Et la vie avec un vampire...

Disclaimer : L'univers et les persos de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling. Seule cette histoire est de moi

Note : Voici le chapitre 7 qui clôture la troisième année de Harry et Draco. Merci à tous ceux et celles qui laissent des reviews, ça fait toujours plaisir. Pour ceux qui voudraient me lire sur le site de j'y suis sous le nom de Sa-chan. Enfin, je ne suis pas là en décembre donc vous aurez deux chapitres en janvier (enfin normalement). Voilà, je vous souhaite bonne lecture ! Kisu^^

Chapitre 7

Une bonne semaine plus tard, alors que les premiers examens étaient annoncés et que Ron s'étonnait encore qu'Hermione essaie de passer deux devoirs en même temps, ils reçurent une lettre d'Hagrid qui leur annonçait le procès en appel serait le dernier jour des examens. Ceux-ci se firent pendant toute une semaine et au dernier jour, les trois Gryffondor rencontrèrent Cornélius Fudge qui venait pour le soi-disant procès. Après une courte discussion, Harry et Ron allèrent à la salle de classe du professeur Trelawney où se déroulait leur contrôle final. Harry était celui qui clôturait la session et quand se fut son tour, il prédit à son professeur grâce à son imagination (et pas son troisième oeil) que Buck l'hippogriffe ne mourrait pas. Celle-ci, déçue par les dires d'Harry lui dit de s'en aller avant que, d'une voix rauque et dure, elle prononça :

-Ca se passera ce soir !

Harry sursauta tant la voix de son professeur était différente de celle de d'habitude. Celle-ci continua :

-Le Seigneur des Ténèbres est là, solitaire, abandonné de ses amis. Pendant douze ans, son serviteur à été enchaîné. Ce soir, avant minuit, le serviteur brisera ses chaînes et ira rejoindre son maître. Avec l'aide de son serviteur, le Seigneur des Ténèbres surgira à nouveau, plus puissant et plus terrible que jamais. Ce soir... avant minuit... le serviteur... ira... rejoindre... son maître...

Le professeur Tralawney s'arrêta là puis sembla reprendre conscience. Elle demanda à Harry ce qu'il faisait encore là et celui-ci, préférant ne pas répondre, s'enfuit de la tour, appelant son vampire à lui de toute son âme. Il se réfugia dans une salle désaffectée et se mit en position foetale contre un mur.

Draco était paniqué, bien que cela ne se voyait pas sur son visage. Accompagné de Blaise, il cherchait Harry depuis dix bonnes minutes à présent. Ils le trouvèrent enfin, au quatrième étage, près de chez les Gryffondor, réplié sur lui-même, les yeux fixés dans le vide. Draco se précipita sur lui sans attendre et le serra doucement, essayant de le faire revenir à la réalité. Blaise restait appuyé contre la porte pour être sûr que personne ne puisse entrer et voir cette scène, inquiet par l'état du Gryffondor.

-Harry, par Merlin, dis-moi ce qui se passe ! s'écria Draco, à bout de nerfs.

Puis voyant que cela ne suffisait pas à faire revenir son calice, il dégagea le cou du brun de ses cheveux et mordit. Harry eut un sursaut de surprise puis soupira de bien-être et pris Draco dans ses bras. Le blond continua la succion encore quelques minutes, puis lécha la plaie et murmura :

-Ca va mieux ?

-Je... Oui, je crois, répondit Harry. Je... Désolé.

-Salut Potter, dit Blaise, content de te voir sortir de ta léthargie.

-Euh... Salut Zabini et... merci.

-Tu m'expliques maintenant ce qui se passe, dit Draco. C'est la première fois que je te vois dans un tel état.

-C'est... à cause de Trelawney. J'ai passé mon épreuve de Divination et puis, au moment où j'allais partir, elle n'était plus la même et elle m'a fait une prédiction...

-Potter ! gronda le vampire, tu ne vas tout de même pas croire les inepties de cette folle !

-Je suis sûr que ça n'en était pas ! Elle a parlé de Voldemort ! Elle a dit qu'il allait revenir parce qu'un des ses serviteurs allait le rejoindre cette nuit ! Il va revenir ! Voldemort va revenir !

Blaise frissonna et grimaça à chaque fois qu'Harry prononçait le nom du Mage Noir. Draco, lui, demeura perplexe quelques instants mais finit par croire son calice. "Bon sang, il ne pourrait pas rester croupir là où il est ce fichu Mage Noir !" pensa-t-il avec force.

-Ok, je te crois. Après tout, j'ai la sensation qu'il va se passer quelque chose d'important cette nuit. Tu sais déjà quelque chose de la situation ?

-Je sais que Buck est peut-être mis à mort aujourd'hui. Et aussi que Ron ne retrouve plus son rat et qu'il pense qu'il a disparu à cause du chat d'Hermione, dit Harry. Je pense, moi, que Sirius a raison : Croûtard est Pettigrow. Et c'est lui qui risque de rejoindre Voldemort.

-Alors tout va se passer dans le parc de Poudlard, dit Blaise en regardant ses ongles. De tels évènements ne peuvent se faire dans le château.

-Bon, je ne te quitte plus d'une semelle à partir de maintenant, mais je n'interviendrais que si c'est nécessaire, d'accord ? demanda le vampire.

-Je suis d'accord, dit Harry en se relevant lentement.

-Blaise, couvre-moi auprès des autres Serpentard. Au pire, dis-leur que je suis à l'infirmerie et surtout empêche Pansy de vouloir me trouver, dit Draco à son ami.

-Tu peux compter sur moi. Vous me raconterez... Allez, à plus tard, dit Blaise en sortant de la pièce.

Draco soupira, un peu nerveux puisque cette fois, il se retrouverait au coeur de l'action. Il se transforma en brume et Harry sortit à son tour de la pièce, son vampire sur ses talons.

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-Harry ! Te voilà enfin ! s'exclama Hermione.

-Que se passe-t-il ? demanda le Surviavant, inquiet.

-Hagrid a perdu le procès en appel, dit Ron. Ils vont éxécuté Buck au coucher du soleil.

-On doit y aller ! dit Harry. Je vais chercher ma cape d'invisibilité. Attendez-moi là !

Quelques minutes plus tard, après avoir récupéré sa cape dans le passage pour Pré-au-lard, Harry, accompagné de ses trois amis et de Draco arrivèrent chez Hagrid. Celui-ci leur fit la morale pour être venus alors qu'Harry pouvait être en danger mais les laissa quand même rester quelques minutes. Alors qu'Hermione reprenait un autre pot pour le lait, le premier s'étant brisé quand Hagrid l'avait lâché, elle eut une exclamation de surprise et dit :

-Croûtard !

-Mais qu'est-ce que tu racontes Hermione ? demanda Ron.

Celle-ci retourna le pot au lait qu'elle tenait et sur la table tomba un rat dans un sale état mais facilement reconnaissable :

-Croûtard, s'écria Ron, mais qu'est-ce que tu fiches ici ?

Harry, lui, ne dit rien, mais regarda attentivement l'animal qui essayait d'échapper à la poigne de son ami. Il était de plus en plus persuadé que ce rat était Pettigrow. Hagrid le ramena à la réalité quand il leur dit de sortir rapidement pour la porte de derrière parce que le Ministre, le Directeur et le bourreau arrivaient. Ils sortirent de la cabane, poussé par les dires d'Hagrid et ils remontèrent vers le château. Mais Croûtard, qui se débattait, les ralentissaient et ils entendirent alors distinctement la décapitation de Buck et la plainte déchirante du garde-chasse de Poudlard. Ils restèrent figés pendant un instant puis Harry eut le geste irréfléchi de vouloir retourner ses pas, mais ses deux amis l'en empêchèrent. Ils reprirent finalement leur route vers Poudlard, mais le rat de Ron continuait de se tortiller dans tous les sens pour s'enfuir. Hermione vit alors arriver son chat, Pattenrond, à l'instant même où Croûtard réussit à se libérer. Pattenrond poursuivit aussitôt le rat, suivi de Ron qui avait repoussé la cape d'invisibilité. Harry et Hermione la retirèrent à leur tour et s'élancèrent sur les traces du rouquin. Quand ils le rejoignirent, celui-ci avait réussi à récupérer son rat. Ils essayèrent alors de se recouvrir à nouveau de la cape mais un bruit de course les arrêta et ils se retrouvèrent nez-à-nez avec un énorme chien noir aux yeux délavés.

-Sir..., commença lentement Harry.

Mais le chien s'élança sur Ron qui ne put l'éviter et retomba sur le sol. L'animal agrippa le rouquin par la jambe et l'entraîna comme un sac. Quelque chose essaya alors de frapper le Survivant qui se baissa à temps et il utilisa sa baguette pour un sort de luminosité. Il comprit alors qu'ils étaient devant le Saule Cogneur et que celui-ci avait bien évidemment décidé de les attaquer. Ron disparut avec le chien entre les racines de l'arbre pendant qu'Hermione et lui tentaient en vain de passer. Enfin, Pattenrond agit et se glissa entre les branches furieuses pour atteindre le pied du Saule et de poser ses pattes sur le noeud d'une racine. L'arbre s'immobilisa aussitôt sous les regards étonnés des deux Gryffondor qui finirent par se réveiller et se précipiter dans le passage. Ils progressèrent pliés en deux dans l'étroit couloir et arrivèrent :

-Mais, c'est la Cabane Hurlante, murmura Hermione.

-En effet, chuchota Harry. Montons, il n'y a rien ici.

Harry commença à monter les marches de l'escalier branlant, suivi de près par une Hermione apeurée. Arrivés devant une porte entrouverte, pour ne prendre aucun risque, Harry l'ouvrit d'un coup de pied. Dans la pièce gisait un Ron inconscient et Pattenrond ronronnait sur un lit. Hermione se précipita dans la chambre pour vérifier l'état du rouquin alors qu'Harry entrait plus lentement. Finalement, la porte claqua derrière lui et il se retourna pour voir son parrain, Sirius, qui semblait aller mieux que la dernière fois qu'il l'avait vu.

-Sirius, dit Harry, en baissant sa baguette.

-Bonsoir Harry, dit l'homme, la voix toujours aussi grave. J'étais sûr que tu viendrais, tu es comme James, tu as un grand sens de l'amitié.

-Le rat, c'est bien...

-Tu avais compris alors, dit Sirius en souriant. Tu es vraiment très intelligent.

-De quoi parlez vous bon sang ? s'exclama Hermione. Et vous, aviez vous vraiment besoin de traiter Ron de la sorte ?

Harry alla à son tour vers Ron. Le rouquin s'était certainement cogné la tête et s'était évanoui, mais le brun était sûr que ce n'était rien de grave.

-Au fait, Sirius, je te présente ma meilleure amie, Hermione Granger. Hermione, Sirius black, mon parrain.

-Tu crois que c'est vraiment le moment de faire des présentations ? demanda Hermione furieuse alors que Sirius éclatait de rire, un rire qui ressemblait à l'aboiement d'un chien.

-Enchanté Mlle Granger, dit Sirius avec un sourire amusé. Pour votre ami, je suis navré mais il a sur lui la personne qui a trahi les parents d'Harry et que je compte bien tuer cette nuit.

Harry se redressa et regarda son parrain. Dans les yeux de celui-ci brillait un éclair de folie ce qui convainquit Harry que tuer Pettigrow n'était pas la meilleure chose à faire. Il s'approcha de l'ex-prisonnier et commença à ouvrir la bouche quand il entendit des bruits de pas étouffés au rez-de-chaussée. La personne monta rapidement les escaliers et ouvrit la porte à la volée. Remus Lupin apparut dans l'encadrement et observa vivement la situation. Puis sans un mot, il se dirigea vers Sirius et le serra dans ses bras. L'évadé rendit l'étreinte à leur professeur de DCFM qui demanda :

-Où est-il Sirius ?

-Dans la poche du rouquin, répondit l'interpellé. Comment as-tu su ?

-La Carte des Maraudeurs ne ment jamais. Surtout à un Maraudeur. Mais pourquoi ne sait-il pas montrer avant ? A moins que... vous ayez changé de Gardien sans me le dire ?

Sirius hocha la tête tandis qu'Harry soupirait de soulagement. Hermione, toujours aux côtés de Ron demeurait légèrement perplexe mais ne dit rien, attendant la suite des évènements.

-Harry, dit le professeur en se tournant vers lui, est-ce que tu sais...

-Oui, professeur Lupin, je sais tout, répondit le Survivant. Je sais même que vous étiez un des meilleurs amis de mon père avec mon parrain. J'ai rencontré Sirius le jour de ma fugue de cet été. Il m'a tout raconté avec...

Harry se mordit la lèvre. Dire ou ne pas dire ? Draco choisit pour lui puisqu'il reprit forme humaine. Sous les regards étonnés des personnes présentes dans la pièce, il épousseta ses vêtements (qui n'en avait guère besoin) et leur fit un petit sourire.

-Bonsoir à tous, dit-il enfin, d'un ton tranquille.

Harry se retint d'exploser de rire pendant que Sirius eut un grand sourire et dit :

-Salut cousin. Je ne devrais même pas être étonné de te voir. Comment vas-tu ?

-Draco Malfoy ? demanda Remus, d'un ton incertain.

-Lui même, professeur, répondit le blond. Bien, à votre tour d'apprendre que Harry et moi, nous sommes reliés par le lien calice-vampire. Je suis sûr qu'en plus, à mon odeur, vous aviez déjà remarqué que j'étais l'un d'entre eux.

-En effet... Mais comment ?

-Pour faire court, dit Harry, Dray et moi, on s'est rencontré dans un parc alors qu'on avait quatre ans. Il avait faim, il a su que j'étais un sorcier, il a décidé de faire de moi son calice. Entre parenthèses, nous savons que vous êtes un loup-garou.

Le professeur Lupin resta sans voix pendant quelques minutes. Puis il eut un sourire et dit :

-Eh bien si cela ne vous dérange pas, je n'ai plus qu'à souhaiter que vous continuiez à vous entendre aussi bien. Maintenant, ajouta-t-il d'une voix plus dure, occupons-nous de ce rat.

Mais avant qu'il ne puisse se diriger vers Ron, Severus Snape se dévoila dans l'encadrement de la porte, tenant à la main la cape d'invisibilité d'Harry.

-Draco, donne-moi de très bonnes explications, fit celui-ci d'une voix glacée.

-Parrain, il ne manquait plus que toi, soupira Draco en levant les yeux au ciel. Bon personne ne bouge le temps que je lui explique tout ça.

Draco commença alors un récit détaillé de tout ce qui c'était passé dans l'année. Tout le monde l'écoutait, sauf Harry qui s'était blotti contre lui et qui avait fermé les yeux. A la fin de son récit, Draco observa les visages des personnes présentes et se pencha plus particulièrement sur celui de son calice. Celui-ci était en train de somnolait dans ses bras. Sirius expliqua aussi qui étaient les Maraudeurs : ils étaient nés pour aider Remus ou Lunard, pendant ses nuits de pleine lune, que lui était Patmol, le grand chien noir, que Pettigrow était Queudver et que James, le père d'Harry était Cornedrue. Remus Lupin décida ensuite d'agir et fit venir le rat de Ron jusqu'à lui et prononça une formule avec Sirius (qui avait la baguette du rouquin) en pointant leur baguette sur Croûtard. Aussitôt après, il lâcha le rat sur le plancher et celui-ci se mit à grandir. un instant plus tard, se tenait un petit homme de la taille d'Harry, chauve et sale. L'homme se mit à regarder autour de lui comme pour chercher un moyen de s'échapper, puis se tourna vers Remus quand celui-ci lui parla, d'une voix faussement joyeuse :

-Bonsoir Peter, ça fait un moment qu'on ne s'est pas vus.

-S... Sirius... R... Remus...

Pettigrow avait la voix couinante et ne cessait de regarder vers la porte. Il commença à faire une scène, à dire que Sirius essayait toujours de le tuer, qu'il fallait qu'on l'aide et qu'il était innocent. Harry fixait l'homme avec un dégoût non dissimulé comme tout le monde d'ailleurs. Quand il accusa Sirius d'être un Mangemort, celui-ci vit rouge et répliqua que jamais il n'aurait trahi ses meilleurs amis et qu'il aurait préféré mourir. Pettigrow tenta de se défendre en disant qu'il n'avait jamais touché à Harry mais l'évadé d'Azkaban le fit taire en disant que c'était normal puisque personne n'aurait pu le protéger pour un tel acte. Mais à un moment, Hermione posa une question intelligente :

-Monsieur Black ?

-Oui, répondit-il en sursautant, plus habitué à tant de douceur.

-Comment... Comment avez-vous fait pour vous évader ?

-Eh bien... je ne sais pas vraiment, dit enfin Siris. La seule raison pour laquelle je ne suis pas devenu fou, c'est que je savais que j'étais innocent. Et comme ce n'était pas une pensée heureuse, les Détraqueurs ne pouvaient pas la détruire... Elle m'a permis de rester sain d'esprit et de garder mes pouvoirs... et quand les choses devenaient trop pénibles... je redevennais un chien. Les D'étraqueurs sont aveugles et ne perçoivent les gens que par leurs émotions... Et en chien, j'en possède beaucoup moins donc ils n'avaient aucun soupçon... Et puis, un jour, j'ai vu Peter sur cette photo, près d'Harry à Poudlard. Bien trop près et capable de frapper dès que Voldemort resurgirait. C'est devenu une obsession de mettre Harry hors de danger et ça m'a redonnée des forces. Assez pour qu'un soir, je passe à travers les barreaux de la prison. J'ai ensuite nagé jusqu'à la rive et je suis allé voir Harry avant de me diriger vers Poudlard...

C'est alors que Peter commença à supplier Sirius et Remus de ne pas le tuer. Il alla même jusqu'à implorer le professeur Snape, avant de se tourner vers Harry. Remus et Sirius éloignèrent le petit homme du Survivant et levèrent leur baguette. Harry hésita un instant mais finalement se plaça entre eux et Pettigrow.

-Harry, qu'est-ce que tu fais ? demanda Sirius.

-Non, vous ne pouvez pas le tuer, vous ne pouvez pas, répondit Harry.

-Bon sang, il t'a privé de tes parents ! Il nous a trahi !

-Je sais ! Mais je ne pense pas que mon père voudrait que ses deux meilleurs amis deviennent des meurtriers à cause de lui !

Le calme revint dans la pièce aux derniers mots d'Harry. Remus et Sirius baissèrent leur baguette alors que Pettigrow remerciait Harry qui lui dit froidement :

-Ne pensez pas que vous êtes réellement sauvé. Vous irez à Azkaban. Il n'y a pas de meilleur endroit pour un rat !

Finalement un étrange cortège s'organisa : Ron, toujours dans les vapes, était soulevé par le professeur Snape, ensuite il y avait Remus et Hermione qui était rattaché à Pettigrow, ligoté, et enfin Harry, Draco sous sa forme de brume et Sirius fermait la marche. Pendant le retour, Sirius proposa à son filleul de venir habiter chez lui quand bien sûr il aura été réconnu innocent. Harry accepta avec joie, heureux à la pensée de ne plus voir les Dursley. Mais quand ils arrivèrent au bout du tunnel... Remus s'arrêta, regardant la lune, ses membres tremblant. Tout le monde sut aussitôt ce qui se passait. Harry s'empressa de détacher Pettigrow de Remus et dit à Hermione de courir. Sirius reprit sa forme de chien et s'élança sur le loup-garou avec Draco, prêt à tout pour protéger son calice. Pettigrow profita du chaos pour se transformer et s'enfuir pendant que le chien, le vampire et le loup-garou allaient continuer leur combat ailleurs. Le professeur Snape s'était cogné et était à présent évanoui tout comme Ron. Harry hésita, mais très vite il courut dans la direction que les trois combattants avaient prise et retrouva, avec Hermione qui l'avait suivi, Sirius et Draco face à des Détraqueurs, près du lac. Le calice se mit aussitôt à s'écrier la formule du Patronus mais les Détraqueurs étaient bien trop nombreux et il vit rapidement son parrain, son vampire et sa meilleure amie s'effrondraient. Alors qu'il n'y croyait plus, une forte lumière apparut et dispersa les gardiens d'Azkaban. A bout de forces, Harry se laissa à son tour et s'évanouit alors qu'il avait l'impression de reconnaître le personne sur la rive opposée du lac.

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Quand Harry se réveilla, il était dans sa chambre personnelle de l'infirmerie, Draco dormant encore à ses côtés. Ses mouvements réveillèrent le vampire qui l'observa un instant sans comprendre, puis qui se redressa vivement et le prit dans ses bras. Aussitôt, le calice se sentit protégé de tout et se laissa aller malgré une légère angoisse. Que c'était-il passé pensant qu'ils étaient évanouis ? Comme pour répondre à cette question, Albus Dumbledore, Severus Snape et Hermione entrèrent dans la chambre, le visage grave. Harry se raidit pendant que Draco demandait :

-Alors ?

-Alors, même si je sais que Sirius est innocent, je ne peux rien faire, répondit Dumbledore, l'air navré. Le témoignage de mineurs ne comptent pas, le professeur Lupin est en ce moment même sous sa forme de loup-garou, Severus est un ex-Mangemort et Pettigrow s'est échappé. Personne ne voudra vous croire...

-Donc Sirius va... murmura Harry.

Il enfouit son visage contre le torse de Draco qui resserra son étreinte.

-Ce qu'il nous faudrait, c'est un peu plus de temps, ajouta Dumbledore en se tournant vers Hermione.

-Mais... Ohhh ! Mais bien sûr, s'exclama la brunette ce qui fit relever la tête à Harry, les yeux brillants d'espoir.

-Maintenant, retenez bien ceci : Sirius est enfermé dans le bureau du professeur Flitwick au septième étage. La treizième fenêtre à droite de la tour ouest. Si tout se passe bien, vous pouvez sauver non pas un, mais deux innocents ce soir. Mais rappelez vous de la règle tous les trois : Il ne faut pas que l'on vous voie. Je vais verrouiller la porte. Il est minuit moins cinq, trois tours devraient suffire, Miss Granger. Bonne chance, dit Dumbledore.

Et le Directeur, traînant à sa suite le professeur Snape sortit de la chambre en la verrouillant.

-Je ne suis pas sûr de comprendre... dit Draco, l'air incertain.

-C'est normal, levez-vous, dit Hermione.

Ils obéirent et la jeune fille s'approcha d'eux et leur passa autour du cou une très longue et très fine chaîne en or où était accroché un sablier. Hermione fit tourner trois fois le sablier et l'infirmerie disparut pour laisser place au hall d'entrée qui était désert.

-Hermione, commença Harry.

Mais celle-ci leur retira la chaîne vivement et les entraîna dans un placard à balais.

-Chut ! Quelqu'un vient ! Je suis sûre que c'est nous qui allons voir Hagrid... dit-elle, un peu stressée.

-Tu veux dire Granger, que nous sommes, et dans ce placard et dehors ? demanda Draco sceptique.

-Oui, répondit Hermione. Cet objet s'appelle un Retourneur de Temps. C'est le professeur McGonagall qui me l'a confié pour que je puisse suivre tous mes cours. A chaque tour de sablier, on remonte le temps d'une heure. C'est comme ça que j'ai pu aller à tous mes cours cette année. Mais je ne comprends pas, pourquoi nous fire autant remonter le temps ?

-Dumbledore a dit qu'on pouvait sauver deux innocents,dit Harry. Ca veut dire qu'on peut sauver Buck aussi et que Sirius s'enfuira avec lui. C'est pour cela qu'il nous a parlé de fenêtres. Bon, on peut sortir ?

-Je pense que oui, répondit Hermione. Oui, on peut y aller.

-Je reprends ma forme de brume, ce sera mieux, dit alors Draco.

Harry et Hermione hochèrent la tête et la mission sauvetage commença réellement. Ils commencèrent à courir droit vers la forêt et se mirent à avancer silencieusement parmi les arbres pour pouvoir se retrouver derrière la cabane d'Hagrid. Ils entendirent alors leur "double" parlaient avec le garde-chasse. Harry proposa d'aller récupérer Pettigrow immédiatement mais Hermione réussit à le convaincre de la dangerosité de cet acte pour lui-même et il abandonna. Ils attendirent que le Directeur, le bourreau et le Ministre arrivent et que leur "double" s'en aillent. Après que le Ministre et le bourreau ait fini de vérifier la présence de l'hippogriffe, Harry agit. Il se dirigea vers Buck qu'il salua d'une courbette que l'animal lui rendit et l'approcha pour le détacher et l'emmener avec lui sous le couvert des arbres de le Forêt Interdite. Tout en faisant semblant de ne pas entendre la condamnation à mort, il réussit enfin à ramener Buck auprès d'Hermione.

-Où est-il ? demanda le bourreau alors qu'il sortait de la demeure, sa hache à la main.

-C'est extraordinaire, dit Dumbledore, de l'amusement dans la voix.

Hagrid commença à pleurer de soulagement alors que le bourreau voulait faire fouiller le parc et la Forêt. Dumbledore l'en dissuada en disant que si quelqu'un avait emmené l'hippogriffe, ce serait le ciel qu'il faudrait fouiller. Ils finirent par rentrer tandis qu'Hermione, Harry et Draco s'enfonçaient un peu dans le forêt avec Buck et allaient vers le Saule Cogneur. Ils avaient bien deux bonnes heures à attendre avant de pouvoir libérer Sirius. Ils virent leur "double" entraient dans le tunnel sous l'arbre, puis Remus et enfin le professeur Snape. En attendant qu'ils ressortent tous, Hermione demanda à Harry s'il savait qui avait répoussé les Détraqueurs. Harry avoua qu'il pensait que c'était son père mais aucun d'eux ne comprenait puisqu'il était sensé être mort. Enfin, une heure plus tard, ils se virent sortir de sous le Saule Cogneur et Harry murmura :

-Mince, on ne peut pas rester ici !

-Harry, on ne doit pas nous voir ! dit Hermione.

-J'ai compris, mais tu oublies que Remus va se précipiter doit sur nous.

-Où allons-nous alors ?

-Dans la cabane d'Hagrid, puisqu'il n'y est pas pour le moment.

Ils se précipitèrent chez le garde-chasse de Poudlard, puis Harry dit à Hermione de rester là avec Buck, qu'il voulait savoir qui avait invoqué le Patronus. Hermione râla pour la forme mais le laissa partir. Aussitôt Harry courut vers le lac, suivi par Draco qui avait repris forme humaine.

-Bon sang, ange déchu, c'est dangereux ! dit le vampire.

-Je sais, je te jure que je sais, mais je veux savoir, Dray ! J'en ai besoin ! dit Harry en continuant sa course.

Ils arrivèrent enfin du côté opposé où leur "double" se trouvaient et ils attendirent. Harry était plus qu'impatient de savoir qui les avait sauvés. Mais aucun sauveur n'arrivait alors que l'un des Détraqueurs relevait sa cagoule pour l'embrasser. C'est là qu'il comprit et qu'il s'avança.

-Harry, mais qu'est-ce que tu fais ? dit Draco tout bas, les nerfs en pelote davant la scène qui se passait devant lui.

-Fais-moi confiance Dray, dit le calice en brandissant sa baguette. SPERO PATRONUM !

Aussitôt, il jaillit de sa baguette, non un nuage informe, mais un animal argenté étincellant de lumière qui fonça sur les Détraqueurs. Ebloui, Harry et Draco plissèrent les yeux pour pouvoir observer la débâcle des gardiens d'Azkaban. Quand ceux-ci se furent tous enfuis, l'animal revint vers eux et ils reconnurent un cerf qui les salua et Harry murmura alors :

-Cornedrue...

Mais alors qu'il tendait une main tremblante pour caresser le cerf, celui-ci disparut et Draco s'approcha immédiatement de son calice pour le réconforter. Au bout de quelques minutes, un bruit les poussa à se retourner et ils apreçurent Hermione, qui tirait Buck par sa corde et qui venait vers eux, visiblement furieuse. Harry lui expliqua la situation rapidement et ils virent le professeur Snape arrivait et les emmener. Draco redevint une brume alors que le bourreau allait chercher les Détraqueurs pour le Baiser de Sirius. Harry fit monter Hermione sur le dos de Buck, puis monta à son tour et ils prirent leur envol pour la tour ouest. Ils arrivèrent devant la fenêtre dont avait parlé Dumbledore. Ils récupérèrent un Sirius abasourdi et montèrent jusqu'au sommet de la tour. Harry et Hermione descendirent rapidement du dos de l'hippogriffe et dirent à l'évadé de s'enfuir. Celui-ci prit avant des nouvelles de Ron, complimenta Harry et enfin s'éloigna de Poudlard et diparut dans la nuit. Puis Hermione et Harry commencèrent une nouvelle course pour arriver à l'infirmerie. Ils furent quelque peu retardés par Peeves, l'esprit frappeur, mais ils l'atteignirent à temps. Dumbledore leur sourit en les voyant essoufflés, colla son oreille à la porte et dit :

-Oui, je crois que vous êtes partis. Il est temps pour Mrs Potter et malfoy de retrouver leur lit. Miss Granger, le votre est près de celui de Mr Weasley. Je vais vous enfermer tous les deux et oh, bien joué !

-Même si je n'aime pas Black, il ne le méritait pas, dit le professeur Snape. Alors, félicitations.

-Merci, dit Harry avec un sourire joyeux. Bon, on va dormir ? Quoique tu dois avoir faim Dray...

-En effet, donc bonne nuit à tous, dit Draco en entraînant son calice dans la chambre et en refermant bruyamment la porte.

Harry vit que sur la table de chevet l'attendait un superbe repas qu'il engloutit très vite sous les yeux de son vampire qui attendait son tour. Dès qu'il eut terminé, le brun se fit renverser sur le lit par un vampire particulièrement affamé.

-Alors c'est ça, avoir une aventure avec Harry Potter ?

-Oui, Dray, c'est ça.

-Eh bien, je vais te fatiguer assez pour que tu ne risques pas d'en avoir demain.

Harry eut un rire qui devint un gémissement de plaisir alors que Draco enfonçait ses canines dans son cou. Le blond resserra doucement son étreinte sur son calice et augmenta le débit du sang ce qui provoqua un nouveau gémissement chez le brun. A la fin de la morsure, il s'endormit immédiatement sous un regard argenté. Draco lui fit l'habituel bisou sur le front et les recouvrit des draps. Soupirant de bonheur en sentant Harry se collait à lui, il finit par murmurer avant de d'endormir à son tour :

-C'est quand même pas mal, les aventures avec Harry Potter...

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Le lendemain, Harry se dirigea vers le bureau du professeur Lupin. Etonné de le voir empaqueter ses affaires, le professeur avoua que le professeur Snape, étant un grand rancunier, avait laissé échapper qu'il était un loup-garou. Furieux, le brun essaya quand même de retenir Remus qui lui rendit la Carte des Maraudeurs, n'étant plus professeur il n'avait rien à se reprocher, et sa cape d'invisibilité. Il demanda au calice de lui parler de son superbe Patronus et lui dit qu'il avait bien deviné : James Potter se transformait bel et bien en cerf. Ce fut Dumbledore qui vint chercher le professeur, et resté seul avec lui, Harry confia au Directeur la prédiction du professeur Trelawney qui le complimenta pour tout ce qui s'était produit pendant la nuit. Un comité restreint savait donc la vérité et il était amusant de voir combien tout le monde voulait savoir et inventait des histoires rocambolesques. Aux résultats des examens, Harry fut ravi de voir qu'il se placer comme toujours dans le trio de tête avec Hermione et Draco.

Dans le Poudlard Express, Harry reçut une lettre d'une personne assez inattendu. Sirius lui racontait les derniers évènements de son côté, qu'ils se cachaient lui et Buck, que l'Eclair de Feu était bien un cadeau de sa part et que le hibou qui venait de déposer la lettre était un cadeau pour Ron, pour le rembourser d'avoir perdu son rat. Il lui avait également envoyé une autorisation de sortie à Pré-au-lard. Harry était ravi, il pourrait enfin y aller en toute liberté. En arrivant à la gare, il se permit de faire peur à son oncle en parlant de son parrain comme d'un évadé de prison normalement condamné à perpétuité et en fuite, qui prenait de ses nouvelles. Draco, qui n'était pas loin, sourit à ces mots. L'été de son calice serait sûrement meilleur que le dernier !

A suivre...