Et la vie avec un vampire...
Disclaimer : Tous les persos et l'univers d'Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling, seule l'histoire présente est de moi.
Note : Voici la deuxième partie de la troisième année de Draco et Harry. J e remercie ceux qui ont laissé des reviews. Je vous informe aussi que désormais la publication sera mensuelle, donc je vous dis à novembre. Bonne lecture à tous ! Kisu
Chapitre 6
Assis dans le Poudlard Express loin de son calice, Draco s'ennuyait comme un rat mort. Blaise était plongé dans sa lecture, Grégory et Vincent mangeaient tout en essayant de se rappeler un peu les anciens cours de potions, Théodore s'était endormi, et Pansy le collait en lui racontant ce qu'elle avait fait pendant les vacances. La joie, en résumé ! Il sentait qu'Harry lui, s'amusait plutôt bien dans son compartiment. Ce qui l'entraîna à être encore plus agacé par sa situation. Non mais quand est-ce que Pansy allait enfin lui lâcher le bras et sortir définitivement de sa vie ? Bon, à certain moment, il l'aimait bien, après tout, elle était intelligente et rusée. Et elle avait un certain charme, bien qu'on ne puisse la qualifier de belle. Mais là, il ne voulait qu'Harry auprès de lui et mademoiselle Pansy-Je-Suis-Une-Sang-Pure-Qui-Ne-Te-Lâchera-Pas-D'une-Semelle-Parkinson commençait sérieusement à lui donner des envies de meurtre difficile à retenir. Finalement, il sortit du compartiment en faisant comprendre à tous de ne pas le suivre et décompressa. Le reste du voyage se passa dans un silence relatif (car Pansy boudait à présent) jusqu'à l'instant où le train ralentissait alors qu'ils n'étaient pas encore à Pré-au-lard. Blaise et Théodore étaient en train d'enfiler leur robe d'école quand la lumière s'éteignit brusquement et Draco ne put s'empêcher de blêmir en sentant le danger imminent. Il se leva et dit :
-Je vais voir ce qui se passe. A tout de suite.
-Non Dracounet adoré, s'écria Pansy, hors de question que tu t'en ailles, ajouta-t-elle en attrapant le bras du blond.
Celui-ci se retint de l'envoyer valser contre une banquette et tentant de se dégager en douceur de la poigne de la Serpentard. C'était sans compter la tête de mûle que pouvait être celle-ci.
-Bon sang, Pansy, lâche-moi, il faut que je sache, il faut...
Son coeur s'affolait dans sa poitrine alors qu'il ressentait la peur latente en Harry. Il secoua son bras un peu plus fort, puis regarda Vincent et Grégory qui s'emparèrent de la jeune fille. Elle se débattit en les injuriant tandis que Draco sortait à toute vitesse et se transformait en brume dans le couloir vide. Presque arrivé à la hauteur du compartiment d'Harry, il vit une silhouette drapée de noir à l'entrée de celui-ci et il s'arrêta, pris d'un énorme vertige. Il entendit à travers les brumes glacés qui envahissaient son esprit, un cri, le cri d'une femme et sentit son calice s'évanouir, alors que quelque chose repoussa la chose qui prit la fuite. Draco avança doucement vers la porte, le cerveau encore embrumé et constata qu'Harry était tiré de son état par ses amis. Il reprit forme humaine et entra dans le compartiment, les yeux rivés sur le brun qui, en ouvrant les yeux, l'aperçut.
-Qu'est ce que tu fais là, Malfoy ? demanda Ron, d'un ton agressif.
"Il ne peut pas se mêler de ce qui le regarde ce sale rouquin ?" se dit le vampire avant de lui jeter un regard noir des plus glacials. Harry, lui essayait de se souvenir de ce qui s'est passé.
-Quelqu'un d'autre s'est évanoui ? interrogea le brun, la voix légèrement tremblante, remplie d'anxièté. Et qui a crié ?
Tout le monde l'observa l'air gêné et Hermione répondit doucement :
-Il n'y a que toi qui est tombé dans les pommes, Harry, et personne n'a crié.
-Mais si ! s'exclama-t-il. Une femme a crié, je l'ai entendu !
Draco plissa des yeux à l'entente de cela. Car si son calice et lui avaient entendu cette femme, cela avait dû se passer. Ou alors...
-Personne n'a crié, on était morts de peur, vieux, j'ai eu l'impression que je ne rirais plus jamais mais rien de plus, dit Ron, d'un ton qui se voulait apaisant.
-Qu'est ce que c'était que cette chose ? demanda Neville, alors qu'Harry fixait Draco qui se retenait de le prendre dans ses bras pour le réconforter.
-C'était un Détraqueur de la prison d'Azkaban, dit le professeur Lupin, d'une voix rauque et en cassant du chocolat, ce qui fit sursauta les élèves. Tenez, ajouta-t-il en tendant des morceaux à tous même à Draco. Je vais voir le machiniste pour pouvoir envoyer un message.
Et l'homme sortit alors que Ron reprenait :
-Bon sang, Malfoy, on a pas besoin de te voir ! Donc si tu pouvais débarrasser le plancher, ça nous ferait plaisir.
-Comme si j'avais l'intention de rester avec un pouilleux sans aucune éducation, siffla le vampire en se détournant de son calice.
Et sans un mot de plus, il reprit la direction de son compartiment.
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Le lendemain, Harry découvrit son nouvel emploi du temps de troisième année. Et comme pour changer d'habitude, il commençait le lundi matin avec deux heures de Divination. Il retint un soupir de soulagement et regarda la table des professeurs où Snape affichait un sourire sadique, promesse de milles morts pour plusieurs personnes, puis la table des Serpentard où certains faisaient semblant de s'évanouir pour lui rappeler sa mésaventure du train. Il se retourna vers ses amis pour constater que Ron embêtait Hermione au sujet de son emploi du temps très chargé...
-Mais comment vas-tu faire pour suivre trois cours en même temps ? demandait-il. Je sais que t'es très intelligente mais là...
-Je t'ai déjà dit que nous avons tout mis au point le professeur McGonagall et moi, répondit Hermione, exaspérée de devoir se répéter. Laisse-moi déjeuner tranquille maintenant.
Harry retint un soupir mais eut un sourire joyeux en voyant entrer Hagrid, qui avait été choisi comme nouveau professeur de Soins aux créatures magiques. Il était vraiment content pour le demi-géant qu'il ait obtenu ce poste qui le réhabilitait aux yeux du monde sorcier. Enfin, ses camarades et lui se levèrent et se dirigèrent vers la classe de Divination, tout en haut de la Tour Nord. Le cours se passa assez mal puisque la professeur, Mme Trelawney, prédit sa mort funeste car "le Sinistros était sur lui". McGonagall, qui enchaînait à la suite de la Divination, essaya de faire comprendre à tous que les dons de voyance de leur professeur n'était pas si fiables que cela. Au déjeuner, Ron et Hermione se disputèrent encore, si bien que la jeune fille décida de ne plus parler au rouquin.
Enfin, vint le cour d'Hagrid qui présenta à tous... des hippogriffes. Ces créatures mi-cheval, mi-aigle semblaient assez dangereuses et le nouveau professeur s'appliqua à leur apprendre comment les traiter. Mais quand arriva le moment de les approcher, personne ne voulut essayer, si bien qu'Harry, malgré le regard noir de Draco, s'avança en disant qu'il voulait bien tenter d'apprivoiser un de ses animaux. Il n'eut finalement aucun problème et connut même la chance de s'envoler sur le dos de Buck, l'hippogriffe qu'Hagrid lui avait choisi, malgré le fait qu'il préférait son balai. Quand il revint dans l'enclos, sain et sauf, sous les applaudissements des Gryffondor, Draco, agacé que son calice ne l'est pas écouté, se dirgea vers Buck qu'il insulta. Aussitôt, la créature l'attaqua et il retint un cri alors que la griffe de l'animal pénétra la chair de son bras. Le cours se termina par son transport par Hagrid à l'infirmerie, sous les cris et les pleurs de Pansy.
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-C'était vraiment très intelligent ça, Draco, tu sais ? dit Blaise alors qu'ils jouaient aux échecs dans la Salle Commune des Serpentard.
-Moque-toi, Zabini, marmonna le blond, agacé. Si tu continue aussi bien, tu risques de ne pas voir le jour se lever demain.
-Ohhh, dit Blaise avec un sourire amusé, on ne peut plus plaisanter avec toi, Prince des Glaces ? Avoue que tu es un peu jaloux des prouesses de ton calice.
-Jaloux ?! s'exclama Draco, les yeux brillant de colère. Il aurait pu se briser le cou avec ses bêtises ! Et tout ça pour quoi ? Parce que personne ne se portait volontaire ! Il ressemble à un vrai Gryffondor quand il fait ça ! Il ne pourrait pas avoir un peu d'instinct de conservation ?
-Oh, Draco du calme, dit Blaise, d'une voix qui se voulait apaisante, les mains levés devant sa poitrine. Tout s'est bien passé, il est en vie, en pleine forme. Il semble qu'il savait ce qu'il faisait.
Draco croisa les bras et se renfrogna dans son fauteuil. Blaise avait raison, mais vraiment, pourquoi fallait-il qu'Harry en fasse toujours trop ? Il soupira de dépit puis inspira à fond pour retrouver totalement son calme. Ce soir, il boirait plus que d'habitude, tiens. Comme ça, avec sa fatigue, le brun n'aurait pas à l'idée de plonger la tête la première dans ce genre d'aventure.
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L'année continua doucement, Harry prenait un grand plaisir à aller en cours de Défense Contre les Forces du Mal, surtout après l'épisode de l'Epouvantard, une créature qui prenait la forme de ce dont l'on avait le plus peur (le cauchemar de Neville, le professeur Snape s'était ainsi retrouvé affubler d'une robe, d'un chapeau et du sac de la grand-mère de celui-ci) ; mais était affligé pour Hagrid qui avait perdu toute confiance en lui et qui leur faisait maintenant étudier les Véracrasses, créatures sans aucun intérêt. Ron et Hermione se disputèrent encore (et toujours) à propos de Croûtard et Pattenrond. En effet, le chat semblait traquer le rat qui avait vraiment maigri à présent.
La première sortie à Pré-au-lard arriva, le jour d'Halloween, et Harry désespéra puisqu'il n'avait pas le droit de sortir du château, personne n'ayant signer son autorisation. Il avait essayé de faire fléchir McGonagall, mais celle-ci avait réfusé, prétextant qu'ainsi, il ne serait pas en danger. Harry eut envie de lui crier qu'en effet, il n'était pas en danger puisque Sirius, son parrain, n'en avait pas après lui mais se retint. Il passa finalement du temps avec le professeur Lupin et en profita pour lui demander pourquoi il ne l'avait pas laissé affronter l'Epouvantard, et Lupin lui expliqua sa peur de voir apparaître Voldemort parce que les autres élèves auraient paniqués. Mais il comprit Harry quand celui-ci lui dit qu'il avait pensé au Détraqueur car pour le professeur, c'était une preuve de sagesse d'avoir peur de le peur elle-même. C'est à ce moment là que Snape apporta à Lupin une potion qu'harry ne put identifier. Et son professeur de Défense ne prit guère la peine de lui expliquer à quoi elle servait... Le soir même, tous les élèves dormirent dans le Grande Salle, parce que Sirius avait tenté d'entrer dans la Salle Commune de Gryffondor...
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Draco voyait arriver le premier match de Quidditch entre Poufsouffle et Gryffondor sous un ciel pluvieux. Un mauvais pressentiment commençait à l'assailir et il grinça des dents. Il savait que son calice était plus que doué et donc que jouer par un temps pareil ne l'empêcherait pas de gagner, surtout contre les Poufsouffle. Le jour du match, il pleuvait des cordes et le vent soufflait fortement. Assis à la table des Serpentard ce matin là, en compagnie bien sûr de Blaise, le blond couvait du regard son calice. Son mauvais pressentiment augmentait de seconde en seconde et il avait de plus en plus de mal, à cause de cela, à contrôler le vampire en lui. Il n'avait qu'une envie : celle de se lever, d'emmener Harry avec lui dans les cachots et de le garder à l'abri. Il serra trop fort alors la pomme qu'il tenait dans sa main gauche et le fruit devint de la bouillie, son jus se répandant sur le sol, sous le regard quelque peu apeuré de Blaise, qui finit pourtant par poser sa main doucement mais fermement sur le bras du blond.
-Eh, ce n'est qu'un match de Quidditch, murmura-t-il.
-Non, Blaise, je sais que ça va être beaucoup plus que cela, chuchota Draco. Je ne veux pas le perdre.
-Il ne va pas mourir, bon sang ! Fais lui confiance.
-J'ai confiance en lui, c'est au reste que je ne fais pas confiance. Qui peut dire ce qui va se passer...
Maintenant, les deux Serpentard étaient installés dans les tribunes malgré la pluie persistante, Draco ne voulant rater le match sous aucun prétexte. La partie commença assez mal pour les Gryffondor et le blond vit bien la difficulté pour son calice de trouver le Vif d'Or avec ses lunettes mouillées. Il eut un temps mort où il vit Hermione aidait Harry grâce à un sortilège, puis le match reprit de plus belle, et enfin les deux Attrapeurs virent la petite balle dorée. Draco se tendit un peu plus alors que la tension augmentait encore et aperçut en premier les Détraqueurs. Un énorme silence s'abattit sur le stade alors qu'une centaine de ces créatures se tenaient sur le terrain et il sentit le froid s'emparait et de lui et d'Harry. Et il entendit à l'intérieur de sa tête une voix, la voix d'une femme :
-Pas Harry, pas Harry, je vous en supplie, pas lui !
-Pousse-toi, espèce d'idiote... Allez, pousse-toi...
-Non, pas Harry, je vous en supplie, tuez-moi si vous voulez, tuez-moi à sa place...
Draco sentait qu'Harry et lui plongeaient dans un brouillard blanchâtre et surtout que son calice tombait, tombait de son balai...
-Non, pas Harry, je vous en supplie ! Ayez pitié... Ayez pitié...
Un rire suraiguë, la femme hurla puis plus rien. Harry et lui venaient de s'évanouir.
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Quand il reprit ses esprits, Draco se rendit compte qu'il était à l'infirmerie, allongé dans le même lit qu'Harry qui dormait toujours, collé à lui. Entendant des voix derrière la porte il y dirigea toute son attention. Et là il fut surpris d'apprendre que Gryffondor avait non seulement perdu le match mais que le balai du brun, son Nimbus 2000, avait été détruit par le Saule Cogneur. Encore un peu sonné, et alors que Mme Pomfresh disait aux joueurs de s'en aller car voir Harry était impossible, il regarda le brun qui avait la tête sur son torse et caressa ses cheveux noirs. Ce dernier réagit en papillonant des yeux, puis en redressant doucement la tête pour apercevoir son vampire.
-Dray ? On est à l'infirmerie ?
-Oui, ange déchu. Tu as chuté de ton balai à cause des Détraqueurs et tu t'es évanoui. Comme moi d'ailleurs. Comment te sens-tu ?
-Je... Je ne sais pas. Tu sais... je crois que j'ai entendu ma mère crier...
-Je pense aussi que c'est elle.
-Tu l'as entendu ? Alors je n'ai pas rêvé ça.
-Non, je pencherais plutôt sur un souvenir. Le souvenir de la nuit où...
-Où Voldemort aurait essayé de me tuer. Maman...
Draco attrapa son calice et le plaqua contre son torse où il sentit bientôt une humidité dû aux larmes du brun. Il le berça tout doucement, lui murmurant des choses pour le rassurer, mais pas sûr lui-même qu'elles aient un sens. Quand Harry retrouva son calme, ils discutèrent de tout : de la tentative de Sirius d'entrer chez les Gryffondor, du procès que le père de Draco, Lucius Malfoy, avait intenté contre l'hippogriffe d'Hagrid, de l'absence assez étrange du professeur Lupin et enfin de l'effet indésirable qu'avait les Détraqueurs sur Harry. Mme Pomfresh lui interrompit pour le dîner que le brun avala goûlument sous les yeux amusés du brun, puis vint la morsure qui ce fit avec l'habituel douceur et où le vampire et le calice trouvaient leur compte. Puis Harry se rendormit dans les bras de Draco qui lui-même après quelques minutes de contemplation, s'endormit, un léger sourire aux lèvres.
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Harry fut heureux de sortir de l'infirmerie le lundi matin : certes il pouvait y dormir dans les bras de Draco mais Mme Pomfresh était très impliquée sur la santé de ses patients et leur faisaient boire des mixtures... Il rencontra le professeur Lupin qui lui promit de lui enseigner la seule manière d'éloigner les Détraqueurs mais pas avant le prochain trimestre. Heureux d'avoir quand même pu arracher cette promesse à l'un des amis de son père, le brun reprit du poil de la bête, qui partit un peu quand fut annoncé la seconde sortie à Pré-au-lard. Résigné à l'idée de ne pouvoir y aller, il fut enchanté quand les jumeaux Weasley lui donnèrent le moyen de sortir du château. Il reçut d'eux la Carte du Maraudeur, qu'ils avaient eux-mêmes "empruntés" des tiroirs de Rusard. Ils lui apprirent les formules pour utiliser le parchemin et lui dirent rendez-vous à Honeydukes (le magasin de bonbons) où un passage entre Poudlard et Pré-au-lard débouchait. Harry ne put résister à la tentation de visiter enfin le village sorcier et armés de la Carte, de sa baguette et de sa cape d'invisibilité, il arriva son encombre dans Honeydukes, où il trouva Ron et Hermione en train de choisir des bonbons pour lui. Il grimaça devant les choix étanges du rouquins avant de les interpeller et de leur expliquer la situation. Bien sûr, Hermione commença à lui faire la morale et Harry se promit de lui dire la vérité à propos de Sirius. Après s'être un peu promenés dans les rues du village, ils échouèrent dans le pub "Les Trois Balais", où malheureusement pour le brun vinrent se réunir le ministre de la Magie, Cornélius Fudge, ainsi que les professeurs Flitwick, McGonagall et Hagrid. Ceux-ci avec la tavernière, Mme Rosmerta, discutèrent bien entendu de Sirius et de sa soi-disante trahison envers les parents du Survivant. "Heureusement que je sais la vérité, où je serais en train de monter des plans inimaginables pour tuer mon parrain" pensait Harry alors qu'il revenait à Poudlard par le passage secret.
Noël arriva dans la neige et le froid. Harry était inquiet pour deux personnes : Sirius qui devait affronter ce temps glacial et Hagrid qui devait comparaître au tribunal pour essayer de sauver Buck, son hippogriffe. Le matin du vingt-cinq décembre, le calice découvrit ses cadeaux : il reçut un pull et des petits patés de Mme Weasley. Mais surtout le cadeau le plus somptueux fut le balai qu'il avait reçu : c'était un Eclair de Feu, comme celui qu'il avait pu contempler sur le chemin de Traverse. Le cadeau n'était accompagné d'aucune carte mais le brun pensait savoir d'où il provenait. Ron regardait le balai d'un air extatique, rêvant visiblement de l'essayer. Hermione arriva bientôt dans leur dortoir et regarda le présent d'un air soupçonneux alors que Pattenrond tenta encore d'attraper Croûtard, ce que amena une nouvelle dispute entre la jeune fille et le rouquin. Ils mangèrent à la même table que leurs professeurs et même la professeur de Divination qui ne quittait pratiquement jamais sa tour, vint manger avec eux. Après le repas, Harry se vit confisquer son nouveau balai car Hermione avait prévenu McGonagall qu'il avait été envoyé sans aucun message et que donc il avait pu être offert par Sirius Black. "C'est le cas, bon sang, mais je ne risque rien !" pensa avec force le Gryffondor. Il finit par dire à Ron qu'il devait discuter avec la jeune fille et l'entraîna avec lui loin de la tour Gryffondor, dans une salle de classe désaffectée.
-Bien, on peut discuter en paix, maintenant, dit Harry après s'être assis sur une chaise bancale.
-Oui mais pourquoi sans Ron ? demanda Hermione étonnée.
-Parce que tu sais des choses qu'il ne sait pas, répondit le brun en se passant une main nerveuse dans les cheveux. Tu sais que je suis un calice... Bon, revenons à nos moutons. Je dois te parler de Sirius Black. Tu te souviens de la nuit où je me suis enfui de chez mon oncle et ma tante ?
Hermione hocha la tête, l'invitant à continuer.
-Je me suis retrouvé dehors, accompagné de Draco, qui m'a fait lire le journal sur lequel on disait que Siruis s'était échappé d'Azkaban. Et ensuite, l m'a raconté la vraie histoire qu'il tenait de son père. Ce n'est pas Sirius qui a trahi mes parents mais Peter Pettigrow, c'était lui qui était devenu le Gardien du Secret.
-Mais il est mort, Harry, dit Hermione, les sourcils froncés. Et tuer par Sirius Black !
-Non, il n'est pas mort. Au cours de leur scolarité, Sirius, Pettigrow et mon père sont devenus des animagi. Pettigrow a tué ces treize personnes dans la rue ce jour-là et il s'est transformé en rat pour s'enfuir dans les égouts. Mon parrain est innocent et si tu en veux vraiment la preuve, je l'ai rencontré la nuit de ma fugue. Il m'a serré dans ses bras et était content que j'ai un protecteur comme Draco. Il ne m'a fait aucun mal.
-C'est incroyable, vraiment... murmura la jeune fille. Mais et le balai ?
-Je pense comme toi que c'est Sirius qui me l'a offert mais je ne risquais rien en utilisant. Je n'ai plus qu'à souhaiter que McGonagall finira au plus vite ses tests pour pouvoir l'utiliser pour le prochain match.
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Quand revint la rentrée, Harry rappela sa promesse au professeur Lupin. Celui-ci lui donna rendez-vous le jeudi soir dans la salle d'Histoire de la Magie. Le professeur de Défense lui apprit la formule du patronus et le fit s'entraîner sur un Epouvantard qui se transformait en Détraqueur. Au cours de la séance, il entendit dans sa tête :
-Lily ! Prends Harry et va-t'en ! C'est lui ! Va-t'en ! Cours ! Je vais le retenir...
Quelqu'un qui trébuchait... Une porte qui s'ouvrait à la volée... Le gloussement d'un rire suraigu...
Lupin le réveilla à nouveau et finalement tous les deux discutèrent du fait que pour la première fois, Harry entendait la voix de son père. Le dernier essai de la soirée fut le bon et le brun commença à faire apparaître une ombre argenté, suffisante pour le protéger quelques instants mais insuffisante pour repousser un Détraqueur.
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-Bon sang, marmonna tout bas Draco ce soir-là, j'en ai marre de m'évanouir comme ça !
-Je suis désolé Dray, mais il faut que j'apprenne à les repousser, murmura Harry. Tu sais bien que je ne dois pas avoir de faiblesses visibles pour Voldemort sinon, il les exploitera pour me tuer... Pour nous tuer.
Draco serra un peu plus Harry contre lui. Evidemment son calice avait raison, mais cela n'avait rien de joyeux. Entendre les voix des parents du brun et s'évanouir lui faisait mal. Mais en plus, la simple idée de perdre Harry le mettait dans un état tel qu'il avait du mal à se contrôler.
-Dray... Ca va ?
-Oui, oui... Tu as raison, il vaut mieux que tu saches te défendre... J'y pense, j'ai découvert pourquoi le professeur Lupin disparaît chaque mois, c'est un loup-garou. Donc chaque nuit de pleine lune...
-Il se transforme d'où la raison pour laquelle Sirius et mon père et ce sale rat sont devenus des animagi. Pour pouvoir rester avec lui, puisque les loups-garous ne supportent pas les humains. Une belle preuve d'amitié, tu ne trouves pas Dray ?
-Ouais. Moi, maintenant, je me demande où est vraiment le rat ?
-Je suis sûr qu'il n'est pas loin...
Puis Harry eut un petit rire sous le regard argenté de son vampire.
-A quoi est-ce que tu penses ? demanda le prédateur.
-J'étais en train de me dire "Et si c'était Croûtard, le rat de Ron ?"
Draco plissa des yeux et dit :
-Ne me parle pas de ce rouquin ! Il m'agace !
Et avant qu'Harry ne put lui répondre, il plongea sa tête dans le cou du brun et le mordit délicatement. Aussitôt, la proie laissa échapper un gémissement de plaisir et se détendit au maximum. Rien d'autre ne comptait que la perte de ce sang qui s'accompagnait d'un bonheur presque sans égal. Harry passa ses bras autour du corps du vampire qui avait glissé une de ses mains le long de son dos, sous sa blouse de pyjama, lui tirant des frissons. Sans le comprendre véritablement, le calice rendit la caresse au blond et le plaqua un peu plus contre son corps. A la fin de la morsure, Harry réussit à murmurer un bonne nuit à peine audible, alors que Draco lécha la plaie puis déposait un bisou sur le front du brun. Avant de s'en retourner à son lit.
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Le jour du match de Quidditch contre les Serdaigle fut mémorable pour Harry, sur son Eclair de Feu, malgré la victoire. En effet, pour l'empêcher d'attraper le Vif d'Or, des joueurs de l'équipe des Serpentard avaient fait semblant d'être des Détraqueurs. Le brun avait appris sur ses créatures qu'elles possédaient une arme ultime : leur Baiser. Quand elles retiraient leur cagoule, elles laissaient apparaître leur bouche avec lesquelles elles pouvaient extraire l'âme de quelqu'un de son corps. Le Baiser du Détraqueur était l'ultime punition qui pouvait être prononcé par le tribunal sorcier. La nuit même du match, Sirius était entré dans le dortoir des troisième année de Gryffondor et avait déchiré les rideaux de Ron, qui avait hurlé et fait fuir l'homme parce qu'il avait réveillé tout le dortoir. Le reste de la nuit se passa dans la Grande Salle, dans des sacs de couchage, alors que les professeurs fouillaient encore de fond en comble le château.
Quand vint la troisième sortie de Pré-au-lard, Harry eut quelques soucis. En effet, il avait été répéré par des Serpentard alors qu'il leur lançait de la boue pour les punir d'insulter ses amis. Quand il revint à Poudlard, le professeur Snape le cherchait dans le but évident de le punir. Ce dernier fit vider ses poches au brun jusqu'à tomber sur un parchemin vierge qui était la Carte des Maraudeurs. Harry priait pour que Snape ne reconnaisse pas le parchemin. Le professeur tenta plusieurs moyens de se apparaître la Carte puis dit finalement avec un coup de baguette :
-Severus Snape, professeur de cette école, t'ordonne de livrer les secrets que tu détiens !
Alors sur le parchemin apparut :
Mr Moony présente ses respects au professeur Snape et lui demande de bien vouloir cesser de mettre son énorme nez dans les affaires d'autrui.
Le professeur se figea et Harry pâlit alors que le parchemin continuait ainsi :
Mr Prongs approuve Mr Moony et voudrait ajouter que le professeur Snape est horrible crétin.
Harry trouva la situation aussi comique que dramatique. D'autres mots se mirent au jour :
Mr Padfoot voudrait faire part de son ébahissement à la pensée qu'un tel imbécile ait pu devenir professeur.
Le calice ferma les yeux quelques instant et les rouvrit pour lire une dernière phrase :
Mr Wormtail souhaite le bonjour au professeur Snape et lui conseille de se laver les cheveux, s'il veut cesser de ressembler à un tas d'ordures.
Finalement, le professeur des Potions appela par la cheminée le professeur Lupin qui emmena Harry et la Carte avec lui. Après lui avoir fait la morale dans son bureau, l'enseignant de DCFM (Défense Contre les Forces du Mal) lui confisqua la Carte des Maraudeurs et le renvoya dans son dortoir. Le soir-même, le calice raconta avec un amusement certain ce qui s'était passé et Draco ne put s'empêcher de rire de la mésaventure de son parrain.
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Le lendemain, Hermione apprit à Ron et lui que Buck, l'hippogriffe, avait été condamné à mort, le père de Draco ayant gagné le procès. Hermione, désespérée par cette décision, oublia d'aller en cours et même osa clairement dire son avis sur les dons de voyance du professeur Tralawney en cours de Divination duquelle elle s'en alla avec l'idée de ne jamais revenir. La finale de Quidditch, match entre Serpentard et Gryffondor se solda par la victoire des Gryffondor, pour le plus grand bonheur d'Harry. Cette nuit-là, Draco bouda un peu, d'avoir encore perdu face à son calice. Il était pourtant sensé être celui qui avait une meilleure vue non ? Il finit quand même par féliciter le brun, non sans s'écorcher un peu la langue de devoir le dire.
-Mauvais joueur ! murmura Harry joyeusement.
Le blond grogna, puis il reprit son sérieux et chuchota :
-Promets-moi que tu feras attention dans les jours qui viennent. Quelque chose va bientôt arriver, je le sens.
-Je ferais attention, ton pressentiment est plus fiable que les prédictions de Trelawney.
-Eh ! Comment oses-tu me comparer à elle ? Je suis un Malfoy. Et un vampire.
Harry pouffa et repensa à Hagrid qui n'arrêtait plus de pleurer et de prendre soin des son cher hippogriffe :
-Tu ne peux vraiment rien faire pour Hagrid et Buck ?
Draco soupira et répondit :
-Non, je suis vraiment désolé. Mon père n'a rien voulu entendre quand je lui ai dit que je m'en fichais. Il a besoin de se venger de Dumbledore et ça peu importe le moyen et peu importe si cela fait souffrir d'autres personnes.
Le vampire consola ensuite son calice par la morsure quotidienne et ne le laissa que quand il fut sûr qu'il était complètement endormi.
A suivre...
