Voici un nouveau chapitre qui je l'espère vous plaira, malgré la fin.
Merci pour vos reviews à tous!
J'ai failli appeler ce chapitre le chapitre où tout le monde déteste l'auteur... Vous comprendrez pourquoi.
Chapitre du point de vue de Harry le plus souvent et un peu celui de Jamie.
Bonne lecture!
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Chapitre 17 : Dur retour à la réalité
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La pleine lune resplendissait au dessus du lac de Poudlard. On entendait le bruit du vent dans les arbres, les hiboux et chouettes volaient et on entendait le cri des loups. Jamie et Harry étaient toujours au "vrai rêve", et contemplaient ce paysage, allongés l'un à côté de l'autre. Harry entourait Jamie de son bras. Ils ne disaient rien.
Jamie n'avait pas l'air bien et Harry le sentait.
"Qu'est-ce qu'il y a?
- Rien.
- Dis-moi, s'il te plaît.
Au bout d'un long moment, elle se retourna vers lui et dit :
- Je n'ai pas envie de revenir à la réalité.
- Que...
- Chut, ne dis rien. Serre-moi dans tes bras, s'il te plaît."
Ce qu'il fit sans se faire prier. D'ailleurs, il ne fit que resserrer son étreinte vu qu'il l'avait prise dans ses bras lorsqu'elle s'était retournée. Ils restèrent là un moment, puis s'endormirent.
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Jamie se réveilla en sursaut quelques heures plus tard. Combien de fois avait-elle fait CE cauchemar? Elle ne les comptaient pas. A chaque fois, il était aussi réel et elle revivait ce moment de sa vie avec autant de douleur que la première fois. A chaque fois aussi, sa rancoeur et son amertume augmentaient. C'est vrai qu'à l'époque, personne n'aurait voulu d'une fille comme elle, comme l'avait souvent fait remarqué sa "chère" grand-mère, bien qu'à l'époque, elle ne sut pas qu'elles avaient un lien de parenté (elle aurait mieux fait de ne jamais le savoir, d'ailleurs...). Elle avait été... Bref... Maintenant, ça n'avait plus aucune importance. Elle s'en fichait totalement. Elle préférait rester seule.
Elle ne pleurait pas. Elle ne pleurait jamais, ou presque. Pleurer était une faiblesse, et elle ne devait pas en avoir, des faiblesses. Elle devait être forte. Pour se venger. Pour la venger, elle. Et pour tous les venger.
C'est alors qu'elle se rappela où elle était. Elle tourna la tête : Harry était allongé à côté d'elle et dormait profondément. La réalité qu'elle redoutait tant venait brutalement la réveiller de ce qui avait pu se passer pendant la nuit. Elle se prit la tête entre les mains : mon dieu, mais qu'avait-elle fait? Enfin, ça elle le savait, mais comment allait-elle pouvoir tous les regarder en face : James, Lily, et surtout Harry?
Elle attrapa ses vêtements éparpillés un peu partout et s'habilla à la hâte, ne se souciant pas du bruit qu'elle pouvait faire, car cela fit ce qu'elle ne voulait surtout pas : réveiller Harry. Celui-ci la regardait de ses yeux verts. "Non, ne regarde pas ses yeux!". Ce qui semblait impossible car elle n'arrivait pas à détacher son regard du sien. "Pourquoi est-ce que je regarde ses yeux?"
"Qu'est-ce qui se passe? Demanda-t-il doucement.
- Oh, rien, rien... Mise à part qu'on a bientôt cours... Ou tout du moins, J'AI bientôt cours...
- On est dimanche, Jamie...
- Oui, mais j'ai rendez-vous avec un troisième année qui m'a demandé des cours de rattrapage en runes et...
- Bien sûr et demain, je demande ma mutation à Serpentard. Jamie, tu n'as jamais mis les pieds dans un cours de runes. Et de toute façon, comment pourrais-je croire ça alors que quasiment tout le monde te fuit à Poudlard?
- Euh, j'sais pas, moi... Tu peux faire semblant? Demanda-t-elle en souriant comme une gamine.
Il secoua la tête d'un air faussement désolé :
- ... Non. Attends! Mais où tu vas comme ça!
Elle commençait en effet à partir, sans pour autant avoir fini de s'habiller.
- Je suis en retard!
- En retard pour quoi?
- Pour la réalité!
- La réalité?
Elle s'arrêta.
- Oui, tu te souviens de ce que j'ai dit cette nuit? Devant l'air perplexe de Harry, elle ajouta : oublie! Il faut quand même que j'y aille... Des trucs à faire... Des personnes à voir...
- T'essayes pas plutôt de te trouver des excuses pour t'enfuir? Minables, en plus?
- C'est ça! Tu as tout compris! Je peux m'en aller maintenant?
- Tu peux m'expliquer, s'il te plaît?
- Expliquer quoi? Demanda-t-elle tout en continuant à s'habiller.
- Pourquoi tu fuis, fit Harry qui commença à s'habiller également.
Jamie s'arrêta et s'apprêta à répondre.
- C'est... Non, je ne peux pas t'expliquer.
- Attends, j'ai quand même le droit de savoir, non?
- Je... Ecoute... En fait, je... Oh et puis merde! J'm'en vais et puis c'est tout!
- Attends! Jamie! Tu me dois des explications!
- Ah bon?
- Oui.
- Ecoute, Harry, je vais te répéter ce que je t'ai dit hier : tout ceci n'est qu'une erreur.
- Ah oui? Pourtant, vu ce qui s'est passé ensuite, excuse-moi mais j'en ai pas l'impression!
Jamie s'apprêta à répondre quelque chose, mais se tut finalement. Elle reprit au bout d'un moment:
- Ecoute, Harry, je vais t'expliquer pourquoi je pense que tout ceci n'est qu'une erreur. Non, écoute-moi, ajouta-t-elle alors qu'il s'apprêtait à répondre quelque chose. Ce n'est pas à moi que tu t'intéresses, mais à Kasia, celle que tu as rencontrée le soir d'Halloween.
- Qu'est-ce que tu racontes? C'est toi Kasia!
- Je le sais, merci! Ce n'est pas de ça dont je te parle. Moi, je suis Jamie, un gryffondor détestable et insociable avec qui tu n'arrêtes pas de te disputer. Alors ose me dire que c'est à Jamie que tu t'intéresse et pas à Kasia!"
Sur ce, elle le laissa planter là, l'air coi et courut vers le château, ses glandes lacrymales se mettant à fonctionner sans lui demander son avis. Harry resta là un moment à encaisser ce que Jamie lui avait dit, puis finit de se rhabiller et rentra lui aussi au château. Il ne la vit plus de la journée. Personne, d'ailleurs ne la vit de la journée. Hormis un certain serpentard qui la trouva bien vite dans cette salle où se trouvait des objets d'époque : tout y était vieux. SA salle, comme elle disait. Il était sûr de l'y trouver. Et elle y était effectivement, à travailler.
" Salut, fit-elle sans lever le nez de son bouquin ni même se retourner.
- Bonjour Jamie. Qu'est-ce que tu fais?
- Je travaille. Ca se voit, non?
- Et le livre à l'envers, il est facile à lire?
- Je t'emmerde, Drago.
- Qu'est-ce qu'il se passe?
- Rien.
- Dis-moi.
- C'est pas tes oignons.
- Il se passe donc quelque chose. Alors parle-moi!
- Non! Allez, casse-toi, j'ai envie de voir personne aujourd'hui.
- C'est ce que j'ai cru comprendre car j'ai vu les rouges et or te chercher.
- Et ben qu'ils continuent à chercher. Je n'ai pas envie d'aller me balader avec eux autour du lac. Tu le leur diras.
- Mais bien sûr. Tu ne penses tout de même pas que je vais y aller? Je ne suis pas un hibou postal, moi!
- Bien sûr que non, tu n'iras pas. Ca te tuerait d'aller voir des gryffondors en tant de que serpentard! Mais bon, je te le demande encore, laisse-moi tranquille, s'il te plaît.
- Ma chère cousine, tu ne penses tout de même pas que je vais m'en aller sans t'aider alors que toi tu m'aides justement à me sortir... De tout ça.
Ce n'est qu'à ce moment qu'elle tourna la tête et il remarqua que ses yeux étaient rougis.
- Tu pleures?
- Non, c'est juste de l'eau qui me coule sur les joues, rien de plus.
- Et ces yeux rouges?
- Je suis fatiguée et je viens d'éplucher des oignons. Mais merde : laisse-moi tranquille!
- Pas tant que tu ne m'auras pas dit ce qui ne va pas, s'énerva-t-il.
- Je ne peux pas Drago, tu t'énerverais encore plus, cria-t-elle. Et de toute façon, ça ne te concerne pas.
- Si ça te fait pleurer, si! Et en plus, tu fais partie de ma famille, Jamie, se radoucit-il. Plus ma dette envers toi, alors... Laisse-moi t'aider. En tout cas, si c'est quelqu'un qui t'as mise dans cet état, je vais lui faire sa tête.
Jamie sourit : Drago n'aurait jamais réagi comme ça il y a trois mois. Il serait parti dès qu'elle le lui aurait demandé. D'ailleurs, il ne serait pas venu du tout.
- J'en ai marre de devoir des explications à tout le monde! Mais laissez-moi tranquille, par Merlin!
- Eh arrêtes avec tes sautes d'humeur! Tu souris et l'instant d'après, tu m'engueules et tu refais ta tête de chien! C'est lourd! Bon, d'accord, je ne t'interroge pas, si cela t'énerves. Au fait, reprit-il au bout d'un moment, j'ai cru comprendre que Saint Potter t'avais démasquée.
- Et alors? Fit-elle, aggressive.
- C'est bien ce que je pensais, fit-il narquois. C'est à cause de lui!
- Laisse tomber, Drago.
- Non. Explique-moi pourquoi cela te met dans un tel état! Ce n'est QUE Potter, à la fin!
- Je sais. Ecoute, tout le problème vient du fait qu'il me prend pour quelqu'un que je ne suis pas.
- Que tu n'es plus, plutôt.
- C'est ça. Alors tu vois, c'est plutôt gênant.
- Tu n'as qu'à lui expliquer.
- Facile à dire! J'ai tenté de lui expliquer, mais je ne peux pas tout lui dire!
- Evidemment. En tout cas, si tu veux qu'il dégage de ton chemin, tu n'as qu'à me faire signe. Je me ferai un plaisir de le faire pour toi!
- C'est un peu tard pour ça, murmura-t-elle. Ecou...
- QUOI?
- Non, rien. Mais s'il te plaît, laisse-moi régler moi-même mes affaires, d'accord? C'est sympa de vouloir m'aider, mais je peux m'en sortir toute seule.
- Bah apparemment non!
- Oh la ferme! Tu vas me lacher, oui?
- Pas en ce qui concerne Potter en tout cas.
- Viendra-t-il un temps où vous ferez la paix?
- Non. Absolument hors de question. On a strictement rien en commun.
- N'en sois pas si sûr.
- Pourquoi?
- Je commence à te connaître, Drago, et je vis pour ainsi dire dans le dortoir des mecs de Gryffondor. Alors je commence à savoir comment vous êtes, tous les deux.
- Ouais, ouais. Jamais rien entendu d'aussi idiot.
-Oui! Véridique. Vous n'avez d'ailleurs pas un caractère si différent que ça. C'est juste la conception des choses qui diffèrent. Allez, laisse-moi tranquille maintenant.
Drago soupira.
- D'accord."
Et il sortit, laissant Jamie seule qui en profita pour finir d'écrire une lettre qu'elle partit envoyer directement à la volière. Son hibou vint la rejoindre dès qu'il la vit. Elle l'avait trouvé il y a quelques semaines dans la Forêt Interdite, abandonné, affamé, son pelage noir ébène tout souillé. Elle s'en était occupé et il s'était bien vite remis. Depuis, il ne la quittait plus, bien qu'elle l'avait relâché. Elle l'avait appelé Abeldore, mais le surnommait Abel. Bref, tout ça n'avait pas d'importance. C'était juste pour essayer d'occuper ses pensées par autre chose...
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Elle passa le reste de son week end à éviter les gryffondors et rentra au dortoir que lorsqu'elle fut sûre de ne croiser personne. Le lendemain, elle fit également son maximum pour ne croiser personne pendant les pauses. Mais c'était sans compter qu'on était lundi et qu'il y avait cours de potions, où elle faisait équipe avec... Harry. Elle fit exprès d'arriver en retard, faisant ainsi perdre 5 points à sa maison. Harry évita tout d'abord de la regarder, mais c'était difficile car ils s'étaient remis à la préparation du veritaserum. Et ils ne pouvaient rien faire sans se consulter. Ce fut Jamie qui rompit le silence.
"Tu peux commencer à tourner le temps que j'allume le chaudron?
- Euh, oui. Jamie, je...
- Chut. Pas maintenant. Tiens, passe-moi la poudre de Listancel que je compte les 131 grains dont on a besoin.
Il s'exécuta et reprit quelques minutes plus tard.
- Jamie...
- Merde! Pas toi, hein, mais tu viens de me faire perdre mon compte et il faut que je recommence.
- Alors avant de recommencer, tu vas m'écouter!
- Pas maintenant.
- Si maintenant! S'énerva-t-il sans se soucier du reste de la classe. Bon sang, j'en ai marre que tu aies le dernier mot, et...
- Harry...
- Non tais-toi! C'est mon tour cette fois! Tu m'énerves à te défiler en permanence.
- Potter! Intervint Rogue.
- Oh vous, la ferme! Quant à toi, tu vas m'écouter, c'est clair? Fit-il à Jamie.
Celle-ci éclata d'un rire franc.
- Et tu es sûr que tu veux dire ça ici et devant tout le monde?
Harry sembla enfin "reprendre" conscience. Il se rassit.
- Euh... Non...
Jamie souria de plus belle.
- Potter! Rugit Rogue. Je vous enlève 25 points pour insulte à un professeur et 5 autres pour avoir perturber mon cours! Reprenez tous vos potions, et que ça saute!
Et ils se remirent tous au travail. James et Lily lancèrent un "félicitations" discret (James pour avoir rabrouer Rogue et Lily, pour Jamie), auquel Harry répondit d'un sourire. Il se retourna vers Jamie.
" Ca se paiera...
- Quoi? J'ai rien fait, moi! Riposta Jamie d'un air angélique.
- Ouais, c'est ça. Bon, on s'y met?
- Ca y est? Tu te mets enfin à travailler?
- Oh, c'est juste que plus vite on s'y met, plus vite on finit, et plus vite on met les choses au clair, répondit-il d'un sourire éclatant, mais surtout... narquois.
- Quelle logique... Bon, ben... On s'y met, alors, mais qui te dit que je ne vais pas faire échouer les tentatives de réussites de ces potions? Souria-t-elle.
- Fais bien ce que tu veux. Parce que de toute façon, si on les ratent, on est obligé de rester ici les finir après les cours et on reste seuls! Souria-t-il. Alors ça revient au même...
Le sourire de Jamie s'évanouit. Celui de Harry, au contraire, s'agrandit. Quand elle rebaissa les yeux sur son livre de potions, Harry fit de même, toujours en souriant. La fin du cours se passa sans autre complications, sauf le fait que Sirius avait réussi à faire exploser son chaudron, éclaboussant ainsi l'entourage et rendant quelques filles furieuses, et parmi elles, Hermione et les deux nymphes présentes dans le cours.
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Deux jours plus tard, à la fin du cours de DCFM où ils faisaient également équipe, Jamie avait ramassé ses affaires et était sortie en moins de temps qu'il ne faut pour dire 'patacitrouille' lorsque Rémus avait annoncé la fin de son cours. Ce qu'elle n'avait pas calculé, c'était que Harry l'avait prévu et donc, il lui collait aux basques.
"Tu vas me suivre encore longtemps? Demanda-t-elle.
- Ca dépend de toi.
- Comment ca, de moi?
- Quand tu voudras bien m'écouter.
Elle se retourna, l'attrappa par un bras et le mena dans une salle de classe déserte d'un couloir isolé.
- Pourquoi tu fermes à clé?
- Parce qu'il y a cinq imbéciles qui nous suivaient! Insonorus! Et qui ont collés leurs oreilles à la porte! Ils en auront pour leur frais! Mais bon sang, pourquoi Ron est au courant?
- Il a vite vu qu'on lui cachait quelque chose.
- Alors tu lui as dit. Et de quel droit?
- Eh, c'est mon meilleur ami, ok?
- Ca je le sais, mais en quoi as-tu le droit de le mêler à tout ça? J'ai aussi mon mot à dire!
- Ah oui, et quel mot... Alors que tu n'es même pas capable d'assumer tes actes!
- Quoi?
- Parfaitement! Tu fuis!
- Comment ça?
- Regarde comment tu es! Tu évites même le sujet!
- Non, je suis réaliste, c'est tout!
- Que tu crois! Tu parles toujours à la place des autres!
- Ah oui?
- Oui, dimanche matin par exemple... Tiens tant qu'on y est, tu pourrais pas m'expliquer pourquoi il n'y a aucune trace de toi dans les albums photos de mes parents après 1976?
- Pour te faire parler, et apparemment, ça marche. Et de toute façon, ça n'a rien à voir avec ce dont tu voulais me parler.
- Oui, c'est vrai, j'ai l'impression de passer mon temps à vouloir te parler, fit-il, sarcastique.
- Trève de bavardage! Je devrais t'effacer tout ça de la mémoire!
- T'as pas intérêt. De toute façon, ça servira à rien.
- Ah oui? Et Pourquoi?
- Parce que je retomberai amoureux de toi.
Jamie essaya de rester de marbre face à ses paroles, mais une fois de plus, elle se rata.
- Tu as l'air sûr de toi, soupira-t-elle.
- Evidemment!
- Je n'en suis pas si sûre. Car si tu perds la mémoire, tu oublies que tu penseras que je suis un mec. Et je ne crois pas que tu te ferai gay...
- Pourquoi pas? Si c'est toi.
- J'espère que tu plaisantes là, même si ce n'est pas drôle du tout, s'horrifia-t-elle.
- Bah non. De toute façon, t'es une fille et je crois que ça, ça changera pas...
- On pourrait pas tout reprendre comme avant? Demanda-t-elle avec espoir.
- Ne compte pas sur moi. Je n'en ai absolument pas envie.
- Tu ne sais pas ce que tu veux!
- Oh, si, je le sais! C'est plutôt toi qui ne le sait pas. Ou peut-être que tu as trop peur de le savoir!
- Et pourquoi ça me ferait peur?
- Parce que tu ne pourrais plus te cacher derrière cette personnalité totalement détestable!
- Ah je suis détestable? Et bien continue de penser ça et fiche moi la paix! D'ailleurs, tu aurais même du le faire depuis bien longtemps! Ca nous aurait éviter tous ces problèmes! Fit-elle en se dirigeant vers la porte.
- Non attends! Pour moi, le seul problème, c'est que tu as peur de tomber amoureuse! Elle s'arrêta. Ou bien de l'être!(un petit disclaimer, car ce dernier passage est largement inspiré d'un des films les plus romantiques que j'ai vu : "Le temps d'un automne" où, d'ailleurs, l'héroïne porte le nom de Jamie et j'avoue que c'est par ce film que j'ai eu l'idée d'appeler ce perso Jamie, mais remarquez qu'elle n'ont absolument rien en commun... Je voulais un prénom féminin et masculin pour ce perso).
Elle le toisa, puis sortit en courant, donnant un coup aux cinq curieux qui avaient collés leurs oreilles, mais qui n'avaient bien sûr rien entendu.
--- Du côté des cinq autres ---
"Qu'est-ce qu'ils disent?
- Chut!
- Pousse-toi!
- J'entends rien!
- A votre avis, qu'est-ce qu'il se passe?
- Ils doivent s'embrasser à perdre haleine. Face au regard incédule des autres, Ron ajouta (et oui, c'était lui...). Quoi? Je plaisantais...
- On sait jamais avec toi, remarqua Sirius.
- Imbécile, ajouta Hermione.
- Eh!
- Bon, vous n'allez pas recommencer! Fit James, agacé, trop habitué à les voir se disputer.
- Au moins, tu nous comprends maintenant, vieux frère, lorsque tu te disputais et dispute avec Evans... Lança Sirius.
- Eh, c'est plutôt elle qui se disputait! Moi, je...
- Tu te contentais juste de la regarder béatement en souriant.
- Vous vous la fermez, oui? Jura la concernée. Raah, non! J'entends rien! Ils ont du jeter un sortilège d'insonorisation.
- Ils se disputent? Demanda Ron.
- Que veux-tu que j'en sache? Lui répondit Sirius.
- Il a du se passer quelque chose, dit Lily, pensive.
- Quoi? Firent les autres.
- Qu'est-ce que j'en sais, moi! Je suis pas devin à ce que je sache! Toujours est-il que ça commencait à s'arranger en fin de semaine et que maintenant, Jamie feigne l'indifférence de je-ne-sais-quoi et que Harry est sur les nerfs.
- En plus, vu leur caractère à chacun, c'est pas gagné! Ils s'énervent tous deux facilement, ou tout du moins lorsqu'il sont face à face. Harry est plus calme que ca, généralement, dit Hermione.
- Que veux-tu? On a la facheuse habitude de tomber amoureux de femmes de fort caractère qui nous en font baver... Fit James.
- Eh! Parle pour toi! Fit Sirius.
- Nan, je parle de nous, les Potter.
- Ah bon? Demanda Hermione.
- Véridique, répondit Sirius à la place de son meilleur ami. Ses parents m'ont raconté une fois comment ça se passait quand ils étaient à Poudlard : du même genre que James et Lily, mais ils avaient les même amis dès le départ.
- Quand à mes grands-parents, ils étaient amis, mais n'arrêtaient pas de se chamailler, un peu coimme Ron et Hermione...
- Quoi? Réagirent les deux concernés.
- Mais en pire. Quoi qu'il en soit, pour Harry, c'est autre chose...
Ils collèrent tous leurs oreilles à la porte.
- On est pas un peu trop curieux, là? Fit Hermione.
- Si.(Grand silence). Mais c'est pas grave! Et ils recollèrent leurs oreilles.
C'est alors qu'ils reçurent tous les cinq un grand coup car Jamie venait de sortir en trombe de la salle. Ils essayèrent de décoller leurs oreilles de la porte mais se rendirent compte qu'elles y étaient collées. Un coup de Jamie. Après maints efforts, ils réussirent enfin à les décoller et rejoignirent Harry.
- Alors? Comment ça s'est passé? Demandèrent-ils tous en même temps.
- Ca ne vous regarde absolument pas, grogna Harry.
- On insiste pas.
- Pourquoi?
- Sirius, s'il ne répond rien, c'est que ça s'est mal passé, expliqua James.
- Tu manques sérieusement de tact envers ton fils, James, fit Hermione.
- Si tu crois que mes parents me faisaient des cadeaux quand j'étais en présence de Lily, avant...
- Ah ça, c'est vrai, intervint Sirius, je me souviens d'une fois sur le Chemin de Traverse, et ta mère avait exposé à Lily que tu avais...
- Bon, ça va, Sirius, tu ne vas pas remettre ça sur le tapis? Coupa James.
- Oh, je pourrais, mais je suis un mec un peu trop sympa... Et en parlant de ta dulcinée, où est Evans?
- Elle vient de sortir, répondit Ron avant de sortir également parce que Harry s'en allait aussi.
- Elle doit être allée voir Jamie, fit Hermione qui suivit également ses deux amis.
Ne restèrent plus dans la pièce que James et Sirius, qui finirent par s'en aller au bout d'un moment.
Hermione et Ron suivirent Harry un moment jusqu'à ce qu'il s'arrête dans le parc, sous l'arbre où ils avaient l'habitude de squatter. Ils s'assirent chacun à chaque côté de Harry, qui restait muré dans son silence un moment et leur parla enfin :
" Rassurez-moi : je ne suis pas le seul à ne pas la comprendre?
- Euh, Harry, si tu veux mon avis, tu doit être celui de nous trois qui la connaît le mieux, fit Hermione.
- Elle a raison, ajouta Ron. Donc ça veut dire que tu n'es pas le seul à ne pas la comprendre, mais que tu t'y connais mieux que nous.
- Ron... Tais-toi, dit Hermione.
- Pourquoi je me tairais?
- Parce que ce que tu viens de dire ne correspond à rien, sinon à tourner en rond!
- Hum, hum.
- Euh, désolés Harry, firent-ils en même temps.
- Ouais, parce quand vous aurez enfin compris que vous n'arrêtez pas de vous chercher sans vous trouver, ça fera un couple en plus et surtout, surtout, SURTOUT, des vacances.
Ses deux amis rougirent.
- Bah voilà. On est reparti pour un tour!
- Quoi?
- Non, rien. Oubliez. Ou plutôt non, n'oubliez pas et réfléchissez-y! Si au moins vous, vous pouvez être heureux, ce sera déjà ça."
Et il tourna les talons et s'en alla, laissant là Ron et Hermione, qui une fois de plus n'eurent pas le courage de tout mettre au clair et s'en allèrent chacun de leur côté (- Quoi? Mais on est très heureux comme on est! - Bien sûr, qu'est-ce qu'il va chercher...).
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Lily, pendant ce temps, était allée chercher Jamie. Elle l'avait bien évidemment trouvée mais cette dernière s'était montrée très peu motivée en matière de communication; alors elle avait lâché l'affaire et était repartie. C'est alors qu'elle croisa Harry et qu'elle voulu tenter sa chance avec lui (mais quelle curieuse, la Lily!). C'est lui qui aborda la conversation, après un long moment de silence :
" J'ai compris.
- Quoi donc?
- Ce que tu me disais quand tu parlais du passé de Jamie. Qu'elle n'avait pas toujours été comme ça.
Lily sourit.
- Je crois justement l'avoir découvert le soir d'Halloween.
- Effectivement, approuva Lily.
- Comment ça?
- Et bien, avec la collaboration de Ja... Potter et Black, j'ai lancé un sort à Jamie afin qu'elle soit elle-même le soir du bal.
- Tu pouvais dire James, tu sais. Je suis au courant.
- Au courant de quoi?
- Bah, que ma future naissance est assurée...
- ... On va dire ça comme ça... Sourit-elle. Et comment?
- C'est Jamie qui me l'a dit. Elle vous a vu samedi soir.
- Oh, euh...
- C'est bon. Je ne crois pas que ça l'ait choquée plus que ça.
- Oh, ça non, je le sais bein. C'est plutôt moi que ça dérange. Après un moment, elle ajouta : je voulais te demander Harry...
- Oui, quoi?
- Qu'est-ce qui se passe avec Jamie?
- ... Rien.
- Va dire ça aux autres.
- Excuse-moi, mais je ne crois pas que ça te concerne.
- Tu as raison, oui. Je suis très curieuse, je sais, mais j'ai une autre question à te poser. Tu es amoureux de Jamie, non?
- Tiens donc! Et bien quelle nouvelle! Je n'étais pas au courant... Fit-il sarcastique.
- Ce n'est pas ça ma question, et je t'en prie, ne me parle pas comme ça! Je ne t'ai rien fait!
- ... Excuse-moi, je m'énerve facilement ces derniers jours.
- Oui, on l'avait un peu remarqué...
- Alors, quelle est ta question?
- Bon. Je t'expose ma pensée. Le soir d'Halloween, tu as fait connaissance avec la Jamie d'avant. Même nous, on ne l'avait jamais vue être elle-même, comme elle a été ce soir-là, car on l'a observée. Mais on a voulu qu'elle passe une bonne soirée, loin de tous les... enfin, elle a essayé de résister au sort. D'ailleurs, son effet n'a pas été très long.
- Oui, je l'avais remarqué. A peine trois heures.
- Laisse-moi finir, Harry. C'est de elle que tu es amoureux. Tu sais, la Jamie de maintenant n'est plus la même... Et je doute qu'elle puisse redevenir comme avant. C'est même impossible, d'après moi. Je pense bien que tu ne dois pas comprendre comment on peut passer d'un extrême à l'autre, mais...
- Je vois où tu veux en venir. Ecoute Lily, ce que je peux te dire pour te rassurer, ou pas... C'est qu'il n'y a pas que la Jamie que j'ai vu le soir d'Halloween qui me plaît.
Lily sourit. Elle commença à s'en aller.
-Je veux juste te dire une dernière chose, la retint Harry. Je pense que Jamie n'est pas celle qu'elle veut faire croire. Elle n'est pas aussi désagréable que ça...
- Ca, je le savais, Harry. Chacun a sa propre histoire, et Jamie et sa façon d'être sont le résultat de la sienne.
- Et tu connais son histoire, toi?"
Elle lui fit un clin d'oeil accompagné d'un sourire triste et s'en alla, sans lui donner de réponse; laissant là un Harry déboussolé. Si sa mère faisait ce sourire, qu'il avait déjà vu lorsqu'on mentionnait malencontreusement les évenements du soir où elle et James avaient été tués (mais James et Sirius n'étaient toujours pas au courant, c'étaient principalement des allusions qui échappaient de la bouche de certains serpentards... Pourtant, ce n'étaient pas des imbéciles et ils découvriraient vite, à ce rythme là, la vérité), c'est que c'était mauvais pour le passé de Jamie. Il ne se doutait pas à quel point il pouvait avoir raison...
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Quelques jours plus tard, Harry n'avait toujours pas eu le temps de parler à Jamie. A vrai dire, il ne l'avait quasiment pas vue. Aujourd'hui, ils avaient à nouveau potions. Mais elle ne se présenta pas. Rogue ne s'en formalisa pas, comme s'il était déjà averti de son absence. Après avoir rajouter quelques ingrédients à la potion de veritaserum, ils attaquèrent une autre potion qui tourna mal pour Harry. Déjà qu'il était nul en potions, fallait qu'il soit tout seul pour la faire... Mais où était Jamie, bon sang? Toujours est-il que sa potion ne tarda pas à lui éclater au visage, entraînant une paralysie partielle du visage. Fidèle à son habitude, Rogue ne lui permit pas de sortir et d'aller à l'infirmerie, faisant bouillir James de rage, qui ne tarda pas à le lui reprocher. Rogue consentit enfin à le laisser sortir que lorsque Lily le lui demanda. Harry se mit donc en route pour l'infirmerie le plus lentement possible : moins vite il y serait et moins vite il devrait retourner en cours... A vrai dire, son objectif était de ne pas y retourner du tout.
Il mit donc un quart d'heure à aller à l'infirmerie, prenant tous les détours qu'il pouvait connaître. Arrivé là-bas, il mit un temps fou à trouver l'infirmière. Ce fut un fantôme qui lui indiqua la pièce du fond dans laquelle elle devait être. La porte était entrouverte. Une conversation s'y déroulait mais il ne comprenait rien. Il décida d'attendre qu'ils aient finis, jusqu'à ce qu'il reconnaisse la voix de Jamie. Aussitôt la curiosité l'emporta sur le reste. Il entrouvit un peu la porte. Jamie était assise sur l'un des lits et Knookie était dans ses bras; elle semblait soucieuse, préoccupée. Il y avait soudain un gros silence dans la pièce. Elle regardait Knookie, puis elle prit la parole :
"Les animaux peuvent-ils l'être? Je veux dire peut-on le faire sur eux?
Hein? Faire quoi? Pas question de faire quoique ce soit à Knookie! Harry intervint.
- J'sais pas pourquoi tu peux m'en vouloir autant, mais pas question de faire quoique ce soit à Knookie! Elle n'a rien avoir là dedans! Dit Harry en entrant dans la chambre.
Il s'aperçut alors qu'elle n'était pas seule avec Pomphresh. Il y avait également Albus Dumbledore. A son avis, Dumbledore ne ferait rien à son chat. Mais alors de quoi parlaient-ils? Toujours est-il qu'il l'accueillit à bras ouverts alors que Jamie semblait... Terrorisée? Enfin, terrorisée était un bien grand mot, mais elle semblait avoir peur. Mais elle reprit bien vite contenance.
- Que fais-tu là?
- Et toi?
- En quoi ca t'intéresse?
- En tout, et ce que je viens faire ici, il suffit de voir ma tête pour le savoir!
Alors que Jamie allait répliquer et qu'une nouvelle dispute allait commencer, Mrs Pomphresh prit Harry, qui protesta vivement, par le bras et l'emmena dans une autre pièce, alors que Jamie et le professeur Dumbledore finirent leur conversation.
- Mais arrêtez! Qu'est-ce qu'ils font?
- Suivez-moi sans discuter, Potter, sinon, je ne guérirais rien!
A peine avait-elle finit de le soigner (enfin, il n'était pas encore guéri mais avait le droit à une super pommade verte pomme sur le visage en attendant), Harry réattaqua :
- Que fait Jamie ici? Est-ce qui lui est arrivé quelque chose? Pourquoi le professeur Dumbledore est là? C'est grave? Et pourquoi Knookie est avec eux? C'est vraiment grave? Et pourquoi...
- Stop, stop, stop, cria l'infirmière. Elle sourit : vous avez de la détermination et vous êtes un dur à cuire, Potter. Vous me rappelez beaucoup votre père qui venait sans cesse à l'infirmerie dès que Miss Evans y était. Mais je vais vous faire la même réponse que je lui faisais : ce n'est pas à moi de vous dire ces choses! Mais ne vous en faites pas et ne vous rongez pas les sangs, Il n'y a rien de grave, au contraire, lui souria-t-elle affectueusement.
- Vu la tête de Jamie, je vous croie pas.
- Bon allez, ça suffit! Ne me posez plus de questions!
- Mais...
- Harry, tu as entendu Pompom? Demanda la voix d'Albus Dumbledore qui sortait justement de la salle avec Jamie à ses côtés.
- Jamie!
- Je pense que tu peux sortir, maintenant, Harry. L'effet de cette pommade est passée. Enfin, rince-toi la figure avant, lui répondit Jamie, avant de sortir.
Harry se précipita à sa suite, ne faisant pas attention au professeur Dumbledore, qui, à son habitude, souriait encore en les voyant. Il ne prit pas non plus compte de ce que Jamie lui avait dit et sortit donc de l'infirmerie avec une couleur verte pomme sur le visage. Heureusement que les cours n'était pas finis! Il vit Jamie et l'attrappa par le poignet. Celle-ci se retourna pour lui faire face.
- Qu'est-ce qu'il y a encore?
- C'est plutôt à moi de te poser cette question! Pourquoi étais-tu à l'infirmerie?
- Parce que j'y étais.
- ...
- Pour te faire parler?
- Ouais, bah c'est que ça marche, mais c'est évident que ce n'est pas la vraie raison.
- Et?
- Quelle est la vraie raison?
- Pourquoi je te la dirai?
- Parce que c'est moi!
- Et bien quelle raison! Ecoute, je te dirai pourquoi un jour, enfin, peut être, ca dépendra...
- De quoi? Et pourquoi tu me le dis pas maintenant?
- Parce que, je te dis que ca dépendra de... Enfin, ce n'est pas la peine de baliser.
- Excuse-moi, mais la dernière fois où tu as dit que ce n'étais pas la peine de baliser, t'étais à deux doigts d'avoir le coeur percé, alors excuse-moi si je ne te crois pas, fit-il méfiant.
- Sur ce coup, tu as raison. Mais c'est pas grave, je te jure. Et puis, de toute façon, je dirai rien, enfin pas ici, dans un couloir de Poudlard où les autres élèves vont débarquer dans moins de trente secondes! D'ailleurs, tu ferais mieux d'aller te débarbouiller avant qu'ils ne débarquent, sinon, tu vas encore te prendre des remarques désagréables de la part de ton grand ennemi, finit-elle la phrase, railleuse.
- Pourquoi cet air narquois quand tu as dit ça?
- Comme je l'ai déjà dit à Drago, tu ne comprendrais pas si je t'expliquais. Bon allez, va-donc te laver et à plus tard!"
Elle s'en alla. Harry avait tiqué au 'Drago', mais n'avait rien dit. Ce n'était absolument pas de la jalousie, non... (mauvaise foi!). Mais pourquoi étaient-ils donc si proches, car les gryffondors et serpentards avaient en effet remarqué les liens qu'entretenaient Jamie et Malefoy (Drago et Turner pour les serpentards...). Une porte s'ouvrit. Harry partit en courant vers les toilettes les plus proches qui étaient celles de Mimi Geignarde. Il fit tout son possible pour ne pas faire de bruit, et ne pas attirer Mimi. Mais ses efforts furent vains. Mimi le fit sursauter.
"Alors, Harry, on ne me rend plus visite?
- Euh, ce sont des toilettes pour filles, ici.
- Ca te dérangeait pas de venir pour faire tes potions, avant!
- C'est juste que c'était l'endroit le plus tranquille de Poudlard...
- Bien sûr : les Toilettes de Mimi Geignarde! Personne ne veut y venir car Mimi geint tout le temps! Cria-t-elle.
Elle était toujours aussi suceptible, apparemment. Pourquoi changerai-t-elle d'ailleurs? Harry finit de se débarbouiller alors que Mimi s'en allait en gémissant.
- Heureusement que j'ai des amis!
- Pardon?
Il croyait avoir mal entendu. Jamais Mimi n'avait parler d'amis. Ca devait être des fantômes.
- Oui! Des amis! Oh, mais c'est vrai! Pour tout le monde, Mimi ne peut pas avoir d'amis! Recommença-t-elle à crier. Mais Jamie, elle n'est pas comme ça.
- Jamie?
- Oui, Jamie! Elle n'a jamais été comme ça. Déjà à l'époque, elle... Quoi? Pourquoi tu me regardes comme ça? Ah oui, tu fais ettention à ce que je dis uniquement parce que ca concerne Jamie! Allez, va-t-en, je ne dirai rien de plus!
- Excuse-moi, Mimi. Tu connais vraiment Jamie?
- Evidemment! Qui ne connait pas Jamie? Fit-elle aggressive.
- Je sais, que tu vas probablement refuser, mais tu peux me parler d'elle.
Mimi le jaugea du regard. Elle le regardait méchament, d'un regard qui disait 'tu me prends pour qui?'. Cependant, son regard se radoucit. Harry n'aurait pas soupçonner qu'elle puisse avoir un regard calme... On parlait de Mimi Geignarde après tout!
- Ecoute, Harry, j'aime beaucoup Jamie,et je veux pas qu'on lui fasse du mal.
- Mais je ne lui veux aucun mal!
- Je sais. Mais Jamie est quelqu'un de particulier, Harry. Tu peux pas comprendre. Je ne dirai rien, car c'est ma meilleure amie, ma seule amie encore vivante. Je ne peux rien te dire.
- Tu es sûre?
- Oui. Mais promets-moi une chose, s'il te plait.
- Ca dépend... Répondit Harry qui se méfia.
- Accroche-toi.
- Comment ça?
- A Jamie. Accroche-toi, malgré tout ce qu'elle pourra te dire. Bon, allez, je dois aller voir Peeves. Il veut encore me faire une farce, mais cette fois-ci ca marchera pas, le Moine Gras m'a prévenue."
Et Mimi s'en alla. Harry se dit que finalement, elle n'était pas si idiote que ça. Et bien sûr que oui, il allait s'accrocher, comme son père l'avait fait avec sa mère avant lui. Après s'être débarbouillé, il partit rejoindre ses amis qui étaient dans la Grande Salle. La journée finit sans nul autre évènement notable.
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Le lendemain après-midi, ils n'avaient pas cours. Harry sortit avec Ron et Hermione dans le parc pour se balader. Ils passèrent près du sol cogneur qui perdit toutes ses feuilles à leur passage. Mauvais présage? Peut-être, quand on connaissait sa qualité à attirer les ennuis ou à être trouvé par eux... Hermione et Ron se chamaillaient, à leur grande habitude; Harry ne les écoutaient pas, il les suivait, plongé dans ses pensées.
"D'accord Harry?
- Hein, quoi?
- Sympa de m'écouter! Fit Hermione.
- Vous avez finit de vous disputer?
- Pas vraiment, non, mais là je dois retourner à Poudlard, j'ai promis à Colin de l'aider dans son devoir de Métamorphose.
- Et moi je dois aller voir Hagrid parce que Charlie lui a prêté un livre que je dois récupérer pour le lui renvoyer, dit Ron précipitamment.
Hermione était assez convaincante, mais Ron sembla réciter une phrase qu'il s'était probablement entraîner à dire toute la journée.
- On peut savoir ce qu'il y a? Demanda Harry qui n'étais pas dupe.
- Mais rien. On se retrouve tout à l'heure? Demanda Hermione.
Sans attendre la réponse de Harry, ils s'en allèrent tous deux précipitamment. Ca sentait le coup monté. Et en effet, il ne tarda pas à apercevoir Jamie avec Lily et les Maraudeurs, avant que ceux-ci ne la laisse tomber pour partir précipitamment. Jamie croisa son regard. Oh oui, c'était un coup monté. Enfin, il allait en profiter. Il se dirigea vers Jamie. Celle-ci n'avait pas bougé, devinant ses intentions.
" Euh, salut... Commença-t-il d'une voix non assurée.
- Salut, fit-elle.
- Il fait beau, hein?
- Si tu le dis. Le ciel est gris, l'air est humide : il va pleuvoir Harry. De toute façon, je ne pense pas que tu veuilles me parler de la pluie et du beau temps.
- Oui, tu as raison.
- Alors?
- Tu vas pas recommencer!
- Recommencer quoi?
- Tu le sais bien!
- Peut-être, mais là, tu vois, je suis plutôt pressée et en plus les cinq idiots qui nous ont tendu un piège sont derrière les buissons là-bas, croyant que je ne les vois pas. Impossible d'avoir une vie privée ici.
- A qui le dis-tu. Faut toujours que tout prenne une grande ampleur? Est-ce qu'on se mêle de leur histoires, nous?
- Oui.
- Et ben t'as raison! Ca me rappelle ce que m'a dit Dumbledore en première année, s'il y a un secret confidentiel à Poudlard, il est évident que toute l'école est au courant.
- Ouais, bah heureusement que ce n'est pas vrai, sinon ça voudrait dire que tout le monde sait que je suis une fille.
Ils sourirent tous les deux.
- Il faut que je te dise quelque chose, commença Harry.
- Ca tombe bien, moi aussi.
- En fait, je...
- Jamie!
- Salut Drago.
- Potter, fit-il froidement.
- Malefoy, répondit-il sur le même temps..
- Que veux-tu Drago? Demanda Jamie, sentant la baguarre survenir.
Drago se retourna vers Harry :
- Quand est-ce que tu la laisseras tranquille?
- Pourquoi tu restes coller à elle comme ça?
- Eh, on se calme! Drago, va plus loin, je te rejoindrais, mais là, je dois parler avec Harry, Ok?
- Bon, d'accord.
Il s'éloigna.
- Comment tu peux apprécier ce type? Demanda Harry avec humeur.
- Ca ne te regarde pas, et je t'en prie, je n'ai absolument pas besoin de scène de jalousie pour le moment.
- Hein? Quoi? Mais non!
- Qu'avais-tu à me dire?
- Ce que tu sais déjà, mais je préfère me répéter parce que t'as pas l'air de comprendre.
- Prends-moi pour une idiote et je ne te dirai rien.
- J'ai pas dit ça. Simplement que tu... Refuses, oui, c'est ça; tu refuses d'entendre ce que je te dis! Parce que tu as peur. Et voilà, je me répète...
- Oui, beaucoup, oui, s'amusa-t-elle.
- Y'a rien d'amusant, j'suis sérieux!
- Je sais. Ecoute, Harry, tout ça, c'est vraiment compliqué, enfin, c'est moi qui suis compliquée, je sais, ajouta-t-elle face à son regard. Mais tu peux pas comprendre...
- Il suffit de m'expliquer!
- Je ne peux pas, tu comprends? Je ne peux pas te dire!
- Me dire quoi?
- Pourquoi je réagis comme ça! Harry, je te le jure, il faut pas que tu t'accroches à moi!
- Mais c'est trop tard pour ça! De toute façon, même si tu me l'avais dit avant, je me serai quand même attaché à toi.
- Je t'en prie, ne dis pas ça... Fit-elle la voix tremblante. Ok, j'avoue, j'ai peur! T'es content? Ne me dis plus jamais ce genre de choses, s'il te plaît!
Des larmes commencaient à perler sur ses joues. Harry n'avait pas penser une seule seconde qu'elle puisse être effrayée à ce point par ce qu'il lui disait. Ni l'un ni l'autre ne faisaient plus attention aux cinq qui suivaient de loin leur entretien et qui avaient quand même eu le tact de se mettre assez loin pour ne rien entendre, quoique certains le regrettaient...
- Je... Je voulais pas te faire pleurer...
- Je sais. Tu ne pouvais pas savoir. J't'en prie, il faut vraiment que tu arrêtes.
- Mais pourquoi?
- Parce que, n'insiste pas, s'il te plaît.
- Jamie, j'aime pas te voir pleurer, explique-moi pourquoi ça te met dans cet état...
Pour toute réponse, elle mit ses mains devant son visage.
- Me regarde pas alors.
Il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras. Elle ne broncha pas, au contraire, au bout d'un moment, elle mit ses bras autour de son cou et y enfouit sa tête en continuant de pleurer.
- Explique-moi...
Il la sentit faire non de la tête et décida de ne pas insister pour l'instant : ce n'était pas le bon moment.
- Moi, je connais la raison, fit une voix sifflante et glaciale qu'il reconnut entre mille.
Il fit volte face pour faire face à Lord Voldemort. Que faisait Voldemort à Poudlard? Comme s'il avait lu ses pensées, il répondit :
- J'ai toujours pu briser la stupide barrière de Dumbledore, Potter, simplement jusque là, je n'en voyais pas l'utilité, même pour te tuer. Restez sage, ajouta-t-il.
Harry se tourna et vit qu'il avait bloqué ses parents, Sirius, Ron, Hermione. Ils ne pouvaient plus bouger. Puis Voldemort posa son regard sur Jamie.
- Bonjour, Jamie, dit-il tranquillement et d'une voix doucereuse. Harry regarda Jamie, chez qui la tristesse qu'elle éprouvait quelques minutes plus tôt avait fait place à de la colère. Après un moment il ajouta : Tu ne dis plus bonjour maintenant?
- Bonjour, seigneur de pacotille.
- Sois plus polie, je t'en prie.
- Ok, on reprend les mauvaises habitudes? Bonjour, TOM!
- Et ben voilà, tu vois, quand tu veux.
- Ce que tu n'as toujours pas compris, c'est que je ne veux pas!
- Peu importe. J'ai bien recu ton message du premier septembre. C'était très grossier, ce que tu as dit. Enfin, je ne t'en tiens pas rigueur. Je suis ravi de te revoir. Après tout ce temps.
- Tu m'as vu en octobre.
- C'est bien ce que je te dis.
- Et bien qu'est-ce que ça a du être entre 1977 et 1997... Fit-elle narquoise.
Harry se retourna vers Jamie : il avait raison, il n'y avait aucune trace de Jamie depuis son départ pour 1997.
- Va-t-en, t'as rien à faire ici.
- Oh que si. J'ai récemment appris que ce détritus s'intéressait à toi, dit-il en montrant Harry, qui n'osait dire mot depuis le début de la conversation.
- Et bien tes informations sont fausses.
- Et comment se fait-il que je te retrouve dans ses bras? L'absence de réponse est très éloquente. Mais je t'avais prévenue...
- Tu ne feras rien du tout, le coupa-t-elle.
- Non, pas pour l'instant. Je préfère faire durer mon plaisir de te voir comme ça.
- Comme ça comment?
- Angoissée. Ca a toujours été mon spectacle préféré. Ca et te voir...
- Souffrir sous tes tortures? Merci, je sais. Casse-toi!
- C'est ce que je vais faire, mais tu vas venir avec moi.
- Non!
Harry sembla enfin se 'réveiller'.
- Tiens Potter, j'avais presque oublié que t'étais là.
- Reste en dehors de ça, Harry. Eloigne-toi.
- Mais, non!
- Fais ce qu'elle dit, Potter, t'es pas à la hauteur... Tu ne l'as jamais été. Et mis à part le jour d'Halloween 1981 où tes parents sont morts et où j'ai disparu, ainsi que quand je suis revenu, j'ai jamais vraiment voulu te tuer, parce que je lui en avais fait la promesse.
- Quoi?
- Oui, je lui en ai fait la promesse...
- Tenu partiellement, fit Jamie.
- Oui, mais je l'ai fait quand même. Il est en vie, non? J'ai fait ce que tu m'as dit : ne rien faire avant que tu arrives.
- Tuer deux de mes meilleurs amis, des sorciers, des moldus, tu appelles ça rien faire?
- Je suis capable de pire.
- Ouais, je sais. Va-t-en Harry, car, désolée de te dire ça, mais tu n'es pas à la hauteur, même si c'est toi qui fait l'objet de la prophétie.
- Je n'ai pas envie de me battre avec toi aujourd'hui, Jamie. Je suis venu pour autre chose, que je vais d'ailleurs faire. Mais depuis tout à l'heure, j'ai remarqué que tu me cachais quelque chose.
- Je te cache des tas de choses, je ne vois pas pourquoi ça changerai.
- Oui, c'est vrai. Quoiqu'il en soit, je vais faire ce pour quoi je suis venu. Et d'après ce que j'ai entendu, ça te facilitera la vie.
D'un geste, il amena Jamie, qui n'avait pas vu le 'coup' venir, vers lui et stoppa Harry qui voulut l'en empêcher. Alors il pointa sa baguette sur Harry et les autres, puis se prépara à lancer un sort assez puissant pour atteindre Poudlard tout entier. Harry se demanda ce qu'il fabriquait : il n'allait pas tuer tout Poudlard quand même? Jamie se posait également la même question. Non, il était puissant, mais pas à ce point. Puis elle comprit ce qu'il manigençait :
- Non!
- Oubliettes! S'écria Voldemort!"
Harry oublia alors ce qui avait pu se passer ces quatre dernières semaines, du moins tout ce qui avait attrait à Jamie. Il ne fut pas le seul. Lily, les maraudeurs, Hermione et Ron également, ainsi que Malefoy, qui était immobilisé, mais qui avait eu la bonne idée de se cacher. Dumbledore qui faisait les cent pas dans son bureau, l'air heureux et soucieux à la fois, reprit son air habituel. Tout le monde fut touché par le sort. Jamie regarda les effets qu'il provoquait chez ses amis et Harry. Ce dernier ne fit aucune attention à elle et repartit vers le château comme un somnanbule, le regard vide avec les cinq autres.
Aucun ne virent qu'après cela, Voldemort donna un grand coup derrière la tête de Jamie qui, déjà tombée au sol par ce qu'elle venait de voir, s'évanouit; et qu'il l'emmena avec lui vers la Forêt Interdite...
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Coucou! J'espère que ça vous a plu!
Je suis pas trop satisfaite de la fin, mais je voulais qu'elle soit comme ça, c'est juste la description qui me plaît pas.
En tout cas, pas tuer l'auteur!
Reviewez, please!
Kaena.
