Présentation : Histoire Post Naruto
Genre : général. Si on pouvais clarifier les choses, je dirais angst, romance, aventure, mystère, bataille, démon, intrique, tout un programme (dur à équilibré, en plus)
Rating : T
Source : post Naruto
Disclaimer: Pas à moi. Quoique, vu ce que je leur fait subir, heureusement pour eux ^^ la chanson appartient à The Rasmus (merci yohko^^), par contre, c'est moi, qui ait fait la traduction. Oui, je ne suis pas aller chercher la traduction sur un site internet, pourquoi ? Parce que je trouvais cela marrant de traduire, comme je comprenais à peu prés ^^
Couples : couples divers et variés. Devinez, c'est très amusant, vous verrez.
Attention : Du sang, de la violence, des sous entendus plus ou moins douteux, des psychopathes (sérieusement, il n'y en a pas quant que ça…quoique), des personnages inventés (qui veut les prendre ?) Des envies de meurtres/revanches, langage trivial, allusions polysémiques, complots, ninjas, guerre, des folies, une succession de flash back, (dont la majorité se déroule un an avant l'histoire), enfin, l'intrigue avance.
Humour, jeux de mot. Clin d'œil à une série adorée par une de mes lectrices, ainsi que à un de ces dessins animés que l'on aime, et qu'après, on a honte de dire que l'on a même regardé un épisode. Parce que c'est pour les gamins, que c'est gnian-gnian, et qu'il n'y a que des gentils. Un indice, les méchants, enfin, supposés méchants, partent toujours dans les airs, après un énième échec pour capturer une adorable petite sourie électrique jaune ^^
Note, je suis désolée, pour le remplacement des lignes, par des « O », mais aux vues de certains problèmes techniques, je ne peux faire autrement. Veillez par contre m'excusez du peu d'esthétique, de la démarche.
Bon alors, merci encore Maeve Fantaisie, 666 Naku, et Shashiin pour vos commentaires ^^.
Réponse à Shashiin : Pour le résumé, c'est rien, je suis contente que tu ne sois plus perdu, mais si tu as encore un problème tu peux le dire ^^ Et c'est vrai que j'ai vraiment tendance à trop en mettre, ce qui déstabilise le lecteur. La faute à mes lectures, sûrement ^^ Mes examens se sont assez bien passés, merci de m'avoir souhaité bonne chance, et désolé du retard, je suis vraiment irrécupérable, je le reconnais.
They say, that I must learn to kill before I can feel safe/But I, I'd rather kill myself than turn into their slave/Sometimes, I feel that I should go and play with the thunder/Somehow, I just don't wanna stay and wait for a wonder.
Ils disent que je dois apprendre à tuer avant de me sentir en sécurité
Mais moi, je me tuerais plutôt que de devenir leur esclave.
Parfois je sens que je devrais partir et jouer avec le feu
D'une manière ou d'une autre, je ne veux pas rester là, à attendre une chimère.
(The Rasmus. In the shadows. )
Bonne lecture.
Ce fut à ce moment là, lorsqu'il croisa le regard mi rouge sanguin mi noir profond que Naruto pris conscience que cette masse de chair informe et sanguinolente était bel et bien Sasuke.
Il recula, stupéfait, tout en pesant que cela ne devait pas se passer comme cela, que cela n'aurait jamais du se passer comme ça.
« Abruti... » Souffla la masse de chair, non Sasuke, les yeux débordant de colère, de haine. Toujours aussi agréable avec les années ce crétin. Hinata parvenait, sans doute avec beaucoup de mal, à en juger par son visage crispé, et ses mains tremblantes à garder son calme, et à soigner le blessé, dont le corps était couvert d'ecchymoses, et des trous semblables à ceux d'une explosion, une aile grise battait pathétiquement le sol, à moitié arraché, tandis que la marque diminuait lentement son emprise, au fil des spasmes de douleur muettes du jeune déserteur.
« Ne me traite pas d'abruti, abruti. » Avait presque hurlé alors Naruto, trop en colère pour rester calme, trop déçut pour être heureux, et trop inquiet pour rester un minimum mature.
Yamato lui accorda un regard que Naruto aurait puit aisément rangé dans la catégorie compatissant, non, disons, une sorte de compassion. De celle qu'il ne devrait même pas exister dans leur monde. Hinata le regarda brièvement, puis mit plus de concentration à soigner le blessé à lui procurer les premiers soins, la lueur verte emmenant de ses mains sembla coup à coup moins tremblotante, plus ferme.
Les yeux redevirent noirs, bien que, celui de gauche gardait une lueur jaune, tout au fond. Enfin, ils se fermèrent, dans un dernier rictus narquois. Quelque chose se casa en Naruto.
Cela n'aurais jamais dû se passer comme cela, jamais, pas même dans ses pires cauchemars, de ceux qu'il avait fait parfois durant son apprentissage de trois années, lorsqu'il était trop tard pour sauver, et qu'il était dorénavant le temps de tuer. La sueur coulait le long de son visage, les mains tremblèrent un moment, puis, se stoppèrent. Sasuke semblait respirer, non, respirait. Oui, il respirait, il allait vivre, il le devait. Cependant, ce ne serait pas grâce à lui.
« Naruto ! »
Il se retourna, ses yeux bleus, si rieurs en temps normal, n'exprimant d'un vide effrayant. Tout autant que sa voix si calme, lorsqu'il dit « Oui ? » à Sakura, dont les pans de sa cape s'envolaient aux grés d'une brise trop douce, qui semblait soudain trop froide. Le chien jappa, et Pakkun le regarda avec son habituel regard morne. Les yeux verts s'agrandirent, lorsque la kunoichi entre aperçut la silhouette allongée. Le cœur du genin se sera, encore un peu plus.
« Crétin, réveille-toi. »
Les images mnésiques s'estompèrent, laissant place à ce noir léger, émaillait de lumière qui était parfois fréquent avant d'ouvrir les yeux le matin. Un sifflement prés de l'oreille déclencha un froncement de sourcils, une langue très fine qui se glissait lentement portés de l'oreille droite, toujours celle la. Puis, une morsure légère, presque un pincement qui arracha définitivement les yeux cobalts au noirs, et qui mit en marche le coté le plus agaçant de Uzumaki Naruto, à savoir son coté bruyant dés le matin.
Au côté du lit, Sasuke fit une moue dédaigneuse, un sourire narquois, qu'il réservait à beaucoup, certains diront, tous, et diront plus encore à son rival. Qui à ce moment même empoignait le serpent et lui hurlait une listes d'insultes à en faire pâlir de jalousie un charretier. Le serpent se tortillait, non en raison d'une douleur, ça, il n'avait rien à craindre de l'Idiot, non, il se tortillait c'est tout. Il sifflait aussi, anormalement bruyant pour un reptile. C'était le cadeau d'un marchand ambulant, sauvé par hasard, leur avait fait. C'était un œuf tout petit, tellement minuscule, qu'il avait semblé nager dans la paume de l'idiot. Il l'avait tenu en chemin d'ailleurs, se vantant d'une puissance gigantesque, jusqu'à qu'il s'arrêta tout à coup. Fixant l'œuf dans sa main.
Sasuke lui, ne s'était pas arrêté, jusqu'à ce que l'Idiot eut hurlé qu'un truc était en train de sortir, un truc tout petit, –il s'attendait à un éléphant avec un œuf cette taille, ou quoi ? -, puis, il avait précisé que cela n'avait pas de patte.
Soudainement, le plus jeune des Uchiwa s'était stoppé, pris d'un mauvais pressentiment.
Effectivement, ce fut bien un serpent qui naquit, ce jour là. En premier lieu, il s'était demandé pourquoi un marchant récompensait ses sauveurs avec un œuf de serpent sur le point d'éclore, puis, comment il se l'était procuré.
Il s'était brusquement rappeler de la drôle de mixture qu'il leur avait fais boire avant de partir, qui avait une drôle de teinte rouge sang, et ressemblait comme deux gouttes d'eau à la boisson infâme qu'il avait goûté une fois au pays de Son. Avant de la recracher en apprenant que le principal ingrédient provenait des serpents. Il comprenait pourquoi l'homme gardait précieusement son plus petit sac, celui où il avait crut entendre des sifflements. Du sake au sang de serpents. Un breuvage auquel l'on ajoutait souvent de la drogue, et qui était censé avoir des vertus médicinales, voire, protectrices. En gros, ils avaient sauvés la vie à un dealer. Fantastique.
Il avait aussitôt dit à Naruto d'abandonner le petit serpent nouveau né, argumentant que les petits serpents savaient dés la naissance se débrouiller tout seul. Pour Naruto, cela n'aurait posé aucun problème, étant donné le fait que le petit devait l'avoir mordu une bonne dizaine de fois en deux minutes. De plus, depuis le jour où il avait connu Orochimaru, il ne portait aucunement les serpents dans son cœur. Hélas, un énorme oiseau brun avait eu l'intention de s'offrir un petit encas écailleux, et Naruto avait vu, avais combattu, avait sauvé. L'on retrouva plus tard un oiseau couvert de bosses. Depuis, le volatil ne toucha plus à aucun reptile surtout s'il y avait unblond aux yeux bleus dans les parages. Grand bien lui en fasse.
Sasuke était loin d'être d'accord, et content.
Surtout quand il dû s'improviser professeur en matières de créatures rampants, - « Non, Naruto, les serpents ne mangent pas de ramen. » « Mais Gama Tatsu n'arrêtait pas d'en manger. » « Parce que c'est un crapaud, idiot ! ».
Nagashi devient le plus grand mangeur de ramen du monde reptilien, et le plus insupportable des siffleurs, le plus obstiné aussi, et avec un sale caractère mordant et étouffant en plus.
Génial.
« Au fait, pourquoi tu m'as réveillé, Sasuke. »
« Il faut que nous partions. » Fit le shinobi en tirant les rideaux, des formes s'amassaient dans la nuit, des villageois en colère, effrayés, suite aux rumeurs parlant de massacres, de sang, et de guerres à venir, ils semblaient secoués d'un seul et uniques refrain : « tout est de la faute des ninjas. »
« Dommage, je me plaisais bien dans ce village... » Un sourire, qui semblait heureux, un autre mensonge facial, comme pour rassurer, alors que l'autre n'avait rien dit, ou fait.
« … On y va. »
La dernière fois, ils s'étaient fait attaqués par des autres, et avaient failli tuer des gens par mégarde. Naruto ne voudrait plus que cela se reproduise, et ça, Sasuke le savait ; même s'il dirait que ce serait juste pour ne pas être ennuyer. Comme à l'ordinaire. Il était vraiment trop idiot, trop gentil. Pourtant, cela ne l'agaçait plus autant, sans trop savoir pourquoi.
Comme chaque nuit depuis ce jour, depuis un an, il tomba de sommeil après l'entraînement, comme frappé de nul part. Ce fut là, dans les draps chauds, moelleux et propres, que, comme toutes les nuits depuis une année, le rêve revient, suivit de l'horreur, du cauchemar. Il serra sa main sur le drap fin, imaginant, non, rêvant à une autre, douce, fragile, et féminine. Une fille mignonne, de son âge à peu prés. Ils se promenaient seuls dans les rues froides, mais ensoleillées, heureux de s'être retrouver, comme promis.
Il eut une fille.
Elle s'appelait Yoshino Kaede, elle portait une robe bleue, qui allait bien avec ses cheveux, et son regard sombre, mais lumineux. Lui avait son haut blanc, marqué de noir, son écharpe brune, et son pantalon ébène. Ils riaient, tout en se tenant la main, ils riaient, inconscient de la tragédie, qui lentement se nouait autour d'eux, comme une toile d'araignée, capturant le moucheron trop aveugle, trop naïf, trop faible. Il devait avoir douze ans, dans quelques semaines, il se sentait fort, non, il se sentait imbattable, invincible. Surtout lorsque ses yeux sombres croisaient ceux de la personne qu'il voulait absolument protéger. Il eut une invitation, des bananes aux chocolats, leurs plats préférés à eux deux. Kaede n'aimait pas trop les ramen. Ce n'était pas grave, il ne fallait pas trop en demander, surtout que, mine de rien, Kaede était une fille. Et question ramen, les filles ne sont pas très connaisseuses. Elle riait. Elle était là. C'était le plus important.
Il devait avoir du chocolat et de la banane sur la figure. Ce devait sûrement être pour cela qu'elle riait, ou alors, c'était ses poses pseudo glorieuses, pseudo héroïques, comme s'il pouvait être un héros. Lui qui était si faible, qui n'avais pas pu la protéger.
Il eut un baiser.
Ce n'était pas comme au cinéma, dans les films à l'eau de rose qui font pleurer les filles, et vomir les gars. C'était rapide, et léger, cela avait un vague goût de banane au chocolat. Un arrière goût de cerise. Il se souvenait que le cerisier était son arbre préféré. Il se souvenait également qu'elle lui avait montré le trèfle à quatre feuilles pourpres, enfin, à trois feuilles. Parce qu'une des feuilles avait été arrachées, ce qui normalement, aurait signifié que son vœu ne serait pas exaucé. Pourtant, son vœu s'était réalisé, puisqu'elle était là.
Puisqu'ils s'embrassaient.
Il eut un chat.
C'était un de ces matous débrouillards, traînant de temps à autre prés de ses poubelles, ceux qu'Anko chassait, en invoquant des serpents, certes discrets, mais de largeurs raisonnables. Elle prit en pitié un de ces chats errants. C'était à peine un chaton, un petit fauve au pelage luisant et aux yeux jaunes. Comme les yeux du drôle de garçon au kimono blanc, entouré d'une fille et d'un autre garçon. Celui qui était sur la photographie que son grand père gardait toujours dans son tiroir. Et qui jamais, au grand jamais, ne voyait la lumière du jour, comme trop honteuse. Il n'avait absolument rien dit. Même quand le chat le griffa, et regarda le sang sur ses doigts. Ses yeux ambrés scintillant d'une lueur froide, moqueuse. Cruelle. Insensible.
Il eut une bataille. Du sang sur ses doigts. Mais, cette fois, ce ne fut pas le sien. Une peur, sourde, et terrible, accélérant l'adrénaline qui parcourait ses veines juvéniles. Kaede, où est tu ? Où est tu ? Il avait beau courir, il avait beau chercher, il avait beau sentir, se souvenir du baiser au goût de cerise, de banane, et de chocolat. Il ne la trouva pas. Pour la seconde fois de sa vie, il regarda la statue de son aïeul, un sombre pressentiment lui broyant la poitrine, comme un jour de bataille si semblable. La première fois qu'il avait perdu un être cher.
Il eut un chat, partant de la forêt, couvert d'un sang qui n'était pas le sien, qui le mordit, ses yeux jaunes débordant de colère, et de cette même peur qui hantait le jeune shinobi. Celui ci, ses yeux noirs écarquillés, laissa un instant partir le chat. Avant de courir ver le bois. Plus tard, il s'apercevrait que ce bois jouxtait le domaine des Hyûga. Plus tard, trop tard.
Il eut un amoncellement de corps gisant sans vie, des civils, des ninjas, des inconnus, des familiers. Et lui, un enfant perdu dans ce champ de ruine, qui cherchait un visage, parmi les autres trucs froids. La voyant pas, il l'a crut encore vivante. Oui, elle devait être encore en vie, elle le devait, il allait la protéger, il allait la protéger ! Hurlait t il en lui-même. Comme le pitoyable gamin qu'il ne cesserait jamais d'être, et non le vrai ninja qu'il aurait dû devenir. Faible enfant.
Il eut enfin, une clairière gorgeait d'ombre. Ou alors, c'était lui qui rêvait, non se souvenait, mal. Il se souvient de deux ombres, une jeune et fine, qui aurait dû lui paraître familière, une autre d'un autre âge, d'un autre temps. Cette dernière riait, d'un sourire froid et cruel, comme perpétuellement mauvais, imprégné de malveillance, et d'envie de meurtre. L'autre ombre partit précipitamment, comme agité de remords, et de culpabilité, comme tremblante du monstre qu'elle avait libéré. Comme conscient du monstre ivre de pouvoir qu'il était devenu désormais. Tout cela pour se vengé d'un homme qui lui avait prit son enfance, ses parents, sa vie, et sa volonté. Konoha-maru vit un corps. De son âge. Un corps de fille. Parmi d'autres corps de shinobi. Il revit cette fille, son amour d'enfance, devenu son amour d'adolescent.
Kaede.
Il hurla, comme jamais il l'eut fait. Il eut deux yeux vairons qui le fixèrent, avec une malveillance et une ironie sans égale. Il eut des phrases froides comme de la glace, et tranchantes comme la lame de l'épée. Comme un cauchemar. Comme l'œil droit d'un monstre s'amusant de la peur et la détresse d'un enfant, tandis que son jumeau, plus vif et cruel, s'en délectait.
Ce jour là, Uchiwa Sasuke redevient, après des jours et des jours de captivité, un membre à part entière du village, en agissant comme un héros, au péril de sa vie. Ce jour là, Hyûga Neji, génie du clan, disparu. Ce jour là, une fille mourut, et un adolescent survécut. Dans la honte.
Comme chaque nuit, depuis ce jour, il se réveilla en sueur, sans bruit et dans le noir. Se remémorant, sans y croire, les événements d'après, conscient que c'était réel, que ce n'était pas seulement un cauchemar. Comme chaque nuit, il fit le décompte des heures, des jours, et enfin des mois. Et les larmes vinrent, rompant un silence trop lourd, et un vide trop grand. Comme un puits sans fond.
Il devait le faire, pour elle, pour son sourire. Voila ce qu'il se pensait, tout en se tenant le visage avec ses mains, retenant avec force ses larmes silencieuses, trop honteuses pour voir la lumière du jour. Il retira ses mains. Il pleurait toujours un peu moins que les autres fois. L'habitude, ou alors, il restait de moins en moins de place pour de telles futilités dans son cœur à moitié glacé ? Lui qui souriait beaucoup plus chaque jours, et pleurait un peu moins chaque soirs.
Le petit shinobi se leva, ouvrit la fenêtre, huma l'air frais et doux, les étoiles, où elle devait forcement être. Il sauta, se rattrapa sur l'herbe, les pans noirs de son kimono se levant, comme les ailes sombre d'un triste corbeau. Il partit, rejoindre le terrain d'entraînement. Pour rattraper ce frère qu'était Naruto, pour rendre fier de lui ceux qui étaient partis, tonton Asuma, papy Sarutobi, papa, maman. Pour venger un sourire disparu. Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé, avait cité sa belle tante. Maintenant, il comprenait trop bien la phrase. Puisque depuis un an, il était seul, avec sa bêtise, sa faiblesse, et sa honte, errant ci et là.
Comme un enfant perdu.
Il releva brusquement le nez de ses notes, son fude tombant sur la table basse, laissant sur le brun laqué de l'encre noire que l'écrivain essayerai d'enlever le lendemain. Lorsqu'il fera jour, et qu'il n'aurait plus besoin de deux lampes sur le bois pour écrire quelques lignes. Pour l'instant, il regardait Mugen, à l'entre bâillement de la porte, les yeux gris fatigués, presque rougis, et le teint encore plus livide au clair obscur. Un instant, et Jiraiya aurait crut avoir affaire à ces souvenirs si étranges, si réels, que le ninja le plus strict, et le moins sentimental en aurait des frissons, de regret, de peur, et un peu d'espoir, il fallais bien l'avouer.
Parfois, le gosse lui faisait un peu peur, et beaucoup mal.
« Tu n'arrives pas à dormir ? » Gronda pour la forme le shinobi, vêtu d'un kimono noir, comme ses yeux, qui parfois, rappelaient cruellement Konoha-maru à Mugen. Son frère lui manquait, mais, il ne pouvait en parler à personne, il lui avait juré de garder leur lien secret. Il ne savait pas exactement ce que c'était un lien, mais cela devait être important. Pourtant, c'était en partie pour cela qu'il avait gardé le silence, lorsqu'il s'était fait réprimandé tout à l'heure par Tsunade et Jiraiya. Ca, et aussi parce qu'ils lui faisaient un peu peur, tout les deux.
« Non. » Répondis t il, avant d'ajouter d'une même voix faible et blanche : « c'est les cauchemars, je leurs dit de partir, mais, ils ne m'écoutent pas, jamais. Ils font si peur, que j'ai peur de me rendormir. Et quand je me rendors, ils viennent, encore et encore, jusqu'à ce que je me réveilles, et que je l'ai oublie. Mais, cela ne dure jamais longtemps, parce qu'après je suis tout le temps fatigué. Ils me vont peur, messier, et ils ne me laisseront tranquil.»
Le petit garçon serra un peu plus son petit serpent en peluche contre lui, mettant son menton au dessus du crâne de la bête toute verte (encore merci Sakura.).
Jiraiya se retient de lever les yeux aux ciels, ou même de se dire que son filleul avait hérité du côté mignon et adorable, non, non, rectification, du côté androgyne et manipulateur de son foutu géniteur.
Comme Jiraiya était un shinobi reconnu des éternelles glaces du nord, aux vastes déserts arides du sud, il n'allait sûrement pas se laisser abuser par un gamin insomniaque, aux tendances autiste et dépressive, peureux, idiot, mangeant comme quatre, inutile, et ressemblant au plus grand des malades que Jiraiya ait jamais vu et, détesté, bien évidemment.
Il détestait ce mioche. Tout comme il détestait le père. Oui, il haïssait Orochimaru, c'était un fait reconnu de tous. Un shinobi aguerri comme lui ne peut absolument rien ressentir pour de la vermine, pour un déserteur psychopathe et complètement fou, dont le passe temps préféré était de découper les gens en petites tranches, ou de vouloir détruire un village entier pour une simple histoire de jalousie mal placé et de grade. Un monstre, un démon. Qu'il n'avait pas su comprendre, qu'il n'avait pas su sauver, vaincre cette folie qui l'a détruit, au final.
Mugen le regardait toujours, avec ce regard neutre, et profond, trop semblable à celui de l'autre. Celui d'un monstre qu'il haïssait tant, qu'il détestait tant. Il n'aimait pas ce gosse.
Tout comme il n'aimait plus le père.
Ce n'était que parce qu'il connaissait suffisamment le père, et qu'il voulait finir de travailler, qu'il fit du thé à cette heure tardive, ce n'était que parce qu'il connaissait le poids des cauchemars sur les enfants traumatisés et solitaires qu'il ne renvoya pas Mugen au lit, et qu'il le garda près de lui. Il le détestait, lui, et tout ce qu'il représentait. D'ailleurs, ce n'était parce qu'il voulait avoir plus rapidement la paix, qu'il autorisa le garçon à se blottir contre lui, pendant qu'il lui racontait une histoire, puis, plusieurs. Il le détestait tellement.
Mugen ne mit pas longtemps à s'endormir, bercer par les histoires d'hommes capables de milles et unes métamorphoses, de grands exploits, de terribles trahisons, d'effroyables lâchetés et d'extraordinaires courages ; maîtres des éléments, du silence, de l'ombre, rêvant pourtant de la lumière.
Ce n'était pas des contes, c'était des histoires qu'il avait connues, des visages qu'il avait combattus, ou qui l'avait sauvés, ou bien l'inverse. C'était les gens avec qui il avait grandis, ceux avec qui il avait sourit, pendant les terribles guerres entre shinobi.
Le vieil shinobi regarda un moment le garçon endormit, et, sans savoir pourquoi, il pensa au visage de ce benêt de Naruto, celui qu'il considérait comme un fils, ou un petit fils. Il remarqua que les traits du visage étaient ronds, un peu comme ceux que l'enfant blond avait dû avoir. Ils avaient la même ignorance naïve, un esprit enfantin assez semblable, et un père qu'ils ne connaîtraient jamais, et que Jiraiya avait connu. Namikaze Minato, le quatrième Hokage, et Kusano Orochimaru, plus grand psychopathe de la terre, après bien sûr le parricide préféré de l'Akatsuki. Il caressa les cheveux noirs, Mugen qui bougea un peu, comme un petit renardeau.
Jiraiya sourit. Non pas parce qu'il était attendrit, non. Juste comme ça. D'un geste, il reprit le pinceau, le trempa dans l'encre, et écrit encore, jusqu' à ce qu'il n'eut plus d'idée. Là, il repoussa doucement Mugen, et alla chercher une couverture, histoire que son protéger ne prenne pas froid. Il n'allait tant même pas acheter des médicaments à ce foutu gosse, non ?
« Tu es si naïf, c'est pour cela que tu ne t'était douté de rien tout ce temps. Ta bêtise est sidérante. Tu es décidément pathétique, Jiraiya. »
C'était ce que lui avait dit Orochimaru avant de déserter, le message lors de leurs rencontres suivantes n'avait pas changé, ni même lors de leur dernière rencontre, là, où il était décidément décider une bonne fois pour toute à le tuer. Comme Sarutobi aurait dû le faire. Quoiqu'on en dise, Kæru Jiraiya était prêt à empêcher le passé de se répéter, jusqu'à commettre l'un des actes qui lui répugnait le plus au monde. Tuer un gosse.
Mugen tant à lui était dans une béatitude sans nom. Il rêvait des fois où son frère bien aimé était venu à l'hôpital, pour le voir lui, il se rappelait de ses paroles, du fait qu'il l'ait prit dans les bras alors que les autres, Jiraiya et Tsunade compris, semblaient répugner à le frôler. Il se souvenait de son écharpe toute noire, qu'il lui avait fait essayer, du rire, des éclats de voix.
De la promesse.
« Tu m'as dit qu'on t'avait retenu prisonnier il y a eu personne pour d'aider ? Te protéger, jouer avec toi, te faire rire, te consoler, t'accepter…Tu n'as eu ni de mère, ni de…père. Je ferai tout ça pour toi, car tu seras comme mon petit frère… »
« Promis, tu me protégera ? »
« Promis petit frère. »
Konoha-maru était tout pour Mugen. Il s'accrochait à lui, à ces souvenirs partagés, ces minutes, ces quelques heures en communs, avec l'obstination d'un naufragé, tenant une bouée. Il ne voyait pas le vide dans les yeux, ne devinait pas le mensonge dans la voix, et la tristesse dans les gestes. Il ne voyait juste que celui qui l'avait plus ou moins offert la lumière, et l'espoir. C'était son premier, seul et unique repère, dans ce monde inconnu, où il était étranger.
Comme un enfant perdu.
Tu ne comprenais pas, comme si tu venais à peine de te réveiller. Tu respira lentement, interdis, essayant de comprendre, essayant de connaître la raison qui avait poussé ce type à attaquer, à s'attaquer à un enfant comme toi, égaré dans ce labyrinthe trop clair, trop vif.
Tu avais revis le combat, la lame luisante, l'autre, un inconnu trapu, vulgaire, les mêmes vêtements noirs que les tient.
Tu avais frapper avant que l'autre ne le fasse, et maintenant, une odeur très fortes imprégnait ses vêtement noirs, les même que l'autre, ton corps juvénile, et l'autre, grossier, trapu, et allongé. Des bruits de pas se rapprochaient plus en plus. Tu levas la tête, quittant le rouge, le noir de tes mains.
D'autres arrivèrent, d'autres te menacèrent, lames tirés, l'acier rougeoyant à la lueur des lampes, minuscules éclairant ses corridors trop blancs. Cette même odeur de combat, de sang, et de sueur couvrant les ninjas, comme un manteau, une seconde peau. Ils s'avancèrent.
Tu sautas. Sans savoir précisément pourquoi. Un, tu le cognas, une autre tu le griffas, tu crachas, mordis, sautas, griffa, contras, esquiva, pris le kunai d'un faible peureux, retournas la lame contre son maître, sans l'ombre d'un remords. Ainsi, tu tuas encore une seconde fois, sans rien penser, sans rien ressentir, avec la satisfaction malsaine de celui qui est encore en vie.
Les autres reculaient, puis, repartaient, avec le regard vide du pion sacrifié, pour une cause qui semblait juste. Le kunai fendis l'air, la main, répandis le sang sur la chair, et une odeur toujours plus forte te collait, ne cessant de grandir, comme cette sensation horrible de ne pas savoir exactement ce que tu étais en train de faire, ni comment, ni pourquoi. Tu étais vides, exact reflet de tes gestes, fluides, précis, mais sans assurance, machinaux, parfois trop, comme un pantin qu'un expert manipulerait avec dextérité, mais sans passion.
Bizarrement, tu rias, rias, encore et encore, comme si ton rire remplaçait les sanglots qui secouaient ton corps, sans pour autant prendre forme. Bravo, tu avais réussi le test. Bravo, dorénavant, tu n'étais plus simplement un enfant, mais tout d'abord un pion, un ninja. Bravo. Pauvre chaton.
Adossés au mur, caché par un bloc blanc, deux individus regardaient l'enfant aux cheveux blonds. Celui qui se tenait debout, immobile, lorsque ses ennemis étaient à terre. Tout les deux étaient habillés de noir, l'une était une femme rousse, les yeux bleu vert, froids, neutres. Plus grand qu'elle, l'homme brun qu'on appelait Sei affichait un sourire, narquois, et glacial. Son œil droit blanc sans vie, et son sombre œil gauche sans émotion.
« Il semblerait qu'il soit plus doué que ce qu'on le pensait. C'est plutôt une bonne nouvelle, tu ne trouves pas ? Avec ça, le plan démarrera plus vite que prévu. »
Le ton était neutre, comme s'il eut parlé du temps qu'il faisait, ou alors, d'une nouvelle sans intérêt. Son vis-à-vis fit la moue, avant de baissait la tête, sans répondre, ni faire de remarque. Son sourire faux toujours aux lèvres, le jeune homme reprit la parole, avec le même ton détaché :
« Tu en fait une tête. Tu devrais être contente, non ? Après tout, c'est un peu de ta faute si on a dû confier l'enfant au premier médecin rencontré. Médecin qui s'est avérée être une incapable. »
Deux yeux bleus le fixèrent avec une colère sourde. Puis, le dit maître Uzumaki jeta un œil à l'autre gamin, toujours immobile. Il l'inquiétait un peu, plus qu'elle aurait pu le prévoir.
« Ne t'inquiètes pas, il s'en remettra. C'est cruel, mais, il faillais être sûr qu'il… »
« Qu'il serait un bon petit pantin tueur traumatisé à vie ? » Répliqua qu'elle froidement, avant de reprendre : « T'en fait pas, je sais qu'on devait le faire. De toute façon nous les shinobi, nous ne sommes que ça, des bouts de viandes, des trucs qu'on balance d'un bout à l'autre de l'échiquier, et puis, s' il est pas content le ninja, basta ! Envoyé avec les autres détritus de même genre, à la morgue au mieux, et à la salle de torture au pire. Pas moyen d'y échapper.
Dis, Sei ? Tu sais ce qu'ils font là bas, aux jeunes espions, dans la superbe Konoha ? D'abord, ils les mettent deux jours et demi, voire plus dans une salle obscure, vide, sans boire, ni bouffer. Ensuite, ils le questionnent longuement, en le tentant avec des mets fabuleux, du genre, tu les vois, tu salives, même lorsque t'as mangé comme un goret. Et là, s'il n'as rien à donner, ils… »
« Tu l'aimes, dis moi, ce petit. » Interrompis le dit Sei, son sourire disparu, ayant cédé la place à un visage neutre, excepté la mince lueur compatissante dans l'œil noir. L'œil droit d'un blanc jaunâtre, étant toujours plus ou moins vide. Comme privé de lumière.
Elle détourna la tête, plissant les yeux, et la bouche, un tic qu'il connaissait bien. Les yeux bleus, se portant sur le gamin blond, étaient neutres, froids, et semblaient indifférent. L'enfant ne faisait pas un geste, ni pour avancer, reculer, ou s'enfuir, il état là, comme perdu.
« Non. J'ai juste l'impression de le mener à l'abattoir. »
« Ne t'inquiète pas, au cas où, j'ai préparé une place prés de ton cerisier préféré, tu sais, celui où j'ai enterré… enfin, tu vois de qui je parle, puisque tu y vas tout les jours. »
Un silence, des menaces muettes transmises par des regards noirs, et puis, un ton cinglant et désagréable.
« Sei franchement, t'es le plus gentil, et le plus sexy salaud du monde. En gros, tu ferrais un magnifique ninja de konoha, il faudrait aussi que tu joues les fanatiques. Par contre, gardes ton coté, « j'ai l'air d'un niais alors que je tues tout ce qui bouge ». Cela fait très « pro du village de konoha. ». Prends aussi un costume vert ridicule, et un livre cochon, tu ne serras que plus crédible. »
« Lorsque tu es aussi énervée et cyniques, j'en déduis donc que tu n'es pas dans ta période du mois préférée. Je me trompe ? » Taquina l'homme, avec un grand sourire, un vrai, cette fois.
« Nan ! T'as entièrement raison, et c'est un véritable calvaire !» Se plaignis théâtralement la kunoichi, avant de reprendre plus « sérieusement » : « Dis moi, Sei chéri, est ce que tout ceux qui recherchent un garçon aux yeux verts sont comme toi, ou alors, t'es un cas à part ? »
« … Je pense que nous devrions arrêter cette discussion, sous peine de nous énerver mutuellement. »
« Ouais, t'as raison. Surtout que, cela va bientôt être l'heure. Bon, vas maintenant faire ton show avec Nawaki, tu sais, ces histoires bidon de fatalités, de cerisiers et compagnie. Moi, j'y vais, à plus. »
« Dis lui bonjour de ma part. » Dit-il en souriant.
« T'as y aller, gros flemmard. » Renchérit-elle le dos tourné, les mains dans les poches, et le chemin en tête. Pas que le labyrinthe lui soit inconnu, depuis le temps. Elle avait cependant un sens de l'orientation quasi nul, et une patience relativement limité.
Sei la regarda partir, sans pour autant éprouver quoique se soit. Elle l'amusait, de temps à autre, et il aimait la taquiner le reste du temps. Pourtant, il n'éprouvait rien pour elle, ni pour personne d'autre, ce qui l'arrangeait bien. Il s'avança ver le gamin, le surprenant, à en voir son regard ouverts, ses grands yeux bruns remplis d'appréhension. Du sang coulait encore de ses mains, et l'homme n'eut pas fait un pas, que le gamin l'attaqua. Il l'évita sans peine, un sourire cynique se peignant sur ses lèvres. L'enfant avait peur, était seul, sans défense, manipulable.
Comme un enfant perdu.
Le cerisier n'était pas beau, même couvert de fleur, or il n'en avait pas, en cette période de l'année ; il semblait cabossé, difforme, sous un ciel sombre, dénué de nuage, solitaire, parmi la forêt d'arbre, enfin, une dalle grisâtre avait était mise à ses pieds noueux, maladroitement, de la mousse recouvrait la pierre, ajoutant du vert au gris. Il n'y avait pas de nom, pas de date, et personne pour s'interroger sur ces menus détails. En fait, il fallais mieux ne pas se poser de questions. Tous savaient que seule une personne était autorisée à s'y recueillir, à y rester.
Ceux qui auraient pu révéler, ceux qui avaient vu, n'en parlaient jamais, et c'était sans doute mieux pour eux, et les autres.
Un jour, un homme était allé voir, n'ayant rien vu en apparence, il avait creusé sous la pierre, poussait par personne ne savait quelle curiosité macabre et malsaine. Un raclement de gorge, il s'était retourné vivement. Personne ne le revit, on parla juste d'un horrible cri, suivit d'un lourd silence. Tous savaient la folie de celle qu'on nommait maître Uzumaki, et personne ne chercha plus à savoir quoi ou qui était sous la dalle.
Comme à son habitude, elle ne resta pas longtemps, le temps de dépoussiérer, gratter un peu, pour jeter la moisissure, les champignons, la mousse verdâtre, de prier, sans savoir pourquoi. Les oncles salis par la terre, les mains recroquevillaient, les genoux pliés, et les yeux dans le vague, tristes, mélancoliques, elle se remémora l'évènement, une quinzaine de fois environs.
Deux petites mains blanches se levant, un visage fin, des yeux si clairs, dorés, alors que l'autre avait des yeux si foncés, gris.
Un air apeuré semblable, ainsi que des silences, deux cent cinquante deux jours hais entre tous, pour obtenir une paire aussi différentes, mais si pareilles au final. L'iris trop droite, trop pointue, des mains trop blanches, des traits trop fins,des cheveux trop sombres, un caractère trop calme, trop tranquille, trop silencieux. Trop de trop qui la ramenais sans cesse à un passé qu'elle aurait voulu oublier. Le temps du rire, et du rêve, le temps sans soucis, où le grondement de la guerre n'était qu'un vague bruit désagréable. Deux hommes différents, un cousin, et un autre cousin, des jeux, une vie. Puis, un jour lointain, la pluie vient, noyant tout, le sang, les rires, et laissant couler les larmes.
Il eut, un jour plus proche, la pluie. En ce temps là, il y aurait dû bientôt avoir, en d'autres circonstances, un double anniversaire. Il n'y en avait jamais eu en six ans et demi. En vérité, elle ne se souvenant à peine de la date, préférant toujours l'oublier. Elle l'aurait sûrement fait, si l'autre con borgne ne lui rappelait pas toujours. Devant eux, les choses, les trucs, les objets mouvants qui restaient toujours ensemble. Tout le temps. Comme s'ils étaient une seule et même personne. C'était un peu effrayant, d'ailleurs.
Il eut la pluie, les souvenirs, la haine, la pluie. La crise. La honte, et peut être aussi un peu de peine. Sans comprendre pourquoi, sans comprendre comment. Il eut aussi une promesse secrète, qu'elle ne dévoilera jamais devant quiconque. Qu'il la haïsse, la maudisse, la craigne. Peut lui importe, pourvu qu'il reste en vie.
Quelques jours après, un vent froid soufflait sur le village de la feuille, glaçant un peu plus les pauvres diables qui avaient eut le malheur d'éveiller l'hostilité susceptible de la cinquième Hokage. A leur décharge, c'était extrêmement facile d'énerver la shinobi : un mot de travers, un retard, ou un commentaire mal placé, et le pauvre shinobi était bon pour être de garde la nuit, tandis que les autres dormiraient bien au chaud.
Yamashiro Aoba était très bien placé pour connaître cette situation, certes importante, mais relativement inconfortable. Il regardait attentivement le paysage au alentour, ses invocations, des volatiles noirs, ne cessant pas de voler sur des kilomètres. Il soupira, pensant avec mélancolie à son lit, et à cette fille adorable qui lui servait de voisine, et que Hagane Kogetsu voulait absolument séduire.
D'ailleurs, Hagane Kogetsu prenait un malin plaisir à observer l'attitude des femmes à son égard, au grand dam de Namikaze Izumo. Non que ce dernier entretienne une relation ambiguë avec son équipier - ils avaient déjà eu bien assez avec le plus sombre élève du ninja copieur, et du plus sombre idiot que la terre ait engendré (comment peut t on espérer devenir ninja en portant du orange ?).
Non, Izumo en avait marre que leur maison se transforme en une station thermale à chaque fois que Kogetsu ramène une fille. Avec tout l'entretient que cela comprend. Il était inutile maintenant de préciser qui devait faire le ménage, pendant que d'autres prenaient du bon temps, n'est ce pas ?
A part ce détail épisodique, le duo –et non le couple- s'entendait à merveille. Certains avaient un mal de chien à différencier l'un de l'autre, alors qu'ils n'avaient à proprement parler aucun lien de parenté. D'ailleurs, Aoba n'avait jamais entendus parler de la famille d'Izumo, lequel évitait avec soin le sujet. C'était avec tac que personne n'en parlait. Encore aujourd'hui, certains gardaient les blessures de la guerre. Kogetsu par contre, c'est différent.
Aoba ne connaissait certes pas le contenu de son arbre généalogique sur le bout de ses doigts, par contre, il connaissait sa cousine, qu'il avait rencontrée d'une manière vraiment embarrassante.
Il n'était pas rare pour le duo d'inviter durant leurs rares pauses, leurs amis à jouer au poker. Aoba aimait, et détestait ces réunions. D'abord, parce qu'il arrivait toujours comme un cheveu dans la soupe, avec un petit « tien, et si on invite Aoba ? » de Kogetsu. Le calme Izumo rougissait de ne pas y avoir pensé, et Aoba se devait alors d'acquiescer pour ne pas le gêner davantage. Ensuite, il avait toujours à ces réunions Shiranui Genma, le deuxième plus séduisant ninja, après bien entendus, l'indétrônable Hatake Kakashi. Enfin, selon un sondage féminin, du quotidien « glamours kunoichi ».
Bon, il était vrai aussi qu'il aimait beaucoup l'ambiance, et jouer aux cartes était l'un de ses passe-temps favoris. Néanmoins, il aimait moyennement se faire détrousser par Genma, le plus grand et discret tricheur de Konoha, voire, de la terre entière. Bon voila, suite à son élimination du jeu, et à une perte monumentale de sa paye, gagné à la sueur de son front, il s'était dirigé d'un air lasse vers les toilettes.
Allez savoir comment, il s'était trompé de couloir, et, croyant ouvrir la porte des toilettes, il avait ouvert la porte de la salle de bain.
Il s'était retrouvé face à face avec une jeune personne de dos, en train de finir de se laver, es vêtements féminins posés sur le bord d'un lavabo du même blanc de la douche. Et l'eau avait cessé de couler. Interdit, il avait voulut partir, lorsque la jeune fille, l'ayant prit pour Kogetsu, son cher cousin, lui avait demandé de fermer la porte. En effet, elle tremblait. Il ne dit rien, la fille se retourna, le fixa avec de grands yeux, dans une nudité totale, les cheveux noirs et longs dénoués, deux grands yeux bruns taquins. Il avait dit, les joues rouges, bonjour. Elle avait hurlé sale pervers. Elle lui avait envoyé des shuriken de sa sacoche, mise pêle-mêle avec ses vêtements.
Il avait esquivé avec trop de facilité pour que cela ne soit pas voulu, il s'était retourné, pour se retrouver en face d'un Gai, et d'un Kogetsu, pas du tout ravis.
Il était connu de tous que Gai avait, disons le franchement, une grande capacité en matières de « je te défonce le crâne en un coup ». Par contre, qui aurais dit que les poings de Kogetsu faisait aussi mal ? En tout cas, après de grandes répétions de « je suis désolé », et autre « je n'ai pas fais exprès », les deux hommes avaient enfin compris qu'il n'avait pas voulu faire de mal à Tenten. D'ailleurs, il était sûr que, au pire, elle se serait très bien défendue, et que s'ils l'avaient véritablement cru quoique ce soit à leur Tenten, Gai et Kogetsu n'auraient eu aucun remords à le tuer sur place. Ou à l'envoyer dans les griffes de Morino Ibiki, ou Mitarashi Anko, ce qui était mille fois pire.
Le timide Aoba frémit en pensant à la kunoichi au sourire décidément aussi sadique que celui de son ancien professeur, dont le nom même était tabou. Dire qu'elle avait quoique ce soit de commun avec le non regretté déserteur était tout bonnement suicidaire, et elle prenait un malin plaisir à le rappeler à chaque fois, même après sa mort. Il se souvenait qu'elle n'avait pas manifesté de joie en l'apprenant, elle était resté étrangement calme un moment, avant de dire que c'était tant pis pour lui. Elle aurait pu dire cela avec n'importe quel déserteur, ou ennemi du village. Personne n'avait insisté. En fait, personne ne s'en préoccupait beaucoup, en apparence du moins.
Il y eut des regards, des signes. Certains se permirent de la taquiner, de lui présenter ses condoléances sur un maître, qui avait dû lui enseigner beaucoup de choses très intéressantes. Les esprits les plus pervers et tordus avaient tout de suite saisit l'allusion. Jeune, la jeune femme avait été un vraie garçon manqués, et tout savait que le plus psychopathe des sanin adorait les enfants, surtout les garçons, « surtout dans le noir », ajoutaient souvent les plus vicelards, en se gaussant. Insensibles à ce que devait ressentir Anko en entendant ça. Bon, ce n'était pas comme si elle n'eut pas été habituée aux commérages dès le début de son apprentissage.
D'autres avaient ajoutés d'Anko avait peut être pris exemples sur son maître, à en juger son comportement soi disant louche avec le petit fils du vieux singe sénile…pardon, respectable feu troisième Hokage.
Ils riaient plus fort, en y mettant les détails les plus sordides, et les plus glauques qu'ils pouvaient imaginer, parfois, ils allaient jusqu'à imiter l'acte impardonnable, rendant encore plus mal à l'aise les spectateurs innocents. Anko partait dès le début, pour s'entraîner selon ses dires. En fait, elle allait s'enfermer chez elle, comme parfois elle le faisait lorsque la pression était trop lourde. Bien évidement, tout le monde s'en fichait, oui tout le monde.
A titre strictement informatif, ces langues de vipères (belle expression ironique) s'étaient vite retrouvées crispés de sembon, car Genma avait, comme par hasard, voulu démontrer son talent de viseur à tous.
Ensuite, ils avaient été pris dans le sort d'illusion lancé accidentellement par Kurenai, poursuivis par des chiens particulièrement véloces, ressemblant à l'escouade canine de Kakashi (« j'avait un rendez vous à ce moment là. »). Des corbeaux avaient croassés à leurs fenêtres durant la nuit, et, parfois, durant leurs rendez vous intimes.
Un duo de ninjas masqués eurent tôt fait de les envoyer pour de bon à l'hôpital, sous l'ordre particulièrement explicite d'un géant, à la voix aussi grave que le terrible Morino Ibiki. Sans parler d'un type s'amusant à s'entraîner très fortement sous la fenêtre de leurs chambres (« la flamme écarlate de fleur de la jeunesse vaincras ! »). Sans compté le nombre d'arbres qui avaient mis leurs branches en pleine figure durant leurs journées de repos, leurs entraînements, et parfois même durant leurs mission. Un ancien des services secret ne s'abaisserais pas, bien entendus à ses enfantillages, surtout l'estimé Tenzô- pardon Yamato.
C'était juste de simples et banales coïncidences.
Fort de ces épisodes plus inintéressants les uns que les autres, le shinobi faillit ne pas la voir. Cette ombre qui se mouvait dans le noir, comme seul peuvent le faire les ninja, les guerriers de l'ombre. Ses corbeaux ne cessèrent de croasser, comme un oiseau pouvait le faire, en sentant la venue d'un effroyable serpent, rampant silencieusement sur l'herbe. Il les fit taire, sauf, un ou deux, histoire de ne pas éveiller les soupons. L'ombre s'arrêta aux portes, leva la tête, et, le shinobi en était persuadé, le regardait maintenant.
Il n'était pas d'un naturel peureux, néanmoins, il sentait l'anxiété lui serrer la gorge. Jusqu'à ce d'une voix lasse et fatiguée s'élève, faisant naître en lui une surprise et une gêne qui accompagnées souvent les paroles calmement réprobatrices de son aîné, et professeur, Aburame Shigen. Aoba sauta de la rambarde, se rétablit rapidement, et salua promptement son professeur, un des anciens, camarades encore en vie des fameux ninja légendaires, bien que jamais l'Aburame n'avais dit ce titre. Ni en bien, ni en mal. Déjà qu'il ne parlait pas beaucoup.
Toujours vêtu de son habituel col gris cachant la partie basse de son visage, de son pantalon beige, contrastant avec ses grosses lunettes noires, et ses cheveux sombres et crépus, caractéristique de la famille Aburame.
« Comment vas-tu Aoba ? Cela fait si longtemps que je ne t'avais pas vu. »
« Très bien, maître. Comment était le temple du Sud ? »
« C'est l'endroit parfait pour terminer une vie dans le calme et l'étude. Hélas, il me semble que tout le monde n'aime pas ce genre de vie. » Remarqua d'un ton neutre le vieil shinobi, tournant la tête vers une forme qui s'avançait en courant sans faire de bruit. Puis, le chien sauta sur Aoba, qui trembla un peu, avant de caresser le vieil molosse gris, qui lui lécha la main.
« Du calme, Nezumi. » Réprimanda son maître, qui venait d'arriver, le dos chargé, et un sourire en coin. « Maintenant, tu ne tombes plus, petit Aoba ? » Repris t il d'un ton taquin.
Aoba leva les yeux sur l'ami de son maître, Inuzuka Toboe, avant de dire un petit « non », tout en pensant aux nombres de crises cardiaques qu'il avait failli avoir lorsque le grand Nezumi avait eu ses brusques moments d'affection.
En total, ils surpassaient presque les moments de rage du chien, qui n'avait rien à envier à d'autres.
« C'est dommage, tu étais pourtant bien mignon, lorsque tu mordais la poussière, je veux dire ! » Précisa t il en souriant, découvrant ses crocs luisant dans l'obscurité.
« Toboe, arrête d'embêter mon élève, surtout lorsque qu'il en service, et que nous avons une affaire à régler. Je suis désolé Aoba, mais cela ne te concerne pas.» Précisa t il, en devinant l'air intéressé du shinobi, qui marqua un instant de pause, avant de dire un « Si je peux vous être utile… » Qui ne fut jamais terminer. Il ouvrit la porte, en ayant toutefois, au préalable vérifié l'Inuzuka. Simple examen de routine. Le maître du chien, avant de rentrer dans le village, lui posa sa main sèche sur son épaule, comme lorsqu'il était petit, complexé par les progrès fulgurants de ses équipiers, et honteux par son impuissance.
« Ne t'en fais pas, il est très content de te voir. Seulement, on a un problème à régler. Un vieux problème qui a pourrit la moitié de notre voyage de retour d'ailleurs. »
« C'est si grave ? »
« Non, t'inquiète, on va le régler en vitesse je te dis. Je te demande juste une chose, reste à l'écart. Quoiqu'il arrive. » Le ton habituellement chaud de ma voix grave s'était fait plus dur, plus tranchant. L'on aurait dit le ton d'une personne à la fois certain de ce qu'il fait est juste, mais tout aussi dangereux.
Il partit rejoindre son ami et équipier, suivit de son chien, tandis qu'Aoba regagna les hauteurs, songeur. Il ne s'aperçut pas de quelqu'un s'était infiltré, et surtout, que son ancien maître et ami n'avaient cessé de le guetter. Il s'aperçut juste que ses corbeaux croassaient plus que d'ordinaire, comme un oiseau, pris au piège par un prédateur. Par un serpent dans l'herbe.
D'un commun accord tacite, issue de leur longue collaboration, ils allèrent dans le quartiers Inazawa, un quartier peu peuplé, qui était connu des enfants pour ses culs de sacs, où ils pouvaient gaiement s'amuser à jouer, à faire des embuscades, à être des ninja. Sauf que ce qui se jouait dans la nuit n'était pas un jeu, ni une partie de rigolade.
Le quartier était relativement calme, éloigné des barrières, loin de tout ceux qui pourraient voir, entendre, ou être blessés. En clair, les vieux shinobi se préparaient à combattre, dénués de peur, c'était de l'excitation, de l'adrénaline, vielles et aimables connaissances, qui coulaient dans leurs veines.
Leurs mouvements étaient simples, mais fluides, de loin, on aurait pu les prendre pour de vieux amis discutions, pendant le chemin de leurs maisons. De près, personnes n'auraient pu voir les insectes sous le tissu des manches, sortir, grouiller, tandis que son camarade donnait des pilules militaires à son chien, préparant discrètement à sorti ses armes, ses kunai, à se dévêtir de ce sourire un peu niais, parfois timide, qui le couvrait comme un masque, une façade cachant un meurtrier. La lune était pleine dans un ciel bleu sombre, pas noir d'encre, bleu sombre. Le chien renifla, aboya aussi doucement qu'il lui était possible.
C'était sa réponse à la question que posa encore une fois l'Aburame. Connu, ou inconnu ?
Ami, ou ennemi ?
« Connu. Dangereux. Ami. »
Trois mots que retraduisais toujours avec exactitude l'Inuzuka, trois mots que ne comprenait jamais le manipulateur d'insectes, qui gardais pourtant toujours son calme et silence. Comme ce petit cousin qu'il aimerait bien revoir. Après avoir bien sûr résolu l'énigme. Ami. Connu. Dangereux.
« Où ? » Murmura t il dans le silence et la nuit, presque invisible dans le noir. Seul restait son odeur, de miel, de sueur, d'insectes, de livre, de poussière, de sang. Chaque ninja avait son arôme, mais tous avaient cette triste et terrible émanation, comme une marque de fabrique à la chaîne. Il en avait su en repérer des fois, caché sous un sourire, des paroles douces, des gestes tendres et sincères.
Il avait tous su les trouver ces meurtriers hypocrites, allant se mettre du parfum pour la couvrir pour les plus rusés, la laissant aller, lui monter au nez, pour les plus bêtes, les plus candides, les plus suicidaires.
Il les avait tous tué, parfois avec une trace de regret, rarement avec une once de plaisir. Il pouvait dire beaucoup de chose sur une personne en fermant les yeux, et en sentant leur odeurs, juste elle. Il n'arrivait pas à lire la perfidie dans leurs yeux, n'arrivait pas à saisir le mensonge sur les lèvres, sur le corps, et à entendre la traîtrise par ses oreilles. Cela n'était pas important, car, il était certain qu'il resterait toujours son odorat pour le sauver. Le principe était le même pour son chien, voire pire.
C'était lui qui l'avait sentit en premier, cette composante barbare et familière, pendant qu'il mangeait un onigiri, et Shigen buvait de l'eau. Il avait humé l'air à sa suite, avant de déglutir. De la terre, de la poussière, de la sueur, du sang. Encore et toujours. Cela venait de l'arbre, ils s'y étaient tout les trois précipités, avaient ensuite fouillé la zone, rien, envolé. Cette odeur inconnue, que Toboe avait cru reconnaître.
Cette odeur qui l'obsédait, qu'il semble parfois reconnaître, lors de ces parties de cache-cache forcés. Elle l'avait longtemps accompagnés, et dans sa mémoire, elle se mêlait à d'autres odeurs, des effluences de gamins, fraîchement sortit de l'académie, des émanations d'adolescents, des parfums d'adultes, des odeurs de ninja. Odeur de meute.
Un mouvement de main, et ils sautèrent, courant sur les toits, flairant l'ombre, guettant le bruit, et le pas. Comme une danse, un jeu milles fois exécuté, souvent avec efficacité, parfois avec ennui, et même, des fois avec regret, lorsque la pression devient trop lourde, la culpabilité trop dense, comme si on apercevait de loin la ronde sans fin des assassinats passés et surtout à venir. Qu'on tremblait en avance que la main qui est un jour caressante, devient si facilement meurtrière et sanguinaire. Tout en sachant qu'on n'avait pas le choix, et qu'on ne l'aura jamais.
Comme disait les Hyûga, c'était le destin qui décidait au final. Des conneries pensait Inuzuka Toboe, des conneries pour se donner bonne conscience, pour se dire ce n'était pas moi, c'était le destin. Tu as du sang sur les doigts, c'est bon, c'est irréparable. Si tu n'es pas content, arrête, cela vaudra mieux. C'était sa façon de penser, directe, sans tact, bourrue.
Chaleureuse.
Toutefois, lorsqu'il tenu l'ombre, lorsqu'il identifia l'odeur, la personne, le ninja, il déglutit, et dans le noir, son teint, halé par les années, pâlit, et l'air sembla plus froid. Beaucoup trop.
Malgré l'odeur de sang, de vomi, malgré la faiblesse et la fatigue que les ninjas avaient entrevues, sentis, celui qui était à terre semblait rire, d'un rire incongru, ironique, jaune, glacial. Oui. L'inconnu, plus si inconnu que ça, se fichait bel et bien de leurs têtes.
Petits problèmes : comment un mort pouvait avoir l'air plus jeune de ses cinquante quatre ans, et faire son regard de génie complètement malade, alors qu'il était sensé être mort, tuer par un piot de quatre ans, non, pardon, de quinze ans ? Comment se faisait t il que ce même mort vivant, affaiblis certes, qui pourrait aisément se tirer de la prose du vieil shinobi, ne faisait absolument rien pour s'enfuir ? Pourquoi Toboe ne sentait pas la haine du déserteur emmené de lui, alors qu'ils étaient plus de tout, fidèles aux valeurs de Konoha ? Pourquoi avait t il l'impression, enfin, d'être revenu en arrière ? Pourquoi être heureux de revoir un traire ?
Effluences de gamins, fraîchement sortit de l'académie, émanations d'adolescents, parfums d'adultes, odeurs de ninja. Odeur de meute. Il semblerait que son odorat l'ait trahi. Cela lui fait un peu peur.
« Tu sens toujours le chien mouillé. » Salua froidement le mort, pas si mort que ça, les yeux jaunes pétillants d'ironie glaciale. Ironie pourtant familière, et qu'il croyait perdues. Connu. Dangereux. Effluences de gamins, fraîchement sortit de l'académie, émanations d'adolescents, parfums d'adultes, odeurs de ninja. Odeur de meute
Il raffermit son étreinte sur la gorge, sentant le souffle ralentir sous son autre main, et sachant Shigen en train de préparer une riposte en cas d'attaque. L'air était frais, froid, et humide, porteurs de milliers d'odeurs différentes. Nezumi les regardait, en temps normal, il aurait grogné, montrer les crocs à l'ennemi de son maître, qu'il avait protégé dès le premier jour, allant jusqu'à faire peur aux autres, et laisser la solitude s'installer. Il ne comprenait pas.
Il huma, sentant l'odeur du corps, quelque chose retient son attention, omis l'extrême faiblesse de son ancien camarade, surtout pas ami. Il se pencha, flairant, encore et encore. Quelque chose de subtil, de différent. Et une conclusion étrange, mal placée, presque hors sujet : la nuit allait être longue.
« Ton examen est fini, je peux aller discuter maintenant avec Maître Sarutobi, oui ou non ? »
L'ironie avait cédé la place à l'agacement, l'impatience. Les vieux ninja ne réalisèrent ce que sous entendais les paroles qu'au bout de deux secondes.
« Tu veux mourir ? » C'était la première fois que Shigen parlait. Le sanin réalisas que leurs voix étaient bizarres, comme vieillis. Il écarta l'image d'un ninja aux yeux noirs, contrastant avec ses cheveux blancs et ces marques rouges, semblables à des larmes. Il répétas froidement, et sans aucune émotion :
« Je veux voir le Hokage. »
Il était Kusano Orochimaru : un shinobi, un être entièrement dénué de sentiments, de scrupules, de regrets, et de tout ce qui différencient un homme, d'un monstre sans cœur.
Il était fourbe, vil, insensible, sadique, froid, sans états d'âmes, ni loyauté, fidèle et amoureux que de lui-même, les autres n'étant que des pions à manipuler, ou des proies à tuer.
N'est ce pas ?
Il eut une pièce baigné dans l'ombre et la lumière, où un enfant marchait sur un parquet sale et vieux, comme tout ce qui se trouvait ici, et il n'y avait que des étagères, et des livres, de toutes formes, de toutes tailles, compactés comme des briques, jamais espacés, dans une position sérieuse, solennelle. Une odeur de renfermé, de moisi envahissait la pièce, qui ne devait que rarement voir le jour, éclairées par une lumière électrique qui semblait sur le point de s'éteindre, et secondés par des flammèches vacillantes de bougies. Quiconque pénétrait dans cet endroit, ne devait pas y avoir envie d'y séjourner. Pourtant l'enfant se promenait, jusqu'à qu'une fois l'arrêta, le surprenant plus qu'il n'aurait voulu le montrer.
« Que cherches-tu dans cette bibliothèque ? »
Il se retourna, faisant face à un visage familier, qu'il n'arrivait pas à voir, trop de noir, et pas assez de lumière. La voix était jeune, grave, une voix de jeune homme qui avait trop vite mué, un kimono blanc, qui semblait luire dans le clair obscur malsain de cette bibliothèque moisi et terrifiante.
« Que cherches-tu ici ? » L'intonation froide était sans appel, renforcée par un arrière goût de haine. Il ne semblait pas aimer l'enfant. Celui-ci le regarda avec défi, avant de dire quelque chose, une bravade infantile, sans nul doute. Pourtant, celui qui rêvait ne se souvenait pas de ses propres mots. Nawaki bougeât dans son sommeil, alors qu'il ferait bientôt jour, ne sachant définir ce rêve semblable à un souvenir lointain, ou ce brique souvenir semblable à un cauchemar.
« Tu n'as pas le droit d'être ici, tu n'as pas le droit. »
« J'ai le droit puisque je suis ici chez moi. Alors que toi, eh ben tu ne seras déjà jamais du village. Alors, de notre famille, la famille du fondateur, tu peux toujours courir. Puisque selon ma mère, tu resteras toujours un étranger, bandeau ou non. »
'C'est… moi ? C'est moi qui aie dit ça… ? Pourquoi ? »
« Selon moi, bandeau ou non, tu resteras toujours l'enfant gâté que tu es, non un vrai ninja. Maître Nawaki »
La tension était presque palpable, de même que la haine, et d'un côté la crainte, qu'entretenaient soigneusement et silencieusement ces deux shinobi qui aurait pu –dû- pourtant être frère.
« Ma mère dit, que tu n'abuseras pas tout le temps de ma sœur, et du village. Ce n'est d'une question de temps, avant que tout le monde ne découvre que tu n'es en fait qu'un monstre »
La scène se mit à disparaître dans un maelström de couleurs rousses, or, et noires, sans que qu'il ne sache pourquoi, il eut soudain froid. Nawaki ouvrit brusquement les yeux, couverts de sueur dans son lit blanc, si blanc qu'il aurait voulu le teindre. En n'importe quelle couleur, pourvu qu'il ne reste plus rien de ce blanc, vide, comme l'oubli, comme l'incompréhension qui le suit toujours, comme son ombre.
Le grelot sonna, il le toucha du bout de ses doits, écoutant la musique monotone, mais familière, presque réconfortante. Il effectuait souvent ce geste à présent, depuis l'événement, le massacre, le sang, et cet homme au sourire si gentil, si faux, et à l'œil vide. Sa bouche ne parlant que de fatalité, de sang, de cerisier, de bataille, et de mission, et enfin, de sa mort à lui.
S'il échoue, il mourra, s'il refuse, il mourra, et, il supposait au fond de lui, qu'il mourra aussi lorsqu'il l'aura accomplis. Il n'était pas si bête, pas si naïf, et si c'était le cas au début, il semblerait qu'il le soit de moins en moins, au fil des jours.
Parfois, il aurait voulu ne jamais revivre, rester à dormir, à revers de ses rêves, plutôt de ne rien comprendre, d'être pris dans un engrenage, où il n'était que le pantin que des joueurs cruels et sadiques déplaçaient d'un coin à l'autre, comme dans le jeu qui s'appelait...
Il ne s'en rappelait encore pas, comme de milles autres choses, il ne se souvenait même plus du nom de ses équipiers, de ses parents, ni de sa sœur, ou ses équipiers, ni du nom de son village.
Pourtant, il se relevait toujours, chaque matin, profitant de cette vie, qui serait peut être plus courte que de la précédente. Il discutait souvent avec Haru, la priant de lui raconter sa vie avant ici, de lui conter des histoires de son village, même les plus anodins, les plus inintéressants, les plus ordinaires. Tout, pourvu qu'il y est de la vie. Cette vie qu'il voulait prendre et ne jamais lâcher. Au début, ce fut un exploit qu'elle ne bégaye pas, qu'elle lui montre sa chambre, et qu'elle lui raconte encore et encore des choses. Elle n'était pas habituée, mais peu lui importait.
Cela faisait rire la dite maître Uzumaki, qui disait que son fiston voulait en savoir davantage sur sa maman, que c'était, par tout les divinités, trop mignon, que c'était dommage qu'il n'y ait ni caméra, ni appareil photo. Il ne savait plus ce que c'était, ni l'un, ni l'autre. Haru lui parla de son travail, son difficile travail de médecin : préserver la vie, au lieu de la détruire. Il ne savait pas ce que cela voulait dire pour lui avant, mais aujourd'hui, il sentait confusément à quel point c'était difficile, et important.
Il cueillait parfois des herbes avec Haru, ce qui était les rares fois où il sortait, la première fois, il avait eu un mal crânien atroce, sûrement à cause du temps qu'il avait passé sous terre, le soleil, la poussière et le vent lui piquait les yeux, et il craignait toujours d'être mouillé.
Cependant, il restait toujours avec Haru, l'aidant, parlant, plaisantant parfois, rougissant lorsque l'autre venait, et les taquinait tout les deux, ses yeux bleus dénués de violence et de folie. Elles étaient belles songeait t il parfois, pas au sens de la grande déesse, ou de la femme fatale traînant les hommes à leurs pieds comme de pathétiques esclaves. Elles étaient belles à leur façon, sans qu'il puisse vraiment l'expliquer. C'était dangereux, voire suicidaire de s'attacher à des gens le considérant comme un jouet, néanmoins il n'avait que cela pour tenir.
Il savait aussi qu'il y avait un autre, une autre personne qui ne l'aimait pas, et qu'il craignait à chaque fois de croiser, il sentait que le dénommé Sei était dangereux, malgré son sourire, et sa manière de grignoter des gâteaux fourrés aux haricots rouges. Et les autres, comme ceux qu'il avait tués, eux n'hésiteraient pas à venger leur camarades, ensuite, il y avait le « big boss » (dixit la barge rousse), le grand instigateur, l'initiateur du mouvement, d'après son papa de substitution (la bouche plein de ramen au miso). Le « boss » serait encore pire de tous, et même Sei – alias sir je n'ai d'un seul œil et je m'amuse à terroriser les gamins- hésiterait à le combattre.
Il lui avait alors demandé, si elle hésiterait. La femme avait répondu, après une moue pensive, qu'elle n'avait pas que ça à faire, et qu'elle entamait toujours un combat pour le finir. Or, un combat est terminé, pour elle, que lorsqu'elle a gagné. Cela voulait tout dire.
L'androgyne avait aussitôt déclaré qu'elle le ferait tout de même si sa chère et tendre ou son petit amour de son cœur adoré était en danger de mort, voire même si son autre morpion revenait. Ce serait uniquement pour le plan, bien entendu. Ce fut la seule fois où elle mentionna l'instrument, celui qu'il devait ramener. Pourquoi lui, alors que, selon les dire de la meurtrière, ils avaient des espions partout ?
« Parce que, en plus d'être un enfant mignon, et adorable, enfin, quant tu veux. Tu es le petit frère du Hokage, petit frère qu'elle a chialé pendant des années, et des années, comme toutes potiches qui se doit. Franchement, elle n'avait qu'à se tuer, et ne plus emmerder le monde avec ses « je suis la femme le plus malheureuse au monde, j'ai perdu les seuls être qui m'étaient chers », et autres variantes du même genre. Franchement, les membres de ce trio me font tous gerber. Ils se prennent pour le sel de la mer, alors qu'ils ne sont même pas fichu d'agir comme de vrais shinobi, je ne parle même pas du maître qui n'as pas été foutu de protéger son élève, et de le tuer lorsque c'était le bon moment. Et cela s'appelle un Hokage, laisse moi rire ! Je ne te parle pas des successeurs, entre un bruyant niais surexcité, une épave sentimentale revancharde, et une future autre potiche de grand nom, je plains les ennemis qui devront les supporter. »
Elle était parfois très cynique, allant jusqu'à être cruelle, il n'était pas rare qu'elle use de paroles semblables avec et sur d'autres, mais jamais sur lui, ou Haru. Une fois, un homme les avait embêté, Haru et lui, la kunoichi était venu, et avait emmené l'homme, avant t'interdire le couloir à Haru et Nawaki, à cause de l'immonde nouvelle couleur du papier peint. Nawaki ne savait pas ce que c'était, et n'avait pas demandé, ayant encore à l'esprit ce sorte de cris étouffé, qui ressemblait à un râle, Haru était aussi pâle que lui, sinon plus.
Malgré tout, elle avait sourit, en lui assurant qu'elle allait bien. Il n'avait jamais revu l'homme, et ses confrères veillaient dorénavant à les éviter, surtout quand il y avait une certaine rousse dans les parages.
Cette dernière, en cette journée naissante, ouvrit la porte dans un grand fracas à en réveiller plus d'un, et pourquoi pas d'autres petits frères de Hokage, soi disant morts pour de bon.
« Mon chéri, il est temps de se réveiller, une nouvelle journée commence pour toi, pleine d'aventure, de combat, et de sucreries ! » Le silence n'eut pas le temps de s'installer, qu'elle reprit d'une manière théâtrale, avec une horrible voix fortement aigue, et une chorégraphie, à en faire pâlir un maître Gai de honte. Non pas qu'elle fut formidable et stylisé, c'était tout le contraire.
« Tu es de retour, pour jouer un mauvais tour. Afin de sauver le monde de la dévastation, de rallier les peuples à notre congrégation. Pour d'annihiler l'amour, les milles feuilles, et la vérité, afin d'étendre ton pouvoir jusqu'à la Voie Chocolaté ! Nawaki Koichi, du clan Senju, tu es notre unique espoir, et tu serviras ma gloire ! Le monde est à toi ! »
Elle s'arrêta, la jambe droite levée, tendue, les bras levés, semblable aux ailes d'un oiseau, enfin, d'un oiseau sans plume, et avec un drôle de sourire. Elle finit enfin son entrée en hurlant bien fort un : « Rendez vous tous, ou cela sera la guerre ! »
Il soupira, avant de lâcher sans enthousiasme, et avec une immense gêne : « Euh… miaou, oui la guerre… euh non, miaou, oui la gueguerre ! »
La femme aux yeux bleus applaudit fortement, en le félicitant de ses progrès, en effet, il arrivait à le dire en une phrase, maintenant. Elle s'exclama ensuite que son fiston grandissait trop vite, beaucoup trop vite, hier il était à peine revenu à la vie qu'il devait déjà les quitter, par les divinités que c'était tragique, et cruelle, de lui avoir imposé cela !
Il avait beau l'aimé, il se demandait toujours comment elle était devenu kunoichi.
Pots de vin ? Non, ce n'était pas son genre. Prise d'otage de genin innocents ? Il aurait fallu qu'elle soit déjà initiée au ninjutsu, ou qu'elle ne se fasse pas tuée lors des pourparlers, à moins qu'elle ait eu un complice. Impossible, qui aurait voulu s'occuper d'un cas pareil ? Si jamais elle avait toujours été comme cela. Chantage ? Pareil. Jeu de hasard ? Peut être.
Après tout, tout ce qui la concernait ne pourrait plus l'étonner, à force, il avait l'habitude.
« Je sais à quoi tu penses, mon fils adoré, un super vilain tel que toi ne peut pas partir seul à l'aventure sans avoir une arme bien à lui, c'est pourquoi, je t'ai préparé, ceci ! »
Elle sortit un sac de sa poche, sac qu'elle jeta à Nawaki, qui l'attrapa sans réel effort. Il l'ouvrit, et découvrit un sorte de gant en fer, destiné à ne recouvrir que la paume de sa main, il en prit un, puis le lâcha immédiatement, s'étant fait mal avec des sortes de griffes peintes dans le ton gris métallique du gant.
L'adolescent saignait un peu, mais, ce n'était d'une légère égratignure, l'ancien genin avait eut pire en entraînement. Le gant se terminait par un anneau, lié à lui par une bande de cuir. Il passa l'anneau, installa le gant, puis, montra le résulta à son papa de substitution, celle-ci lui fit remarquait qu'il s'était trompé de sens, les griffes devaient être placés sur la paume des mains. Tandis qu'il refit les gestes, elle lui conseilla de ne pas fermer les poings lorsqu'il les porterait. Nawaki fit semblant de ne pas avoir entendus l'ironie.
Une fois les armes prêtes, dont la couleur sombres, s'alliait au noir de ses sous vêtements, le petit shinobi avança les mains, puis, les joignis, comme s'il voulait les montrer à celle qui les lui avait offert. Elle sourit :
« Ce sont des shuko, des armes qu'affectionnent certains ninjas, principalement efficaces au corps à corps, et dans l'escalade, au cas où tu n'es plus de chakra, ou que tu veux en économiser, cela te seras utile. Et si un samouraï te sert des crosses, eh ben, tu lui griffes le visage d'une main, et bloquant le sabre de l'autre. Il adorera, j'en suis persuadée. »
« C'est quoi un samouraï ? »
« Pour faire simple, un emmerdeur conformiste qui n'a rien à faire en ces temps, mis à part s'ouvrir le ventre avec son cher sabre. D'ailleurs, ils ont toute une cérémonie pour cela, et la plupart écrivent des poèmes avant de mourir, d'autres se parfument la tête. J'ai entendus parler d'un samouraï qui voulait revoir les cerisiers avant de mourir, durant le voyage, il en a profité pour s'enfuir, des ninja l'ont attrapé, et il a finalement préféré se tuer avec son propre sabre, ne voulant pas mourir de la main d'immondes créatures telles que nous. Le pire c'est que les ninjas avaient été envoyés par sa fille pour le sauver. »
« C'est triste. »
« Je n'ai jamais dit que c'était drôle, bon enlève les, tu déjeunes, et après tu pars. »
C'est avec lenteur, presque douceur, qu'il enleva les griffes métalliques, et les déposa sur son lit, il étendit ensuite les bras, comme pour profiter de ses derniers moments. Elle ne souriait plus, gardant sur lui un regard bleu, vide, sans aucune émotion apparente, alors qu'en réalité, elle se demandait encore ce qu'elle faisait, sans vraiment croire qu'elle pensait à ça, alors qu'elle aurait dû penser au plan, à l'enchaînement des événements, à la manière de l'expliquer au gamin, pour que ses efforts ne soient pas vain. Pour qu'il revienne vite avec le truc, la chose, et qu'on se débarrasse vite fait de lui. Elle pourrait le tuer rapidement le moment venu, c'était la seule et unique chose dont elle était à présent certaine. Elle ne semblait pas en être soulagée. Elle n'était même pas certaine de vouloir qu'il revienne ici, ainsi que l'instrument.
Ceci et cela la troublait de plus en plus.
Elle entendis le grelot sonner, et son jeune protégé mit ses vêtements habituels, n'ayant aucune honte à se déshabiller, puis s'habiller devant une femme, ce qui plus tard lui causerais quelques désagréments, en plus, il ne se souciait pas non plus de ne pas mettre de slip, n'en éprouvant ni l'envie, ni le besoin. Cela n'avait dérangé ni la rousse androgyne, ni Haru, pourtant timide, son métier de médecin en était la cause, probablement.
« Tu ne te débarrasses jamais de ce grelot. » Ce n'était pas une question, ce qui n'empêcha pas Nawaki de répondre, tout en mettant sa tunique sombre.
« Non. Si je l'enlève, je ne me sens pas bien, un peu comme si j'allais… euh… comme si j'allais avoir mal, ou quelque chose de ce genre, c'est une sensation étrange, mais, j'ai l'impression qu'il ne m'arrivera rien, si je le porte en tout cas. »
« Je vois, un porte bonheur, mouais, tu en auras besoin, c'est certain. »
L'ancien genin ne releva pas l'amertume dans sa voix, et changea de sujet, tandis qu'il mettait son pantalon, d'un brun roux, le seul vêtement non dénué de couleur, ou, qui était une couleur. S'il avait bien compris les explications confuses de Haru sur le nerf optique, le fait que cela soit le cerveau qui fabrique les couleurs, et le prisme lumineux.
« On mange dans la grande salle, ou dans ta chambre ? Je préférais dans ta chambre, au moins, c'est la seule pièce qui ne soit pas blanche. Et puis, j'aime bien ta collection de livres bizarres, le paradis du batifolage, c'est ça ? C'est mal écrit comme tout, l'auteur est un pervers sans aucun doute, mais c'est trop marrant de voir à quel point l'histoire est prévisible. Au fait, tu as finis ta plainte pour faire interdire ce navet à la vende ? J'aimerais beaucoup la lire. »
« Tu n'as pas compris, répliqua froidement la kunoichi, tu déjeunes, et après tu pars, tu ne mangeras ni avec Haru, ni avec moi. Ne me regardes pas avec cette tête, c'est les ordres du boss, il ne veut pas que je m'attache trop à toi, ou à Haru ! Il s'est mit dans la tête- -ou alors c'est Sei qui a encore joué les emmerdeurs- que je serais moins efficace, et si et ça. Et après mon mignon petit boss, j'aurais ta peau si tu me traites encore de déviante. Sale enfoiré psychopathe. Tu as beau avoir les fesses douces comme de la peau de bébé, cela ne te donne pas le droit de me traiter de ça, devant les pions en plus. Comme si je les entendais pas m'insulté de folle à tout venant. M'enfin, je pourrais toujours les terrifier, un jour ou l'autre. »
« Déviante ? »
« Laisse tomber, en gros, il croit que je m'amuse à courtiser les mioche qui n'ont pas encore de poils, et un sérieux manque de grosseur. Tu iras tant même voir si ce n'est rien de grave, car cela m'inquiète à peu que cela soit si petit à ton âge, je ne sais pas si c'est parce que tu es mort avant, ou si c'était déjà comme ça, lorsque tu étais encore vivant. Pour finir, il croit aussi que j'aime tripoter les femmes timides, et peu confiantes. Comme si Haru n'était pas assez terrifié par moi, franchement, déjà que lorsque je la regarde, elle tremble, t'imagine si je fais quelque chose d'ambiguë. Elle pourrait s'évanouir sous le choc. Ce qui serait marrant, mais potentiellement dangereux, surtout si elle se cogne sur quelque chose de pointue, ou de dur. Je n'aurais plus personne à emmerder, mis à part Sei, ce serait l'enfer à tout point de vue. »
« En tout cas, merci pour les… les shuko, cela me serviras certainement. Au fait, commet je dois m'y prendre ? Je veux dire, je ne fais pas arriver dans le village en disant « Je suis le petit frère, autrefois défunt, du présent Hokage, dont je ne connais plus le nom, et vaguement le visage, alors, pourriez vous avoir l'amabilité de me conduire à elle ? » Au mieux, ils me traitent de fou, et m'enferment, au pire, ils se débarrassent de moi, mais pas de la manière la plus civilisée qui soit. »
« Attention, tu es en train d'avoir le même humour que moi, bientôt, tu perdras la moitié de ta raison, mon petit fiston adoré en sucre. » Taquina t elle, avant de répondre plus sérieusement :
« Autrefois, l'ennemi number one de Konoha avait proposé un marché avec ta sœur : « Tu me soignes les bras, et après, je redonnerais vie à ton petit frère.. ». Il n'avait pas d'autres choix, car le vieux Hokage troisième du titre, que le dieu de la mort mâchouille bien son âme, les lui avait enchanté, au mauvais sens du terme. En gros, ils pourrissaient à vue d'œil, et à vue de nez, selon l'espion. Bon, revenons à ta question, il semblerait qu'il aurait eu une dernière farce malsaine à accomplir, qui serait en faite de créer une armée de clone de son petit frère, la mort qui a le plus choqué la grande Tsunade. Pour cela, il aurait fallu qu'il te fasse revire. Hélas pour lui, un espion du village caché de la brume aurait eu vent du plan, et aurais embarqué la formule, le corps de substitution, et les cendres qui vont avec. »
« Ne me dit pas que le village de la brume va gentiment me donner à… euh… au village. « Coucou chère amie, nous avons une surprise pour vous, votre petit frère, et oui, nous l'avons arraché de force à un malade, avant de vous le rendre. Il ne se souvient plus de rien, et porte un grelot, il ne faut pas qu'il l'enlève, au fait. Nous espérons que vous apprécierez que l'on traiter votre mort vivant de frère comme un bouquet de fleurs que l'on donne à tout va, et nous vous souhaitons une bonne journée. » . Tu m'avais dit qu'elle était plus que susceptible. Là, même une petite potiche timide tuerait l'envoyé, avant de cuire le Kage. Quoique, se serait marrant d'un côté. »
« Oui, mais je n'ai jamais dit qu'ils ne feront pas un chantage. Après tout, le village de la brume est un repaire à déserteurs, un véritable nid de vipère, le chef même est un déserteur, et chef d'une organisation secrète, il porte toujours un drôle de masque orange, tu ne peux pas te trompé, et a les cheveux noirs ébouriffés. Il ne ressemble à rien en fait. Je continue donc, et ne m'interromps plus, et arrête d'imiter mon humour, je n'ai pas envie que tu deviennes comme moi, Je ne suis pas un bon modèle, en plus. Bon, dans ce nid grouillant de vermine, et de sifflantes vipères, réside quelqu'un qui te connais, de nom, comme de visage, et qui connais encore plus Tsunade, et son amour irraisonné pour toi, son unique petit frère biologique, et deuxième frère de cœur. Le premier étant, plus ou moins, l'ordure qui lui a fait ce magnifique chantage. Elle a toujours eu un don pour s'entourer, celle là. » Fit la kunoichi en applaudissant lentement une Tsunade imaginaire.
Nawaki ne réagit pas, il se souvenait tellement peu de sa sœur, et les parles sonnaient si justes, que les mots ne le choquaient pas. En plus, c'était elle, celle que l'on nommait la folle, que l'on détestait qui l'avait fait revivre, c'était la pauvre et timide Haru, prisonnière de monstres, mais généreuse malgré tout, qui l'avait soigner après ses entraînements, qui l'avait accompagner lorsqu'il ne voulait plus errer seul dans les couloirs, de crainte, il fallais le dire, de rencontrer à nouveau sir « cerisier fatal ».
Il pouvait bien faire le petit frère, mais, il n'éprouvait plus l'envie du début de revoir une sœur qui n'avait rien fait, malgré un soi disant amour déraisonné, pour le ramener, alors que d'autres, des inconnus, avaient pu le faire. C'était idiot, et immature de penser ainsi, mais, il ne pouvait pas réfléchir autrement, n'ayant comme éléments que des images floues, et les paroles vénéneuses, à tord ou à raison, d'une jeune femme rousse, qui était son papa, quand Haru était sa maman.
« Comment s'appelle le déserteur ? » Demanda t il, avec une pointe de curiosité, avec un peu de chance, peut être qu'il le reconnaîtrait, ce nom, parmi d'autres, et qu'il pourrait le mettre sur ces visages anonymes, qui hantaient parfois ses rêves. »
« Ironie du sort, tout comme toi il est porté comme mort. En fait, il appartient à l'organisation de l'autre masqué orange, et ne souhaite pas que ses anciens camarades le reconnaissent. Je crois que c'est parce qu'il trouve cela marrant d'avoir son nom gravé sur la stèle des morts aux combats, alors qu'il se la coule douce dans un pays fort, fort lointain. »
Maître Uzumaki et ses monologues à la noix, une grande histoire d'amour, de complicités, et de dîners aux chandelles. Nawaki songeât qu'elle avait peut être raison concernant le fait qu'il copiait son humour, il espérait que le phénomène ne soit pas si grave. Son ventre gronda, comme un minuscule orage intérieur, la vache, la maison, et le palmier volants en moins.
« Comme je vois que ton estomacs s'impatience, il vaut mieux que tu ailles manger. Tu ne verras pas Haru, mais si tu veux, je lui dirais que tu aurais bien voulu la voir. »
Tandis qu'il la suivait le long des corridors, il se rappela sa question sans réponse, et la reposa sans aucune hésitation. Tout en faisant attention à qu'elle ne le dépasse pas.
« Cela t'intriques tant que ça ? Bon ok, d'abord, ce serait plutôt une sans-patrie, oui, mon petit fiston adoré, il n'y a pas que les garçons qui peuvent déserter. Elle se nomme Uchiwa. »
« Uchiwa… Attends, tu m'as dit que tout les Uchiwa avaient été massacrés, mis à part l'assassin, et un autre, dont je ne me rappelle plus le nom, juste que tu l'as traité de mauviette. Comment cela se fait d'une Uchiwa puisse… »
« Je n'ai jamais dit que c'était une Uchiwa, je t'ai dit qu'elle s'appelait Uchiwa. Nuance, fait gaffe, ça peut te causer bien des déboires de ne peut comprendre des mots aussi simples que ça. Je ne te parle même pas de mots compliqués ! »
« Oh… elle est comment ? »
« Jamais vu. On la surnomme la dame aux yeux de verres. »
« Pourquoi donc ? Elle est aveugle ? »
« Non. Hyûga Avant, celle se nommait Hyûga Asahi. Elle a pris le nom d'Uchiwa après sa désertion, et la mort de son amant, Uchiwa Daisuke, histoire de garder une partie de lui, ou une bêtise dans le genre, je suppose. Une histoire de clans, de rivalité, et de pseudo tragédie de l'amour interdit et fatal, la guimauve, et l'amour éternel en moins. »
« Pourquoi est t elle dans l'organisation, si le meurtrier des Uchiwa y est, alors ? »
« Demande lui, moi je ne suis ni psychiatre, ni psychologue, cela ne m'intéresse pas en plus. Contentes toi de lui obéir, de ramenez le gosse, tu as bien compris à quoi il ressemblait en plus, et après revient ici. Et sans te faire tuer, s'il te plait. »
« Parce que sinon, tu auras fait cela pour rien ? »
Elle s'arrêta, tout en lui jetant un regard étrange, presque effrayant, et ses lèvres remuèrent tout en coup, comme si elle voulait lui avouer quelque chose. Elle lui dit que c'était quelque chose dans ce genre là, et Nawaki ne dit plus rien, comme s'il avait dit une bêtise et s'en était aperçu trop tard. Croyant l'avoir blessé, il lui prit tant même la main, avant qu'ils arrivent dehors. Normalement, elle aurait aussitôt déclaré que son fils était trop gentil, trop mignon, trop choupinet, et d'autres variantes tout aussi gênantes. Elle lui accorda ce même regard triste, avant de regarder encore une fois devant elle, les sourcils froncés, les yeux neutres, glacials.
Puis, elle changea d'avis, son comportement lui rappelant trop un autre, celui d'un homme d'un autre temps, et d'un autre, souriant à tord et à travers, n'étant pas souvent là, mais étant toujours dans sa tête, du moins, à cette époque. Elle plongea sa main sur la masse indisciplinée des cheveux dorés, que jamais un ciseau de coiffeur n'avait pu frôler, elle lui caressa doucement la tête, le massant presque. Nawaki s'était arrêté, la regardant d'un air interloqué.
« Si tu meurs, je crois que… je m'en voudrais beaucoup. »
« Tu… t'en voudras ? Bah, pourquoi ? »
Ses yeux bleus étaient tristes, mélancolique, pourtant, un sourire s'esquissa lentement, comme une petite fleur timide.
« Parce que j'aurais l'impression de t'avoir mal préparé, parce que j'aurais l'impression d'avoir encore échoué encore une fois, à aider ceux auxquelles je tiens plus de tout au monde. »
Tentes secondes fut le temps pour Nawaki pour réfléchir aux paroles, les soupeser, et les comprendre, elles et leurs significations. Il regarda la kunoichi, celle que peu aimait, et que la plupart craignais, méprisait, calomniait, détestait, à raison, ou à tord. Il revit des entraînements, des délires, de la folie, des crises de fou rire, des histoires, des paroles, des taquineries, des clins d'œil complices, des repas partagés en trois, des instants brefs de mélancolie, d'humanité. Il sentit dans sa poche, un sac, et dans le sac, des armes, faites pour tuer.
Un cadeau, fait pour protéger.
« Toi non plus, tu n'as pas intérêt à mourir, ni Haru. Sinon, je ne pardonnerais, ni à toi, et encore moins à moi. »
Le visage blafard, enrobé de cheveux rouges oscilla entre l'étonnement, une sorte de mélancolie, et d'attendrissement, finalement, ce fut un rire joyeux, et un peu dingue qui le gagna, surtout lorsque la soit disant abominations aux cheveux rouge déclara :
« T'en fait pas pour ça, je ferais tout pour protéger maman Haru, que tu es un fils attentionné, que je suis fière de toi, mon fiston adoré, tu es définitivement mon préféré, entre tous. Tant à moi, si la mort m'aimait, cela ferait longtemps qu'elle m'aurait prit. »
Elle riait, comme elle le faisait quand elle ne savait pas quoi faire. Lui aussi, ria.
Tandis qu'un borgne brun aux yeux vairons et uniformément froids, habillé de noir, et caché par une colonne blanche observait la scène, un rictus moqueur et ironique ornant son visage, comme celui d'un chasseur, jaugeant ses proies.
Il était des choses qui semblaient évidentes pour tout le monde à Konoha, le mauvais caractère de Tsunade en fait, malheureusement pour certains, parties. Il serait simplement suicidaire de réveiller la cinquième Hokage en pleine nuit, après une harassante journée de paperasse en tout genre.
Ce fut pourtant ce que firent Aburame Shigen, et Inuzuka Toboe. Ce dernier ouvrant rapidement la porte, faisant sursauter la vielle kunoichi, ce fut Shigen qui ferma la marche entre deux, il y avait un chien, et une ombre, qui avait encore vomi en chemin, et qui tenait encore à peine debout, et qui n'avais pourtant pas supporter la proposition de l'Inuzuka de le porter. Celui-ci dit un bonjour très rapide à Tsunade, avant d'énoncer clairement, avec un aplomb très marqués et bizarrement déstabilisant :
« Il y a notre petit Ishida qui a besoin de soin, il voudra aussi voir maître Sarutobi, il dit aussi avoir trente quatre ans, dis, tu ne veux pas t'en occuper immédiatement s'il te plait ? Surtout que, mine de rien, il a maigrit, et à pas l'air dans son assiette. »
Un autre que ses anciens camarades aurait été tué sur le champ, au lieu de quoi, elle répéta le nom d'Ishida, en fixant le plus livide du trio, ses yeux jaunes maladifs la fixant avec un étonnement semblable au sien. Ishida était le surnom d'Orochimaru, et son nom de reconnaissance, lorsqu'il voulait se faire reconnaître de ses pairs, en mission d'infiltration, c'était presque devenu un mot de passe, un code, avec en plus, une certaine connotation complice, presque affective. Plus jamais, Tsunade n'avait crut entendre ce nom.
« Je croyais avoir demandé à voir le Hokage, je suis content que ma Princesse Tsunade ait envie réaliser qu'elle était une shinobi, mais, je n'ais pas de temps à perdre. »
Elle n'avait jamais crut, aussi, vouloir à ce point frapper celui qui le portait.
Le souvenir d'une enfance, un sourire, un rire, des jeux, des entraînements, des missions, des combats, des entraides, des sauvetages, des promesses, des rires, sourires, un dessin, un visage souriant, un cerisier, trois oiseaux, Petit frère, une naissance, un fossé qui se creuse, une mort, des mots durs, un amour, le fossé qui se creuse encore plus, pourtant, une affection qui reste bien là, des souvenirs. Petit frère. Un combat, des retrouvailles, des blessures, de la haine.
De l'amertume.
« Que me veux en traître sensé être mort ? » Ce fut ses premiers mots, froids et durs.
Sans savoir pourquoi, le cœur d'un shinobi se contracta, pourtant, il ne laissa rien paraître. Comme tout le monde le savait si bien, il était sans sentiments, ni émotions. Il était monstre, assassin. Étranger. Ce village n'avait jamais était le sien, d'abord, et il ne le serait jamais.
On naît à Konoha, ou on ne naît pas à Konoha. Cela ne lui faisait absolument rien.
« Je te l'ai dit, tu n'es, et ne sera jamais le seul à perdre un proche. Ce qui compte, c'est d'acquérir le plus d'expériences possibles, et accepter cette réalité : rien ne dure. Dans ce cas, me demanderas-tu, pourquoi acquérir le plus d'expérience ? C'est simple, pour protéger ce qui te reste. »
« Protéger… ce qui me reste ? »
« Que tu le voudras ou non, tu t'attacheras à des gens, au fil du temps, ce lien deviendra de plus en plus fort. Alors, si rien ne dure, eux aussi mourront. A toi de décider, si tu veux voir le plus longtemps possible tes êtres chers, ou pas. »
« Que dois-je faire, pour protéger ce qui me reste ? »
« Apprend tout, sois attentif, et arrête de te torturer les méninges pour rien, c'est fatiguant pour tout le monde. Mais surtout, n'oublie jamais, que plus que les techniques, ou la force, c'est le désir de protéger tes proches, au péril de ta vie, qui sera ta véritable puissance. Tu comprendras, lorsque tu seras plus grand. »
Oui, bien sûr, maître Sarutobi. Quelles belles conneries que tout vos discours. Il n'aimait personne, et ne combattais que pour personne, juste pour acquérir des connaissances, du pouvoir. Rien d'autre n'avait d'importance. Il voulut s'enfuir, ce fut trop tard. Il se demanda pourquoi il tenait tellement à voir le Hokage, et lorsqu'il s'en rendit compte, il fulmina.
Simple devoir de shinobi, rien d'autre, et pas à cause d'une seule once d'inquiétude, surtout pas pour un imbécile, trop gamin, trop naïf, pas assez ninja. Il était sans sentiment, sans émotion. C'était un fait établi, que nul n'irait contester.
N'est ce pas ?
Qu'est ce donc que ce monstre de chapitre que voila ? Encore le syndrome du « j'ai passé un cap interrogatoire difficile, et comme je suis contente, l'inspiration vient, et ne me lâche plus » ? Peut être, si c'est le cas, plaignez vous à notre professeur d'arts plastiques ^^.
Plus sérieusement, je me suis trouver en face d'un dilemme : des chapitres plus courts, ou des chapitres longs, pour que l'histoire avance ? Toujours pas résolu le dilemme, en fait, j'aimerais bien que mes lecteurs s'expriment ^^
Sinon, concernant les questions que vous vous posez encore, tout cela sera bien évidement abordé dans la suite, ne vous en faites pas, je sais ce que je fais, et où je vais, malgré les grandes maladresses du début ne vous inquiétez pas ^^ (au fait lorsque Orochimaru dit « oui, je devrai mourir, comme tout les shinobi » (cf. chapitre quatre), c'est simplement de l'ironie. Le tuer ? Il y aura toujours pire que lui, tout comme il y aura toujours des shinobi, c'est comme ça. Ce n'est pas de la tristesse, non, au contraire. De même, lorsque Konoha-maru fait son « Sasuke » (courant chapitre trois, il y a aussi une explication, un peu plu angst encore que ce qui est évoqué dans le flash back (quoique, c'est déjà pas mal)).
J'espère tant même que les explications que j'ai données sont claires.
Je m'excuse aussi du retard, mais, j'ai mon histoire à côté, des projets de l'autre, la terminale, l'art plastiques, et mon projet d'orientation (« c'est important, mais prenez votre temps. Mais, ne soyez pas en retard, car c'est urgentissime. Ce qui compte, c'est le temps de la réflexion. N'attendez pas le mois de juin »… consternant.)
Je crois que mes rythmes de parution vont souffrir, mais, je n'abandonne pas cette histoire ^^
(C'est quoi ce monstre encore ? C'est ma tournée ?). J'espère aussi, et surtout, que ça vous a plu.
(suite de cette histoire dans la fiction : "Trois feuilles".)
