Présentation : Histoire Post Naruto
Genre : général.
Bêta lectrice: Yohko the demo
Rating : T
Source : Naruto
Disclaimer: Pour ce qu'il en fait dernièrement, je les lui laisse bien volontiers. Au fait, vous croyez d'Itachi est mort, ou alors, c'est encore une de ses ruses? Parce que avec tout ces retournement de situation, on n'en a pas fini.
Couples : couples divers et variés. Devinez, c'est très amusant, vous verrez.
Attention : Du sang, des serpents, de la violence, des sous entendus plus ou moins douteux, des psychopathes (sérieusement, il n'y en a pas quant que ça…quoique), des personnages inventés, des envies de meurtres, et des allusions polysémiques.
Un p'tit résumé car j'ai conscience d'avoir vraiment abusé:
Un an après que Sasuke eut combattu Orochimaru, et Deidara, et que Jiraiya eut été vaincu, le pays d'Oto et de Konoha se reconstruisent, pansant tant bien que mal, leurs blessures.
L'équipe de Konoha-maru et Hanabi se font repérés par des ninjas du son. Pendant ce temps, un enfant fuit, et est attiré par le duo, à cause des bruits de détonation (merci Konoha-maru). Des hommes se lancent à la poursuite de l'enfant, et ne mettent pas longtemps à le retrouver.
Un des ninja d'Oto, trouve l'enfant, Konoha-maru le tue avant qu'il ne lui face du mal, et emporte l'enfant pour le mettre à l'abris. Hanabi elle, reste, et combat, les survivants (deux). Les autres ninjas étant des genin, ils avaient été plutôt faciles à battre, surtout que, ils ne connaissent pas l'esprit d'équipe.
Du coté de chez Konoha-maru (désolée, je lis Proust), il fais connaissance avec le gosse, se lie même d'amitié avec lui, et lui propose même d'être «son» grand frère, sauf que, les raisons ne sont pas aussi simples/claires qu'en apparence. Après, il se remet en route, pour aider son amie sans lâcher un: «Je dois aller aider, la fille la plus énervante et autoritaire du village.»
Malgré son sourire, il est inquiet, et as raison de l'être.
Ceux qui font partis de l'organisation appelée «Confrérie» (où l'auteur est allé trouver un nom pareil, franchement?) attaquent les ninjas du Son, et Hanabi. La Hyuga, et l'un des shinobi, Hike, sont blessés, l'autre est mort. Retournement de situation: Hike s'allie à Hanabi pour contrer les hommes, non sans désir de revanche. Le mort était son seul ami.
Pendant le «retour», Konoha-maru n'arrive pas chassé les mots de sa coéquipière de sa tête: «Tu es trop sympa, faible et maladroit mais sympa.». Son inquiétude monte, il regrette Naruto et Sasuke. Mais surtout, il regrette surtout de n'être pas assez fort.
Le chef de l'organisation (oui, l'auteur préfère cette dénomination, finalement), s'impatiente, puis, touche lentement la marque laissé par un sanin aux cheveux blancs, vingt ans auparavant.
Pendant ce temps, dans un village isolé (en ruine?) un vieux moine supérieur est interrompu dans sa prière, par un individu qu'il semble connaître sur le bout de ses vieux doigts. Ils discutent, parlent de choses étranges. «Corps sans âme»? Univers astral? L'auteur aurait t elle péter un câble plus tôt que prévu? (Quoi! On peut toujours se le demander )
Le plus jeune des hommes parles aussi d'une vingtaine d'années. Attendez, est ce que ce ne serait pas Orochimaru?
Il tue le vieil homme car il n'a pas obtenu l'objet de son désir, puis, dans un soupir, le sanzo (moine supérieur, rien à voir avec Saiyuki, que je recommande chaudement ), traite l'homme d'idiot, et l'appelle «bijû» Orochi. Celui-ci le traite d'idiot, en lui disant qu'il aurait du le tuer lorsqu'il en avait l'occasion.
Pourtant, il n'avait pas vu que le moine avait utilisé un sûtra, et qu'il avait pensé l'échange équivalent. (Rien a voir avec FMA, j'expliquerais tout après, mais il faut savoir que je ne plagie rien (au pire, je fait des clins d'œil, point.)
Plus loin, un homme, copie conforme du tuer se réveille, il prononce les nom de Jiraiya et Tsunade, et désigne le troisième hokage comme son maitre. Plus tard, il se mettra en chemin vers Konoha, son village natal. Il a les cheveux noirs, les yeux jaunes, et est cruel, froid, et amateur de torture. Au final, où s'arrête l'illusion, et la réalité, qui est vraiment Orochimaru? Alors, Homme, ou Démon?
Il tueras une fille, conserveras le corps d'un garçon, pour des expériences amorales, et conservera une certaine mélancolie, et verra des cauchemars. Il semble malade et affaiblis, mais demeurent cruel, et froids, sans pitié, ni morale. Alors, victime, ou bourreau?
Bientôt, viendra le temps du retour.
Revenons en à nos genin, maintenant, eux sont de retour dans leur village natal. L'un n'as pas réapparut, mais pendant le combat, s'est avéré être plus sombre que ce qu'il n'y parait en réalité. Pour qui est cette rancœur qui le ronge? Et ces paroles qui le hantent, et le mette en fureur. Que s'est t il donc passé un an avant l'histoire, et, finalement, quels sont ces sentiments pour son jeune «protégé». Frère, rappel, ami, ou simple «outil»?
La Hyuga elle, dans la nuit, à la fenêtre de sa chambre, scrute le ciel, une chanson aux paroles confuses en tête. Lentement, elle se remémore pourquoi ils étaient seuls, sans maitre pour les protéger, et pense mélancoliquement à son cousin, disparu, il y a un an. Disparu, pas mort.
L'enfant as été confié à Jiraiya, pour la simple, et bonne raison que le gamin se révèle être fils d'Orochimaru (peau pale, iris noires, fendus, cheveux noirs, caractère calme, c'était dur à comprendre.). Son nom, dorénavant, est Mugen. Il est calme, timide, réservé, fait des cauchemars, appelle son tuteur «maman» dans son sommeil, et surtout, est décidemment à coté de la plaque.
Jiraiya a du mal à se faire ce petit parasite/sale mioche qui vient pourrie sa retraite de valeureux ninja, et écrivain. Il ne pourra plus jamais être ninja.
Mugen, en attendant Jiraiya, partit chercher des ramens, rencontre, sur la plate forme devant les portraits des Hokage, deux personnes. Kojikako Nara, sœur de Shikamaru, et Akira, garçon mal élevé, et lourd au possible, voulant devenir Hokage.
S'il se lie d'amitié avec la Nara, sa relation est ambiguë avec Akira. Mélange de curiosité, de dégoût, de méfiance, et peut être même une pointe d'étonnement. Pourquoi donc, la benjamine du clan, aurait dit qu'ils se ressemblaient? Cela n'a aucun sens.
Enfin, dans un autre pays, Sasuke et Naruto voyagent, combattent, contre des ennemis, contre eux-mêmes, et se supportent l'un l'autre. Ils sont équipiers, amis, rivaux, ils ont une mission en commun. Pour autant, l'Uchiwa veut toujours couper les liens. Parce que après son frère, il n'y aurait plus rien.
Note: Je n'ai pas tout décris, car au final, je risque de tout dévoiler (et j'ai quant même lâché un paquet d'information/révélations) Alors, c'est moins confus?
Vos commentaires, et remarques sont les bienvenus, si vous voulez éclaircir un point dites le moi, je sus votre humble et dévouée serviteur.
Bonne lecture:
Lorsqu'ils étaient arrivés au village, les quelques habitants les avaient regardés d'un œil discret, furtif, inquiet. Les deux avaient leurs capuches sombres rabattues sur leurs têtes, cachant leurs cheveux et leurs yeux. Ils avaient demandaient l'hospitalité dans une des auberges du hameau. Il n'y en avait qu'une, assez grande, mais vide à cette époque ; le village n'avait pas l'habitude des visites, surtout pas celles d'étrangers, et encore moins de ninja.
Car ils en étaient, c'était évident à leur façon de bouger, d'agir, et l'on en eut la confirmation après l'accident de la petite Mariko.
Il n'était pas rare de croiser, sur les routes sauvages de la montagne, des individus ; certains étaient des moines itinérants, d'autre des voyageurs égarés. Plus rare, et plus dangereux encore, étaient les rencontres avec les guerriers sans maîtres. Les hommes-vagues, comme on les appelait naguère, s'étaient reconvertis aux vols, et aux pillages.
Habituellement, on interdisait aux enfants de pénétrer au cœur de la forêt de la montagne, prétextant monstres et autres créatures fantasmagoriques. Pourtant, cela n'avait pas suffit à éloigner un groupe d'enfants, cinq pour être précis, qui allèrent se perdre un jour de pluie.
Une dizaine d'adultes, hommes et femmes, allèrent les rechercher, malgré le froid glacial.
A l'aube, il n'en restait plus qu'un : la nièce du gérant de l'auberge où logeaient Sasuke et Naruto.
Ce dernier avait voulu aider les villageois dès que les enfants s'étaient perdus, mais Sasuke lui avait dit d'attendre un peu. Selon lui, il y avait très peu de chance que les petits aient fait une mauvaise rencontre, ou qu'ils soient tombés dans un gouffre, puisque la forêt s'étendait au pied de la montagne.
Naruto avait contemplé d'un air sceptique son ami, avant de regarder, à travers la vitre de l'auberge, une jeune femme hurlant le nom de son enfant. Il eut mal.
Lorsque, une heure plus tard, ils revinrent, les deux ninjas ne parlèrent pas, ne firent rien, mais Sasuke reconnut l'air soulagé de Naruto.
Toujours à s'inquiéter des autres, trop selon le jeune Uchiwa ; trop gamin, pas assez ninja, tendant la main à ceux en difficulté, ou pire à ceux qui lui semblait sympathiques, et trop bête pour reprendre sa confiance. Le shinobi au sharingan en était la preuve vivante.
Toutefois, un enfant manquait toujours, malgré les recherches. On ne le trouva pas lorsque le soleil se leva, et les villageois étaient trop préoccupés pour remarquer que les ninjas étaient partis depuis belle lurette, sans payer. Semblables à des ombres.
Comme quelques heures auparavant, ce fut l'odeur des arbres qui accueillit le jeune ninja, dans l'épaisse forêt, dont les arbres noirs aux feuillages sombres, s'accordaient à merveille avec la teinte grise d'un ciel nuageux.
Il aurait voulu profiter de cet air, comme la veille, mais, son sens du devoir le lui interdisait. Ainsi que la lueur d'inquiétude dans les yeux bleus de son compagnon qui courait a coté de lui, sautant d'arbre en arbre sans la moindre difficulté.
Le jeune ninja entama des signes, puis se dédoubla, devant le regard toujours aussi neutre et sombre de son ami.
Bien que leurs niveaux soient assez semblable, Naruto avait manifestement un don pour cette technique : simple au premier abord, elle était en fait plus complexe que prévu.
Il fallait en effet contrôler son chakra de sorte que tous les clones en aient en partie égale, ce qui nécessitait soit un chakra assez conséquent, soit une totale maîtrise de son énergie.
Ensuite, il fallait contrôler les clones, faire attention où ils allaient, pour ne pas en faire une arme autodestructrice à défaut d'une bonne défense.
Car cette technique, inventée soi disant par le second Hokage, était construite pour la défense: être à plusieurs endroits en même temps permettait à la fois de surveiller les adversaires et de gagner du temps pendant qu'ils cherchaient l'original parmi l'armée de copies.
Elle était idéale pour affronter des ennemis plus fort et/ou plus expérimentés que soi. Celle ci convenait donc parfaitement à Naruto, dont le principal défaut, malgré sa maturité nouvellement acquise, consistait à toujours chercher les ennuis où il ne fallait pas, chez les «plus forts que lui ».
Idiot obstiné qu'il était.
Enroulé sur le bras de l'Uchiwa, le serpent glissa et siffla, sa langue rose pendait et s'agitait dans l'air, comme un ver de terre s'agitant au soleil.
La métaphore amusa Naruto, qui rigola un peu, jusqu à ce qu'il sente un de ses clones disparaître, signe qu'il avait était vaincu. Par un homme portant l'armure ensanglanté d'un samouraï, une épée à la main, un enfant sous le bras. Il était brun et avait une cicatrice sur la main gauche.
Dès qu'un de ses clones disparaissait, sa « mémoire » revenait à Naruto comme s'il avait été lui même dans la situation, ce qui lui permettait de localiser telle ou telle cible, sans se faire repérer. Enfin en théorie, parce que lui et la discrétion…
Autant dire tout de suite que Tsunade était le Kage le plus travailleur du monde.
Ils se dirigèrent d'un coup vers la droite, pour se retrouver quelques minutes plus tard à courser le voleur, son épée maintenant dans un fourreau, attaché sa taille, l'enfant, inerte, sous son bras droit. Il avait compris à qui il avait affaire, et essayait de semer ses poursuivants.
L'adolescent blond voulut lancer des shuriken mais Sasuke l'arrêta en posant sa main sur la sienne. Naruto comprit le message.
Il partit dans une autre direction, et lorsqu'il eut disparu entre les feuillages, son ami se mit à composer des signes. Un serpent apparut, énorme, glissant jusqu'au guerrier pour l'attaquer.
Il dégaina son arme, essayant de fendre le serpent.
L'adolescent blond choisit ce moment pour sortir des fourrés, accompagné de trois clones ; ils attaquèrent le guerrier pendant que Naruto subtilisait l'enfant, avant de revenir près de Sasuke, un sourire gamin et moqueur aux lèvres.
Sasuke aussi souriait, mais d'une autre manière, invisible, sans émotion autre que la froide satisfaction d'avoir attrapé sa proie. Il ressemblait au maître des serpents dans sa jeunesse, ou même à son ancêtre, le meilleur ami du fondateur de Konoha, avant qu'ils ne s'affrontent dans la vallée de la fin.
Son invocation s'enroula autour du rônin, l'empêchant de bouger, voire, à ses yeux exorbités, de respirer.
Un échange de regard tacite, des vêtements et des corps qui se frôlèrent, presque consciemment, et Naruto repartit vers le village, tenant dans ses bras l'enfant inconsciente, mais vivante, laissant Sasuke s'occuper du reste.
Celui-ci tira de sa poche une petite fiole, de celles qui sont fréquentes dans le laboratoire de Kabuto, là bas au pays du son. Il n'aimait pas l'utiliser, sauf en cas de besoin.
Il se pencha vers l'ancien samourai le fixant de ses yeux noirs. Il fut étonné de constater à quel point son ennemi était jeune, à peine plus âgé que lui même. Il était horriblement maigre aussi, sa vie devait être difficile.
Il murmura sa question, ne voulant pas brusquer le guerrier terrifié par la mort déshonorante qui, selon lui, l'attendait. Il ignorait évidemment à qui il avait affaire ; Sasuke n'aimait pas tuer pour rien, un peu comme Naruto, un peu comme tout les ninjas de la feuille. Comme sa mère.
Quand la petite brune se réveilla, elle se trouvait dans les bras de son ninja préféré. Le blond, celui qui riait tout le temps, à la voix forte et chaude, pas l'autre, aux cheveux noirs comme du charbon, celui qui faisait presque peur, avec son serpent vert. L'adolescent de seize ans lui demanda si elle allait bien. Elle hocha la tête, essayant de se souvenir de ce qui s'était passé avant. La promenade, il fallait cueillir des champignons, le bruit, les copains restant en arrière, le fantôme qui apparaît.
Elle se glaça en pensant à lui, il faisait très peur, extrêmement peur. Naruto plaisanta avec elle jusqu'à qu'il arrive à l'auberge où les adultes n'étaient pas encore rentrés. Il donna à la fillette l'argent manquant, puis lui dit adieu en souriant et partit rejoindre son compagnon sans laisser de trace.
Plus tard, le gérant découvrit avec joie sa nièce dans l'auberge, mais fut surprit que les ninjas ne soient pas restés, au moins pour avoir quelque chose en récompense. Il pensait que les ninjas n'étaient attiré que par l'argent. Cependant, il se promit de les récompenser, si d'aventure ils revenaient.
Ils retrouvèrent bientôt un corps inerte, sans aucune traces de blessures, le guerrier était endormi, un mot à ses cotés : « il ne se réveillera que dans quelque jours. J'ai pris son arme, mais ligotez le, et prévenez la garde de votre seigneur. La prochaine fois, faites en sorte de dire aux gosses le vrai danger de la forêt. Bonne chance. »
Travail propre, pas la moindre goutte de sang, arrivée et départ sans vagues et sans bruit, c'était bel et bien des ninjas. Déroutant, très déroutant.
Un pinceau à la main, il traçait avec lenteur les quelques signes noirs sur la feuille blanche. Un encrier bleu pâle était posé à coté, à moitié rempli avec le liquide sombre. Jiraiya s'était installé, comme d'habitude, dans le salon où il tentait de trouver de l'inspiration. La pièce était éclairée par deux fenêtres. Elle n'était composée que d'une table, une commode, et deux fauteuils bruns confortables, sans oublier un tapis, brun aussi. Le strict minimum.
Il avait souvent accusé Orochimaru de radinerie à ce sujet, résultat, ils s'étaient retrouvé avec une télévision, qu'ils n'avait jamais pensé à allumer. Ah si, pour regarder les films pornographiques en noir et blanc du samedi soir.
Orochimaru détestait ce genre de navet niais et vulgaire, alors rien que pour l'embêter, Jiraya les lui mettait. S'il s'avisait de quitter la pièce, le sanin au crapaud mettait le son au maximum, dérangeant ainsi les voisins, et son ami. Il n'avait qu'à pas avoir une ouie si fine, d'abord.
Le futur traître revenait toujours à la charge, énervé, et pris d'une envie soudaine de transformer l'Idiot Pervers en un punching-ball humain. Démarrait aussitôt une course poursuite, qui finissait invariablement par une chute, une prise de tête, des engueulades, des insultes, des coups aussi.
Après, une réconciliation, des mains qui se frôlaient dans le clair obscur du couloir, et un sourire minuscule se dessinant lentement sur le visage blafard de l'assassin.
Ensuite, le pervers souriait, et riait, sans d'aucun des deux ne sache pourquoi, et ils allaient s'entraîner, malgré l'heure tardive, et les protestations des pauvres voisins. C'était comme ça tous les samedi, jusque ce que la troisième et dernière guerre secrète des ninjas n'atteigne son apogée.
Jiraiya baissa la tête, l'air un peu plus froid, se concentrant sur l'histoire de son roman. Jusqu'à ce que le petit arrive, avec dans ses mains le grand livre que Jiraiya lui avait prêté, ouvert sur une photographie de château. Plus exactement le château de Tanzaku, après sa toute nouvelle rénovation, celle qui avait précédé les fameuses retrouvailles des sanins.
Il désigna de son doigt la légende du cliché, et demanda timidement si Jiraiya pouvait le lui lire.
« Tu sais pas lire, ou quoi ? »
Grogna froidement le sanin, en fixant toujours la feuille blanche.
« Non. »
Là, le vieil homme regarda d'un coup le fils du traître. Celui-ci avait baissé la tête, et semblait dans un état proche de la honte extrême.
Jiraiya prit conscience qu'en sa présence, il baissait souvent la tête, comme s'il n'osait pas le regarder en face. Comme s'il avait peur de lui.
« C- c'est grave ? »
« T'as quel age, déjà ? »
« Sept ou huit ans. »
Mon dieu, il avait au moins deux ou trois ans de retard. S'il ne s'était pas trompé dans son age…Il avait toujours le regard tourné vers le sol.
« Si. Mais bon, je vais t'apprendre, puisque j'ai rien d'autre à foutre. »
Le garçon releva soudain la tête, mais il ne lui souriait pas, gardant le même visage neutre qu'avait son père. Il avait l'air un peu surpris.
« Allez viens, mais je te préviens, si tu ne m'écoutes pas, ou si tu me fatigues, tu remontes dans la chambre. Compris ? »
« Euh… oui. »
« Et arrête de me regarder comme ça, je suis pas un psychopathe amateur de chair fraîche. »
« C'est quoi un « sitopape » ? »
« Ton géniteur quand il était de bonne humeur, je me souviens même que…bon, allez, viens.» Se reprit qu'il d'une voix dure. Puis, une fois que le garçon fut près de lui, il traça sur deux feuilles des caractères différents.
« Bon, alors, c'est pas très compliqué. Chaque signes correspond à une voire deux syllabes. Il y a deux syllabaires : les hiragana, et katakana. D'habitude, on apprend d'abord les hiragana, mais aujourd'hui, je vais faire un tour d'horizon avant de te montrer les kanji, d'accord ? »
« Oui. »
Alors, il se mit au travail. Il avait des problèmes d'articulation, et de mémoire, cependant, il était assez doué pour imiter. Alors, Jiraiya traçais d'abord un signe, avant de donner le pinceau au petit. Il avait une écriture qui finit par ressembler à s'y méprendre à celle de Jiraiya, ce qui quelque part le fit rire. Si seulement l'autre pouvait voir son idiot de fils à l'œuvre…
Une heure était passée, lorsqu'on sonna à la porte.
Jiraiya alla ouvrir, suivit de près par l'enfant, détail dont il n'avait rien à faire.
Cela devait être le gérant du bar où il était allé pour se changer les idées : il en avait oublié de payer. Pourtant, il n'était pas si ivre que ça. Bon, à vrai dire, il avait abusé de la boisson en apprenant l'existence du gamin, en même temps que l'apparition d'une responsabilité dont il se serait bien gardé.
Mine de rien, il n'avait pas marqué sur son front : « baby Sitter pour enfants de génies à tendances suicidaires ou psychopathes ». Certes, on ne l'avait pas forcé, pieds et poings liés, à prendre sous son aile ces gamins solitaires, trop, mais il ne fallais pas boucher le bouchon trop loin.
Il avait voulu expliquer les choses à peu près comme cela à son ex équipière, mais elle ne l'avait pas écouté, et l'avait traîné à l'hôpital, là où le gamin roupillait.
Après, il ne savait pas pourquoi, mais son seul argument se résuma à un non, pas convaincant le moins du monde.
Quatrejours plus tard, le temps de faire le « ménage » dans la maison, il accueillait le gosse.
Soit Tsunade le connaissait sur le bout de ses doigts peinturlurés avec un soin horriblement superbe, soit il s'était ramolli. C'était assurément la première solution, quoiqu'elle lui fasse aussi peur que la seconde.
Il ouvrit la porte et grogna joyeusement un bonjour, que son interlocutrice rependit de sa voix chaleureuse et surprise. Comme d'habitude, elle portait son kimono beige qui faisait ressortir ses formes avantageuses, à en croire les regards furtifs que Jiraiya lançait. Par contre, elle n'avait pas mis son manteau vert au signe du jeu, malgré la froide température de saison.
« Tu sais que tu aurais dû te couvrir, on vas croire après que je veut sauter le Hokage tout de suite, et que tu n'as pas voulu me faire attendre.»
« Espèce de sale p… »
« Ça veut dire quoi « sauter » monsieur ? »
Silence.
Les deux vieux ninjas regardèrent l'enfant, l'air surpris. Mugen trouva que Tsunade, avec ses yeux noisettes calmes et sa voix chaude, faisait moins peur que son tuteur. Elle au moins avait ses deux bras ; d'ailleurs, il remarqua qu'ils grelottaient un peu.
Il se demanda si les deux adultes avaient entendu sa question ; autant la répéter au cas où, mais en articulant un peu mieux, comme monsieur Jiraiya lui avait appris à faire.
« Cela veut dire quoi sauter ? »
Jiraiya allait répondre quelque chose quand Tsunade l'interrompit : « Masser, sauter veut dire masser. N'est ce pas, Jiraiya ? » Dit t elle en fixant l'homme, qui hocha la tête.
Un peu plus et il se voyait expliquer les abeille et les fleurs. Sans parler des abeilles et des abeilles, et des fleurs et des fleurs.
« Bon, heu, entre Tsunade, je vais préparer du thé. »
« Ca veut dire quoi masser ? »
Ils se regardèrent de nouveau, un peu surpris, un peu gênés.
« Ça veut dire toucher lentement la peau, pour détendre la personne. »
Pour la première fois depuis longtemps, Tsunade rougit, en baissant la tête, l'air un peu triste.
Le sanin présuma qu'elle devait penser à Dan. Sans qu'il ne sache vraiment pourquoi, sa main alla toucher doucement l'épaule du cinquième Hokage, puis il fit un sourire compatissant.
Mugen ne comprit pas.
Il réfléchit un peu, avant de rejoindre les sanins qui se dirigeaient vers la cuisine. L'odeur du thé vert lui parvint, et il crut entendre le rire du sanin aux cheveux blancs. Il ne comprit pas pourquoi cela lui faisait autant mal au cœur.
Comme un pincement.
Si il y avait bien une saison que Anko aimait, c'était la saison froide de l'automne. Les feuilles jaunissaient, brunissaient, et bientôt tomberaient avec une certaine poésie, teintant le sol de rouge, de brun et d'or.
Elle aimait, comme aujourd'hui, longer les rangées d'arbres encore garnies de feuilles, perdue dans ses pensées. La kunoichi avait ouvert son manteau beige, laissant ainsi le vent froid caresser son cou. Ses yeux bruns semblaient un peu tristes, comme perdus dans une légère mélancolie.
Un bruit attira son attention, bien qu'elle n'en montre rien. Anko attendit quelques secondes, puis esquiva rapidement les shurikens qui lui étaient destinés.
L'ancienne élève d'Orochimaru courut à travers les arbres aux épaisses ramures grises, poursuivant son jeune assaillant, qui aurait été surpris de la voir rire doucement. Une forme se dessina bientôt entre les arbres. Un garçon, une écharpe noire battant son dos, et des vêtements noirs et blancs moulants, soulignant son corps mince d'adolescent, et un teint mat, contrastant avec ses cheveux noirs.
Il riait le Petit Idiot, jouant avec ses nerfs, inconscient du fait qu'elle avait, à cet instant, envie de lui en mettre une, voire deux, pour créer un effet de symétrie cohérent.
Comme s'il savait qu'on pensait à lui, Konoha-maru tourna la tête, sortit sa langue toute rose et l'agita vers elle, tout en sifflant. Comme un serpent.
Le nombre de claques se trouva multiplié par dix, et Anko décida d'être sérieuse. Elle accéléra d'un coup, parcourant les quelques mètres qui la séparaient du genin. Celui s'arrêta, fit des signes et envoya une boule de feu, que la jônin esquiva sans problème.
Elle leva la main et cinq serpents y apparurent, et se précipitèrent sur le genin, qui contra l'attaque avec une technique de la terre. Ce qui étonna la kunoichi, avant de la faire sourire en voyant qu'une fois sortie l'un des serpents mordait avec une ténacité exemplaire la jambe du pauvre petit shinobi, qui se tortillait tout en gémissant.
« Tu devrais abandonner, tu sais, Ko. »
Fit remarquer la kunoichi, qui se tenait debout, les mains dans les larges poches de son manteau. Le gamin l'amusait beaucoup, bien qu'elle essaye de ne pas le montrer. Après tout, elle était une ninja, même si elle n'était, officiellement, plus en mission.
Un non étouffé, et des serpents lancés sans conviction furent ses seules réponses. Les petites bêtes s'agitèrent, avant de se plaindre, bien que le choc n'ait pas était si terrible que cela. Le genin avait fait attention. Comme d'habitude.
Maintenant il se tenait là, l'air toujours joyeux, toujours rieur. Attendant un réaction de son « adversaire », et ancienne Baby Sitter officieuse.
Le temps avait passé, mais il restait toujours entre eux une sorte de complicité ineffaçable. Chose qui aurait pu en choquer plus d'un, connaissant les fâcheuses habitudes sadiques/psychopathes d'Anko, et le coté chieur, obstiné, et con du genin.
C'était à se demander ce qu'avait eu son grand père en tête, ou comment le genin avait survécu à l'une des pires psychopathes du village.
Des fois, il ne fallait mieux ne rien savoir. Au risque de casser des mythes qu'on croyait indescriptibles.
« C'est bien Ko, tu as tenu deux minutes de plus que la dernière fois.»
« Arrête de m'appeler « Ko », mon nom est Konoha-maru ! Je ne suis plus un gamin ! »Cria le genin en tapant du pied.
« T'as douze ans et demi, t'es genin, et tu agis, parles, et penses comme un gamin. Alors, ne t'étonne pas si on te traite comme si tu en étais un. »
Anonna Anko, d'une voix sérieuse, loin de sa voix habituelle, joueuse, rieuse, mais aux accents parfois si cruels, presque inhumains.
« C'est pas vrai ! Je suis un shinobi, j'ai fais la guerre, je ne suis plus un gamin. »
En silence, elle s'approcha, puis le frappa avec force. Une seule fois, mais assez fort pour qu'il puisse regretter de ne pas en avoir eu plusieurs, mais de faible intensité.
« Tu es un enfant, okay ? Tu ne penses jamais à tuer juste pour le plaisir, tu bouffes toujours des cochonneries au lieu d'étudier de nouvelles techniques, et pour t'entraîner, tu préfères t'amuser à me faire chier, plutôt que de me demander de superviser ton entraînement. Le pire, c'est ta façon de parler de la guerre, comme si tu parlais du dernier jeu à la mode. Seul un ninja sait ce que c'est, toi non, et pourquoi ? Parce que tu es un gamin. »
« … Tu es une kunoichi, non ? »
Silence, regard surpris de la jônin. Puis, rire ironiquement jaune de celle ci. Soit le gamin avait pété un câble, soit, il avait une idée en tête.
« Raconte moi la guerre. »
Là, l'ancienne disciple du sanin ne riait plus, son visage s'assombrit.
« La guerre, c'est un peu comme la bataille que nous avons eu, il y a de cela un an, mais en pire. »
« Comment ça ? »
« Tu tiens tellement à ce que Kurenai m'engueule ? »
« Je lui dirai rien. »
« Tout comme tu n'a rien dit sur ce malencontreux accident qui a fait se rencontrer toi, Kakashi, moi, et une bouteille de sake ? Non, laisse tomber.»
« Pourquoi, raconte moi ! »
« … »
« Allez maitre Jiraiya, racontez la moi, s'il vous plait. »
« Oro, ton élève me colle au basque, c'est pas que ça me dérange, mais là, j'essaie d'écrire. Bordel, Orochimaru fais quelque chose, mon pantalon glisse ! Anko, c'est pas pour toi ça, alors, maintenant dégage !»
« Je croyais que les gosses étaient ton rayon, Jiraiya. Ensuite, Anko, ton comportement est indigne d'une shinobi, si tu veux tellement savoir, engage toi pour la prochaine mission suicide. Par contre, je ne te considérais plus comme mon élève. Je n'enseignerais jamais à des imbéciles capables de jeter leur vie aux orties pour des broutilles. »
« … Entendu, maître Orochimaru. »
« Dis, pourquoi t'as l'air bizarre tout d'un coup ? »
Elle sursauta, le genin la regardait avec étonnement, loin de la curiosité malsaine dont il avait fait preuve, ou de la naïveté dont il était l'exemple même.
Trop niais, trop gamin, pas assez ninja.
« Pourquoi dis tu cela ? »
« T'as l'air triste. Je n'ai pas l'habitude de te voir comme ça. Normalement soit t'es une hystérique, soit une espèce de harpie sadique.»
« Dis dons, en voila des qualificatifs ! Maintenant j'ai bien envie de te saigner, vois tu ? » Déclara t elle un sourire sadique aux lèvres.
« Tu ne le feras pas. »
Il avait lâché cette phrase d'un ton gamin, plein de défis et de certitudes.
« Pourquoi pas ? »
« Parce que… pour cela, il faudrait me rattraper ! »
Il rit de plus belle, et recommença à courir, marchant sur les flaques d'eau, mouillant ses vêtements. L'odeur de la forêt, du défi, et de la liberté flottait autour de lui. Comme une étreinte invisible et fragile.
Un peu comme elle, lorsqu'elle était plus jeune que lui.
Lorsque rêve ne désignait pas une chimère, et que « maître, je veux vous ressembler » n'était pas encore une connerie d'une imbécile de fanatique aveugle.
Lorsque Sarutobi était vivant, que Orochimaru était là, ainsi que Jiraiya, et qu'elle était encore une gamine.
Elle recommença à courir, jurant que, peu importe le prix, le petit fils du troisième Hokage conserverait son caractère d'enfant, vivrait son enfance, pas comme elle.
Elle lui devait bien ça, au vieil homme.
Le sol rocailleux avait pris une teinte grisâtre, sous un ciel tout aussi gris. Comme les souris qui se terraient dans la cave de l'auberge, attendant que le chat du gérant fasse le ménage. Tant mieux, Kisame n'avait pas envie de le voir cette espèce de matou dégénéré. Du bout des doigts, il frotta sa joue, portant encore la marque des griffes du petit animal. Il aurait bien pu le tuer, si Itachi ne lui avait dit d'être discret.
Il lui aura bien sur répondu d'aller se faire voir, que les ninjas du village du brouillard ne sont pas des incapables et qu'ils savent être discret. Voire meilleurs dans ce domaine que les ninjas de la feuille, à en croire le comportement du porteur de Kyûbi, ou celui du frère cadet de son équipier.
Ce n'était pas le fait qu'il eut le «grand et merveilleux héritier légitime des Uchiwa» en face de lui qui lui avait empêcher de parler, enfin si, mais pas pour cette raison.
Ces derniers temps, Itachi était sur les nerfs.
Non pas qu'il l'eut montré, cela aurait était la honte pour le clan, bien que les deux shinobi n'en avaient rien à foutre. Pas la peine de pleurer des morts, encore plus si c'était des idiots.
C'était comme une impression, accréditée par certains détails que nul autre n'aurait remarqués, à part s'il avait survécu depuis tant d'année au jeune homme, à présent âgé de vingt, vingt et un, voire vingt deux ans.
Kisame ne savait pas exactement car il n'en avait proprement rien à faire. A l'Akatsuki, on ne fêtait rien, si ce n'était la capture d'un démon, et encore, c'était une fête entre binôme, où se mêlait sake, insultes, et sang versé à flot, si les binômes s'entendaient bien.
Sinon bah… ils n'avaient qu'à se foutre la paix mutuellement, et universellement, dans la plus grande indifférence possible.
L'auberge s'éloignait de plus en plus, ou c'étaient eux qui marchaient vite, question de point de vue. Le gamin, comme le ninja de Kiri l'appelait parfois, en pensée, seulement, se tenait assez loin de lui. Comme s'il voulait être seul. Loin de lui.
Cela ne le dérangeait pas, mais par principe, il ne devait pas trop s'éloigner, juste pour qu'ils puissent agir avec un minimum d'organisation quant viendrait le massacre.
C'est à dire, lorsque des chasseurs de déserteurs un peu téméraires voudraient se mesurer à lui, ou alors, lorsqu'il y aurait un porteur de démon dans les barrages.
Pourquoi pas le chieur, celui si excité qu'il n'inspirait qu'une envie à Kisame : lui couper les jambes, puis la langue.
Ce genre d'énergumène lui faisait sentir, parfois, pourquoi il était vraiment bien tombé : Itachi était de loin le moins chiant de tout les autres.
Son épée bougea un peu trop, il s'arrêta pour la remettre en place, tout en continuant de garder à l'œil l'homme aux sharingan.
Il était vêtu de la cape noire aux nuages rouges de l'Akatsuki, de dos ses longs cheveux noirs lui faisaient comme un casque luisant.
Il ne savait pas pourquoi, mais on disait qu'il était plus beau de Kisame, lui qui, dit t on, ressemblait si fortement à un poisson. Lui, le guerrier ayant battu, lors de sa seconde mission, trente ninjas expérimentés, l'un des sept sabreurs de la brume.
« Kisame… »
La voix lente et indifférente de l'Uchiwa sortit le ninja de ses réflexions, qu'il dénommait comme étant du pur ennui.
« Pourquoi, faut t il que … »
« Hum ? »
« …Non, rien. »
« Itachi, ça va ? Tu ne te sens pas bien ? »
Il avait parlé d'une voix normale, mais l'attitude du déserteur rendait perplexe l'ancien sabreur, pour ne pas dire l'inquiétait.
Jamais Itachi ne parlait, à moins d'avoir vraiment quelque chose à dire, ou alors, lorsque c'était urgentissime, ce qui revenait au même. Il n'avait pas cette voix, qui pourrait être normale, si elle ne semblait pas un souffle. Et lui qui se posait tant de question sur un homme pouvant se défendre, et tuer, avec plus d'efficacité que lui même.
Non, quelque chose ne tournait pas rond, et cela commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs.
« Kisame, derrière toi. »
D'un geste, il sortit sa gigantesque épée, couverte de bandages, et trancha le pauvre ninja derrière lui. D'autres suivirent, plus rapides, plus forts. D'autres Chasseurs, d'autres proies. Un sourire malsain, valant ceux d'Orochimaru, apparut sur ses lèvres si pales qu'elles en paraissaient bleues.
Itachi resta à l'écart, impassible, ses yeux rouges fixant son équipier à la peau si pale, qu'elle en paraissait bleue, comme le ciel, caché par le gris sombres des nuages.
Bientôt, le bleu devint rouge, rouge du sang des victimes, rouge du sang qui se versait d'une plaie.
L'Uchiwa soupira, au moins, il avait fait un effort : ils n'étaient pas tous entièrement déchirés. Au moins, comme ça, son instant de bizarrerie était oublié.
Ils continuèrent leur chemin, s'arrêtant pour soigner la plaie, et reprenant leur route. C'était une journée ordinaire, pour un homme aux yeux rouge, et son équipier, qu'il n'appellerait jamais « ami ». Car ils étaient ninjas, car ils étaient de l'Akatsuki.
Les émotions, et tout ça, ce n'était pas leur truc.
Tu ne m'auras plus, pensa le petit ninja en s'adressant à son ennemi. .Tu m'auras pas, pensa Sans nom en s'adressant à Nawaki. Ils jouaient au jeu du chat et de la souris. Ils se tournaient autour, tantôt proie, tantôt prédateur. La même étincelle dans le regard. Un besoin de vaincre, et la même envie d'être enfin libre.
Dans le brouillard, dans ce monde oublié, ils combattaient, se poursuivaient, s'enfuyaient, contre attaquaient inlassablement, sans quitter des yeux l'autre, malgré la fatigue qui commençait à les étreindre.
C'était comme s'ils étaient face à face sur une corde raide au-dessus du vide, dans le noir. En équilibre au-dessus de rien, sans pouvoir se voir.
Et qu'il fallait faire tomber l'autre sans tomber à son tour.
Cependant, tout était prévu d'avance, le destin en avait décidé ainsi, et ça, le nekomata le savait. Dommage qu'elle ne puisse pas tout lui dire à cet étrange chaton au poil doré, et aux yeux d'ambre.
Lui dire qu'a défaut d'être libre, il aurait le droit à une seconde chance, alors qu'elle était condamnée à disparaître une fois sa « mission » exécutée. Non. Il ne valait mieux pas, mieux valait feindre de lui
Vouloir du mal, quand elle commençait à peine à mieux le connaître, mieux le cerner.
Une envie de liberté, de mouvement constant, comme l'ondulation des vagues, un regard plein de candeur, et de volonté, un esprit vulgaire, mais bon. Un bon petit chaton, qui ferait un bon petit pantin.
Pantin vivant, chaton mort.
Elle sentait la terre sous ses pieds, l'inconsistance du brouillard, et l'odeur du petit. Elle en eut assez, alors d'un coup de griffe, elle égrena le dernier coup d'une longue série. Les yeux bruns vacillèrent de peur, puis le corps entier se contracta, dans un souffle.
Sans le vouloir, le démon prit sa forme humaine, celle qui la dégoûtait par dessus tout, la paume de sa main allant trouver la joue du genin, tandis que sa jumelle lui relevait la tête. Il semblait plus surpris qu'autre chose, comme si la surprise anesthésiait la douleur. A moins qu'il ne soit plus ninja qu'il n'en avait l'air. Ou alors, ce geste presque affectueux lui rappelait un autre, un geste du temps jadis, que le temps n'avait pas effacé.
Le grelot accroché au poignet se balança dans ce lieu sordide, rendant la scène étrange. On ne pouvait, en tout logique s'attacher à une personne en si peu de temps, à priori encore moins si on devait combattre ladite personne.
Alors, ce n'était pas de l'affection, de la pitié peut-être ? Pour ce petit gamin, aux mèches semblable à des fétus de paille, ou aux plumes d'un oisillon, échappé du nid. Avec son air ahuri, un peu sauvage. Condamné à n'être qu'un pion sur l'échiquier.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, les démons pouvaient prier. Le shintoïsme ne croyait pas au manichéisme des choses, on avait coutume de dire que les démons pouvaient apporter du bien comme du mal, de même que les démons. Pourtant, on associait souvent le serpent à la jalousie presque obsessionnelle, et le nekomata, à la malveillance, la nécromancie, et au malheur.
Aujourd'hui, elle souhaita que le gamin vive pour lui, sans attaches, libre de toutes lois, de toutes contraintes, comme elle l'aurait voulu pour elle même. Pour ses petits, morts trop jeunes, lorsqu'ils avaient osé prendre leurs terres. Les humains. Les ninjas. Konoha.
D'ailleurs, le gamin lui faisait penser au plus jeune, plus faible que ses frères et sœurs, mais plus gentil, naïf, aventureux, courageux. Trop pour ce monde dangereux. Inconscient. Idiot. Tendre.
Du bout de ses longs doigts fins, elle lui caressa ses cheveux blonds, toutes lueurs malsaines envolées. Laissant place à une mélancolie mêlée de douceur.
« Ca va pas ? » Demanda le genin dans un souffle, en se raidissant, guettant une attaque.
Pour toute réponse, elle lui caressa la joue, un sourire triste peint sur son visage horriblement mal proportionné. Elle n'avait que ses yeux pour se rattraper, et encore, ils ressemblaient, selon le petit shinobi, à de la purée d'épinard.
« Courage. »
Un murmure, à peine perceptible.
« Si jamais tout marche comme il le prévoit, je ne te verrais plus. »
Commença doucement la rousse, avec cette voie qu'elle réservait d'ordinaire à ses propres petits. Quand ils étaient encore là.
« A partir de ce moment, ils… tu connaîtras de terribles épreuves, alors, garde à l'esprit mes conseils : si tu trouves ce que tu fais injuste, arrête. Suis ton chemin, ne regrette rien, ni personne. D'accord ? »
« …Pourquoi, toi qui m'a fais si mal, tu me dit des conneries pareilles ! Manquerais plus que tu me parles de l'esprit du feu, et machin truc chouette ! »
« … »
Elle sourit franchement, pour la première fois, pour ensuite s'assombrir.
Le sang recommença à couler le long du corps du genin effaré, apeuré, et en colère.
« Je suis… désolée chaton. »
Un coup, deux, puis d'autres survinrent.
« Pourquoi… »
Pour obéir. Pour aider. Qui ? Tout dépendait du point de vue. Pendant qu'elle frappait, elle pensait à sa portée disparue, et pria une seconde fois. Une ultime fois. Avant que le corps ne s'effondre. Que le rituel ne commence, silencieux et secret.
Puis, elle accrocha le grelot au poignet du gamin, sans trop savoir pourquoi, et attendit.
Qu'il vienne le lui enlever, et que le plan commence enfin.
Le fil se teinta bientôt de rouge, comme ce cliché voulant que celui du destin soit rouge sang. Mais la démone savait qu'il était blanc. Comme les fantôme, et les regrets.
Finalement, elle réussit à le rattraper, le garçon était à bout de souffle, et se tenait assis sur un rocher, tout en gardant encore le sourire aux lèvres.
Anko aussi était en sueur, elle devait bien se l'avouer, mais c'est qu'il courait vite le gamin. La kunoichi s'approcha de lui, et le frappa légèrement au front, en lui rendant son sourire.
« Tu ne m'as pas saigné » chantonna le genin d'une voix moqueuse.
« J'avais pitié de toi, et puis, Kurenai m'en voudrait s'il t'arrivait quelque chose. »
« Hum… »
Il avait croisé les bras, l'air soudainement soucieux, ses yeux tournés vers le ciel gris.
« … dis, Tata, si jamais je fais quelque chose de… disons pas trop bien, est ce que Kurenai m'en voudrais ? »
Est ce qu'il pouvait le lui dire, maintenant ? Il se souvenait avoir failli mourir, il y a peu. Hanabi, Udon, Mœgi. Le village. Et même « Frérot » comme il l'appelait. Il voulait tous les protéger. Et être assez fort, pour ne plus que l'on ne le protége.
« Je ne suis pas ta tante. Je suis Mitarashi Anko. C'est Sarutobi Yûhi Kurenai ta tante. »
La kunoichi avait parlé d'une voix froide et lasse, comme si elle avait dit un nombre incalculable de fois ces paroles. Elle ne voulait pas que le gamin l'appelle comme cela en privé, le connaissant, il pourrait d'aventure le dire en public. Ce qui serait gênant, pour des raisons que le genin ignorait, et qu'il devait ignorer.
Konoha-maru lui, se renfrogna, et se dit que finalement non, il n'allait pas le dire à Anko. Réaction de gamin vexé et boudeur. Pas de ninja.
« Sinon…tout dépend ce que tu as fait. »
« Oh, rien de spécial, une blague. »
« Je ne manquerais à personne de toute façon. »
Le vent soufflait doucement sur la plaine désertique, en poussant une sourde plainte, à peine audible. Il faisait froid, en ce début du mois de novembre.
Surtout au sous sol, là où vivaient les guerriers du son, et leurs maîtres.
Les flammes des bougies vacillaient, lueurs incertaines dans les larges dédales de pierres..
Normalement à cette heure, le chûnin blond devait être, au mieux, en train de s'entraîner, au pire, en train de s'enivrer en très bonne compagnie. Accompagné de son ami de toujours.
« Hike… ça te va bien, dis, tu veux me donner une pomme s'il te plait ? Je n'ai pas mangé depuis longtemps. »
« Mouais, moi j'en ai trop, t'as de la chance, j' suis pas prêteur d' hab'. »
« T'es sympa, hi »
« C'est Hike, pas « hi »
« Non, excuse moi, c'est un tic. »
« Un tic ? C'est pas contagieux j'espère, parce que sinon tu dégages de là en vitesse, j'ai bien assez de mes sœurs, et de mon père comme ça !»
« Nan, t'en fait pas, hi, c'est juste chiant, c'est tout. »
« …ho, au fait c'est quoi ton nom à toi ? »
« Mon… »
Le ninja sortit de la chambre, en ne jetant même pas un regard à la petite statuette qui tenait lieu de « lieu de prière » pour son ami. Il avait, pour une fois, penser à éteindre le bâton d'encens.
Il franchit les longs corridors brunâtres aux reflets roux, pour atteindre une porte, menant à l'extérieur. Un frisson parcourut le corps du ninja au contact frais du vent, mais son visage blême était toujours impassible.
Il allait franchir la porte, lorsqu'une voix, beaucoup trop familière à son goût, l'en empêcha. Il se retourna, et soupira d'agacement.
Devant lui, se tenait un homme, à peine plus âgé que lui, aux cheveux gris, tranchant avec ses yeux noirs, et allant assez bien avec la teinte grisâtre qu'avait prit le verre de ses lunettes. Kabuto, malgré la chaleur glaciale, n'était vêtu que de son habituel costume noir sans manche, maintenu par une large bande beige, au niveau de la taille.
« Que me voulez vous, maitre Kabuto ? »
L'espion rajusta ses lunettes, puis eut un sourire que les deux shinobi savait menteur, avant de dire d'un ton neutre.
« Tu n'es pas encore suffisamment remis de tes blessures, donc, tu ne peux pas quitter cet endroit, alors, sois raisonnable, et retourne dans ta chambre.»
« … »
Le ninja baissa la tête, pour aller scruter les bandages ornant ses bras, et son torse. Il savait que derrière ce motif, trop gentil pour être honnête, se cachait une autre raison, pas si gentille que ça.
« Vous me soupçonnez, et voulez me transformer en cobaye, c'est ça ? »
« …Tu as à moitié raison, et à moitié tort. »
« Et sur quoi, j'ai tort ? »
« Tu ferais un mauvais cobaye, je ne prend que les meilleurs corps, ou ceux ayant une particularité propre. Toi, tu n'es pas si fort que ça, et tu n'as rien de particulier. »
«Oh… »
Hike repartit dans sa chambre, en grommelant des injures, l'espion le suivit, tranquillement, tout en l'observant.
« Au fait, puisque tu n'as rien à faire, aide moi pour mes expériences, je ne manque pas de corps, mais je manque cruellement d'assistant. »
« Ce n'est pas Arimaru qui devait vous assister ? »
« Maître Orochimaru l'as tué par… accident. »
« Tant mieux, je ne pouvais pas le voir. »
Kabuto sourit, dans la pénombre, lui non plus n'aimait pas ce grand ninja brun, qui osait prétendre à sa place. Cela faisait au moins un point commun aux deux hommes, bien que normalement cela n'ait pas grand impact sur le ninja aux cheveux gris. Il avait eu au moins deux poins communs avec le casse pied/ petit idiot/naïf Naruto, et bien qu'il l'aimait bien, cela ne l'avait pas empêché de vouloir le tuer. Pour son maitre.
Shikamaru bailla avant de râler, pour la millième fois. Les rues de Konoha étaient animées. Normalement, il aurait aimé se mélanger à la foule dense, changeante, et compacte. Tout en observant, avec délice, les nuages blancs comme neige, dans un ciel bleu comme les fleurs préférées d'Ino, celles dont il ne se rappelais jamais le nom, à moins de chercher pendant des heures le bout de papier, où il l'avait marqué.
Ce qu'il faisait environ dix jours avant l'anniversaire de son amie, au grand étonnement de sa mère, et devant l'air narquois de Kojikako, la dernière née du clan.
C'était à cause d'elle, d'ailleurs qu'il devait interrompre sa sieste post entraînement, pour la simple, et bonne raison que la date du jour de sa naissance approchait, et que sa mère tenait absolument, à ce que cela soit lui, le grand frère bien aimé, qui lui acheta son divin cadeau.
Il aurait bien voulu répondre par un « j'ai autre chose à foutre. » si la fameuse scène de sa mère pour qu'il s'inscrive à l'examen jônin ne lui était pas revenu avec une exactitude extraordinaire.
Les filles sont chiantes, il n'y a pas à dire, galère.
« Shikamaru ! »
L'interpellé tourna la tête, et vit, non sans surprise, Ino, en compagnie de Sakura. Toutes souriantes. Des paquets aux mains. Mon dieu, se dit Shikamaru, me dites pas qu'elles vont me demander de faire du shopping avec elles.
Le teint halé du shinobi pâlit, mais ses yeux bruns demeurèrent aussi calmes, voire ennuyés que d'habitude. Il était vêtu de sa veste verte de chûnin, qui cachait en partit les vêtements noirs qu'il portaient, et qui s'alignaient avec son pantalon, de la même couleur.
« Bonjour Ino, bonjour Sakura. Alors, Ino, ça a été avec le petit Asuko ?»
« Oui, il est tout simplement adorable, sauf quand il pleure, là, j'ai qu'une envie, lui mettre sa couette sur sa bouche pour qu'il arrête enfin d'hurler. »
« Oh non, le pauvre, si jeune, et déjà traumatisé. »
« Parle pour toi, Shikamaru, c'est qui, dis moi, qui as horreur de changer sa couche, depuis qu'il a reçut un liquide jaunâtre sur ses vêtements, hein ? »
« C'est pas ma faute si ma mère m'as forcé à faire le linge pendant une semaine, pour quelques gouttes de… »
« Ha, oui, mais il y a eu aussi quelques aliments crachés au mauvais endroit et… »
« C'est bon, et tu sais pour les mauvais endroits, tu n'es pas la mieux placée pour répondre, n'est ce pas ? »
Les deux amis poursuivirent un moment, sous les yeux agacés de la chûnin aux cheveux roses. Parfois, ces deux là agissaient comme un vieux couple, et ne s'en rendaient même pas compte, c'en était exaspérant.
« Mais puisque je te dis que c'était un accident. »
« Un accident qui à failli me coûter… »
« Une déchirure, une toute petite déchirure, c'est pas la mort, quand même. »
« Un kimono de cette qualité, tu sais ce que ça coûte ? »
« Je t'ai remboursé le double du prix, alors ne me parles plus de… bon arrêtons en là tu veux, qu'est ce que vous en êtes en train de faire? Je croyais que les soldes n'étaient que dans un mois. »
« On voulait profiter du fait que nous n'ayons pas de mission, pour s'accorder une petite pause. »
Répondit Ino, en croisant ses bras derrière son dos. Elle portait un assortiment violet, qui contrastait avec celui rouge de son amie d'enfance.
Pour une fois, elle avait défait ces cheveux, et le ninja devait avouer que cela lui allait assez bien. Vivement qu'elle les remette en queue de cheval.
« Et toi, que faisait tu ? Normalement à cette heure, tu es en train de te reposer, ou de jouer au shogi. »
Demanda Sakura.
« Mais c'est vrai ça, me dit pas que tu as un rendez vous, et que tu ne m'as pas prévenue. Alors, c'est qui, donne moi son nom, son adresse, quand vous êtes vous rencontrés ? Que fais t 'elle dans la vie et… »
« C'est bientôt l'anniversaire de ma sœur, et je dois lui acheter un cadeau. Ordre de ma mère.»
« Tu as une sœur ? »
« Ouais, elle est ma cadette de, un deux… huit ans et un mois et demie. Elle s'appelle Kojikako, me demande pas qui l'a nommée ainsi, je veux pas répondre, elle est à l'académie, depuis un an. Je l'aide pour la pratique, et lui apprend le shogi, bien qu elle préfère le go. »
« Et elle lui ressemble comme deux gouttes d'eau, ajouta Ino, une vraie petite Shikamaru bis à huit ans. »
« C'est bon, les commentaires ? Elle me ressemble comme une sœur peut ressembler à son frère, point. »
« Et elle a les mêmes expression que lui, tu verrais, c'est trop mignon.»
« Ino ! »
Sakura n'écouta plus la suite, et fut d'un coup pensive, jusqu'à ce que l'idée germe en elle.
« Dis, Shikamaru, ta sœur a huit ans ? »
« Nan, sept, mais ça va pas tarder. Pourquoi ? »
Fit le chunin, en étant aussi surpris que son amie, qui regardait de ses yeux bleutés sa camarade aux yeux verts olive baissés.
« Que vas tu lui offrir ? »
« Une peluche, comme d'hab. ' »
« …Elle n'est pas un peu vielle pour ça ? »
« Elle fait des cauchemars parfois, ça l'aide à s'endormir. »
Elle lui sourit, avant de s'approcher de lui. Tout en lui demandant si cela ne le dérangerait pas si elle l'accompagnait. Il lui répondit non, et échangea un regard incrédule avec Ino, qui les suivit. Au cas où la kunoichi tente quelque chose, elle serait aux premières loges pour répandre l'heureuse nouvelle de la nouvelle future union.
On se voilait la face comme on le pouvait.
La kunoichi, elle, pensait à deux choses : le gamin aussi avait huit ans, et faisait d'affreux cauchemars, qui l'empêchaient de parler, voire de respirer, parfois. ...
Kojikako Nara éternua, avant de jurer, elle n'aimait pas prendre froid. Elle regarda un instant par la fenêtre de la salle de classe, et le vit. Une façon de marcher hésitante, un air ahuri, des cheveux noirs en bataille, mais surtout l'exacte réplique du kimono du sannin le plus détestable du trio. Deux hommes en train de l'approcher, l'air menaçant, et des paroles des amis de son père et de lui même en mémoire.
« S'il ne se tient pas à carreau, le gosse risque de morfler. »
« Oui, mais qu'est ce qui a pris au hokage d'accepter le fils d'Orochimaru dans le village !»
« Il est petit, le fils de son ancien ami, elle n'avait pas vraiment le choix. Bien que je désapprouve aussi son manque de discernement » »
Les hommes s'approchaient, tenant plus au moins discrètement un kunai, le petit cherchait à droite et à gauche quelque chose. Il était perdu. L'éclat dur des armes. Les battements d'un cœur qui s'accélèrent.
« Monsieur Iruka, j'ai envie d'aller au toilettes ! »
Hurla la Nara.
« Bien, mais… »
Elle sortit de la salle en courant.
« …ne traîne pas… »
« Moi aussi j'ai envie de faire caca m' sieur. »
Akira partit rejoindre la petite fille.
« Qu'est ce qui leur prend encore? »
Silence.
Je sais, il est long, ne vous en prenez pas à moi, mais aux gens m'ayant dit que les TPE étaient bel et bien terminé. C'est vous comme l'élimination du stress par l'annonce d'une bonne nouvelle m'inspire. Oui, je sais, vous n'en avait rien à faire, mais je le dit: Un bon TPE, est un TPE terminé, enfin selon moi.
Après, merci encore Maeve pour son commentaire, je l'ai lu avec grand plaisir.
Après, alors, suggestions? Critiques? Tomates envoyés à la figure? Ou félicitation? A vous de voir, le chapitre, et le commentaire étant terminés, à vous les studios.
