Et la vie avec un vampire...

Disclaimer :Le monde et les persos d'Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling, seule cette intrigue est de moi.

Note : Voici la fin de la deuxième année d'Harry et Draco à Poudlard. Je remercie ceux et celles qui m'ont laissés des reviews !! Je vous souhaite une bonne lecture et vous dit à mercredi prochain pour le chapitre 5.

Chapitre 4

Harry en avait plus qu'assez ! Non seulement il avait l'impression d'avoir fait quelque chose de mal ( ce qui n'était pas le cas ) mais en plus, il commençait à ressentir le stress concernant le futur match de quidditch entre Serpentard et Gryffondor. Un match où il aurait à affronter son vampire. Décidément cette année était une mauvaise année, sans compter La Voix dans les murs et l'Héritier de Serpentard. Grâce à Lockhart, Hermione avait pu récupérer le livre où se trouvait la recette de la potion Polynectar. Mme Pince leur avait donné le livre à contrecoeur mais maintenant, enfermés dans les toilettes de Mimi Geignarde, le trio de Gryffondor étudiait attentivement la potion :

-Tu te rends compte de tout ce qu'on va devoir voler à Snape ? s'écria Ron en entendant la peau de serpent de cap. Je ne suis pas sûr finalement que ce soit une bonne idée.

-Si vous voulez arrêter, très bien, dit Hermione. Je ne tiens absolument pas à passer outre le réglement de l'école mais en même temps si on veut savoir...

-Ok, allons-y, répondit Ron. Je pensais bien qu'un jour ça serait toi qui nous amènerais à faire des choses interdites.

Harry se retint de rire et demanda :

-Combien de temps faudra-t-il pour faire la potion ?

-Eh bien, vu que certains ingrédients doivent être cueillis à des moments fixes, un mois, marmonna Hermione.

-Un mois ? s'exclama Ron. Mais c'est beaucoup trop !

-Nous ne pouvons pas faire mieux Ron et je suis sûr que Malfoy ne pourra pas attaquer tous les élèves dans un laps de temps aussi court, dit Harry d'un ton apaisant.

-Mouais, j'en doute moi. Enfin, si tu pouvais le faire tomber de son balai le jour du match...

--

Draco en avait plus qu'assez ! Il était obligé de supporter son stress concernant le match de quidditch mais en plus, il devait supporter celui de son calice ainsi que la sensation de rejet qu'Harry ressentait devant les réactions des autres élèves. Lui-même ne comprenait pas pourquoi les autres enfants réagissaient ainsi. Harry n'avait rien fait à Miss Teigne ! Et il ne lui avait certainement pas envoyé un sort de Magie Noire ! Cette année était décidément pourrie. En plus, son calice lui avait parlé d'un plan qu'ils allaient exécuter ses deux amis et lui pour l'innocenter aux yeux de Weasley. Comme si l'opinion de Weasley comptait pour lui !

-Draco... Draco... DRACO !

Le prince des Serpentard revint à la réalité et vit que son meilleur ami, Blaise, attendait qu'il joue son tour d'échecs. Il fusilla le Serpentard du regard qui lui fit un sourire enjôleur et lui fit signe de jouer, tout en disant :

-Continue comme ça. La moitié de notre Maison s'est enfui à cause de ton aura plus que menaçante.

-Arrête ça tout de suite, Blaise, siffla Draco. Je ne suis vraiment pas d'humeur à supporter tes sarcasmes.

-Oh, c'est bon, calme-toi, répondit Blaise en bougeant un fou. La situation n'est pas si insupportable que ça quand même ?

-J'aimerais bien t'y voir, marmonna Draco en déplaçant une tour. Je vais finir par attaquer quelqu'un pour me défouler.

-Tant que ce n'est pas moi, dit le métis avec un sourire.

-Non, je n'irais pas jusque là sauf si tu deviens toi aussi insupportable, dit Draco en plaçant un cavalier. Echec et mat, ajouta-t-il avec un sourire typiquement Malfoy.

-Hein ? Comment ça échec et mat ?

--

Harry était assis dans les vestiaires de son équipe avec les autres joueurs attendant le début du match avec une grande nervosité. Et Dubois, capitaine de l'équipe crut bon d'ajouter :

-Saisis-toi du Vif d'Or avant Malfoy, donne ta vie si c'est nécessaire, car il faut absolument qu'on gagne aujourd'hui pour leur prouver que de meilleur balai ne font pas de meilleur joueur.

Quelques minutes plus tard, le match se déroulait. Harry voyait Draco évoluait à quelques mètres de lui sur son Nimbus 2001, mais n'eut pas le temps de s'attarder sur la mine de son vampire car il dut éviter de justesse un Cognard qui fonçait sur lui à pleine vitesse. George le renvoya la boule noire sur Draco mais aussi tôt, le Cognard revint vers lui et il poussa son Nimbus 2000 au maximum pour lui échapper. Cette fois, ce fut Fred qui essaya de le dévier de sa trajectoire mais le Cognard n'abandonna pas l'idée de s'acharner sur Harry.

--

Le match tournait en faveur de l'équipe des Serpentard mais de cela Draco n'en avait rien à faire. Que se passait-il encore avec son calice ? Il voyait bien que le Cognard n'agissait pas du tout comme d'habitude à croire qu'il avait été ensorcelé. Un coup de sifflet retentit pour marquer une mi-temps et le vampire alla retrouver le reste de son équipe qui jubilait déjà à l'idée de la victoire. Tous se tournèrent vers lui pour lui faire comprendre qu'il devait maintenant attraper le Vif au plus vite. Draco les écoutait distraitement en observant du coin de l'oeil, l'équipe de son calice qui fut interrompu dans sa discussion par Mme Bibine. Quelques instants plus tard, un nouveau coup de sifflet retentit sonnant la reprise du match. Il pleuvait des cordes à présent, et Draco s'inquiètait vraiment pour son calice à présent. Il le voyait bien faire des figures exceptionnelles pour éviter le Cognard qui ne pouvait se déplacer comme lui. Puis Harry s'arrêta à quelques mètres de lui, le Cognard le frolant à nouveau.

--

Harry était fatigué de devoir empêcher le Cognard fou de l'atteindre qu'il stoppa ses figures pour regarder son vampire à quelques mètres de lui. Celui-ci essayait de cacher son inquiètude mais Harry le connaissait assez bien à présent pour le voir malgré son masque de froideur. Puis au-dessus de l'épaule gauche de Draco, le vit... Le Vif d'Or ! Il hésita foncer vers lui de peur qu'il ne s'aperçoive de la petite balle dorée mais n'aurait pas dû.

VLAM !

A cet instant, autant Harry que Draco ressentirent une douleur fulgurante. Le Cognard avait réussi à atteindre le calice et lui avait cassé le bras droit. Harry ne vit plus qu'une solution pour arrêter le carnage : il fonça sur Draco. Celui-ci le regarda arriver avec douleur et surprise dans le regard et s'écarta au dernier instant pour voir Harry de sa main valide s'emparait du Vif d'Or et ensuite le voir piquer vers le sol et atterir dans la boue, son bras dans un angle étrange. Draco sentit son calice s'évanouir dans le lien et se dépêcha d'atterir à son tour. Son capitaine se précipita vers lui pour lui hurler dessus mais cela n'avait aucune importance, seul l'état de son calice le concernait. Il le vit reprendre connaissance, Lockhart s'occupait de lui et lui jetait un sort. Etrangement il ne ressentit plus de douleur et se dirigea vers les vestiaires pour se changer alors que Harry se dirigeait surement vers l'infirmerie.

--

Quand Draco arriva à l'infirmerie à neuf heures ce soir là, Mme Pomfresh sans poser aucune question, l'amena à son calice. Celui-ci dormait dans la même chambre individuelle qu'à la fin de leur première année. Il s'avança en silence dans la pièce et s'assit sur la chaise un peu éloignée du lit. Et il attendit. Parce qu'il était sûr que celui qui avait trafiqué le Cognard pendant le match allait venir. Une demi-heure plus tard, un elfe de maison apparut. Les elfes de maison servaient à l'entretien des demeures sorcières et seules les plus vieilles familles en possédaient encore ou les familles fortunées. Regardant attentivement l'elfe qui s'avança pour vérifier l'état d'Harry, il reconnut l'elfe attaché à son père.

-Dobby ! s'exclama-t-il.

L'elfe sursauta à l'entente de son nom et regarda Draco de ses yeux exorbités avant de se mettre à genoux et de dire :

-Jeune maître Malfoy, monsieur. Qu'est-ce que Dobby peut faire pour monsieur ?

-Qu'est-ce que tu fais là ? demanda Draco. C'est toi qui aurait... Oh non. Reste là !

Tout ce bruit réveilla soudainement Harry qui poussa un petit cri de douleur. Draco s'approcha de lui immédiatement et murmura en lui caressant le front avec une éponge :

-Chut, je suis là Harry. Tout ira bien.

-Dray, murmura Harry. C'est bien que tu sois là. J'ai mal...

-Je sais et je sais qui est le responsable aussi, répondit Draco.

Il redressa tendrement son calice et s'assit derrière lui pour lui servir d'appui. Puis se tournant vers l'elfe qu'il indiqua du doigt à Harry, il dit :

-Je te présente Dobby, l'elfe de maison attaché à mon père.

-Tu veux dire que ton père...

-Ca, nous allons le savoir, le coupa Draco. Dobby, est-ce que c'est mon père qui t'a dit d'ensorceler le Cognard ?

-Non, jeune maître Malfoy, monsieur. Dobby a décidé tout seul de faire ça pour protéger Harry Potter, monsieur. Maître Malfoy a aidé quelque chose de très dangereux à entrer dans l'école, monsieur. Et Dobby a voulu protéger Harry Potter, monsieur parce qu'il est en grand danger, répondit l'elfe en pleurant.

-Et c'est comme ça que tu protèges les gens ? En les tuant ? s'exclama le vampire.

-Dobby voulait seulement que Harry Potter soit assez blessé pour être emmené loin de l'école, jeune maître. Dobby ne voulait pas tuer Harry Potter monsieur. Harry Potter représente l'espoir mais des choses se passent à Poudlard et maintenant que la Chambre des Secrets a été ouverte une nouvelle fois...

L'elfe de maison s'interrompit avec effroi, saisit la carafe reposant sur la table de chevet et se l'abattre sur la tête en marmonnant "méchant Dobby, très méchant Dobby!!" Harry regarda ce spectacle avec étonnement tandis que Draco soupirait en murmurant :

-Je me demandais quand cela allait arriver. Si un elfe de maison dit ou fait quelque chose contre les intérêts de son maître, il est obligé de se punir pour son acte, expliqua-t-il à Harry abasourdi.

-Harry Potter ne doit pas rester à Poudlard... Dobby doit partir ! ajouta la créature.

-Attends. Je t'interdis de dire à qui que ce soit que tu m'as vu avec Harry. Et je t'interdis de faire encore du mal à Harry, tu m'as bien compris Dobby ? dit Draco d'un ton menaçant.

-Dobby a compris jeune maître Malfoy. Dobby doit absolument partir !

Et la créature disparut dans un craquement sonore. Dans l'infirmerie, l'on pouvait entendre du bruit. Draco rallongea Harry et se dirigea vers la porte pour l'entrouvrir et écouter la conversation. Il revint auprès de son calice et lui raconta ce qu'il avait entendu. Colin Crivey pétrifié comme Miss Teigne et Dumbledore disant que la Chambre des Secrets était bien réouverte.

--

Harry à son retour dans la Grande Salle le lendemain, raconta à peu près tout ce qu'il avait appris cette nuit là à ses deux amis. En décembre, tous les trois s'inscrivirent sur la liste de ceux qui restaient au château et apprirent que Draco restait également ce que ron trouvait louche, mais pas Harry après ce que Dobby leur avait révélé. Ils volèrent les ingrédients qui leur manquait pour le Polynectar. Dans la semaine qui suivit, ils allèrent à un club de duel que Lockhart avait mis sur pied. Ce dernier se ridiculisa face à Snape et Harry se révéla pendant son affrontement contre Draco un Fourchelang. Depuis, tous les élèves l'évitaient encore plus qu'auparavant car le pouvoir de parler aux serpents était catalogué dans la Magie Noire. Tout le monde le prenait alors pour l'Héritier de Salazar Serpentard car ce dernier était un grand Fourchelang. Décidément cette année était plus que mauvaise. Justin Finch-Fletchley, un élève de Poufsouffle de leur année avait été pétrifié ainsi que Nick Quasi-Sans-Tête et c'était lui qui avait été le premier sur la scène du "crime" avec Peeves. Dumbledore l'avait convoqué mais lui avait clairement fait comprendre qu'il ne le prenait pas pour le responsable de tout cela. Il avait alors fait la rencontre de Fumseck, le magnifique phénix de Dumbledore. Toute cette situation mettait un peu les nerfs d'Harry à cran et jouait bien entendu sur ceux de Draco.

Le jour de Noël, la potion Polynectar fut prête. Et le soir même, ils mirent leur plan à éxécution, non sans qu'Harry prévienne son vampire de ce qui allait se passer. Boire du Polynectar fut pour une expérience assez déplaisante pour Harry et encore plus de se voir être Grégory Goyle. Ils réussirent cependant à aller dans la Salle Commune des Serpentard, en compagnie de Draco ( Hermione avait refusé de les accompagner ) et à interroger ce dernier. Bien sûr, Ron eut la confirmation que Draco n'était pas l'Héritier de Serpenatrd et ils retournèrent auprès d'Hermione. Hermione qui avait confondu un cheveu avec un poil de chat et qui était donc devenu un félin. Harry et Ron furent obligés de l'emmener à l'infirmerie sous les rires de Mimi Geignarde où elle dut rester même après la rentrée.

--

Un jour où ils revinrent aux toilettes de Mimi Geignarde, Harry et Ron trouvèrent un petit livre noir qui était en fait un journal ayant appartenu à un certain T.E. Jedusor. En lisant ce nom, Ron se souvint que cette personne avait reçu une coupe pour services rendus à l'école il y a cinquante ans. Mais Harry, lui, n'avaitpas besoin de toute ces explications. Il avait pâli comme jamais en lisant le nom mais avait quand même pris le journal avec lui. Il n'osa pas en parler à Draco et attendit qu'Hermione sorte de l'infirmerie pour le lui montrer. Embalée par l'idée de l'âge du journal, écrit à la période de la Chambre des Secrets, elle essaya de faire apparaître le texte mais échoua lamentablement. Le soir même, Harry décida d'en parler à Draco.

Allongé dans son lit à baldaquins, un peu nerveux car il était sûr que le vampire allait le gronder, Harry attendait l'arrivée du blond. Il sursauta quand Draco écarta le rideau pour s'asseoir auprès de lui. Etonné, le vampire s'approcha doucement de son calice et le regarda attentivement.

-Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu as peur de moi maintenant ? murmura-t-il.

-Non, chuchota Harry précipitamment. C'est juste que...

-Oui ?

-C'est juste que je t'ai caché des choses et que tu vas surement pas aimer ce que je vais te dire maintenant.

-Si c'est à propos du fait que tu es mon calice..., commença Draco son regard et sa voix devenus de glace.

-Non, ça n'a rien à voir avec ça Draco, le coupa Harry. C'est au sujet de la Chambre des Secrets.

Le vampire soupira de soulagement, se glissa sous les couvertures de son calice avant de le prendre dans ses bras et de l'étreindre fortement. Harry se laissa faire avec joie et étonnement à la fois. "Il a donc si peur qu'un jour je veuille l'abandonner. Mais je m'en voudrais s'il mourrait." pensa-t-il. Il soupira de bien être et se força à reprendre ses explications :

-En fait, voilà. Un jour, on est retourné Ron et moi dans les toilettes de Mimi Geignarde et on y a trouvé un petit journal noir. Ce journal a appartenu à quelqu'un s'appelant T.E. Jedusor. Et en fait, je connais cette personne...

La voix d'Harry mourut sur cette phrase et il enfouit sa tête dans le cou de Draco. Le blond l'obligea à relever la tête et à le regarder droit dans les yeux.

-Et qui est-ce ? demanda le vampire sentant qu'il n'allait pas aimer la réponse.

-Ben T.E. Jedusor c'est Tom Elvis Jedusor, maintenant, il se fait appeler... Lord Voldemort.

-Quoi ? Tu veux dire que tu as un objet qui a été à cet homme et que tu ne m'as rien dit ! s'exclama à voix basse Draco, n'ayant pas oublié où il était.

Harry se recroquevilla un peu sous la colère émanent du blond et répondit d'une petite voix :

-Je voulais d'abord le montrer à Hermione pour qu'elle puisse voir s'il n'y avait pas un indice sur la Chambre dedans mais elle n'en a pas trouvé. Tu vois, ce journal date d'il y a cinquante ans et il n'y a rien d'écrit dedans alors il me semble pas dangereux...

-Pas dangereux ?! Harry, s'il y a un sort sur ce truc c'est surement un sort de Magie Noire et toi tu oses me dire qu'il n'est pas dangereux alors que tu sais à qui il a appartenu ! Non mais je rêve !

-Drayyyy, murmura Harry avec une petite moue suppliante.

Le vampire arrêta de tempêter mais s'installa sur son calice pour son dîner. Il chuchota à l'oreille d'Harry :

-C'est une très mauvaise idée de mettre un vampire en colère quand on est son calice Harry.

Puis il plongea sa tête dans le cou du brun qui lui exposa un peu plus sa gorge malgré sa dernière phrase, et le mordit. Et il but bien plus que d'habitude. Quand il releva la tête, il vit Harry qui s'endormait déjà et il s'en voulut un peu. Un tout petit peu. Le brun serait simplement fatigué toute la journée le lendemain et mangerait plus que d'habitude mais rien de grave. Et puis ce n'est pas comme si ils pouvaient célèbrer la Saint Valentin ensemble, de toute façon, Draco n'était pas amoureux. En quittant le lit d'Harry, il se rendit compte qu'il avait oublié de lui demander où était le journal. Il s'en occuperait demain. Il déposa malgré tout l'habituel bisou sur le front du brun, prit sa forme de brume et s'en alla.

--

Le jour de la Saint Valentin, Draco crut qu'il allait commettre plusieurs meurtres. D'abord, il avait horreur du rose ( sauf sur les joues de son calice ) et la Grande Salle était vraiment r-o-s-e. Ensuite Lockhart, ce fichu professeur avait décidé d'engager des nains qui transmettraient des messages d'amour en chanson ( idée absolument horrible digne de Poufsouffle ). Son calice aurait reçu quelques lettres d'amour ( bon lui aussi, mais ce n'était pas la même chose parce que personne n'avait le droit de toucher son calice ! ) et à la fin de l'après-midi, alors qu'ils se rendaient en Sortilèges, le brun avait eu un message chanté :

Ses yeux sont verts comme un crapaud frais du matin

Ses cheveux noirs comme un corbeau, il est divin

C'est mon héros et c'est mon roi

Je voudrais tant qu'il soit à moi

Celui qui a combattu et vaincu

Le Seigneur des Ténèbres à mains nues.

En l'attrapant, le nain avait en plus déchiré le sac d'Harry et il avait laissé tomber le journal de Jedusor. Draco, tout en bouillant et pestant intérieurement contre Ginny Weasley ( il était sûr que c'était de cette sale mioche, ce poème pas du tout romantique et moche ! ( tiens ça rime ! ), il allait lui faire payer ça ) ramassa le journal sous les yeux d'Harry qui dut le lui reprendre à cause de la fichue rivalité qu'ils devaient avoir en public, mais il aperçut le regard terrifié de Ginny Weasley sur le petit livre noir. Il exprima clairement que c'était elle qui avait fait ce message ce qui eut pour conséquence de la faire entrer dans sa salle de classe le visage dans les mains ( bien fait ! même s'il aurait préféré lui faire la peau ), puis il s'en alla avec Blaise en affichant son sourire le plus méprisant en se promettant tout de même d'écrire un jour un vrai poème à son calice. Il en oublia le journal de Jedusor.

--

Lorsque Pâques arriva, Harry dut choisir comme les autres élèves quelles seraient les options qu'il prendrait en troisième année. Il prit finalement une option qu'il suivrait avec Ron ( divination ) et une option qu'il suivrait avec Hermione ( runes ). Pendant un de ses entraînements de Quidditch, le journal de Jedusor disparut de sa valise, probablement volé par un Gryffondor. Le lendemain se déroulait le match de quidditch Gryffondor versus Poufsouffle. En retournant chercher son équipement pour le match avec ses deux amis il entendit :

-... Tuer, cette fois... déchirer... écorcher...

Il poussa un cri et dit en se tournant vers Ron et Hermione :

-La Voix ! Je viens de l'entendre, pas vous ?

Ron it signe que non et Hermione se frappa avant de dire :

-Je viens de comprendre quelque chose ! Je vais à la bibliothèque !

Harry aurait voulu l'accompagner mais Ron lui rappela le match qui allait se jouer et il se dirigèrent vers le stade. Et alors que la partie allait commencer, le professeur McGonagall intervint pour annoncer que le match était annulé. Puis quand Harry et Ron la rejoignirent, elle leur fit signe de la suivre. C'est quand ils furent dans l'infirmerie qu'elle leur dit qu'il y avait eu une double agression et ils découvrirent :

-Hermione ! s'exclama Ron.

McGonagall leur demanda s'ils avaient une quelconque explication à propos du miroir et les fit finalement regagner la Tour Gryffondor.

--

Les jours qui suivirent furent assez moroses, tout le monde craignant pour sa sécurité. Hagrid avait été arrêté car il était soi disant considéré coupable par le Ministre de la Magie, Cornélius Fudge et Albus Dumbledore avait été suspendu par le conseil d'administration de l'école, suspension orchestrée par Lucius Malfoy, le père de Draco. Selon un conseil qu'Hagrid leur avait envoyé par Hedwige, Ron et Harry avaient suivi les araignées pour tomber sur Aragog, une acromantule géante qu'Hagrid avait élevé il y avait cinquante ans. Ils avaient réussi à s'enfuir de ces araignées carnivores grâce à la voiture volante des Weasley, qui avait atteri dans la Forêt Interdite à cause de Fred et George qui avait raté le train pour revenir après les vacances de Noël. Celle-ci leur avait parlé du meurtre de la créature cachée dans Poudlard, meurtre qui s'était passée dans les toilettes et ils en avaient conclu que cette personne qui avait été victime du monstre était Mimi Geignarde.

McGonagall annonça trois jours avant les examens de fin d'années que le soir même, les élèves pétrifiés pourraient être ranimés. Il y une explosion de joie à cette nouvelle. Juste après cela, Ginny, sous les yeux jaloux de Draco, s'approcha d'Harry et de Ron. Elle semblait vouloir leur dire quelque chose d'important mais à l'arrivée de Percy Weasley, elle partit sans avoir dit un seul mot. Grâce à l'incompétence et la suffisance de Lockhart, les deux Gryffondor réussirent à s'échapper pour tenter de voir Mimi Geignarde, mais en embobinant également McGonagall, ils durent finalement prendre le chemin de l'infirmerie. Et là, dans la main d'Hermione, ils trouvèrent la solution à toute l'énigme. Un Basilic, le Roi des Serpents se baladait dans toute l'école grâce à la tuyauterie du château. Ils comprirent pourquoi seul Harry entendait La Voix : c'était du Fourchelang. Et ils savaient enfin où se trouvait l'entrée da la Chambre des Secrets : dans les toilettes de Mimi Geignarde. Ils se rendirent à la salle des professeurs encore vide et entendirent McGonagall dire à tous les élèves de regagner leur Salle Commune. Ils se cachèrent dans la penderie de la salle. Quand les professeurs arrivèrent, ils apprirent la très mauvaise nouvelle :

-Le pire est arrivé. Une élève a été capturée par le monstre et emmenée dans la Chambre, dit McGonagall. L'Héritier de Serpentard a laissé un autre message, juste au-dessous du premier : Son squelette reposera à jamais dans la Chambre.

-Qui est la victime ? demanda Mme Bibine.

-Ginny Weasley, répondit McGonagall.

--

Harry, Ron et Lockhart se trouvaient au début du passage menant à la Chambre des Secrets. Harry était séparé de ses deux compagnons par l'effrondrement dû au sort d'Oubliettes lancé par Lockhart avec la baguette cassée de Ron. Après s'être assuré que Ron et Lockhart allaient bien, le Survivant prit une grande inspiration et continua seul dans le tunnel. Il était très anxieux et s'en voulait parce qu'il n'avait pas pu dire à Draco où il allait. Le désavantage de ne pas être ensemble. Au moins son inquiètude devait faire clairement comprendre au vampire qu'il était dans de très gros ennuis et qu'il risquait encore ( et toujours ) sa vie. Quand ce serait fini, il se ferait encore gronder par son calice. Harry se retrouva devant un mur où était gravé deux serpents s'entrelaçant. Il leur siffla d'ouvrir le passge et quand ce fut fait, tremblant, il franchit l'ouverture.

--

-Fichu calice ! s'exclama Draco dans la salle de bains, Blaise encore en sa compagnie pour le moment.

-Voyons Draco, tu ne le penses même pas, dit Blaise avec un sourire pour tenter de le détendre.

-Bien sûr que si, je le pense ! s'écria Draco. Je sais où il est, mais je sais que je ne pourrais pas le rejoindre. Je crois que tu devrais sortir Blaise. Je crois que ça va commencer.

Blaise se redressa, ouvrit la porte à laquelle il s'était adossé et dit :

-Courage, je suis sûr qu'il s'en sortira.

Et il referma la porte qui se verrouilla magiquement. Draco soupira et murmura :

-J'espère qu'il s'en sortira car sans lui, je mourrais. Bonne chance, ange déchu.

--

Harry avait pénétré une longue salle peu éclairé où s'élevait d'immenses colonnes de pierre entourées de serpents sculptés. Il sortit sa baguette et s'avança dans la salle doucement jusqu'au moment où il aperçut une statue de Salazar Serpentard où au pied était allongé une personne à la robe noire. Il se précipita en reconnaissant la chevelure rouge et quand il arriva près d'elle, il la secoua en l'appelant doucement par son prénom.

-Inutile, elle ne se réveillera pas, dit une voix douce derrière lui.

Mais Harry avait reconnu cette voix et se retourna pour voir un jeune homme de grande taille aux cheveux noirs, étrangement flou mais parfaitement reconnaissable pour lui.

-Tom Jedusor, dit-il.

Le susnommé hocha la tête et Harry demanda :

-Elle est morte ? Comment est-ce que vous pouvez être là ?

-Elle est encore en vie pour l'instant mais c'est tout juste. Quant à moi, eh bien je suis là grâce à elle. Moi, le souvenir qui dormait dans un journal depuis cinquante ans, ajouta-t-il en désignant le journal noir ouvert entre les pieds de la statue.

-Je vois, alors c'était elle qui l'avait pris dans ma valise, dit Harry. Elle s'en servait comme journal intime...

-En effet, et en déversant sa vie dans mon journal, elle m'a donné de la force. Assez pour qu'à mon tour je partage un peu de mon âme avec elle pour l'obliger à faire certaines choses.

-Comme ouvrir la Chambre des Secrets et libérer le Basilic ?

-Exact. Tu es assez intelligent Harry Potter. Et elle qui se demandait si un jour le beau, le grand, le célèbre Harry Potter l'aimerait.

Jedusor éclata de rire, un rire cruel et sarcastique. Harry en trembla.

-Quelle petite idiote ! Mais il est vrai que j'ai toujours su charmer les gens dont j'avais besoin. Et maintenant, je peux discuter avec toi de ton incroyable histoire.

-Je n'ai aucune envie de discuter avec vous plus longtemps ! s'écria Harry.

-Sauf que je te laisse pas le choix, Harry Potter, dit Jedusor avec un sourire cruel et en jonglant avec...

-Ma baguette, murmura Harry en serrant les poings.

-Bien. Maintenant j'ai une question : comment se fait-il qu'un bébé sans talent magique particulier ait pu vaincre le plus grand sorcier de tous les temps ? Comment as-tu réussi à t'en tirer avec une simple cicatrice, alors que les pouvoirs de Voldemort ont été détruits ?

-Vous n'êtes pas le seul à vous poser la question, Voldemort, répondit Harry d'une voix froide. Toute la population sorcière se le demande. Et vous n'êtes pas le plus grand sorcier de tous les temps, ce titre revient au professeur Dumbledore, mais ça vous le savez, n'est-ce pas Voldemort ?

-Dumbledore a été chassé de ce château par mon simple souvenir ! siffla Voldemort avec haine.

-Mais il n'est pas aussi loin que vous le pensez !

Et sur ces paroles d'Harry, un chant se fit entendre dans la Chambre des Secrets. Une musique qui s'intensifia et en haut du pilier le plus proche apparurent des flammes, puis un oiseau rouge et or. Cet oiseau tenait quelque chose dans ses serres et s'envola vers Harry et se posa sur son épaule.

-Un phénix, murmura Voldemort.

-Fumseck et le Choixpeau magique, dit Harry.

Et là Jedusor éclata encore de rire et dit :

-Tu dois te sentir rassuré maintenant car l'aide de Dumbledore est arrivé jusqu'à toi. Si seulement tu me rejoignais...

-Jamais ! s'écria Harry, inquiet car la silhouette de l'homme devenait de plus en plus nette.

-C'est dommage, car après tout nous sommes étrangement semblable : nous avons du sang moldu, nous avons été élevés par des Moldus cer tous deux orphelins, nous parlons Fourchelang et le comble, même physiquement nous nous ressemblons. Mais comme tu veux après tout Harry. Je vais te donner une petite leçon : le descendant de Salazar Serpentard contre Harry Potter et les "armes" que Dumbledore lui a envoyé. Parle-moi, Serpentard, le plus grand des quatre de Poudlard.

La bouche de la statue s'ouvrit et le Basilic fut libéré. Quand il tomba au sol, Jedusor ordonna au serpent de tuer Harry. Le jeune garçon courut les yeux fermés, trébucha et se fit envoyer contre le mur. Il entendit le serpent sifflait de douleur et osait entrouvrir les yeux pour voir Fumseck en train de s'attaquer aux yeux du serpent. Le sang noir du Basilic coulait sur le sol tandis que Jedusor lui disait :

-Non ! Laisse l'oiseau ! Laisse l'oiseau ! Le garçon est derrière toi ! Sens son odeur ! Tue-le !

Le serpent battit l'air de sa queue et Harry l'évita juste à temps, sentant quelque chose lui atterir dessus. Harry reconnut le Choixpeau magique, qui pour aide lui fournit une épée d'argent étincelante.

-Tue le garçon ! Laisse l'oiseau ! Le garçon est derrière toi ! Sens-le, sens son odeur ! dit encore Jedusor au Basilic.

Après quelque attaques qui le manquaient de justesse, le Basilic fonça droit sur lui, et là de toutes ses forces, Harry enfonça l'épée jusqu'à la garde dans la gueule du Roi des Serpents. Il sentit du sang s'écoulait de son bras ainsi qu'une douleur fulgurante le parcourir...

--

-Non, HARRY !! cria Draco, allongé sur le dallage de la salle de bains.

Il se sentait littéralement plongé dans un océan de douleurs. Il avait l'impression de sentir un venin s'insinuer dans ses veines mais il savait qu'en fait cette sensation venait de son calice. Il le sentait partir peu à peu et cela le déchirer.

-Non, ne meurs pas, Harry, je t'en prie, murmura-t-il alors que des larmes de sang lui échappaient.

Les battements de son coeur ralentissaient, ses convulsions se calmaient comme la fin approchait. Mais est-ce vraiment la fin ? Plus aucune douleur ne parcourait son corps, le monde ne tournait plus autour de lui. Son calice ne mourrait plus. Il en était sûr. Persuadé.

-Mais que se passe t-il donc là-bas ? dit-il d'une voix rauque.

--

-Va t'en l'oiseau ! s'écria Jedusor.

Harry entendit une détonation qui fit s'envoler Fumseck et regarda son bras : il n'y avait plus de blessure.

-Les larmes de phénix, murmura Voldemort. Un puissant remède contre les blessures... Je l'avais complètement oublié...

Harry eut un remerciement silencieux pour l'oiseau de feu. Pas parce qu'il lui avait sauvé la vie mais parce qu'il avait sauvé la vie de Draco. Mais il n'eut pas le temps d'y penser davantage car Jedusor pointait sa baguette sur lui en vu de le tuer lui-même. Mais là, Fumseck déposa sur les genoux du Survivant... le journal de Jedusor. Et là, comme si sa réaction était parfaitement normal, Harry plongea le croc de Basilic qu'il tenait toujours à la main au coeur du livre. Il eut un hurlement perçant et terrifiant alors que Jedusor se tordait sur le sol et disparut enfin. La baguette d'Harry tomba au sol et plus un bruit se fit entendre.

--

Harry, tout en portant Ginny, rejoignit Ron et Lockhart, devenu amnésique, et grâce à Fumseck, ils réussirent à sortir du tunnel. Ils se dirigèrent vers le bureau du professeur Mc Gonagall, Ron, ravi que tout soit terminé voulait connaître toute l'histoire. Arrivés à la porte de la directrice adjointe, Harry frappa et poussa la porte. Dans le bureau se trouvait Dumbledore, McGonagall, Mr et Mme Weasley. Ces derniers regardèrent les nouveaux arrivants en silence puis il eut un cri :

-Ginny !

-Je suis désolé Mme Weasley, dit Harry, mais elle ne vous répondra pas. Elle ne vous répondra plus jamais.

Ron regarda Harry d'un air abasourdi tandis que ce dernier avançait dans la salle et déposait le corps sans vie de Ginny dans le sofa contre le mur entre face de la fenêtre. Quand elle fut allongée, Harry laissa enfin couler ses larmes en se tournant vers les autres personnes qui n'avaient pas bougé.

-Il... il lui a... tranché les veines... pendant que... je me battais... contre le Basilic, dit-il en sanglotant. Je ne l'ai pas vu... faire. Je suis... désolé.

-Je croyais que tu avais réussi, dit Ron d'une voix blanche.

Et le rouquin s'écroula sur le sol et se mit à pleurer. Sa mère alla vers lui pour le prendre dans ses bras ainsi que son père alors que Dumbledore s'approchait d'Harry :

-Que s'est-il passé ? Je veux tout savoir.

Il amena Harry à une chaise et là, le calice raconta tout depuis la voix désincarnée dans les murs à quand Lockhart, Ron et lui étaient arrivés dans ce bureau. Une brume au niveau de la porte montrait également que Draco était là et l'écoutait. Quand Harry eut fini son récit, Dumbledore l'obligea à aller à l'infirmerie où il prit une douche avant d'entrer dans sa chambre individuelle où Draco l'attendait. Aussitôt, le vampire vint entourer son calice de ses bras et le porta jusqu'au lit alors qu'Harry pleurait à nouveau. Draco consola tout doucement Harry qui lui offrit sa gorge pour qu'il se nourrisse, ce qu'il avait fait, comprenant que son calice avait besoin de ce repère stable pour continuer à avancer et à passer la mort de Ginny.

--

Le lendemain, tout le château était en deuil. Harry s'était vengé de Lucius Malfoy en le faisant libérer Dobby et avait discuté avec Dumbledore et Draco de ce qu'avait dit Voldemort dans la chambre. Tous les soirs, il dormait à l'infirmerie pour que son vampire puisse rester avec lui. Finalement, les examens étaient annulés et Gryffondor gagna encore la Coupe des Quatre Maisons, victoire endeuillée. Toute la famille Weasley essayait de se remettre de sa perte, Ron ayant l'appui des ses deux amis, même si Harry avait encore un peu de mal lui-même à oublier comment il avait trouvé Ginny baignant dans son sang après qu'il se soit relevé pour la rejoindre. Mais il savait que tant que Voldemort serait en vie, il aurait à voir de tel spectacle. Alors, il ferait tout, oui, absolument tout pour le vaincre. Et il ne serait pas seul.

A suivre...