

« Ou sinon tu appellera ta grande sœur chérie pour te sauver, c'est ça ? »

La voix s'était faite méprisante, et hautaine. Le garçon voulut bouger, frapper, mais il n'y arriva pas. Il entendit la voix rire. Il eut mal.

« Je suis une femelle, alors aie la bonté de me trouver d'autres insultes plus appropriées, et un peu plus originales, si tu veux sortir d'ici. »

« Une… femelle... sortir d'ici, je comprends rien à ce que tu me baragouine ! Parle normalement putain ! »

« … C'est un peu mieux, mais il y a de sérieux progrès à faire. »

Il grogna en entendent encore une fois le rire, puis resta boudeur jusqu'à ce que l'autre rompes le silence. Elle lui avait demandé de la traiter avec respect, ce qu'il fit, plus par obligation d'autre chose.

« Honorable… interlocutrice, veuillez accepter toutes mes plus sincères excuses. Pourriez vous bien vouloir parler avec plus de clarté, et me dire l'endroit où nous nous trouvons, et surtout, comment en sortir ? »

Il avait parlé d'une voix semi admirative, comme le lui avait appris l'un des deux équipiers da sa sœur, en lui disant que les filles adoraient que les garçons leur parlent ainsi. Pourtant, ce dernier avait toujours été jeté par toutes les filles du village, surtout sa sœur, en fait. Il adorait voir sa sœur mettre un râteau à son équipier, c'était marrant.

« C'est mieux, mais dis moi, jeune idiot, toi qui parles si grossièrement, te souviens tu du nom que tes parents t'ont donné à la naissance ? Ou alors, es tu, comme moi, désigné, tantôt avec dédain, tantôt avec respect, sous le nom de ta propre espèce ? »

« Je suis… je m'appelle… Mon nom est…. En fait je crois que j'ai un trou de mémoire. J'ai dû l'oublier. »

« Les humains, comme toi, ont tendance à oublier plein de choses. »

« … »

« Ils oublient leurs promesses, leurs serments. Ils disent n'y être pour rien, et mentent pour avoir le fin mot de l'histoire. Le temps leur fait défaut, mais ils ne prennent pas soin de leur mémoire. C'est affligeant combien ils sont bêtes. »

« Je ne comprend rien, et franchement, tout ce que tu débite, je n'en ai rien à cirer. Je veux rentrer chez moi, point barre. Alors, ce n'est pas quelqu'un comme toi qui vas m'en empêcher, avec des paroles alambiquées et inutiles. »

Le garçon blond bougea, sans prendre garde à la douleur qui le parcourait, puis se calma. Il s'était rendu compte qu'il était enchaîné. Alors, il suivit du bout des doigts la longue ligne des chaînes, sous les huées moqueuses et sinistre de la voix. Un arbre, il était attaché à un arbre. Il le palpa avec attention, l'écorce était dure, rugueuse, et jalonné de sillon, comme si quelqu'un étai déjà venu ici, et avait essayer de taillader l'arbre. Il suivit les sillons, qui faisaient comme un petit chemin maladroitement gravé.
Il avait froid, bien qu'il n'y ait pas de vent. Le sol était plat, comme si des millions de pieds l'avait piétiné. Le brouillard environnant s'épaissit encore plus, contraignant l'ancien ninja à cligner des yeux, pour voir ne serait-ce d'un peu.

« C'est inutile, Sans Nom. »

« La ferme, connasse ! »

« … »

« Je ne sais pas où ça peut me conduire, si c'est inutile ou non, je… je ne me souviens même plus de mon propre nom… mais… je me souviens d'autres trucs, comme un rêve, ouais c'est ça, un rêve… Je veux sortir d'ici, peu en importe le prix. »

« Et si cela n'était rien d'autre qu'une illusion ? »

« Rien à battre. »

La voix murmura alors quelque chose, d'une voix douce, comme celle d'une mère.

« Hum… ? »

« C'est ton nom… chaton. »

L'enfant se retourna, fixant le brouillard, comme pour se chercher une contenance, puis, une forme indéfinissable se dessina à travers l'épaisseur du brouillard. L'enfant se mit aussitôt en position, et son cœur commença à battre, jusqu'à ce qu'il vit que la forme en question était un chat.
Un petit chat dont la fourrure châtain était parsemé de taches blanches et rousses, aux yeux verts brillants, et avec un petit museau rose, tout ce qu'il y avait de plus banal. Omis le minuscule grelot, accroché discrètement à sa patte gauche.
Le garçon le regarda d'un air étonné, se demandant ce qu'un stupide chat pouvait faire dans un coin pareil. Le chat miaula, le garçon se baissa pour lui caressait la tête, et aussitôt l'animal commença à ronronner, en agitant doucement sa queue sous le nez du gamin.

« Tu as un don pour caresser les gens, tu sais p' tit. »

« M mais tu… tu parles ?! Et cette voix, alors, c'est toi qui débites toutes ces conneries depuis un quarts d'heure ! » Fit le garçon en pointant du doigt le chat, l'air surpris et atterré.

« C'est moi ! » Répondit avec bonne humeur le chat, tout en se léchant la patte, dont le grelot qui y était accrochait par un mince fil rouge sonna, produisant ainsi un petit bruit aigu.

« Mais qui es-tu à la fin ? »

« L'important, c'est plutôt de savoir ce que je vais te faire, mon petit chaton. » Fit la chatte, en sortant ses griffes, et en les pointant vers le gamin, une lueur sadique illuminant ses yeux.

Le soi disant Nawaki déglutit, et eut encore plus froid. Il recula un peu, cherchant un espoir, une issue. Puis, la chatte le griffa à la joue, sans qu'il ne puisse rien faire. Quelques larmes de sang coulèrent le long de sa joue, pour tomber sur le sol glacial, où l'on aurait pu entendre le bruit sourd de la terre.
Puis la chatte fit quelques griffures le long du torse du garçon, indifférente à sa douleur et à ses regards de haine.
Puis, elle se retira. Laissant le petit ninja faible, zébrés du milieu de ventre jusqu'au cou, et qui, pour la première fois, se rendis compte qu'il était entièrement nu. Il cacha tant bien que mal son membre, en dévisageant avec un mélange de haine et de stupeur la chatte, qui éclata de rire.

« Alors, chaton, près pour la suite du rituel ? »


Il ne pleuvait plus depuis un bon moment, mais Jiraiya ne put s'empêcher de lever encore une fois ses yeux noirs vers le ciel couvert, entièrement gris et lourd. Il n'aimait pas la pluie, dès qu'il pleuvait sa blessure lui faisait mal, et il devait vraiment se retenir pour ne pas aller s'entraîner comme autrefois, lorsque le souvenir d'une blessure humiliante lui reprenait.

En plus, lorsqu'il pleuvait, il avait interdiction de sortir de la maison, il devait alors se terrer comme un rat, le temps que ça se calme. C'était une des conditions pour que Tsunade le laisse tranquille.

Loin que l'idée qu'elle s'occupa de lui soit désagréable (surtout avec ce corps de rêve) mais il était hors de question qu'il soit traité comme un vulgaire infirme. Il était ninja bon sang, et il avait donc un minimum de putain de fierté virile, donc, hors de question de se faire aider, lorsqu'il pouvait bien s'adapter.

Mugen lui, marchait tranquillement au coté du ninja, qui ne lui tenait plus la main, à sa plus grande joie. Il pouvait donc se prêter à un de ses jeux favoris : sauter au-dessus des plus petites flaques d'eau, sans se faire mouiller.

Le ninja en conclut donc un truc : il était encore plus maboul de son père. Il dut le rappeler à l'ordre, puis, finalement, décida de lui tenir la main, parce que mine de rien, il avait pas envie de passer une heure à nettoyer un kimono, sous prétexte que le gamin s'était amusé avec.
Les larges rues du village était, à la grande satisfaction du sanin, peu encombrées, il pouvait donc être tranquille : pas de cons à l'horizon. Il entreprit de faire une visite rapide pour le gamin, lui montrant le strict nécessaire, évitant les quartiers trop populaires ou trop chauds, lui expliquant avec patience les raccourcis, l'utilité de tel ou tel magasin.
La visite rapide se termina vers midi, lorsque presque tous les nuages eurent disparu, et que Mugen commença à avoir trop mal aux jambes pour avancer.
Alors, Jiraiya le traîna sur une grande plate forme, située devant les portraits des Hokage, en lui disant de l'attendre ici ; puis il partit, laissant le garçon perplexe. Le sanin savait qu'à cette d'heure les rues se rempliraient peu à peu, et la plate forme resterait déserte. Il le savait bien, puisqu'il y allait tout les jours lorsqu'il le pouvait. Mugen serait tranquille, pendant que lui apporterait deux ramens, et peut être même qu'il y aurait de belles femmes à voir. Rien que d'y penser il avait hâte d'y être.

Le petit garçon, lui, attendit, jusqu'à ce qu'il entende une voix claire et aiguë derrière lui.

« Dis, qu'est ce que tu fais ici, toi ? »

Il se retourna ; une fille, ayant à peu près le même age que lui, se tenait debout, l'air ennuyé. Elle était petite pour son âge, un peu comme lui, mais elle avait des traits fins, de longs cheveux noirs tirés en arrière en une queue de cheval, un teint halé, renforcé par son manteau et son short beige. Elle portait un pantalon noir, et des bottes sombres et épaisses.
La fille n'était pas très jolie en fait, mais elle faisait sérieusement penser au garçon au bâton fumant que Mugen avait vu. Celui-ci avait un nom si compliqué qu'il n'arrivait qu'à articuler les deux premières syllabes, ce qui agaçait le garçon en question.

« Qu'est ce que tu as à me mater comme ça ? » Grogna la fille, en s'asseyant près du garçon, qui rougit un peu et bafouilla timidement des excuses. Ce qui semblait n'intéresser nullement la fillette qui s'étendit en baillant.

« Il y a de très beau nuages aujourd'hui. » Dit elle d'un ton laconique, le garçon regarda le ciel, mais ne put pas vraiment dire qu'est ce qu'un nuage avait de si beau.

« Hé ! Tu me fais de l'ombre à te mettre debout comme ça ! »

« Excuse moi… »

« Mouais, pas grave, c'est pas comme si tu me cachait la vue avec un papier comme ce nigaud d'Akira. »

« A- Akira ? »

« Ouais, le gosse le plus chiant de l'Académie, après bien sur môsieur destin et l'autre con de Hige. Ces trois là, on dirait que leur but dans l'existence est de faire chier les autres. Galère, rien que d'y penser ça me soule. »

Répondit lentement la fille, en se frottant l'oreille avec son petit doigt, toujours allongée, et toujours avec son air blasé.

« C'est quoi l'Akatémi ? »

L'étudiante se releva d'un coup et le fixa d'un air surpris, avant de soupirer et de dire :

« Tu sais que t'es lourd comme mec toi. Bon, l'académie, c'est l'endroit où des mômes comme toi et moi sommes livrés à des profs sadiques et/ou chiants pour apprendre le ninjutsu, et ainsi devenir ninjas, enfin, si on ne pète pas un câble avant. »

« C'est dur ? »

« Nan, mais c'est ultra chiant, surtout le cours de théorie, il nous font plancher deux heures sur une minuscule feuille de papier. Alors, moi, comme cela me saoule trop, hé ben je roupille, mais après mes vieux se plaignent etc…heureusement mon frère me donne un coup de main pour la pratique.»

« Tu as un frère ? »

« Ouais, il est aussi motivé que moi, mais un peu plus doué. Je crois que ma mère le préfère à moi. Il est chûnin depuis un moment, mais cela fait des mois qu'elle lui demande avec force de devenir jônin. Des fois, ça fait un peu peur quand même, tu te rends compte qu'elle a failli exploser tout le mobilier du salon pour une histoire de grade ! »

Elle se rallongea en poussant encore une fois un soupir, elle était un peu fatigué d'avoir autant parler, surtout à un petit mec qui semblait, à en croire son air ahuri, venir d'un coin paumé. Le pauvre, il était tombé bien mal.

« Et toi, t'as un frangin ? »

« Oui, mais on n'a pas le même papa et la même maman. »

« Ha okay… »

La fillette regarda l'enfant, et vit passer un instant de la tristesse sur le visage du gamin, tristesse qui disparut aussitôt sous un masque neutre.

« Il est très sympa, mais on n'a pas pu beaucoup se voir. Je ne l'ai vu que cinq fois en sept jours. Trois matins et deux après midi. Shizune a dit qu'il avait mis du temps à guérir de ses blessures. »

« Oh, désolé. »

« Pourquoi ? »

« J'en sais rien, mais ma tante n'arrête pas de dire qu'il faut s'excuser dans ce genre de situation. Elle dit que cela s'appelle de la politesse. Moi, perso, j' trouve ça chiant. Et tes vieux, à toi, ils ne sont pas trop chiants ? »

« Je n'en ai pas. »

« Ho, désolé. »

« Mais j'ai un tuteur… »

« Ho, il est sympa ? »

« Il fait peur, et il lui manque un bras. »

« La vache le bouquet, t'es un sacré veinard toi ! »

« « Veinard ? » »

« Chanceux. Mais je rigole, en gros tu n'as pas vraiment de chance, toi.»

Mugen la regarda, l'air un peu perdu. Puis, il fit comme la jeune Nara et s'allongea.

« Au fait, c'est bien beau de s'allonger en regardant les nuages, et les portraits des vieux Hokage, mais je sais toujours pas ton nom moi. »

« Mugen. »

« « Rêve » ? Bizarre comme nom, m'enfin, ça te va bien, avec des yeux zarbes comme les tiens. Moi, je m'appelle Kojikako Nara du clan Nara. »

« J'aime bien ton nom. »

« Je suis contente pour toi, même si j'en ai rien à faire. »

« Je trouve que c'est toi qui est bizarre. »

« C'est celui qui le dit qui l'est. »

Les deux enfants rigolèrent un peu avant de regarder les nuages. Mugen se dit que c'était plutôt agréable en fin de compte, jusqu'à ce qu'un garçonnet blond avec des vêtements noirs se plante devant eux, l'air menaçant.

« Hé Akira, pousse toi, tu nous fais de l'ombre, en plus, il y a un beau cumulus derrière toi, alors si tu pouvais bouger un peu ce qui te sers de graisse. »

« Hé, ma biche, tu pourrais parler plus poliment au futur ninja légendaire! »

« Galère, il remet ça, t'es reloue comme gars, tu sais ? »

« « Ninja légendaire ? » »

« Ouais, comme les sanins quoi ! Et après je deviendrai le plus grand des Hokage…. »

« Et tout le monde sera obligé de reconnaître qu'il n'y a pas meilleur que toi dans l'univers, on le sait Akira, maintenant, va jouer au ninja avec les moineaux, va. »

Elle avait toujours gardé une voix calme, même si on sentait une pointe d'agacement dans sa voix. Elle s'était relevé, et se tenait maintenant debout, l'air toujours blasé. Mugen aussi s'était relevé, et Akira regardait maintenant d'un air rageur la jeune Nara.

« Ne te moque pas de moi ! Un jour ou l'autre je serai élu Hokage, pendant que toi, tu mènera une vie ennuyeuse et… et… ennuyeuse ! »

« Heu, allo la terre, ici Konoha ! « Une vie ennuyeuse et…et….ennuyeuse » c'est exactement ce que je veux. Je veux une vie calme et sans emmerdes. Si je veux devenir ninja c'est uniquement parce que je trouve ça excitant, et pour que mes vieux me foutent la paix, point barre. Après, si tu veux devenir hokage, c'est ton choix, mais franchement, t'es le plus nul de l'académie, même moi qui fais rien en classe, j'arrive sans peine à avoir des meilleurs résultats que toi. Alors, crois moi, cela va être dur, surtout si tu veux devenir un « ninja légendaire » avant. »

« Pourquoi ? » Demanda Mugen, inconscient de la tension qui commençait à monter.

« Parce que en gros un Hokage c'est le ninja le plus balaise du village, et crois moi, pour être le plus balaise sur environs milles ninjas expérimentés, faut vraiment être soit spécial, soit avoir une chance d'enfer. Ce que, vous deux, vous n'avez pas. »

Expliqua avec ennui la fillette, fatiguée de parler autant.

« Les deux » se regardèrent, l'un avec curiosité, l'autre avec dédain. Non, il ne pouvait pas être comme ce petit être blafard et rachitique, se dit tout bas le plutôt grand Akira, bien qu'il ne mesura que trois centimètre de plus que lui, et que Mugen aie pris un peu de couleur.

« Et puis d'abord, c'est qui lui ? » Fit le blond en pointant du doigt le petit brun.

« Je m'appelle Mugen. »

« J't' ai jamais vu dans le coin, et je me balade souvent dans le village.»

« Disons plutôt que tu fous la merde. Dis Akira, ce n'est pas que tu nous ennui, mais pourquoi t'es venu ? »

Akira eut comme une révélation, avec l'air ahuri qui allait avec.

« Ha oui, Hige et Kai ont ordonné le rassemblement des unités, pour jouer à la guerre secrète des ninjas, et ils m'ont dit de venir te chercher, car il manque des membres, tu sais à cause de l'épidémie de grippe. »

« Tiens, j' croyais que c'était à cause du poisson de la cantoche, bon enfin, je viens. Salut Akira, au revoir Mugen ! »

Elle partit rapidement, et les deux garçons la suivirent du regard, avant de s'observer de nouveau mutuellement. Ensuite, Akira partit sans dire au revoir, mais sans décrocher son regard de celui du fils du serpent, qui fit pareil que lui. Ils se détestaient mutuellement, mais sans trop savoir pourquoi.
Puis, Mugen se rassit, en attendant Jiraiya, il commençait sérieusement à avoir faim !


Il courut le long de la forêt baignée de pluie. Ses yeux rouges, froids et vifs, guettaient le moindre mouvement suspect, le moindre bruit qui pourrait être perçu comme un indice de la présence ennemie.
Il ramena en arrière un pan de sa large cape noire bon marché, qui pourrait entraver ses mouvements. Pour ensuite s'arrêter au pied d'un cyprès au tronc élancé, et dont l'odeur fraîche, mêlée à celles des autres arbres ainsi qu'à celle de la pluie, lui faisait presque tourner la tête.
La capuche noire rabattue sur la tête, cachant ainsi ses cheveux et une partie de son visage blafard, lui permettait de ne pas être gêné par les gouttes de pluie, ou le vent qui soufflait fortement. Soudain, un bruit dans les feuillages attira son attention. D'un mouvement, le jeune Uchiwa tira son épée de son « fourreau », caché dans son dos. Il partit immédiatement à l'origine du bruit, fendant d'un coup sec les malheureux arbustes.
Là, l'ennemi, qui pour une fois avait agi comme un shinobi digne de ce nom (et de son âge) avait disparu dans les épais feuillages des arbres, et ne l'avait pas attaqué tout de suite, avec son habituel sourire à mi chemin entre l'amusement, la joie, et l'excitation.
Alors il reprit la course, le combat contre cet ennemi, qui n'en était pas un après tout. Enfin presque.
Ils se retrouvèrent, firent s'entrechoquer leurs armes, l'un une épée, l'autre un kunai. Puis, ils restèrent sur leurs positions, se regardant avec le même regard, eux qui étaient si différents.
Tout deux refusaient de rompre en premier, de montrer leurs faiblesses à l'autre. Non, ils étaient forts, et ils le resteraient toujours. Cela faisait partie intégrante de leur nindo, si différents soient-t-ils. Puis, d'un accord tacite, ils laissèrent tomber leurs armes sur l'herbe verte de la forêt, réduisant leur combat à un duel de poings et d'esquives.
Puis, l'autre tomba, une chute improvisée, puisqu'il se rattrapa, et lui lança une technique de vent, que Sasuke esquiva. Avec un étrange mélange de défi et de plaisir, qu'il ne montra pas, gardant son visage impassible.
Le blond l'attendait sur l'herbe, son regard bleu perdu entre les feuillages.

Enfin, il semblait perdu, car en fait il guettait la moindre occasion, le moindre pas.

Alors, Sasuke ne le fit pas attendre plus longtemps, et le réattaqua.
D'un mouvement, il se glissa derrière lui, et lui porta le premier vrai coup, envoyant le jeune homme rouler sur l'herbe fraîche, imbibé de pluie.
Celui-ci se releva, ses yeux bleus brillaient d'une colère sourde, surtout lorsqu'il hurla une insulte mainte fois répétée, et mainte fois prise avec le même regard d'indifférence.
Rien n'avait changé entre ces deux la, et c'était bien pour leur plaire.
Ce fut le poing de Naruto, qui redémarra la danse quotidienne, lorsqu'il entra en contact avec la joue si pâle de l'Uchiwa. Du sang perla, sans qu'il s'en soucie, préférant répondre par un autre coup de poing.

C'était une danse, des paroles sans mots. Après sûrement, ils iraient manger, Naruto avec son vrai sourire, en apparence pas tellement différent que celui qu'il avait porté durant toute ses années, non un vrai.
Sasuke, le suivrait, le regard toujours noir, toujours vide. Ils respireraient un peu, et après, ils pourraient recommencer, autant de fois qu'ils le voudraient, puisqu'ils étaient seuls dans cette forêt, et seuls dans ce village étranger.
Naruto pensait ainsi, mais pour le jeune Uchiwa, cela allait autrement.
Le combat terminé, il irait reprendre son épée mouillée, la sécherait, et la remettrait sur son dos. Mais, il n'oublierait pas que cette danse, si agréable soit-elle, il y mettrait fin un jour ou l'autre.
L'Idiot ne comprendrait pas, personne ne comprendrait, peut être était ce mieux ainsi.

Car après Itachi, il n'y aurait plus rien.
En attendant, il combattait, il dansait, profitant du court répit qu'il avait lui même choisi, quand d'autres croyaient lui avoir accordé une seconde chance.
Pauvres idiots.

« Sasuke, tu viens ? »

Fit l'Idiot, en se retournant, une lueur inquiète dans le regard.

« Qu'est ce que tu crois idiot ? »

« C'est bon abruti, pas la peine de le prendre sur ce ton ! »

Le blond tourna la tête, d'un air presque boudeur. Sasuke vint le voir, et le fixa avec ses yeux noirs.

«… Qu'est ce que tu as, sale frimeur ! »

Sasuke lui tapota d'un coup le front, avant de lui faire ce sourire moqueur qui énervait Naruto, et le soulageait tout autant. Puis, l'Uchiwa se retourna, et le ninja put voir son reflet sur la lame de l'épée. Il l'observa un instant, puis alla rejoindre Sasuke. Encore une fois. Le sourire aux lèvres.
La pluie cessa doucement, et les nuages lentement se dissipèrent, laissant passer de fins rayons de soleil. Le kunai gisait encore dans l'herbe verte, mouillée, reflétant la lumière qui peu à peu revenait.


Alors, j'espère que le chapitre vous as plus. Comme vous pouvez le constater, le cinquième chapitre est assez spécial... je l'expliquerais en temps et en heure (mas si décidement vous ne comprenez rien à mon histoire, dites le moi). Ensuite, je voudrais avoir votre avis sur le chapitre (qu'il soit négatif, ou non), ou même sur l'histoire en général, pour m'améliorer, ou sûre que je me sois améliorer (ou que je n'écris pas pour une poigné de personnes )

En tout les cas, merci d'avoir lu, et bonne journée (et bonne année en retard en prime). A bientot.