Et la vie avec un vampire...

Disclaimer : Les persos et le monde d'Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling, seule l'histoire présente est de moi.

Note : Voici un nouveau chapitre qui clôt la première année d'Harry et Draco à Poudlard. La suite certainement mercredi prochain. Je remercie ceux qui ont laissé des reviews, ça fait vraiment plaisir. Bonne lecture à tous !

Chapitre 2

Harry se réveilla tôt pour sa première journée de cours dans l'école de sorcellerie. Il se doucha rapidement, et se dirigea vers la Grande Salle. Il avait fait attention à prendre des repères afin de ne pas se perdre dans l'immense dédale que semblait être le château. Il se retrouva donc bien vite attablé devant un succulent petit-déjeuner, tout en observant le plafond magique. Perdu dans ses pensées, il ne vit pas les autres Gryffondor arriver et ce ne fut que quand ils l'entourèrent qu'il remarqua leur présence. Le préfet fit passer les emplois du temps et Harry constata avec joie que beaucoup de leurs cours étaient en commun avec les Serpentard. Décidé à ne pas arriver en retard, il se leva, demanda à Percy Weasley où se trouvait les salles du jour, et se dirigea vers la tour Gryffondor pour récupérer les livres dont il aurait besoin. Puis, il se posta devant la porte de la salle de Métamorphose, attendant l'arrivée des autres élèves et du professeur. Très vite, Gryffondor et Serpentard furent là et le professeur Mac Gonagall les fit entrer. Elle leur expliqua longuement les usages de la métamorphose et ils se retrouvèrent à devoir tranformer une alumette en épingle ce que Hermione, Draco et lui réussirent à faire au premier essai. Le reste de la journée se passa agréablement jusqu'au cours de potions...

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Draco s'éveilla en pleine forme et fut ravi de voir son emploi du temps et surtout le nombre de cours que Serpentard avait en commun avec Gryffondor. Il pourrait donc veiller sur son calice assez souvent pour que l'instinct vampirique ne prenne pas le dessus. Le cours de Métamorphose se passa bien, Draco s'étant entraîné à réussir ce sort avant d'arriver à l'école. Il savait déjà que la matière qui lui demanderait le plus de travail serait celle-ci. Mais il semble qu'il pourrait demander de l'aide à son calice qui n'eut aucun problème à réussir l'exercice. Ensuite, ils furent séparés, Draco l'apercevant un bref instant au déjeuner. Ils furent à nouveau réuni pour un cours que le blond attendait avec impatience : les Potions. De plus, le professeur était son parrain. Il s'assit avec Blaise à une table où il pouvait garder un oeil sur son calice. A l'entrée de son parrain, tout le monde se tut et celui-ci put faire facilement l'appel. Il s'arrêta au nom d'Harry pour ajouter un commentaire qui mit mal à l'aise son calice et le fit légèrement froncer les sourcils. Le professeur Snape continua à s'acharner sur le brun ce qui mettait celui-ci en colère et triste. Cela joua bien entendu sur l'humeur du vampire qui avait envie de faire taire pour une fois cet homme qu'il admirait pourtant. A la fin du cours, il fit signe à Blaise de ne pas l'attendre et fit comprendre au professeur qu'il voulait lui parler. Quand tout le monde fut sorti, Snape verrouilla la porte d'un sort et insonorisa la pièce.

-Bonjour parrain, dit Draco.

-Bonjour, Draco, répondit l'homme. Tu t'intègres bien ?

-Oui, très bien, mais là n'est pas mon problème.

-Et bien que t'arrive-t-il ?

-Pourquoi agis-tu ainsi avec Potter ?

-Parce que ce n'est surement qu'un sale gamin qui a été choyé par les moldus chez lesquels il vit et qui doit se prendre pour le centre du monde, répondit Snape avec hargne.

-Bien, je n'étais sensé ne le dire qu'à une seule personne mais là, tu ne me laisses pas le choix Severus.

-Qu'est-ce que tu veux dire par là Draco ?

-Acceptes-tu d'être sous le sort de Fidelitas ?

-Quoi ? Comment ça ?? s'écria Severus surpris.

-Je vais prendre ça pour un oui. Tu sais que je suis un vampire depuis mes trois ans.

-Oui, mais...

-Et tu sais que les vampires peuvent avoir un calice.

-Oui, mais...

-Alors ancre-toi bien dans le crâne que Harry Potter est mon calice depuis que nous avons tous les deux quatre ans et qu'il n'est absolument pas comme tu l'as décrit !!

-QUOI ?? Potter est ton calice ? Tu te moques de moi Draco !!

-Jamais ne n'oserais mentir sur une chose pareille. Je ne l'ai pas dit à père de peur qu'il fasse du mal à mon calice mais je suis bien obligé de te le dire puisque si tu continues à te montrer aussi cruel avec lui, je vais finir par t'attaquer pour le protéger !

Snape s'effondra sur sa chaise tout en fixant son filleul, qui le regardait froidement. Il savait que le vampire ne lui mentait pas mais Potter, calice de son filleul... Il n'en revenait pas. Il comprenait aussi le pourquoi du sortilège de Fidelitas. Une telle information entre de mauvaises mains pouvait devenir dangereuse.

-Depuis que tu as quatre ans ? demanda le professeur dans un souffle.

-Dans l'année de mes quatre ans, plus exactement, répondit Draco. J'ai rencontré Harry dans un parc où ma nourrice m'avait emmené pour que je me nourrisse. J'ai presque tout de suite su qu'il était destiné à être mon calice. Il était à l'écart, son idiot de cousin fêtait son anniversaire et son oncle l'avait menacé de l'enfermer dans son placard s'il faisait sans le vouloir de la magie. Sa famille le déteste, Severus, et si je pouvais l'éloigner d'eux, je l'aurais déjà fait... Bon, promets-moi que tu vas arrêter de t'acharner sur lui de la sorte, sinon je risque fort de perdre le contrôle du vampire.

-Je te le promets, Draco. Mais n'attends rien de moi à propos des autres Gryffondor.

-Oh mais avec eux tu peux continuer. Comme tu es sous Fidelitas, tu ne pourras rien dire à qui que se soit. Je te souhaite une bonne soirée, parrain.

-A toi aussi, Draco.

-Une dernière chose, dit le blond en ouvrant la porte, n'abuse pas du Whisky Pur Feu.

Ce fut le moment où Snape comprit que son filleul le connaissait bien.

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L'année continua doucement à s'écouler. Harry eut grâce à son vampire la place d'attrapeur dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor, il rencontra Touffu, le chien à trois têtes d'Hagrid, il se lia d'amitié avec Hermione sans lui parler pour autant de son lien avec Draco. Il avait fait aussi la connaissance de Norbert, le petit dragon d'Hagrid qui l'avait amené à subir une punition dans la Forêt Interdite avec Draco, et où il était sûr d'avoir vu son pire ennemi s'abreuver du sang d'une licorne. Il parlait assez souvent avec son directeur et était deuxième de leur promotion, ex aequo avec Draco, la première étant évidemment Hermione. Les vacances de Noël approchait et Harry savait que son vampire retournerait chez sa famille, lui resterait à Poudlard, refusant de retourner à Privet Drive. Il était heureux car pour la première fois, il aurait un vrai Noël dans un lieu qu'il pouvait considérer comme sa maison. Il s'éveilla donc de très bonne humeur au premier jour des vacances et regarda les autres élèves partir, très peu restant dans le vieux château. Draco était venu le voir avant de prendre une calèche et lui avait murmurer un rapide " à ce soir " à l'oreille. Il avait vu Blaise lui faire signe lui aussi avant d'être rejoint par le blond et il était reparti dans le château pour en découvrir tous les secrets. Il était le seul Gryffondor de première année dans Poudlard mais cela ne le dérangeait pas. Dans les premiers jours, il fit ses devoirs, tout en continuant à fouiller les recoins de la vieille batisse pour la connaître par coeur. Draco le rejoignait tous les soirs et il s'endormait toujours dans son étreinte rassurante et apaisante. Au matin de Noël, il descendit très vite les escaliers du dortoir et regarda sous le sapin. Il avait des cadeaux !! Il se fit une joie de les déballer : des bonbons de la part de Ron, un livre d'Hermione, un pull et des gâteaux de Mme Weasley, une flûte en bois taillée par Hagrid, une chaîne en argent de son vampire et... Une cape d'invisibilité d'un destinateur inconnu...

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Draco venait à peine de rentrer au manoir que déjà sa mère l'embrassait à lui couper le souffle et son père lui demandait un résumé du début de sa première année. Il les contenta tous les deux et se dirigea vers sa chambre pour un moment de détente bien mérité. Son calice lui manquait et il était inquiet, car le laisser seul alors qu'ils avaient vu le Seigneur des Ténèbres dans la Forêt Interdite... Draco chassa vivement cette pensée avant de perdre le contrôle et de retourner aussitôt à Poudlard. Il avait prévenu son parrain mais ne savait pas vraiment s'il pouvait compter sur lui pour vérifier qu'Harry allait bien durant la journée. Il s'engouffra sous la douche et reçu avec joie le fraîcheur de l'eau sur sa peau. Puis il rajouta de l'eau chaude et se vida un peu l'esprit. Les jours suivants passèrent lentement, il s'ennuyait sauf quand il allait voir son calice, il faisait ses devoirs et surtout attendait impatiemment le jour de Noël. Quand celui-ci arriva, il ouvrit ses paquets d'une manière digne remerciant à chaque fois ses parents. Il cacha le paquet d'Harry dans sa poche et déballa en dernier celui de Blaise. Il dîna tranquillement puis l'heure venue, il s'éclipsa vers l'école de sorcellerie. Il vit son calice, accoudé à une des fenêtres de la Salle Commune des Gryffondor, souriant et le regard rêveur...

-Bonsoir, ange déchu, dit Draco en enlaçant son calice.

-Ca ne va pas de me faire des frayeurs pareilles ! s'exclama Harry qui avait bondi à cause de son apparition subite.

Draco éclata de rire devant la mine boudeuse du brun et dit :

-Joyeux Noël ! Tu aimes ton cadeau ?

-Oui, merci beaucoup, à côté, le mien ne vaut rien. Joyeux Noël.

-Ne dit pas que ton cadeau ne vaut rien. D'ailleurs, il serait temps que je sache ce que c'est.

Le vampire sortit de sa poche le présent de son calice et l'ouvrit : c'était le premier Vif d'Or qu'Harry avait attrapé ainsi qu'un magnifique dessin de lui, assis à l'une des tables de la bibliothèque. Le blond sourit alors que le brun se tortillait les doigts un peu géné.

-Merci, ange déchu, murmura le vampire à son oreille avant de déposer un bisou sur son front. Où est ta chaîne ?

-Elle est là. Je voulais que ce soit toi qui me la passe autour du cou.

Le blond s'empara alors du collier qui reposait dans son écrin sur la table près d'eux et l'accrocha au cou de son calice. Puis il le reprit dans ses bras et ils restèrent ainsi quelque temps en silence, observant la nuit étoilée. Soudain, Harry se rappela quelque chose et se dégageant de l'étreinte, il entraîna Draco avec lui vers le dortoir. Sur son lit reposait la cape d'invisibilité qu'il attrapa pour s'en draper. Draco resta abasourdi devant un tel objet magique très rare. Il effleura la cape et demanda :

-Qui te l'as offerte ?

-Je ne sais pas. Il était écrit sur la carte qu'elle avait appartenu à mon père. Bizarrement, je pense que c'est Dumbledore qui me la donne.

-Ca ne m'étonnerais pas de lui. Mais par là, il te donne le moyen de te faufiler dans les couloirs la nuit.

-Je sais, dit Harry avec enthousiasme, j'y ai pensé. Et si on allait faire un tour justement ?

-Je ne sais pas si c'est une bonne idée...

-Allez quoi, s'il te plaît. Je suis sûr que ça va être amusant de découvrir Poudlard de nuit.

-Je te signale que tes sorties nocturnes ne te réussissent pas d'habitude : un troll, un chien à trois têtes, une punition dans la Forêt Interdite...

-Oui, mais quand même, allons-y. Pour une fois ça se passera bien.

Draco soupira devant la détermination du brun à vouloir s'attirer des ennuis puis hocha la tête pour dire oui. Harry lui fit alors un grand sourire et ils sortirent enfin de la Tour Gryffondor, cachés sous la cape. Il s'amusèrent à voir les professeurs faire leur ronde sans les trouver et pensant à l'énigme Nicolas Flamel, ils se dirigèrent vers la bibliothèque et plus particulièrement vers la Réserve. Ils observèrent quelques minutes les hautes étagères recouvertes de livres plus ou moins vieux qui dégageaient une odeur de moisi. S'avançant doucement dans une des allées, Harry chuchota :

-Comment on va faire pour trouver le livre qu'il nous faut ?

-C'est sûr qu'on va avoir un peu de mal... murmura en retour Draco.

Ils fouinèrent un peu jusqu'au moment où le brun ouvrit sans le vouloir un des livres qui se mit à hurler. Catastrophé, il n'eut plus aucune réaction et c'est le vampire que referma le bouquin avant de le tirer vers la sortie de la bibliothèque. Néanmoins, ils furent obligés de s'arrêter quand la silhouette du professeur Snape se dressa devant eux. Ils se collèrent au mur, essayant à tout prix de ne pas se dévoiler, quand Draco remarqua une porte entrebaillé. Il agrippa fermement son calice par le bras et les fit entrer dans la pièce sans que leur professeur de Potions s'en aperçoive.

-On a eu chaud, murmura Draco en retirant la cape de leurs épaules.

-Ca tu l'as dis, répondit Harry avec un faible sourire.

-Je t'avais dit que ça n'était pas une bonne idée...

-Oui, oui, mais ça va, on n'a pas eu de problème.

-Heureusement, je te signale que je ne devrais pas être ici mais au manoir Malfoy. Qu'est-ce qu'il y a ?

Pendant leur petite dispute, Harry s'était approché d'un haut miroir déposé dans ce qui semblait être une salle désaffectée. A présent, il se tenait devant sans bouger et seul le lien permettait à Draco de savoir que quelque chose bouleverser le brun. Il le rejoint et dit :

-Harry, que se passe t-il ?

-Ma famille... Je peux voir ma famille dans ce miroir...

Le vampire regarda attentivement mais ne vit qu'Harry et lui, délicieusement enlacé se déclarant leur... Mais ce n'est pas ce qu'ils étaient en train de faire. Il leva les yeux et découvrit une inscription en haut, dans le cadre du miroir : "Riséd le ruoec not ed siam egasiv not sap sertnom et en ej". Il revint sur le visage de son calice pour y voir des larmes cristallines qui s'y écoulaient malgré le doux sourire qui se dessinait sur ses lèvres. Doucement, il força le brun à se tourner vers lui et essuya tendrement ses joues. Harry le laissa faire, sachant que le toucher de son vampire était plus réel que la vision que lui apportait le miroir. Il avait d'ores et déjà compris ce que faisait l'objet : il lui montrait son plus grand rêve, celui de voir sa famille qu'il n'avait pas connu. Et la voir ainsi lui faisait autant de bien que de mal. Il entendit Draco lui murmurait :

-Je ne te montres pas ton visage mais de ton coeur le désir. C'est ce qui est incrit sur le cadre. Viens, partons. Rester ici te fera beaucoup trop souffrir : il ne faut pas vivre dans ses rêves, ange déchu, même si la réalité est souvent difficile.

-Je sais Dray, je sais, répondit Harry des sanglots dans la voix. Rentrons, en plus tu dois avoir faim.

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Le mois de février commençait et tout l'ennuyait. Harry savait pertinemment qu'il ne devait plus songer au miroir mais c'était plus fort que lui. Il se souviendrait toujours de ce spectacle où tous les membres de sa famille lui souriaient en lui faisant de grands signes de la main. Mais en même temps, il ne remercierait jamais assez Draco de l'avoir obligé à s'en éloigner. Il n'aurait plus vraiment supporter de vivre sinon. Il le ressentait déjà par le fait qu'il y penser beaucoup trop. Dumbledore lui-même l'avait mis en garde comme s'il savait qu'Harry avait vu le miroir. Hermione avait finalement trouvé des informations sur Nicolas Flamel et ils avaient découvert que l'école cacher la Pierre Philosophale. Ils n'étaient pas sûr qu'elle soit en sécurité mais faisaient confiance au professeur Dumbledore. Il considérait désormais Ron comme un ami, mais ne lui avait pas dit pour Draco et lui. Le rouquin encaisserait bien trop mal la nouvelle et il ne voulait pas prendre un tel risque. Soupirant une dernière fois, il abandonna l'idée de finir le soir même son devoir de Sortilèges ce qui ne posait pas de problème puiqu'il avait encore deux jours pour le terminer. Il se rendit sur le stade de Quidditch et se détendit en faisant quelques acrobaties aériennes, en attendant que le reste de l'équipe vienne le rejoindre.

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Draco était inquiet. L'humeur de son calice y était bien entendu pour quelque chose. Et puis il avait un mauvais pressentiment concernant la fin de l'année scolaire. Harry allait sans doute se plonger dans les problèmes jusqu'au cou et lui ne pourrait rien faire pour l'aider. Le vampire en lui hurlait de traîner le brun très loin du château avant que n'arrive les catastrophes. Mais il ne pouvait pas faire ça. Il se forçait donc à rester calme et à essayer de faire confiance à son calice pour se sortir des périls s'il le fallait. Blaise se contentait quant à lui d'observer son ami à la dérobée, par-dessus son manuel, pour ne pas subir ses foudres. D'ailleurs, personne n'osait les approcher dans la Salle Commune à cause de l'humeur massacrante dont faisait preuve le Prince des Serpentard : en effet, dès son retour à la rentrée, il avait hérité de ce titre. Son père avait été fier de lui en recevant sa lettre mais lui s'en fichant, préférant son titre de vampire. Finalement Draco soupira et décida d'arrêter de se préoccuper de tout cela pour l'instant. Et pour s'en détacher, quoi de mieux qu'une partie d'échecs contre le bon adversaire qu'était Blaise...

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-Professeur ! Professeur Mac Gonagall ! s'écriait Hermione dans une soirée du mois de juin.

-Je vous demanderais un peu plus de tenue, Mlle Granger, répondit le professeur de Métamorphose.

-Désolée, professeur, mais sauriez-vous où est le directeur ? demanda la brune.

-Il faut qu'on lui parle immédiatement, ajouta Harry qui venait de les rattraper Ron et elle.

-C'est impossible, Mr Potter, le directeur a été appelé à Londres, il y a une demi-heure, dit la directrice de Gryffondor.

-Mais c'est important ! C'est à propos de la Pierre Philosophale !! Quelqu'un va essayer de la voler cette nuit ! lâcha Harry.

-Comment pouvez-vous être au courant d'une telle chose ? s'exclama le professeur. Non, je ne veux pas le savoir. La Pierre est en parfaite sécurité et personne ne pourra la voler. Maintenant, retournez à votre Salle Commune et en silence.

Devant la mine sévère de leur directrice, Harry, Hermione et Ron détalèrent. Arrivés dans leur Salle Commune, Ron demanda :

-Qu'est-ce qu'on fait ?

-On va y aller et on va s'emparer de la Pierre avant le vrai voleur, répondit Harry.

-Mais c'est dangereux ! s'exclama Hermione.

-C'est plus dangereux de laisser la Pierre tomber dans les mains de Vol... du voleur ! dit Harry. Imagine ce qu'il en fera.

-Tu as raison vieux, on va y aller, dit Ron. C'est la meilleure chose à faire.

-Je vais chercher ma cape et ma flûte, dit Harry en se précipitant vers le dortoir.

-OK, on t'attend, soupira Hermione.

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-C'est ce soir, je suis sûr que c'est ce soir, marmonnait Draco en faisant les cent pas dans la Salle Commune des Serpentard.

Blaise le regardait, comprenant qu'il soit inquiet surtout que les pressentiments du vampire s'avéraient toujours juste. Le blond finit par s'affaler dans un fauteuil et murmura tout bas, de sorte que seul son ami puisse entendre :

-Bon sang, Harry, reviens-moi en vie.

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Harry se retrouvait enfin face à face avec son professeur de Défense contre les Forces du Mal, le professeur Quirell. L'homme ne ressemblait plus à celui qu'Harry connaissait. Surtout parce qu'à l'arrière de sa tête se trouvait le visage de Lord Voldemort. Il avait récupéré la Pierre Philosophale dans le miroir du Riséd et son pire ennemi essayait maintenant de le convaincre de la lui donner.

-Jamais !! cria-t-il.

Alors son professeur l'attaqua. Sa cicatrice le brûlait comme jamais tandis que Quirell se brûlait les mains en tentant de l'étrangler. Harry, ne voyant pas d'autre manière de sortir de ce guêpier profita de ce don pour se défendre malgré le mal de tête croissant de s'emparer de lui. Il entendait Voldemort hurlait dans une litanie " Tue-le ! " et son professeur gémir de douleur. Il sentait la chaleur des flammes qui les entouraient et les pierres glacées contre lesquelles il était tombé. Puis la douleur devint telle qu'il sombra dans l'inconscience non sans avoir croisé des yeux bleus...

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Draco s'était enfermé dans la salle de bains. Il perdait complètement pour la première fois le contrôle de sa partie vampirique. Il ressentait à travers le lien qui l'unissait à son calice sa peur, sa colère et sa douleur. Il glissa le long du mur de pierres et hurla sa rage dans la pièce qu'il avait pris le temps d'insonoriser. Le vampire voulait rejoindre son calice et le protéger et lui luttait pour ne pas le faire. Il devait faire confiance à Harry. Il s'en sortirait. Il fallait qu'il s'en sorte ! Il continua de crier tout en donnant des coups de poings au sol, sa propre douleur l'aidant à garder une infime partie de conscience. Blaise, lui, s'était posté devant la porte et souhaitait de tout coeur que tout cela s'arrête et très vite. Quand, enfin, Draco ressortit de la salle, il pointa sa baguette sur lui au cas où et l'appela doucement :

-Draco, ça va ?

-Oui, ça ira, répondit le blond d'une voix cassée, il faut que j'aille à l'infirmerie. Tout de suite.

-Je t'accompagne, on ne sait jamais.

Ils se rendirent très vite au lieu dit et trouvèrent là Dumbledore, Hermione, et l'infirmière Mme Pompom Pomfresh à côté des lits où reposaient Ron et Harry. Dumbledore se tourna vers la porte en l'entendant s'ouvrir et ne fut guère étonné de voir entrer Draco et Blaise. Mme Pomfresh accourut vers le Serpentard blond en voyant ses mains ensanglantés mais le garçon n'en avait cure. Sans un mot, il se dirigea vers son calice et soupira de soulagement en le constatant dans un assez bon état. Puis, levant les yeux vers Dumbledore, il remarque son regard pétillant et grogna avant de dire :

-Vous le savez alors...

-Voyons, Mr Malfoy, je sais tout ce qui se passe dans mon école.

-Et ça ne vous dérange pas ?

-Non, absolument pas. Harry a besoin de quelqu'un pour le protéger de la sorte.

-Je ne l'ai pourtant pas fait ce soir...

-Et vous avez eu raison. Il était important qu'il affronte cela seul.

-De quoi parlez-vous, Albus ? demanda Pompom en finissant de soigner le vampire.

-Ce n'est pas à moi de le dire, Pompom et j'en suis de toute façon incapable.

-Le Fidelitas fonctionne aussi sur vous ? s'étonna Blaise.

-Eh oui, et je pense que c'est mieux ainsi, Mr Zabini, répondit le directeur avec un sourire malicieux.

-Le sort Fidelitas ? intervint à son tour Hermione.

-Oui, et je vais vous le dire à l'infirmière et à toi Granger : je suis un vampire et Harry est mon calice, dit Draco.

-Quoi ?? s'écrièrent les deux femmes.

-Pas la peine de crier, c'est comme ça. Depuis que nous avons quatre ans Harry et moi sommes liés par l'union calice-vampire, répéta le blond.

Il s'approcha d'Harry et caressa doucement sa joue tandis que le brun se réveillait. Les yeux vert émeraude croisèrent des yeux gris-argenté et Harry sourit en reconnaissant ce regard. Sans plus se préoccuper de la présence des autres, Draco s'assit sur le lit, aida le brun à se redresser doucement et le serra dans ses bras. Harry se laissa aller et soupira de bien-être quand le sentiment d'être en sécurité l'envahit. Il se colla un peu plus contre le torse de son vampire et dit :

-Bois.

-Je peux attendre, ange déchu, surtout après ce qui est arrivé cette nuit, fut la réponse du vampire.

-Je sais, mais je veux que tu boives. Pour avoir l'impression qu'une journée comme une autre vient de s'écouler. S'il te plaît...

Draco regarda alors les autres personnes présentes dans la pièce, ce qui poussa Harry à en faire de même. Dans leurs yeux, il vit que le blond leur avait dit la vérité. Pompom s'avança alors et dit :

-Mr Malfoy, prenez-le dans vos bras, je vais donner à Mr Potter une chambre individuelle. Vous resterez ainsi toute la nuit avec lui.

Draco hocha la tête et souleva précautionneusement son calice pour l'emmener dans la nouvelle pièce. L'infirmière les laissa et le vampire installa le brun dans ses nouvelles couvertures. Puis, il ouvrit quelques boutons du pyjama de son vis-à-vis, descendit vers sa gorge, la lécha quelques secondes et mordit. A la fin de la prise de sang, il s'allongea près d'Harry qui se lova contre lui en marmonnant un vague " bonne nuit" et il s'endormit après lui avoir répondu.

A suivre...