Et la vie avec un vampire...

Disclaimer : Les persos et l'univers d'Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling, seule l'histoire présente est de moi.

Note : Voici une nouvelle année à Poudlard qui commence. Je remercie tous les reviewers, je suis très contente d'avoir dépassé les cent reviews pour cette modeste fic. En souhaitant que la suite vous plaise toujours autant, je vous dis à mercredi prochain... Bonne lecture

Chapitre 5

-Professeur Lockhart ! s'écria-t-il en entrant dans la salle de classe. On peut vous aider...

Harry vit son professeur se figer. Celui était en train de faire ses valises. Ron, son meilleur ami, le regardait lui aussi, stupéfait.

-Que faites-vous professeur ? demanda le rouquin. Vous devez sauver ma soeur !!

-On vient de me contacter pour... une urgence, répondit Lockhart en rangeant promptement ses dernières photos. J'ai bien peur de ne pouvoir rien faire pour votre soeur...

-Mais vous êtes le professeur de Défenses contre les Forces du Mal, s'écria Harry, vous devez la sauver ! Comme vous avez sauvé d'autres personnes !

-Voyons, Harry, il ne faut pas croire tout ce que l'on lit dans les livres, répliqua le professeur avec un claquement de langue agacé.

-Vous voulez dire que ce n'est pas vous qui avez fait tout ce que vous racontez ? interrogea Ron.

-Bien sûr que non, ce n'est pas moi, mais les sorciers qui avaient réalisé ses exploits étaient si laids..., dit Lockhart avec un frisson de dégoût. Je vous en ai trop dit.

Lockhart se saisit alors de sa baguette mais Harry fut plus rapide et lança un "experliamus" qui laissa l'homme désarmé.

-Peu importe, finalement, dit Harry. Vous allez nous accompagnez comme ça, vous pourrez écrire un livre relatant vos propres exploits. Direction le deuxième étage, professeur.

Contraint, Lockhart sortit, les deux Gryffondor le suivant...

...Le tunnel qui s'effrondait après le sortilège de Lockhart...

...La rencontre avec Tom Jedusor...

...Le combat contre le Basilic...

...Le poison parcourant ses veines...

...Les larmes de Fumseck qui le sauvait...

...Le crochet vénimeux du serpent au plein coeur du journal de Jedusor...

...Le corps de Ginny entouré de sang...

...Ginny morte...

Harry Potter se réveilla en sursaut, dans le coeur de la nuit, dans sa chambre du 4, Privet Drive. Encore ce cauchemar. Le jeune garçon frissonna et se recroquevilla sur son lit. Quelques larmes lui échappaient, glissant doucement sur ses joues et tombant sur ses draps. D'un geste rageur, il les essuya et mit ses lunettes pour regarder l'heure. Il n'était que deux heures du matin. Ereinté, il se leva tout de même et se dirigea vers la fenêtre qu'il ouvrit délicatement pour éviter le moindre grincement. La brise nocturne entra dans la pièce lui apportant une fraîcheur bienfaisante. Puis il sursauta en se rendant compte qu'il était vraiment deux heures du matin et donc qu'il avait maintenant treize ans. Ses lèvres esquissèrent un triste sourire qui disparut vite. Il ne devait s'apitoyer sur lui-même. Cela jouait sur le caractère d'une personne qui lui était chère. Draco. Son vampire. Il se mit donc aussitôt à la recherche d'un souvenir joyeux.

Flash-back

-C'est bizarre, Fred et George ne sont pas encore arrivés, dit Ron en contemplant la grande table des Gryffondor. La rentrée est bien aujourd'hui, non ?

-Oui, Ron, c'est bien aujourd'hui, répondit Hermione, leur meilleure amie, sans lever le nez de son livre. Ils sont sûrement encore en train de faire une bêtise.

-Il en faut bien une pour la rentrée, Hermione, dit Harry en souriant. Tiens, les voilà, devant la porte avec...

-Avec Snape, finit Ron. Qu'est-ce qu'ils ont fait ?

-On ne tardera pas à le savoir, dit Hermione, en montrant leur professeur de Métamorphose.

La professeur rejoignait, en effet, les frères de Ron et Snape, leur professeur de Potions. Tous les quatre s'éloignèrent de la Grande Salle, pour discuter du problème.

Finalement, quand Harry, Ron et Hermione rentrèrent à la Tour Gryffondor, ils trouvèrent les jumeaux Weasley en train de rire sur un sofa, devant la cheminée de la Salle Commune. Là, Fred et George expliquèrent ce qui était arrivé.

-Vous voyez, commença George, on a raté le train et on ne voyait pas comment faire pour rentrer à Poudlard.

-Surtout que si maman s'en rendait compte, elle aurait hurlé à s'en briser les cordes vocales, continua Fred. Alors, on a eu l'idée de prendre la voiture volante pour revenir ici...

-En oubliant momentanément que papa et maman en auraient besoin pour retourner à la maison. Mais bon, ils peuvent transplaner. On a prit la voiture et on a suivi le train.

-Malheureusement, le système d'invisibilité a des ratés, des Moldus ont donc vu une voiture volante bleue. Ca, on l'a su quand Snape nous a montrés la Gazette du soir qui avait pour titre "Une voiture volante inquiètent les Moldus".

-Mais le mieux, c'est quand on a voulu atterir dans le parc de Poudlard. La voiture n'a pas supporté un trajet aussi long...

-Et on a atteri contre le Saule Cogneur. Vous savez comment cet arbre a réagi. Il a commencé à démolir la pauvre auto qui s'est vite éloignée de lui.

-Puis, elle nous a expulsé, a jeté toutes nos affaires sur l'herbe, a refermé ses portes et s'est dirigée avec des bruits atroces vers la Forêt Interdite.

-On était tellement assomé qu'on a pas pensé à l'arrêter donc désormais dans la sublime et lugubre Forêt Interdite, on peut rencontrer une nouvelle sorte de créature magique...

-La Ford Anglia ensorcelée façon Arthur Weasley ! C'est Snape qui nous a repéré et donc on vient d'hériter d'un mois de retenue avec Rusard.

Ron, Harry et Hermione étaient morts de rire à l'entente de leur histoire et entre deux rires, Harry réussit à dire :

-Ca s'appelle faire une entrée en fanfare, ça !!

Fin du Flash-back

Décidément, Harry adorait ses deux Weasley. Il se souvenait d'avoir vu grâce à cela Draco rire comme jamais auparavant et que le lendemain, il avait entendu la première Beuglante de sa vie. L'enveloppe rouge et fumante était arrivé devant les jumeaux qui s'étaient empressés de l'ouvrir avec de grands sourires. La voix de Mme Weasley avait résonné dans toute la Grande Salle. Le seul hic, s'était qu'ensuite Mr Weasley avait eu des problème avec le Ministère mais bon... Ca restait un très bon souvenir.

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-Encore perdu dans tes pensées, ange déchu ? demanda une voix douce qu'Harry reconnu immédiatement.

Il se retourna pour se blottir aussitôt contre le corps de son vampire. Celui l'enlaça tendrement et déposa un baiser dans ses cheveux.

-Joyeux anniversaire, ange déchu, ajouta Draco.

-Merci, Dray, murmura Harry, se sentant enfin en sécurité.

-Tu as encore rêvé de cette nuit-là, on dirait, dit Draco. Mais bon, tu vas être content, j'ai croisé des hiboux qui viennent par ici dont Hedwige. Sûrement des cadeaux de tes amis.

Harry fit alors à nouveau face à la fenêtre, tout en restant contre le blond qui n'avait pas l'intention de le lâcher. Il aperçut des silhouettes dans la nuit qui s'approchaient à vive allure. Quand les hiboux furent très proches, Harry et Draco firent un pas sur le côté pour les laisser entrer. Ils délestèrent rapidement les oiseaux dont l'un d'entre eux, Errol l'hibou des Weasley, était tombé inanimé sur le lit. Draco ne put s'empêcher de grimacer de dégoût malgré le regard noir de son calice qui mit l'animal dans la cage de sa chouette. Puis Harry ouvrit ses lettres et ses cadeaux : Ron lui avait offert un Scrutoscope de poche qui avertissait de la présence de gens auxquels on ne peut faire confiance et lui avait donné également un article de la Gazette du Sorcier qui montrait toute la famille Weasley, en Egypte, grâce à l'argent gagné à la loterie dudit journal. Harry en était content pour lui pendant que son vampire maugréait qu'ils auraient dû garder l'argent pour des choses plus utiles. Hermione lui avait envoyé comme présent un nécessaire à balai qui lui fit vraiment chaud au coeur tant le Quidditch, le sport sorcier lui manquait. Draco renifla pour la forme mais était content de voir un beau sourire sur le visage du brun. Puis le calice ouvrit le cadeau d'Hagrid, le garde-chasse de Poudlard, qui s'avérait être un livre... assez dangereux. Ce fut Draco qui maîtrisa le bouquin et Harry l'entoura d'une ceinture pour qu'il n'y est plus de risque.

-Mais il est vraiment dingue celui-là, dit le vampire en jetant le livre dans la malle d'Harry. Comment ce truc pourrait être utile ?

-Je ne sais pas mais on en apprendra plus à la rentrée, répondit Harry tout en parcourant la lettre venant de Poudlard et en regardant l'autorisation à faire signer pour les sorties organisées au village de Pré-au-lard qui se trouvait non loin de l'école. Jamais les Dursley accepteront de signer ce papier, soupira-t-il.

-On va trouver un moyen, dit Draco. Tiens, en attendant.

Harry prit le cadeau que lui tendait son vampire et le déballa doucement : des pyjamas en soie, deux verts et un noir.

-Ca t'ira beaucoup mieux que ce que tu portes actuellement, dit le vampire avec un sourire.

Harry éclata de rire et déposa un bisou sur la joue du blond pour le remercier. Quelques minutes plus tard, le vampire repartait après que son calice se soit rendormi.

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Le lendemain, la soeur de l'Oncle Vernon, la Tante Marge arrivait à Privet Drive. L'oncle du brun l'avait prévenu qu'il devrait se tenir tranquille s'il voulait qu'il signe son autorisation de sortie pour Pré-au-lard. Harry avait appris la nouvelle de son arrivée en même temps que l'évasion d'un prisonnier nommé Black. Il devait donc se présenter comme un parfait Moldu, pensionnaire d'un centre d'éducation pour jeunes délinquants récidivistes ( Harry se demandait quand il avait fait son premier crime ). Il avait renvoyé les hiboux vers la maison des Weasley, cachait ses affaires de sorcier et obéissait sagement à sa famille. Le début de la semaine se passa plutôt bien, puisque son oncle et sa tante faisait tout pour qu'il reste dans sa chambre. Mais le dernier soir, Harry explosa devant les propos particulièrement horribles et blessant de la Tante Marge sur ses parents. Sans savoir comment, il fit gonfler la femme au point qu'elle ressembla à un ballon et qu'elle s'envola jusqu'au plafond de la salle à manger. Toujours furieux, Harry monta les escaliers, ouvrit la porte de sa chambre et enfourna dans sa malle toute ses affaires sous les yeux étonnés et interrogateurs de Draco qui venait d'arriver. Le vampire écouta les imprécations de son calice pour essayer de comprendre la situation, pendant que celui-ci fermait sa valise, prenait la cage de sa chouette et repartait dans les escaliers. Un peu abasourdi, le blond suivit le mouvement sous sa forme de brume et vit l'oncle d'Harry lui criait dessus, mais vite s'écarter sous la menace de la baguette du brun qui, quelques secondes plus tard sortait de la maison en claquant la porte.

-Harry, attends-moi ! s'écria Draco en courant vers lui.

-Dray, dit le brun en s'arrêtant dans Magnolia Crescent. Bon sang, mais qu'est-ce que j'ai fait ?

-Tu as tout simplement craqué, ange déchu, répondit le vampire en serrant Harry dans ses bras.

-Tu sais ce qui s'est passé ? interrogea le calice toujours contre le blond.

-Oui, j'étais là quand tu faisais ta valise, mais tu étais tellement furieux que tu ne l'as pas remarqué.

Ils s'assirent sur un muret et Harry prit totalement conscience de la situation où il se trouvait. Il avait violé la loi en utilisant sa magie alors qu'il n'était qu'un sorcier de premier cycle et il s'était enfui de chez son oncle et sa tante. Où pouvait-il aller ? Draco ne pouvait pas l'emmener chez lui. Alors qu'il commençait à paniquer, il eut un mouvement dans les buissons face eux. Le vampire fut aussitôt sur ses gardes et se plaça devant son calice. Mais il n'y avait rien. Se tournant vers son calice, Draco sortit d'une de ses poches un article de journal qu'il tendit au brun. Hary le prit et le lut comme le lui demanda silencieusement le blond. Quand il eut fini, Draco dit :

-Ne crois pas tout ce que dit l'article. Mon père m'a raconté la vraie histoire de Sirius Black. Cet homme est mon cousin, puisque le nom de jeune fille de ma mère est Narcissa Black. Normalement, tous les Black sont allés à Serpentard, mais pas lui. Il est devenu pendant sa scolarité à Gryffondor le meilleur ami de ton père. Avec deux autres élèves, Remus Lupin et Peter Pettigrow, ils ont fondé le groupe des Maraudeurs. Quand tu es né et que tes parents ont voulu se cacher, ils avaient décidé de faire de lui leur Gardien du Secret, grâce au Fidelitas, comme nous l'avons fait. Mais c'était un coup de bluff pour tromper Voldemort, car finalement ce fut Peter Pettigrow leur Gardien. Malheureusement, c'était un Mangemort. Il a trahi ses amis pour rejoindre celui qu'il pensait le plus fort. C'est donc lui qui a vendu ta famille et Black a poursuivi Pettigrow pour le tuer mais, au cours de leur scolarité, ils avaient appris à devenir des Animagi, ce sont des sorciers qui peuvent se transformer en animaux. Pettigrow, après avoir hurlé que mon cousin était un assassin, tué treize personnes et s'être coupé le doigt pour faire croire à sa mort, s'est transformé en rat et a disparu dans les égouts. Black a été arrêté et emmené à Azkaban. Mon père sait tout ça parce que Pettigrow est venu le voir juste après pour lui demander asile mais il l'a mis dehors.

-Alors cet homme a été mis en prison pour quelque chose qu'il n'a pas fait ?

-Oui et encore une chose, Sirius Black est en fait...

-Ton parrain, dit une voix rauque, derrière Draco.

Le vampire se retourna pendant qu'Harry relevait la tête pour voir un homme amaigri, aux long cheveux noirs crasseux, au visage émacié et aux yeux gris vides.

-Sirius Black, dit Draco. Quand on parle du loup...

-Tu dois être Draco Malfoy, dit l'homme, toujours d'une voix très rauque. Et voici Harry, ajouta-t-il en plongeant son regard dans les émeraudes d'Harry.

-Que fais-tu là, cousin ? C'est dangeureux pour toi de rester dans un quartier de Moldus...

-Je voulais voir mon filleul avant de continuer ma route vers Poudlard, répondit Sirius.

Harry descendit du muret, ouvrit sa valise et en sortit une bouteille d'eau qu'il tendit à l'évadé. Celui-ci la prit et but avidemment avant de le remercier.

-Vous vouliez me voir ? Vraiment ? demanda Harry.

-Bien sûr, répondit Sirius avec un sourire. Tu es la seule raison pour laquelle je n'ai pas perdu la tête à Azkaban. Avec le fait que je savais que j'étais innocent. Mais que fais-tu là, Draco ?

-Je pense que toi, tu peux le savoir sans risque, dit Draco en l'observant avec attention. Harry est mon calice.

-Calice ? murmura l'homme étonné. Pourquoi pas tant que tu ne lui fais pas de mal, ajouta-t-il plus haut. Je ne peux pas rester plus longtemps mais je suis heureux de t'avoir rencontré Harry, toi aussi Draco. Fais ce que je ne peux pas faire, prends bien soin de lui.

-Mais..., commença Harry.

-Je suis désolé mais il faut que je retrouve Peter et que je lui fasse payer sa trahison, le coupa Sirius. On se reverra, j'en suis sûr.

L'homme serra un court instant Harry dans ses bras, fit un signe de tête à Draco et se transforma en chien noir avant de partir en courant. Harry, sonné, sentit les bras de son vampire venir lui enserrait la taille. Ils restèrent ainsi quelques minutes en silence puis le blond dit doucement :

-Tu devrais aller au Chaudron Baveur en utilisant le Magicobus. Je t'accompagne, ne t'inquiète pas.

-Pourquoi est-il...

-C'est parce que te voir lui fait autant de bien que de mal, ange déchu. Son statut d'évadé fait qu'il ne peut pas s'occuper de toi comme tout parrain devrait le faire. Allez, appelle le Magicobus.

-Mais comment ? Et qu'est-ce que c'est ?

-Eh bien, fais nous un peu de lumière et agite ta baguette et tu verras.

Perdu et perplexe, Harry fit ce que lui conseillait son vampire. Il eut alors une forte détonation et un bus violet à double impériale apparut devant lui. Le calice fut bien vite à bord accompagné de son vampire sous sa forme de brume. Le contrôleur, un certain Stan Rocade, lui fit la conversation pendant tout le trajet à son grand désarroi, lui qui aurait aimé réfléchir à tout ce qu'il avait appris cette nuit. Arrivé devant le Chaudron Baveur, au moment où il remerciait Stan pour sa valise, Harry sentit une main se posait sur son épaule. Cette main appartenait au Ministre de la Magie, Cornélius Fudge. Celui-ci le fit rapidement rentrer dans l'établissement et lui fit la morale aurour d'une tasse de thé. Harry apprit que finalement, il ne serait pas renvoyé de Poudlard, a son grand soulagement, et qu'il pouvait rester au Chaudron Baveur jusqu'à la fin des vacances. Soulagé, le calice prit sa chambre où l'attendait Hedwige et s'installa très vite sous les draps, après avoir enfilé un pyjama. Draco regarda le brun avec un doux sourire et dit :

-Tu t'en sors toujours bien. Quoique le fait que Black soit dehors est la raison d'une telle clémence.

-Tu préfèrerais que je sois renvoyé ?

-Bien sûr que non, voyons. Bon, il est l'heure de mon repas non ?

-Je ne sais pas moi. Tu crois ?

Draco eut un léger rire et se positionna au-dessus de son calice. Il ouvrit les deux premiers boutons de la blouse du pyjama et plongea la tête dans le cou du brun. Puis remontant un instant à son oreille, il souffla :

-Moi, j'en suis certain.

Ce fut le tour d'Harry de laisser échapper un rire qui se termina par un gémissement de plaisir puisque Draco venait de le mordre et commençait à aspirer son sang. Perdu dans ses sensations, le brun s'accrocha au vampire, les mains plongées sous sa chemise. Le blond n'était pas en reste et caressait doucement la peau d'Harry, en s'extasiant comme toujours à cause du goût de son sang. Après ce long moment de plaisir, Draco prenant à chaque fois son temps pendant qu'il se nourrissait, le vampire lécha la plaie pour la soigner et releva la tête. Harry le regardait, les yeux voilés par le sommeil. Le brun bailla et murmura un bonne nuit tout en fermant les paupières. Quelques instants plus tard, il s'endormait tandis que le blond, après l'éternel bisou sur le front de son calice, s'en retournait chez lui.

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Le lendemain, et pour la première fois, Harry se baladait comme il le voulait sur le chemin de Traverse. Il expérimentait donc avec joie un semblant de liberté qu'il n'avait jamais connu. Il s'amusa à visiter chaque magasin et découvrit très vite le nouveau balai de course : l'Eclair de Feu. Mais ne voulant pas vider son coffre pour cela ( mais si l'envie était très tentante ), il acheta bien vite ses nouveaux effets scolaires dont de nouvelles robes. Le dernier jour des vacances, Harry retrouva ses amis à la terrasse du glacier. Il dormait le soir même au Chaudron Baveur et avaient déjà pris leur nouvelle fourniture. Harry resta impressionner devant le nombre d'options qu'Hermione avait pris. Elle leur annonça qu'elle comptait s'acheter son cadeau d'anniversaire avec ses derniers gallions et elle avait opté pour un animal. Le trio se dirigea donc vers la Ménagerie magique, Ron voulant savoir ce que son rat avait comme maladie. En effet, Croûtard avait perdu du poids depuis que la famille Weasley était revenu d'Egypte. Regardant attentivement l'animal à qui il manquait un doigt, Harry se souvint des paroles de Draco : "Pettigrow, après avoir hurlé que mon cousin était un assassin, tué treize personnes et s'être coupé le doigt pour faire croire à sa mort, s'est transformé en rat et a disparu dans les égouts." Puis, il secoua la tête et se dit que ça ne pouvait être possible.

Arrivés à la Ménagerie, Ron montra son rat à la gérante qui déclara après examen que Croûtard était en fin de vie. Elle lui proposa malgré une sorte de remontant et alors que Ron allait payer, un énorme animal de couleur orange attaqua le rat qui s'enfuit dans la rue pendant que la sorcière hurlait. Harry rejoignit son ami pour vérifier que tout allait bien et le retrouva vers le magasin de Quidditch. Ils remontèrent vers l'animalerie pour voir Hermione sortir de la boutique en tenant... un énorme chat au poil orangé qui portait le nom de Pattenrond. Ron et Hermione se disputèrent alors sur le chat, pendant que tous les trois retournaient au Chaudron Baveur. Là, Harry retrouva avec plaisir presque toute la famille Weasley, surtout les jumeaux qui lui racontèrent les dernières blagues qu'ils avaient faites.

Il passa donc une très bonne soirée jusqu'au moment où, Ron devant ranger sa valise, il avait accepté d'aller récupérer le remontant que le rouquin avait oublié pour son rat ( et qu'Hermione lui avait payé ). Il surprit Mr et Mme Weasley en pleine discussion sur... Sirius Black.

-Arthur, tu ne peux quand même pas annoncer à cet enfant qu'un meurtrier est à ses trousses, enfin ! Il sera plus heureux en ne sachant rien ! dit Molly Weasley.

-Molly, tu sais très bien qu'Harry et ses amis ont l'habitude de chercher les ennuis, je veux simplement qu'il soit sur ses gardes et qu'il ne fasse rien qui pourrait mettre sa vie en danger, répondit Arthur Weasley. Sirius Black est dangereux et pense à ce qui aurait pu arriver s'il n'y avait pas eu le Magicobus le soir où il s'est enfui de chez sa tante. On aurait pu le retrouver mort !

-Mais il ne l'est pas...

-Sirius Black est peut être fou mais il reste assez intelligent pour s'évader d'Azkaban, Molly ! Alors que c'est normalement impossible ! De plus, il est en cavale depuis trois semaines et personne ne l'a vu, on sait juste ce qu'il veut vraiement...

-Mais Poudlard est l'endroit le plus sûr qui soit.

-C'est ce que l'on pensait d'Azkaban, pourtant Black n'y est plus. Il veut aller à Poudlard pour tuer Harry et tout ça pour se venger de ses douze années en prison et de la défaite de Tu-Sais-Qui ( Voldemort ).

-Tu oublies facilement la présence d'Albus Dumbledore, Arthur, et tu sais comme moi qu'il ne laissera personne faire de mal à ses élèves et Harry en fait partie.

-Je n'oublie pas Albus, surtout qu'il a fallu son autorisation pour que des gardiens d'Azkaban puissent être placer à Poudlard. Il n'était pas ravi mais bon...

-Mais où serait le problême s'ils en venaient à capturer Black ?

-Personne n'aime les gardiens d'Azkaban, mais face à un homme comme Sirius Black... Il est tard, allons nous coucher.

Harry s'éloigna rapidement de la porte et remonta voir Ron pour lui donner le remontant. Puis, il retourna rapidement dans sa chambre où l'attendait Draco. Tout en enfilant son pyjama et en se mettant au lit, le brun raconta la conversation qu'il venait de surprendre au vampire.

-Ils ne savent vraiment rien ceux-là, marmonna Draco en s'asseyant sur le bord du lit. Si Sirius avait voulu te tuer, il l'aurait fait la nuit où on l'a rencontré. Celui qu'il veut, c'est Pettigrow et il semble penser qu'il va le trouver forcément à Poudlard.

-C'est ce que je pense aussi, répondit Harry avec un sourire las. J'ai été tenté de leur dire que je l'avais vu, mais c'est finalement une très mauvaise idée.

-Surtout qu'il faudrait que tu expliques les circonstances de la rencontre, dont ma présence sur les lieux, dit le vampire. Et dire toute la vérité. Il vaut mieux attendre, on ne peut rien faire de plus pour le moment.

-Hum hum. Bon, tu manges ?

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Le Poudlard Express filait à vive allure en direction de la prestigieuse école de sorcellerie. Harry était installé dans un compartiment avec Ron et Hermione et un homme, endormi pour l'heure, du nom de Remus Lupin. Le Survivant ne pouvait s'empêcher d'observer celui qui avait aussi été un ami de son père. L'homme avait les traits tirés et le visage pâles. Il avait également les cheveux grisonnants et portait une robe de sorcier élimée. A voix basse, pour ne pas déranger le sommeil de leur futur professeur, ils commencèrent à parler de leur futures sorties à Pré-au-lard, quand Harry se rappela soudainement que son autorisation n'était pas signée. Après l'heure du déjeuner, la pluie se mit à tomber et s'intensifia à fur et à mesure du trajet. Puis, tout-à-coup, alors que la nuit était tombée et qu'ils étaient presque à destination, le train s'arrêta et toutes les lumières s'éteignirent. Il sembla rapidement que des personnes montaient dans les wagons et à cause du bruit qu'ils causèrent à l'arrivée de Neville Londubat, les Gryffondor réveillèrent leur nouveau professeur. Celui-ci fit apparaître des flammes dans le creux de sa main en leur ordonnant de ne plus bouger. Et tout doucement, la porte de leur compartiment commença à s'ouvrir. Dans l'encadrement apparut une silhouette drapée d'une cape noir au visage complètement couvert par une cagoule. Harry aperçut une de ses mains qui semblait être dévoré par la gangraine. L'être prit une profonde inspiration qui ressembla à une sorte de râle comme s'il voulait aspirer autre chose que de l'air. Un froid glacial fit alors son apparition dans le compartiment et le Survivant eut l'impression qu'il s'arrêtait de respirer. Tout tournait autour de lui pendant qu'il entendait une voix très lointaine et des cris de terreur. Un épais brouillard s'emparait de son esprit et...

A suivre...