Et la vie avec un vampire...
Disclaimer : Le monde et les persos d'Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling, cette histoire est de moi et moi et moi !
Note : Encore merci à tous pour vos reviews, je suis vraiment contente que mon histoires vous plaise. Voici la deuxième année de Harry et Draco à Poudlard, du moins le début de cette deuxième année. La suite, mercredi prochain car le chapitre existe déjà... Je vous souhaite à tous une bonne lecture ! Kisu
Chapitre 3
Harry regardait le soleil se couchait à travers les barreaux de sa chambre du 4, Privet Drive. Sa première année à Poudlard s'était bien terminé : Dumbledore lui avait donné les morceaux manquants du puzzle à propos de l'affaire de la Pierre Philosophale, Gryffondor avait gagné la Coupe des Quatre Maisons et Hermione avait facilement accepté le lien qui l'unissait à son vampire. Mais de retour chez sa famille, il s'était vu enfermé dans sa chambre dont il n'avait le droit de sortir que deux fois par jour pour aller à la salle de bains et aux toilettes. Sa tante lui fournissait de la nourriture par une petite trappe faite par son oncle dans la porte. Ses affaires de sorcier était sous clé dans son ancien placard et Hedwige, sa chouette était à l'extérieur, sur l'arbre près de sa fenêtre. Il avait bien fait de ne pas la remettre dans sa cage. Il s'était fait un calendrier de fortune et compter chaque jour qui le rapprochait de la nouvelle rentrée à l'école de sorcellerie. Soupirant, il se demanda comment il ferait pour rendre ses devoirs à temps à ses professeurs. Et comment il allait se procurer les nouveaux manuels.
-Va te doucher, mon garçon, dit l'Oncle Vernon en ouvrant la porte.
Harry prit ses vêtements de rechange et s'exécuta au plus vite pour ne pas contrarier son oncle.
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Professeur Dumbledore,
Je vous écris à propos de mon calice et du traitement que lui offre sa famille. En effet, depuis qu'il est arrivé chez eux, il est enfermé dans sa chambre sans aucun moyen de pouvoir continuer à étudier la magie, puisque ses affaires lui ont été confisqué. J'ai réussi jusqu'ici à garder mon calme devant cette situation mais si elle venait à continuer, il y aura bientôt des meurtres, je vous le dis sans ambages. Je pense que vous êtes le mieux placé pour intervenir et faire en sorte que mon calice retrouve sa liberté, c'est pourquoi je vous demande de faire quelque chose avant que tout cela ne dégénère. Il serait dommage que cela finisse en bain de sang.
Avec mes sincères salutations,
Draco L. Malfoy
Après avoir relu son message, Draco eut un sourire de satisfaction et le donna au hibou qui s'envola dans la nuit. Le vampire avait rongé son frein jusque là mais il ne supportait plus de voir Harry enfermé comme un vulgaire criminel. Il avait cru s'être trompé de maison la première nuit où il avait rejoint le brun pour dîner à cause des barreaux à la fenêtre. Mais non seulement il ne s'était pas trompé mais quand Harry lui avait expliqué la situation, il avait eu des envies de meurtres : comment ces moldus se permettaient-ils de faire des choses pareilles ? C'était vraiment des êtres primitifs et barbares ! Et personne n'empêchait ces gens d'agir ! Et bien personne sauf lui. Peu importe comment Dumbledore répondrait à cette missive, si dans trois jours Harry était toujours en cage, il le ferait sortir par n'importe quel moyen. S'apercevant de l'heure qu'il était, il sut qu'il était temps de rejoindre son calice.
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Harry s'était allongé sur son lit et regardait le plafond. Il avait laissé la fenêtre ouverte pour permettre à l'air frais et à Draco d'entrer facilement. Encore une journée passée à ne rien faire si ce n'est lire, manger, regarder le ciel et aller aux toilettes et à la douche. Il soupira de lassitude et se tourna en direction de la fenêtre pour mieux recevoir la brise nocturne. Il entendit un bruissement d'ailes qui le poussa à ouvrir les yeux et il vit son vampire dressé devant la lumière venant des lampadaires de la rue. Il sourit et se redressa pendant que le blond s'approcher pour s'asseoir au bord du lit. Le vampire l'attira contre son torse et déposa un bisou sur son front avant de murmurer :
-Comment a été ta journée ?
-Comme celles qui l'ont précédée. Je ne rien fait du tout sauf si tu considères que lire et regarder le ciel sont des activités passionnantes, répondit le brun en savourant l'étreinte. Je m'ennuie, Dray et ça n'est pas prêt de s'arrêter.
-J'ai prévenu Dumbledore en souhaitant qu'il mette fin à cette mascarade. Il est hors de question que tu restes enfermé tout l'été par ces idiots de moldus !
-Il ne peut pas faire grand chose je pense, Dray, mais bon... Et toi, quoi de neuf ?
-Pas grand chose, j'en ai fini avec mes devoirs et je cherche toujours quoi t'offrir pour ton anniversaire.
-Tu n'es pas obligé, tu sais...
Draco le fit taire en caressant ses lèvres du bout des doigts. Il le fit basculer sur lit et s'installa à califorchon sur ses cuisses. Puis il dégagea un peu son cou et caressa l'endroit des morsures. Le vampire sentit son calice frissonner et son regard se troublait comme à chaque fois. Il se rendait compte que plus le temps passait, plus ses sentiments envers le brun évoluaient. Il savait qu'il tenait beaucoup à lui, bien plus qu'à quiconque mais cela ne venait plus seulement du besoin de protéger du vampire. Selon son père, un Malfoy ne pouvait pas tomber amoureux, alors qu'est-ce que c'était ? Décidé à s'interroger plus tard, Draco lécha tranquillement la gorge d'Harry puis le mordit. Le sang chaud, sucré et riche en magie coula sur sa langue alors qu'il s'appliquait à vouloir connaître cette saveur par coeur, ce goût dont il était complètement incapable de se passer. Il en était de même pour les sentiments qu'il sentait provenir de son calice, totalement abandonné à sa domination. Harry était perdu dans un océan de bien-être. La morsure lui faisait toujours un bien fou et il était incapable de s'en passer. Il éprouvait le besoin que son vampire prenne son sang allant jusqu'à réclamer cela si le blond prenait trop de temps à son goût pour commencer à assouvir sa faim. Quand Draco arrêta la succion, il baîlla et vit le blond faire un sourire moqueur :
-Tu ne fais rien de la journée et tu arrives à être fatigué.
Harry ne répondit pas, ses yeux se fermaient tout seuls. Il sentit le blond remonter les draps, le border et déposer l'habituel bisou sur son front avant de sombrer complètement dans le sommeil.
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-C'est ici ? demanda l'homme aux cheveux roux à la femme qui l'accompagnait.
-Oui, c'est là, répondit-elle en allant vers la porte du 4, Privet Drive.
Elle frappa à la porte pendant que l'homme la rejoignait. Ils attendirent quelques instants puis frappèrent à nouveau alors que deux garçons roux arrivaient eux aussi devant la porte.
-Laisse m'man, on s'en occupe, dit l'un d'eux.
Et l'autre posa son doigt sur la sonnette et ne le retira que quand la porte s'ouvrit avec fracas. Dans l'entrée se tenait un Vernon Dursley furieux, suivi de sa femme.
Il contempla un instant les quatre énergumènes sur son palier qui osait le réveiller à 9h00 un dimanche avant de vociférer :
-Qui êtes-vous et comment osez-vous réveiller les braves gens un dimanche, leur seul jour de repos ??
-Excusez-nous, monsieur, dit l'homme roux. Je suis Arthur Weasley, voici ma femme Molly et deux de mes fils Fred et George...
-Nous sommes venus chercher Harry Potter pour qu'il passe le reste de ses vacances chez nous, continua Molly. Je suis si heureuse de...
-Il n'y a pas d'Harry Potter sous ce toit !! rugit Vernon Dursley. Et il est hors de question que des gens comme vous entrent chez moi !!
-Bien sur que si, il y a un Harry Potter chez vous ! s'exclama Molly. Et vous feriez mieux de nous laisser l'emmener avec nous avant d'avoir de gros problèmes.
Et comme pour appuyer ses dires, la sorcière sortit sa baguette magique. Vernon émit un couinement et les fit entrer sans plus attendre.
-Où est-il ? demanda l'un des jumeaux quand ils arrivèrent dans le salon.
-Je... je vais aller le chercher, dit Dursley en se précipitant vers l'escalier.
Pendant ce temps, Arthur faisait le tour du salon en examinant tous les trucs moldus qui l'entouraient, sous l'oeil de sa femme qui s'était assise dans un des canapés sous un gémissement de la tante Pétunia. Dudley arriva, l'air encore endormi, et lâcha un petit cri en voyant les Weasley dans le salon. Il se tourna vers sa mère qui lui fit signe de rester tranquille alors que son père redescendait les marches suivi par son cousin. Harry eut un sourire joyeux en reconnaissant les jumeaux et se précipita vers eux :
-Fred ! George ! Que faites-vous ici ?
-Tu vas finir tes vacances chez nous, Harry, répondit Molly en se levant.
-Mr, Mme Weasley, dit Harry. Mais pourquoi ? "Même si en fait je le sais déjà" pensa-t-il.
-C'est un ordre de Dumbledore, expliqua Arthur. Où sont tes affaires ?
-Dans le placard sous l'escalier, Mr Weasley.
-On les prend, s'écrièrent les jumeaux en se dirigeant vers le lieu dit.
-Bien, nous gardons Harry jusqu'à la fin des vacances scolaires et ensuite il retournera à Poudlard, dit Arthur en s'adressant aux Dursley. Il vous reviendra pour les prochaines vacances d'été et je pense que d'ici là, vous aurez eu le temps de retirer les barreaux de sa fenêtre. Dans le cas contraire, vous aurez de graves problèmes avec la justice moldue et magique. Et avec Dumbledore...
Les Dursley hochèrent vivement la tête tandis que les jumeaux revenaient avec la valise d'Harry et la cage de sa chouette. Là, sans le faire exprès (n'est-ce pas ?), un des deux rouquins fit tomber une ribambelle de bonbons sur le tapis du salon. Ils s'empressèrent de les ramasser, non sans s'en faire chiper un par Dudley. Alors qu'ils allaient quitter la pièce, les Weasley et Harry se retournèrent en entendant un hoquet suivi d'un cri. Dudley, qui avait la friandise "perdue" des jumeux, était en train de s'étouffer, le visage de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Pétunia se précipita à ses cotés, tentant de l'aider, pendant que Vernon appelait les secours. Harry et les jumeaux éclatèrent de rire alors qu'Arthur s'approchait du cousin d'Harry pour le soigner. Molly regarda ses fils avec une oeillade menaçante puis dit :
-Prenez ce portoloin, vous arriverez devant la maison, mais ne pensez pas que vous échapperez à une punition.
-Oui, m'man, répondirent les jumeaux en coeur.
Harry mit sa main sur la vieille botte, ne comprenant pas comment ils allaient arriver chez les Weasley, quand il eut l'impression que quelque chose l'agrippait par le nombril et l'entraînait loin de sa famille.
Se relevant douloureusement après son atterrissage, Harry regarda autour de lui pour apercevoir une drôle de bicoque qui devait tenir debout seulement grâce à la magie. Auprès de lui, Fred et Georges continuaient à rire sans réussir à s'arrêter. Ils étaient arrivés dans l'immense cour de la maison où plusieurs gnomes se promenaient en toute impunité. Les plantes étaient enchevétrées dans une sorte de fouillis organisé rendant l'aspect de l'endroit encore plus étonnant aux yeux d'Harry.
-Toute de même, finalement c'est pas drôle, nos pastilles ne sont pas encore prêtes, dit un des jumeaux.
-En effet, on va devoir revoir notre recette, répondit l'autre. Moi qui pensais qu'on pourrait les mettre en vente dès cette année... Merci de nous avoir fourni un cobaye Harry !
-Euh... De rien. Mais qu'est-ce que vous testez ?
-Nos farces et attrapes. Vois-tu, ce bonbon aurait du faire grandir la langue de ton cousin...
-Mais visiblement ce n'était pas au point. Allez viens, on va pas rester devant la maison à ne rien faire. On va plutôt te faire visiter. Bienvenue au Terrier !
Malheureusement pour les deux rouquins, les deux parents apparurent derrière eux et commencèrent à leur crier dessus, sous les yeux du reste de la famille qui venait d'apparaître sur le seuil... "Il semble que mes vrais vacances commencent bien..." pensa Harry avec amusement en observant la dispute familiale.
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Monsieur Draco Malfoy,
Votre calice est maintenant en sécurité, chez des personnes en qui j'ai toute confiance, c'est-à-dire la famille Weasley, au Terrier. Vous pouvez bien entendu continuer à aller le voir, en faisant bien attention à ne pas vous faire remarquer car seul vous ou votre calice êtes en état de déclarer votre lien. Les Weasley n'en savent donc rien et je vous prierais de ne pas les mettre au courant. Je vous souhaite de bonnes vacances et vous demanderais de souhaiter un joyeux anniversaire à qui vous savez.
Avec mes salutations distinguées,
Albus Dumbledore.
-Chez les Weasley ?? s'exclama Draco à la fin de sa lecture. Et pourquoi pas chez cette moldue de Granger aussi ?? Enfin, c'est quand même mieux que rien. C'est mieux que sa prétendue famille.
-En effet, dit Blaise qui était avec lui. Par contre, sais-tu où ils habitent ? Parce que sinon, tu vas avoir du mal à pouvoir le voir et te nourrir.
-Je sais toujours où est Harry, Blaise. Un vampire sait toujours où est son calice. Toujours...
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Les vacances continuèrent à défiler. Harry avait vraiment fêté son anniversaire pour la première fois. Il voyait toujours son vampire, faisait ses leçons, s'entraînait au Quidditch... Alors qu'il avait été au chemin de Traverse pour acheter ses nouveaux livres et que, sans le vouloir, il s'était retrouver dans l'Allée des Embrumes, il avait aperçu Draco et son père dans une boutique peu recommandable, Barjow et Beurk. Bien sûr, Harry savait que le père du blond était un Mangemort et ne s'était donc pas étonné de les voir là. Le soir même, Draco et lui en avait discuté, le vampire le grondant d'avoir été imprudent alors que le brun n'y était pas pour grand chose. Enfin, la rentrée arriva et après le long voyage en train, ils étaient à nouveau dans la Grande Salle à accueilir les premières années ainsi que leur nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, Gilderoy Lockhart.
Le lendemain, Harry comprit très rapidement qu'il n'aimerait pas Gilderoy Lockhart comme professeur. Celui-ci semblait partout, sauf en train de préparer et de donner ses cours. Il donnait son avis sur tout et conseillait même ses collègues sur leur matière ! En plus, un élève de première année, Colin Crivey avait voulu photographier le Survivant, et l'homme passant par là insista pour être devant l'objectif avec lui, selon lui parce qu'il n'était pas bon pour Harry de jouer avec sa célébrité. Quand ils furent à son cours, Lockhart ne trouva rien de mieux que de leur donner un questionnaire pour voir s'ils avaient lu ses livres. Harry l'avait fait même s'il trouvait que ses bouquins étaient remplis d'une montagne d'inepties. Hermione fut félicitée d'avoir répondu correctement à toutes les questions et rougit sous le regard du professeur. Harry n'en revenait pas : Hermione ayant le béguin pour un professeur ! Et surtout ce professeur ! Pourquoi pas Snape aussi ! Il se rendit compte alors que son vampire commençait vraiment à influencer son caractère. Cela le fit sourire et Draco, qui l'observait à ce moment là lui rendit son sourire.
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Les jours s'égrainèrent doucement, Harry faisant tout pour ne pas à avoir à croiser son professeur dans les couloirs, tout en évitant également le plus possible le petit photographe en herbe, qui risquait la mort s'il continuait de courir derrière le calice. En effet, Harry avait parfois du mal à calmer le côté possessif de Draco qui avait constamment des envies de meurtre sur la personne de Colin Crivey. Heureusement que le vampire savait malgré tout que le brun aimait être son calice car le danger aurait été réel alors.
Le samedi matin, le Survivant se faisait réveiller pour l'entraînement de Quidditch et avait découvert que Draco était désormais dans l'équipe des Serpentard en temps qu'attrapeur. D'ailleurs le jour de cette découverte, Ron avait essayé de jeter un sort au vampire mais ayant cassé sa baguette dans le train dans une bagarre avec Crabbe et Goyle, il se prit son propre sort. Snape, qui avait accompagné l'équipe des Serpentard, lui donna une retenue à lui et Harry. Même s'il avait dit à son filleul qu'il ne s'en prendrait plus à son calice, il ne pouvait s'en empêcher parfois.
Ce soir-là, pendant sa retenue qu'il devait faire avec Lockhart, celui-ci ayant demandé à Snape de le lui laisser, Harry entendit une voix glacée à figer le sang dans les veines :
-Viens... Viens à moi... Que je te déchire... Que je t'écorche... Que je te tue...
Il en sursauta violemment et Lockhart, remarquant sa paleur et l'heure tardive lui permit de sortir. Dans les couloirs sombres et vides à cette heure avancée de la nuit, Harry frissonna et se dirigea vers la tour Gryffondor, tous les sens aux aguets. Il avançait prudemment, essayant d'entendre à nouveau cette voix effrayante tout en souhaitant ne pas la réentendre. Aussi bondit-il en sentant des bras enserrer sa taille et faillit-il hurler de terreur mais une main sur sa bouche l'en empêcha. Puis une voix murmura à son oreille :
-Calme-toi, ce n'est que moi.
Le brun se détendit immédiatement en constatant que c'était Draco qui l'enlaçait. Il soupira de soulagement puis murmura à son tour :
-Tu veux me faire mourir ou quoi ! Je t'ai déjà dit de ne pas faire ça !
Draco rit doucement et ils continuèrent de faire route vers la tour Gryffondor, Harry guettant toujours un quelconque danger. Arrivés devant la Grosse Dame et entrant enfin dans la salle commune des Rouge et Or, le brun se blottit contre son vampire qui l'étreignit malgré son étonnement. L'instinct de Draco prenait le dessus en sentant le besoin de protection de son calice. Il le souleva délicatement et l'amena à son lit. Harry se détacha de lui, le temps de mettre son pyjama. Puis, installé sur son lit, sous les draps, il se lova à nouveau contre Draco qui caressait son dos pour l'apaiser et lui raconta ce qui s'était passé. Le blond renforça son étreinte, la machoîre contractée sous l'agacement qu'il ressentait. Son calice allait à nouveau se mettre dans les ennuis jusqu'au cou !
-Et tu dis que Lockhart n'a pas entendu cette voix ?
-Non, rien du tout. Il a même été étonné et a dit que c'est parce que je m'endormais et que donc je devais retourner dans mon dortoir. Je te jure qu'elle m'a fait froid dans le dos...
-Toi, tu es en train de t'attirer des ennuis... Je commence à avoir un mauvais pressentiment...
Harry se gela en entendant ces mots et enfouit sa tête dans le cou de Draco. Le blond les fit rouler pour se trouver sur lui et dit doucement :
-Ne t'inquiète pas. Quoiqu'il se passe, tu t'en sortiras, j'en suis certain. Cette fois, j'essayerais de te protéger, bien que je sois persuadé que tu peux y faire face tout seul. J'ai confiance en toi. Et un Malfoy ne donne pas sa confiance à n'importe qui !
Harry pouffa et se détendit grâce à cette dernière tirade. Le vampire s'abaissa alors pour s'abreuver et quand ce fut fait, il partit non sans avoir regardé son calice s'endormir, un léger sourire aux lèvres.
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Assis à la table des Serpentard, Draco prenait son petit déjeuner, attendant que la troupe des Gryffondor arrive et pouvoir ainsi couver du regard son cher calice. Blaise, installé à sa droite, le regarda légèrement amusé. Il avait pu voir pendant ces premières semaines la jalousie du Prince des Serpentard envers Colin Crivey et Ginny Weasley. La petite dernière des rejetons Weasley avait le béguin pour Harry et son ami rêvait de la tuer elle aussi, plus particulièrement quand elle minaudait devant le Survivant. Ce matin même, alors que les Gryffondor arrivaient enfin, la jeune fille était en train de discutait avec le calice qui lui répondait distraitement mais pour la plus grande joie de la rouquine. Blaise entendit le blond grincer des dents et vit son regard s'intensifier. Il en grimaça et attira l'attention de Draco en lui demandant des nouvelles de son Gryffy.
-Il a entendu une voix étrange hier soir qui parlait de tuer et d'écorcher, répondit Draco sans lâcher le brun des yeux. Il est encore en train de se fourrer dans une histoire pas possible. Et quand il m'en a parlé, j'ai eu...
-Un mauvais pressentiment, je suppose, finit Blaise. Ton calice attire les problèmes, j'ai l'impression. Et à chaque fois, il n'a rien demandé.
-Exact. Ca doit être quelque chose dans son aura...
Blaise éclata de rire et dit :
-Au moins, tu ne t'ennuiras jamais avec lui.
-Ca, tu peux le dire...
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Le mois d'octobre arriva et Harry fut invité par Nick Quasi-Sans-Tête à son anniversaire de mort avec Ron et Hermione. Il avait accepté car le fantôme l'avait tiré d'un mauvais pas avec Rusard, avec l'aide de Peeves (aide involontaire bien entendu). Il avait alors découvert que le concierge de Poudlard suivait des cours de magie par correspondance. L'anniversaire de mort de Nick Quasi-Sans-Tête ne se passa pas sans anicroche car celui-ci voulait entrer dans un club de fantômes à la tête coupée. De plus, il n'y avait aucune nourriture décente pour les vivants, la salle était glaciale et ils avaient fait la rencontre de Mimi Geignarde, le fantôme d'une fille qui habitait dans les toilettes des filles du deuxième étage. Quand ils sortirent enfin de la soirée grotesque et remontaient au rez-de-chaussée, Harry entendit à nouveau La Voix :
-... Déchire... Ecorche... Tue...
Il resta statufié un instant alors que ses amis lui demandaient ce qui se passait. Draco, dans la Grande Salle ressentit la peur d'Harry et fit signe à Blaise de le suivre.
-... Si affamé... Depuis si longtemps... Tuer... Il est temps de tuer...
Harry se mit à courir vers les étages, Hermione et Ron à sa suite ainsi que Draco et Blaise bien que ces deux derniers soient plus en retrait.
-... Je sens l'odeur du sang... L'ODEUR DU SANG !
Harry continua sa course, tout en essayant de capter la voix et arriva au deuxième étage. Hermione, Ron et lui fouillèrent l'étage jusqu'à...
-Regardez ! s'écria Hermione.
Un mur brillait en face d'eux et ils s'en approchèrent. Là, ils découvrirent un message illuminait par les torches :
LA CHAMBRE DES SECRETS A ETE OUVERTE.
ENNEMI DE L'HERITIER, PRENEZ GARDE.
Sous ces mots se trouvait une flaque d'eau et Miss Teigne, la chatte du concierge. Ron voulait qu'ils s'en aillent et rapidement mais c'était trop tard car une foule d'élèves les entourait déjà dans un grand silence et Harry, se tournant vers elle, aperçut Draco le regardant avec les sourcils froncés et Rusard ainsi que d'autres professeurs arrivaient.
La discussion qui suivit cette découverte fut longue et Harry rentra après minuit dans son dortoir. Draco l'attendait déjà, aussi se changea t-il rapidement et se mit sous les couvertures.
-Raconte-moi, ordonna le vampire.
Harry soupira de fatigue et de bien-être en même temps et dit :
-J'ai à nouveau entendu la voix. Elle parlait de tuer et de l'odeur du sang. Comme j'ai voulu repérer d'où elle venait, je l'ai suivi...
-Et nous sommes tombés sur ce message et Miss Teigne.
Harry hocha la tête et continua :
-Dumbledore sait que nous n'avons rien fait au chat donc nous n'aurons pas de retenues mais je me demande ce que c'est que cette Chambre...
-Tu n'as jamais lu l'Histoire de Poudlard ?
-Non, pourquoi ?
-Mince, moi non plus, mais je sais que l'histoire de cet endroit est dans ce livre. Je sais aussi que la Chambre aurait été faite par Salazar Serpentard mais rien d'autre. Peut-être que Granger en saura plus...
-Je lui demanderais. Dis, c'est quoi un Cracmol ?
-C'est un natif d'une famille sorcière qui n'a aucun pouvoir magique.
-Humm... Rusard en est un.
-Ca ne m'étonne même pas...
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Les jours suivants, Harry vit que certaines personnes l'évitaient comme si elles avaient peur de lui. Ron, Hermione et lui avaient visité les toilettes des filles du deuxième étage pour essayer de trouver des indices et Ron avait émis l'idée que Draco était peut-être l'Héritier. En effet, ils connaissaient à présent l'histoire de la Chambre des Secrets, histoire racontée par Binns, le professeur d'Histoire de la Magie lui-même sous la demande d'Hermione. Bien sûr, Harry savait que son vampire n'était pour rien dans cette histoire et Hermione également. Pourtant, elle proposa de concocter du Polynectar, pour prouver à Ron que le Prince des Serpentard n'était pas l'Héritier. Le problème restait dans la manière de se procurer le livre où se trouvait la recette qui était dans la Réserve de la bibliothèque. Quoique Ron avait un autre problème, rassurer sa petite soeur Ginny Weasley...
A suivre...
