Bonjour à tous!! Désolée pour cette longue attente! Je remercie tous les reviewers et j'espère que ce chapitre leur plaira!

Disclaimer : Harry Potter et tout son monde appartiennent à JK Rowling, seuls Jamie, Théos, Klïya et les autres, ainsi que l'histoire m'appartiennent!

Plusieurs points de vue dans ce chapitre. Bonne lecture!

Kaena.

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Chapitre 19 : (Joyeux) Noël!?

Le mois de décembre était passé comme une flèche et déjà les élèves quittaient Poudlard pour rentrer chez leurs parents pour les fêtes de fin d'année. Certains septièmes année avaient préféré rester vu que c'était le dernier noël qu'ils pourraient passer à Poudlard. Parmi eux se trouvaient bien évidemment nos amis (je ne vais pas refaire la liste... Bon, ok, d'accord...) : Harry, Ron, Hermione, Jamie, Lily, James, Sirius, Klïya, Théos, les autres étant rentrés chez eux.

Harry continuait de s'entraîner avec Jamie, même s'il était toujours aussi insupportable. Ils s'entendaient nettement mieux, car même s'"il n'y avait plus rien à l'extérieur", ils apprenaient malgré tout à se connaître petit à petit. En fait, Jamie était très exigent (surtout depuis que lui-même avait reprit quelques entraînements avec son maître), lui rabachant la tête toujours des mêmes choses :

"Tu me trouves exigent? Ben t'aurais pas tenu une séance avec mon maître. Lui, quand je m'appliquais pas, c'était à coup de bâtons qu'il me le faisait comprendre!"

Ou encore...

"Je t'oblige pas à t'entraîner! T'auras qu'à t'en prendre à toi-même si tu n'arrives pas à tenir cinq minutes devant Voldemort."

S'en était lassant... Mais bon, il progressait vite, malgré ce qu'il disait. Il préférait quand c'était Lily qui lui faisait les cours. C'était moins stressant et plus détendu. Cependant, il ne voulait pas admettre que c'était beaucoup plus efficace avec Jamie.

Ils étaient justement en pleine séance. Jamie lui donna un coup dans les pieds, ce qui le fit tomber.

"Surveille tes pieds! Non mais combien de fois je te l'ai répété! Il faut que tu sois plus vigilant à ce qui se passe autour de toi!

- J'ai l'impression que tu ne dis pas seulement ça pour les arts martiaux.

- C'est exact. J'ai vraiment l'impression que tu te laisses vivre et que tu regardes passer les gens sans les voir. Exemple : tout à l'heure, tu as une sixième année qui est venu te voir pour t'offrir des chocolats et tu...

- Ah bon?

- Tu l'as complètement snobée. La preuve : tu ne t'en souviens même pas!

- Bah elle ne m'intéresse pas, c'est tout.

- Je suis prêt à parier que tu ne te souviens même pas de la tête qu'elle avait ni même de quelle maison elle était. Attention, si tu continues comme ça, c'est ta popularité qui va en prendre un coup et tu n'auras plus de groupies...

- Grand bien me fasse. Et puis lâche-moi! Tu m'énerves à parler sans arrêt de ça!

- Ben faut dire que dès qu'on parle 'groupies', tu sors de tes gons et c'est bien marrant à voir. J'adore te mettre en rogne.

- Ouais, merci, je sais... Mais dis-moi, ta chère Pansy ne serait-elle pas venue te voir devant la Salle Commune juste avant de partir en vacances pour te souhaiter ses voeux? Dit malicieusement Harry.

Jamie grogna et Harry partit à rire.

- Moi aussi je sais quels sujets fâchent, alors commence pas.

- Ouais, Ok. N'empêche que si elle savait...

- Quoi?

- Elle m'emmerdrait plus.

- Si elle savait quoi?

- Je ne vois pas en quoi cela vous concerne, Mr Potter.

- Je demande, c'est tout.

- Vous êtes curieux, surtout. Je suis votre professeur et en tant que tel, vous n'avez pas à connaître ma vie privée.

- Je croyais que tu avais dit au début que tu n'étais pas mon professeur!

- Grr... Oui, mais je t'enseigne à te battre et je t'avais dit aussi qu'ici, je ne suis plus ton camarade de classe!

- Hey, c'est toi qui a commencé avec cette fille qui m'a soit-disant abordé pour me donner des chocolats!

- Erreur, je t'ai juste dit que tu ne faisais pas attention à ce qui t'entoure. C'est toi qui a interprété! Et elle t'a vraiment abordé.

- Peut-être... Tu auras toujours le dernier mot, hein? Sourit-il.

- Toujours! Affirma-t-il.

- N'en fais pas une habitude... Allez, on y retourne.

- Je t'attends.

Et ils continuèrent à s'entraîner. Trois quarts d'heure plus tard, ils sortirent de la Salle sur Demande et se dirigèrent vers la Salle Commune, silencieux. Au fond, Harry s'interrogeait : lorsqu'ils étaient en entraînement, ils s'entendaient bien, mais lorsqu'ils ressortaient de la salle, c'était à peine s'ils se parlaient. Ils redevenaient des pseudo-ennemis. C'était... Bizarre... En chemin, ils croisèrent Malefoy. Il ne semblait pas avoir vu Harry.

- Jamie! Je te cherchais, justement. J'ai une piste pour...

- Salut Drago, coupa-t-il.

Il ne remarqua qu'à ce moment Harry.

- Potter!

- Malefoy.

- Qu'est-ce que tu fous avec lui? Demanda-t-il à Jamie.

- Je te l'ai déjà dit, je l'entraîne. Harry, retourne dans la Salle Commune, ça vaux mieux.

- Pourquoi? Je vais pas faire ma vie en fonction de Monsieur-je-suis-le-centre-du-monde.

- J'ai pas envie que vous vous battiez, et surtout ici. Allez, va-t-en.

- Ouais. Au moins, j'aurai la douche en premier pour une fois."

Et il s'éloigna sous le regard furieux de Drago Malefoy.

--- Point de vue Jamie ---

" Je comprends pas pourquoi t'es toujours fourée avec lui, reprocha Drago à l'adresse de Jamie.

- T'en fais pas un peu trop, là? Je ne suis pas tout le temps fourrée avec lui et Merlin, merci! Juste pendant les entraînements. Et pendant les cours, mais là, ce n'est pas de mon plein gré, c'est les groupes qui ont été fait comme ça! Et je te rappelle que c'est le fils de mes amis, alors il est normal que je le vois.

- Ouais, bah tu pourrais bien t'en passer.

- Oui, ça m'arrangerai, moi aussi, mais c'est comme ça! Alors commence pas à me faire des scènes de jalousie parce que je n'aime pas ça.

- Je ne suis pas jaloux.

- Non, juste un tantinet surprotecteur. Mais Mr Malefoy, je suis capable de me débrouiller toute seule!

- Et si jamais il découvre que tu es une fille? Dit-il plus bas.

- Impossible.

- Pourquoi? Je l'ai bien deviné, moi!

- Pas vraiment, non, c'est moi qui te l'ai dit. Mais tu vois, il est bien trop aveugle pour voir ce qui se passe autour de lui, et c'est de famille.

- Fais attention quand même.

- Oui, papa.

- Te fous pas de moi.

- C'est le rôle que tu as l'air de tenir avec moi, pourtant. Ou plutôt celui d'un grand frère.

- S'il te saute dessus, je le tue, c'est évident.

- Tiens, tout à fait mon frère, là! Et puis, je te rapelle que je suis bien assez capable de me débrouiller seule, et qu'en plus je vis depuis quatre mois dans un dortoir de mecs, et que jamais un seul n'a eu cette envie, Merlin merci. De toute façon, si cela arrivait, il se retrouverait à Sainte Mangouste en moins de temps qu'il ne faut pour dire Quidditch. Ou pire, il se ferait tuer, ajouta-t-elle avec un rire, face au regard de Drago.

- Ouais, bon, j'irais peut être pas jusque là non plus.

- Toi non, mais certains n'hésiteraient pas... S'assombrit-elle.

- Excuse-moi.

- Pourquoi?

- Te rappeler tout ça...

- Oh, c'est rien. Je peux te dire que de toute façon, c'est dans ma tête en permanence.

- Une véritable obsession...

- Oui. Alors, tu voulais me parler de quoi?

- J'ai une idée.

- Pour quoi?

- Pour retrouver ma mère.

- Je t'écoute.

- Promets-moi de ne pas crier.

- Tu me fais peur, là...

- Il faut que je rentre dans le cercle des mangemorts.

- QUOI? Cria-t-elle.

- C'est le seul moyen de savoir ce que Voldemort lui a fait!

- Non, non, et non! Il y a d'autres moyens! Tu ne vas pas te retrouver avec un tatouage, toi aussi! Et, désolée de te dire ça, mais tu n'es pas assez occlumens pour faire face à Voldemort. Il ne mettera pas longtemps à connaître tes intentions! Tu ne feras pas ça!

- Et que veux-tu que je fasse! Que je laisse ma mère dans les pattes de ce taré! Comment mon père a-t-il pu laisser faire ça?

- Tu te le demandes encore? Il n'a jamais aimé ta mère. Qu'elle soit là ou non, ce qu'il perd, c'est juste son jouet sexuel! Faut pas te leurer! On trouvera un moyen, je te le jure, mais ne fais pas ça je t'en prie..."

Sur ces paroles, Drago ne dit plus rien. Au bout d'un moment, il embrassa Jamie sur le front et repartit dans sa Salle Commune (NA : il n'y a personne dans les couloirs à cette heure). Jamie retourna elle aussi à la Salle Commune des Gryffondors et monta directement se doucher. Elle croisa Harry à la sortie de sa douche, qui sembla étonné de la voir. Il n'avait juste que sa serviette autour de la taille. Jamie sembla ne pas s'en formaliser.

"Jamie? Dit-il en essayant d'attraper le rideau du lit le plus proche, autrement dit celui de Jamie; pour se cacher.

- Oui. On dirait que t'as vu un fantôme. La salle de bain est libre, c'est bon?

- Euh, oui, oui...

- Ok, merci. Euh, lâche les rideaux de mon lit, s'il te plaît. C'est dingue ce que tu peux être pudique... Tu crois que tu vas me choquer? J'ai déjà vu un mec torse nu, tu sais? Bon allez, c'est pas tout, mais j'ai envie de me décrasser!

Harry regarda passer Jamie devant lui et se dépêcha de retourner jusqu'à son lit, de tirer les rideaux et de s'habiller. Qu'est-ce qui lui prenait? Il n'était pas comme ça avec les autres! Il descendit ensuite dans la Salle Commune où il rejoignit ses amis.

- Alors?

- Ereinté. Vous m'avez ramené quelque chose à manger, au moins?

- Bien sûr. Tiens.

Lily déposa sur la table le repas du soir, qui était composé de soupe au potiron, tartiflette, tarte à la mélasse et crumble. Un repas de rois! Jamie les rejoignit quelques mintes plus tard et se servit généreusement.

- Bah, tu t'es rhabillé en tenue de sport? Demanda James.

- Oui.

- Tu retournes t'entraîner?

- J'ai rendez-vous avec mon maître dans un quart d'heure.

- T'es pas fatigué? Demanda Harry. Je suis mort, moi.

- C'est pas les entraînements avec toi qui vont me fatiguer, crois-moi. Du moins pas encore, car j'espère que tu auras un bon niveau plus tard... Par contre, je suis affamé. Dites-donc, ils se sont démenés aux cuisines! C'est un vrai festin! En plus, j'adore le crumble!

Harry eu une impression étrange de déjà vu. Jamie avala son repas en une vitesse record et repartit pour un nouvel entraînement. Harry n'avait eu le temps de manger que sa tartiflette que le tableau se refermait derrière lui.

- Il me fatigue... Lança Ron.

- En même temps, il en faut peu pour te fatiguer, fit remarquer Hermione.

- Dis-moi, miss Je-Sais-Tout., tu as déjà vu Jamie fatigué? Il n'arrête jamais!!

- Il doit avoir une constitution plus solide que la tienne, c'est tout, répondit-elle, désinvolte.

Harry, sentant une nouvelle dispute survenir lança :

- On fait quoi, ce soir ?

- On travaille.

- On est en vacances, Hermione. Ne compte pas sur nous pour ça, dit Harry. De plus, au cas où t'aurais pas compris, il est hors de question que je bosse après ces foutus entraînements!

- Mais tu les aimes, ces entraînements!

Harry recracha ce qu'il avait dans la bouche.

- Qu'est-ce qui te faire dire ça?

- Tu n'y irais pas sinon.

- Bien vu, répondit-il, j'aime apprendre à me battre, mais je préfererai un autre professeur, sans nul doute, mentit-il.

- Bon, allez Harry, finis de manger et on sort! Lança Sirius.

- Ou ça? Demanda-t-il alors que Lily et Hermione leur lançaient un regard désapprobateur.

- Pré-au-Lard. Les filles ne peuvent pas venir.

- C'est pas qu'on ne peut pas, c'est qu'on ne nous a pas invité, intervint Lily.

- Oh, excuse Lily! Vous voulez venir? Demanda James.

- Merci non, on prend de l'avance dans nos révisions.

- Comme tu veux.

- C'est bien ce que j'avais dit : elles ne peuvent pas venir!

- Vous n'avez qu'à avancer, je vous rejoindrais.

- Mais non, on va t'attendre! On est pas à cinq minutes près!

- Allez-y, je vous dit!

- Bon, t'es sûr?

- Oui! Je prendrais la cape d'invisibilité! Prenez la carte du Maraudeur.

- D'accord, alors à tout à l'heure!

- Vous n'allez pas faire de choses répréhensibles, au moins, suspecta Hermione.

- Mais non!

- Ne vous êtes pas prendre en tout cas...

- Oui, maman, lança Ron d'un ton ironique.

Et ils partirent. Peu de temps après, Harry avait finit son repas et il sortit de la Salle Commune pour rejoindre ses amis caché sous sa cape d'invisibilité. En fait, ils avaient décidé d'aller visiter les magasins ouverts de nuit à Pré-au-Lard pour trouver les cadeaux des filles. Il rejoignit ses amis à l'entrée de Honeydukes et ils partirent à la recherche des cadeaux.

Lorsqu'ils revinrent au château, il était 2 heures du matin et Harry pensait que les filles avaient intérêt à aimer leurs cadeaux car il était vraiment crevé. Il traversa la Salle Commune d'une traite et commença à monter les escaliers pour aller se coucher directement. Il entendit James demander :

- Qui veut se prendre une baffe ou qui a assez de réflexes pour l'éviter?

Il se retourna. James, Sirius et Ron se trouvaient toujours à l'entrée et regardait le fauteuil qui se trouvait devant la cheminée. Harry s'approcha, curieux. Jamie était là, endormi.

- Bah quoi, il n'a qu'à rester dormir là! Lança Harry, prêt à repartir.

- On peut pas le laisser là, tout de même! S'inquiéta Sirius.

- Pourquoi? Il n'y a personne à part nous!

- Réveille-le!

- Ah non, pas envie de me prendre une baffe!

- Rahh! Je vais y aller moi! Lança Harry, pressé d'aller enfin dormir.

James et Sirius allèrent se planquer dans les escaliers en prenant Ron avec eux au passage et en lançant à Harry :

- Tu ne sais pas à quoi tu t'engages... Mais enfin, bonne chance!

Harry grimaça d'incompréhension, puis s'approcha du canapé où Jamie dormait. Bon sang, il fallait dire que Jamie était une tout autre personne lorsqu'il dormait. Il n'arborrhait plus cet air détestable. Malgré tout, bien qu'il dormait, il semblait tourmenté. Harry s'approcha peu à peu craignant un de ces réveils brutaux dont parlaient James et Sirius. Mais rien ne se produisit. Jamie dormait à point fermé. Il retourna vers les trois autres.

- Je ne vois pas ce que vous craigniez! C'était une blague ou quoi?

- Non, j'te jure, je comprends pas, fit Sirius.

- Ouais, généralement, il se réveille et il nous engueule!

- Bah allez-y, montrez-moi!

- Ah non!!!

- Dégonflés! Lança Ron.

- Bah vas-y toi, si t'es si malin, riposta James.

- De toute façon, il a l'air de dormir à point fermés, alors allez-y. Vous ne risquez rien! A moins que vous ne soyez des froussards, lança Harry, conscient de ce que sa remarque allait provoquer chez les deux maraudeurs.

- On est pas des froussards! Allez, viens James, on va lui montrer!!

- Je suis pas un froussard, mais je ne suis pas suicidaire non plus! Vas-y tout seul.

- Sympa l'amitié, Cornedrue, lança Sirius en rigolant.

Il retourna vers le canapé et ce qui devait arriver arriva : Jamie se réveilla en sursaut alors que Sirius était à un mètre d'elle, et il reçut la baffe attendue.

- P'tain, Sirius! Pourquoi faut toujours que tu viennes me réveiller! Tu me gaves! Ragea Jamie.

- Vous voyez! J'avais raison! Lança-t-il aux trois autres qui rigolaient, en se massant la joue. Puis à Jamie : t'es sympa, mais tu devrais nous remercier d'être toujours tes amis après toutes les baffes qu'on a reçues!

- Mais je ne t'ai rien demandé! Quand à vous trois ce n'est pas la peine de vous marrer! Et puis d'ailleurs, qu'est-ce que vous faites tous debout à cette heure du matin?

- On revient de Pré-au-Lard. On achetait les cadeaux des filles! Expliqua James.

- Pff... C'est vrai que c'était ce soir...

- Hey Jamie! Pourquoi tu t'es pas réveillé quand c'est Harry qui est venu? Demanda James.

Au bout d'un moment, il eut un sourire.

- Parce que j'étais réveillé depuis que vous êtes entrés dans la salle, n'importe qui se serait réveillé avec le boucan que vous faites. Seulement comme je préférais ne pas parler, je n'ai rien dis et j'ai fais semblant de dormir. Ensuite, la tentation était trop forte de foutre une baffe à Sirius vu qu'il était sûr d'en recevoir une! Bon, j'sais pas vous, mais moi je vais dormir."

Les garçons haussèrent les épaules et ils le suivirent au dortoir. Ils s'endormirent tous rapidement. Seule Jamie eu du mal une fois de plus à trouver le sommeil : elle se posait également la même question que James : pourquoi ne s'était-elle pas réveillée comme avec les autres? Car en réalité, elle dormait effectivement à point fermés...

Le soir de Noël arriva vite. Comme ils n'étaient plus très nombreux, ils avaient décidé de fêter Noël dans une petite salle avec les professeurs et les élèves encore présents et de s'échanger leurs cadeaux à l'occasion. Ainsi, il ne restait plus à Poudlard que nos amis et Drago Malefoy comme élèves, et les professeurs Dumbledore, McGonagall, Lupin et Trelawney, qui une fois de plus avait quitté sa tour, guidée par son troisième oeil, ainsi que Hagrid. Ils arrivaient maintenant au dessert qui apparut sur une table décorée pour l'occasion.

"Je vous propose d'échanger nos cadeaux maintenant, pour faire dans le convivial!! Annonça Dumbledore joyeusement.

Les gryffondors se regardèrent, gênés. Ils n'avaient pas vraiment envie de faire ça ici devant tout le monde et avant l'heure. Malgré tout, ils se prirent au jeu et firent venir leur cadeaux au pied du sapin. Le professeur Dumbledore, voyant ses élèves embarassés commença lui-même à distribuer les cadeaux.

- Alors, celui-ci... Il lit le nom inscrit sur le paquet. Pour vous, professeur McGonagall. Celui-ci pour monsieur Weasley. Jamie, Lily, Harry, Mr Potter..."

Harry rigola intérieurement tandis qu'il attrapait le paquet que lui tendait Dumbledore : le voir si enthousiaste n'arrivait pas souvent. Il était d'humeur joyeuse habituellement, mais là, il était carrément euphorique. Dumbledore commença à ouvrir ses paquets. De nouveau, il avait encore recu des bouquins. Harry se souvint qu'il lui avait dit que les gens ne pensait qu'à lui envoyer des bouquins. Il ouvrit son dernier cadeau sous l'oeil attentif de l'assemblée (il était vrai qu'il était rare de voir un spectacle pareil tous les jours et le seul qui paraissait blasé était encore Jamie...). Le dernier cadeau surprit tout le monde : un coffret avec des gravures qui contenait certainement quelque chose, accompagné d'un gros pull tricoté main et de paires de chaussettes. Harry se retint de rire, comme la plupart des personnes présentes, mais ce fut Dumbledore lui-même qui rigola le premier, suivit de tout le monde. Enfin, il s'attaquèrent tous à leurs propres cadeaux.

Hermione lui avait offert un nouveau nécéssaire à balai plus complet (l'ancien étant fini), Ron avait, lui, opté pour un livre(Oo) sur les différentes techniques effectuées en Quidditch par les attrapeurs. Le paquet de Sirius contenait une chemise 'serial tombeur' (appellation de Sirius, celui-ci se désolant de voir son filleul encore célibataire). Ses parents lui avaient offert une pensine, accompagnée d'un coffret et d'une clé. Il l'ouvrirait plus tard. Le dernier paquet l'étonna : un long bâton de bois?! Un message y était joint :

"Ce n'est pas 'un long bâton de bois'. Cela s'appelle un kendo et c'est utilisé dans les arts martiaux. Il ne me semble pas utile de te préciser que cela te servira d'ici peu."

C'était tout, mais Harry se doutait bien de qui cela venait et il en fut mal à l'aise car lui-même n'avait rien prévu pour l'expéditeur. Il risqua néanmoins un coup d'oeil vers Jamie qui terminait d'ouvrir ses propres cadeaux. Harry regarda, curieux. Il avait reçu un écrin avec les même gravures que le coffret de Dumbledore. Il l'ouvrit, puis le referma presque aussitôt. Il s'attaqua ensuite aux autres paquets : des livres, des ingrédients pour potions et une robe (de sorcier, type bal). Harry se souvint que c'est celle qu'avait acheté Sirius et James à Pré-au-Lard. Jamie lança un regard noir aux deux maraudeurs qui éclatèrent de rire.

Durant le reste de la soirée, ils s'amusèrent à ouvrir des pétards, manger des bonbons et se faire des farces. Même le Professeur McGonagall se dérida quand Jamie lui explosa un pétard à l'oreille, la faisant sursauter. Il fallait quand même oser. Mais contre toute attente, le professeur sourit, ce qui, tout le monde le sait, était rare. Et ce qui l'étonna le plus, c'est que Jamie rigola. D'un rire franc que probablement personne de cette époque n'avait jamais entendu. Harry regarda Ron qui regardait Jamie d'un air tout aussi étrange que lui-même devait avoir quelques secondes plus tôt. Il tourna le regard vers lui et haussa les épaules.

"Il neige!" S'exclama Hermione.

En cinq minutes, tout le monde était dehors et ils entamèrent une bataille de neige à laquelle les professeurs prirent part après que quelques malencontreuses boules leurs soient parvenues malheureusement sur la figure. A la grande surprise de tous, y compris le professeur Dumbledore lui-même, le professeur Trelawney répondit au quart de tour lorsqu'elle reçut une boule de neige derrière la tête. Harry reçut une boule de neige, il regarda autour de lui et remarqua que c'était Malefoy qui l'avait lancé. Il lui rendit la pareille. Jamie se joignit à eux, et petit à petit, tout le monde s'incrusta dans la bagarre. C'était curieux, mais aucune animosité s'échappait de cette bataille. La magie de Noël sans doute.

Le lendemain, il se réveillèrent pour ouvrir de nouveaux cadeaux tels les habituelles chaussettes dépareillées de Dobby, les gâteaux trop durs de Hagrid ou le pull annuel de Mrs Weasley. Ce qui était nouveau fut sans aucun doute le cadeau de la Tante Pétunia.

Ils se retrouvèrent tous pour le déjeuner de midi dans la même salle que la veille au soir. La bonne ambiance se sentait encore dans le petit groupe. Quelques hiboux entrèrent au dessert pour amener des cartes de voeux. Harry ouvrit les siennes. Il en avait reçu une de la part de Cho, une des Weasley et une de sa tante et son cousin! Elle les invitait tous à venir passer le reste des vacances chez elle. Il leva le regard et s'apprêta à le dire aux autres, mais remarqua que tous regardaient Jamie. Celui-ci se tenait immobile et tenait en tremblant une lettre qu'il avait reçu. Il ne semblait pas faire attention aux regards portés sur lui. Il se leva, chiffonna la lettre qu'il mit dans sa poche et adressa un regard noir au professeur Dumbledore.

"Tu crois que j'aurais pu l'ignorer encore longtemps? Siffla-t-il entre ses dents."

Puis il sortit de la pièce précipitemment. Tout le monde regarda le professeur Dumbledore dont le visage, exprimant l'incompréhension, s'était fermé. Il se leva et sortit lui aussi, probablement à la poursuite de Jamie. Cet incident coupa l'appétit à presque tout le monde (Sirius et Ron continuaient de manger avidement...). Personne n'échangea un mot avant de sortir de la salle, chacun étant plongé dans ses pensées. Jamie avait bien tutoyé le professeur Dumbledore? Comment pouvait-il s'autoriser de telles familiarités? Et qu'avait-il bien pu recevoir qui l'ait énervé à ce point? Il fut sorti de ses pensées par Ron.

"Hey, il neige encore! On sort?"

Tout le monde fut d'accord de la proposition et ils sortirent puis commencèrent une nouvelle bataille de neige explosive. Toutefois, Harry remarqua l'absence des professeurs ainsi que celle de Jamie et aussi celle de Malefoy. La journée passa sans que Jamie ne reparaisse.

Le lendemain soir, alors que tout le monde dormait, Harry consultait la Carte du Maraudeur comme il le faisait lorsqu'il n'arrivait pas à dormir et qu'il s'ennuyait. Quelques fois, il tombait sur des couples se retrouvant dans des couloirs peu fréquentés. Quelques fois, des couples étaient surpris par Rogue ou Rusard qui patrouillaient. Parfois les deux. Enfin bref... Il remarqua qu'une fois de plus Jamie avait déserté son lit et se mit donc à le chercher sur la carte. Il le trouva s'introduisant dans la Salle Commune des Serpentards et se diriger vers un petit point indiqué "Drago Malefoy". Qu'allait donc t'il faire là-bas? Pris de son habituelle curiosité lorsqu'il s'agissait de Jamie (pour ne pas dire jalousie, nda ), il se leva, s'habilla, prit sa cape d'invisibilité et reprit la carte lorsque quelque chose lui frappa l'esprit. Le point qui indiquait Jamie était tout brouillé. Il arrivait à distinguer Jamie, mais le reste était flou. Ce qui était sûr, c'était que la première lettre de son nom de famille n'était pas un T, mais un B. Comment n'avait-il pas pu le remarquer avant? Tout en se précipitant vers la Salle Commune des serpentards, il réfléchissait. Comment se pouvait-il qu'une telle chose arrive. La carte n'était-elle pas sencé ne jamais mentir? C'est Sirius qui le lui avait dit. Dans ce cas-là, son nom aurait été brouillé intentionnellement? Il ne voyait que Jamie lui-même qui aurait pu faire ça. Il avait probablement participé ou au moins aidé à l'élaboration de la carte. Il interrompit ses pensées en voyant Jamie et Malefoy arriver au détour d'un couloir.

"Pourquoi t'es venue me réveiller? Putain, je commençais à m'endormir!! Rageait Malefoy.

- A cette heure là? Dis-donc, vous vous couchez tôt chez les serpentards!

- Et d'un, je suis le seul à être là pendant mes vacances et de deux, je vois pas pourquoi je t'exposerai ma vie avec ces imbéciles...

- Je ne voudrais être en aucun cas à ta place, quoiqu'au moins, personne ne t'emmerde toi. Moi j'aurai Parkinson dans les pattes toute la journée, quelle horreur!!!

- Et moi, j'aimerai pas être à la tienne.

- T'inquiètes, je n'aimerai pas être à ma place non plus!

Harry décida de les suivre, pris de curiosité.

- Aimes.

- Quoi?

- Aimes, pas aimerais.

- Si, si, aimerais... Laisse tomber, tu veux? As-tu des nouvelles de Narcissa?

- Non, mon enfoiré de père ne veut rien me dire. Je le tuerai.

- Mais non, ne dis pas ça!

- J'insulte mon père si je veux, Jamie!

- Oh, tu fais bien ce que tu veux! Je traite bien mon propre géniteur de paternel de tout ce qui me passe par la tête.

- Ca veut rien dire ça, 'géniteur de paternel', s'amusa Malefoy.

- C'est tout à fait vrai et c'est bien pour ça que je le traite ainsi, mais bon, là n'est pas la question. Non, ce que je voulais dire, c'est que tu ne le tueras pas.

- Si, je le tuerai, je le hais. Pourquoi tu n'aimes pas ton père toi?

- Tiens. Lis-ça et tu comprendras, fit Jamie après quelques instants en lui tendant la lettre qu'il avait reçue la veille.

- IL t'envoie même des lettres? IL est plus taré que je le croyais!

- Tu ne le savais pas encore? C'est quand même lui qui a fait enlever ta mère!

- Ouais, je sais.

Malefoy parcouru la lettre du regard, puis releva la tête vers Jamie.

- Oui, il est vrai que c'est compréhensible.

- Le pire, c'est que Albus me l'ait caché. Je n'aime pas ça du tout.

- Il espérait peut être calmer tes ardeurs...

- Et quelle meilleure idée que de me le cacher.

- Oui, ça c'est pas fut'fut'... Mais bon, c'est Dumbledore.

- Oui, c'est lui tout craché. Du moins en ce qui me concerne... Bon, trêve de plaisanterie. Suis-moi!

- C'est ce que je fais depuis que tu es venue me réveiller.

- Oui, excuse.

- Mais où tu m'emmènes?

Jamie ne répondit pas mais eu un faible sourire. Il s'arrêta devant la salle sur Demande, passa trois fois devant, puis ouvrit la porte.

- Entre.

Ce qu'il fit.

- Maman!"

Jamie ferma la porte avant qu'il n'est pu entrer. Il colla l'oreille à la porte mais n'entendit que des bribes de phrases. Il reconnut la voix de Dumbledore dans la Salle ainsi que celle d'une femme, probablement celle de la mère de Malefoy. Malgré son désir d'en savoir plus, il décida de retourner dans la Salle Commune. Lorsqu'il fut arrivé, il s'installa dans le canapé, bien décidé à demander des explications à Jamie quand il rentrerait. Ce dernier n'arriva que bien plus tard dans la salle et ne remarqua pas Harry qui l'interpella.

"Bonne balade?

Jamie se retourna, ayant reconnu son interlocuteur.

- T'es encore levé à cette heure là?

- Et alors? Toi aussi!

Jamie haussa les épaules et continua sa route vers le dortoir.

- Pourquoi ton vrai nom est-il effacé de la carte du Maraudeur? Demanda Harry.

Jamie s'arrêta.

- Ce n'est que maintenant que tu le remarques?

- Oui.

- Long à la détente le petit pote Potter, se moqua-t-il à la manière de Peeves. Et en ce qui concerne mon nom, c'est moi qui l'ai effacé.

- C'est quoi ton vrai nom?

- Curieux, Potter?

- Oui, très.

- Et en quoi ça changerait ta vie de le savoir?

- En rien, je veux juste savoir.

- Désolé mais non.

- Je m'en doutais. Sinon, qu'est-ce que tu faisais avec Malefoy et sa mère?

Jamie écarquilla les yeux.

- Tu m'espionnes?

- Non et oui. Je regardais la carte du maraudeur parce que je m'ennuyais et je t'ai vu en compagnie de deux Malefoy, mangemort et futur mangemort. T'as de drôles de fréquentations.

- Et d'un, Narcissa n'a jamais été mangemort. De deux, Drago n'a aucune envie de le devenir. De trois, tu devrais le savoir vu comment tu l'as entendu parlé tout à l'heure.

- Tu m'as vu?

- Non, je t'ai entendu. Enfin, j'en étais pas sûr, mais tu viens de m'en donner la confirmation. Et je te serais gré de ne plus fourrer ton nez dans mes affaires!

- Mais...

- Tu as quelque chose à redire? Fit-il d'un ton où il ne valait mieux rien dire de plus.

- Oui. Bonne nuit! Répondit-il d'un ton ironique."

Jamie secoua la tête et monta au dortoir sans dire un mot de plus. Harry fit de même quelques minutes plus tard et s'endormit.

Ils étaient une fois de plus en entraînement et Harry en bavait. Jamie était de mauvais poil depuis le jour de noël et personne, d'après lui, n'avait pu ne pas le remarquer. Et le pire, c'était que tout le monde en faisait les frais. Lui en particulier, car la plupart du temps, Jamie les évitait tous, conscient de sa mauvaise humeur, et Harry restait celui qui passait le plus de temps avec lui. Il maudissait cet entraînement et il maudissait Jamie car il enchaînait remarques désagréables sur remarques désagréables, et il commencait sérieusement à en avoir marre. Cinq minutes de plus et il explosait. Et cinq minutes plus tard, rien n'avait changé.

"Bon, ça va, tu te calmes? J'en ai ras-le-bol!

- Et ben casse-toi alors! Monta Jamie.

- C'est pas l'envie qui m'en manque, crois-moi.

- Très bien, alors barre-toi!

- OK! J'ME CASSE!!

Harry attrappa ses affaires et se dirigea vers la porte. Ce type l'exaspérait. Il se retourna pour lui lancer une dernière remarque acerbe. Seulement, il remarqua que Jamie, qui lui faisait dos, était secoué de spasmes. Il s'approcha.

- Je t'ai dit de t'en aller, rugit Jamie d'une voix à peu près normale.

- Heu, tu veux parler?

- De quoi?

- De ce qui te mets de mauvais poil.

- Pourquoi je t'en parlerai à toi? L'attaqua-t-il.

- J'en sais rien moi. Je me propose juste, si ça peut te permettre de redevenir un peu plus agréable à vivre pour nous. Salut.

Et il s'en alla. Alors qu'il poussait la porte, Jamie prit la parole.

- J'ai reçu une lettre. Une lettre me disant ce dont je me doutais déjà.

Harry attendit la suite, mais rien ne vint.

- Et?

- Et quoi?

- Qu'est-ce qu'elle te disait cette lettre?

- Je pensais pas que tu serais si curieux.

- Jamie, ce que je pense, c'est que ce dont tu as besoin de parler, ce n'est pas le fait que tu aies reçu une lettre, mais de ce qu'elle t'a appris. Si tu n'en as pas envie, je ne te force pas, tenta de dire Harry sans s'énerver.

Jamie restait ostensiblement de dos. Aussi Harry du se rapprocher pour entendre la suite.

- Quelqu'un m'a envoyé une lettre. J'y ai appris que je n'avais jamais été voulu par mes parents. Quand je dis que je n'ai jamais été voulu, ça veut dire que ma mère a voulu avorter et que mon père m'a abandonné à ma naissance. Je sais que c'est futile, comme raison d'être énervé, mais j'y peux rien, c'est...

- Non, je comprend tout à fait que ca ne doit pas être évident à apprendre, coupa simplement Harry.

De nouveau, Jamie recommença à pleurer. Harry était mal à l'aise. Il n'était pas habitué. Bien sûr, il l'avait déjà vu pleurer, mais c'était pas son truc, de consoler un 'ennemi'. Hermione se débrouillait mieux, et encore, dans le cas de Jamie, c'est les maraudeurs ou Lily qu'il fallait prévenir. Harry fut tenté d'aller demander à l'un des trois, mais connaissant Jamie, il aurait reprit contenance le temps qu'il fasse l'aller-retour, ou il serait introuvable une fois de plus. Aussi resta-t-il. Et il pria pour qu'il ne se retourne pas. Sinon...

- Mais...

- Quoi? Demanda Jamie.

- Tu ne le savais pas déjà?

Toujours de dos, il secoua la tête.

- J'ai été adopté. A l'époque, on ne savait pas qui étaient mes parents, mais j'ai réussi à le savoir. En fait, reprit-il après un moment, ça fait mal parce que ce sont des gens bien, sympathiques, et que cependant ils n'ont jamais voulu de moi. C'est quelque chose que je n'aurais jamais pu imaginer venant de leur part, mais après tout je n'ai pas été adopté pour rien...

Sans s'en rendre compte, Harry se rapprochait de lui peu à peu. Lorsqu'il fut proche, Jamie se retourna (raté!), et pour la seconde fois, il surprit le regard qu'il avait déja apercu quelques mois plus tôt. Un regard qui, il le savait, lui faisait totalement perdre pied. Ils restèrent quelques secondes à se regarder, puis Jamie se rapprocha de lui et mit sa tête sur son épaule. Instinctivement, Harry referma ses bras sur lui et Jamie continua à pleurer. Il mit une main protectrice sur ses cheveux. C'était difficile à admettre, mais il n'aimait pas le voir pleurer. Pas du tout. Au bout d'un moment, il se calma.

- Tu vas pas t'endormir, cette fois-ci?

- Non, je ne te confonds pas avec James, cette fois.

C'est curieux, mais il eut un pincement au coeur. Jamie s'éloigna, les yeux toujours rouges. Ils étaient mal à l'aise tous les deux et essayaient de regarder autre part.

- L'entraînement est finit, tu peux t'en aller. Sort! Va-t-en!! Dit Jamie précipitamment.

Harry ne se le fit pas dire deux fois et sortit de la salle. Il était trop mal à l'aise pour rester ou parler. Il voulait s'éloigner de cette salle et mettre le plus de distance entre lui et Jamie. Il secoua la tête. Qu'est ce qui lui prenait? Il n'arrivait pas à comprendre. Pourquoi Jamie lui faisait-il cet effet-là? Et pourquoi, bon sang, ne pouvait-il pas résister à ce regard? Bon, stop, il arrivait dans la Salle Commune, il fallait arrêter d'y penser. Il n'y avait plus personne, mis à part Lily et James qui étaient assis devant le feu.

- Alors, comment ça s'est passé? Demanda Lily.

- Tu pourrais me donner des cours à partir de maintenant?

- Waouh, si bien que ça? Plaisanta James.

- Y'a rien de marrant.

- Ouais, c'est vrai qu'il est mal luné en ce moment, reprit James avec sérieux.

- Disons qu'il a appris de mauvaises nouvelles récemment, expliqua Lily.

- Ouais, je sais, mais c'est pas une raison pour être aussi désagréable avec nous, fit Harry.

- C'est plus compliqué que ça, mais... Tu es au courant? Il te l'a dit? S'étonna Lily.

- Euh, ouais... Pourquoi tu fais cette tête-là?

- Non... Pour rien.

- Quoi? Tu sais quoi Harry? Demanda avidemment James.

- Bah... Heu...

- Ca ne te concerne pas, James. Si Jamie veut que tu sois au courant, il te le dira.

- Hey, c'est pas juste! Jamie est mon ami, pas le sien puisqu'ils ne se supportent pas, et maintenant il va le connaître plus que moi! J'exige de comprendre!

- Jaloux de ton propre fils, James? Demanda Lily, espiègle.

- Exactement. Un de mes meilleurs amis commence à raconter sa vie à quelqu'un qu'il, soit-disant, ne supporte pas, en l'occurence ici, mon fils, mais pas à moi. Qu'est-ce que je peux penser, d'après toi?

- Allez, fais pas la tête, James.

- Comment tu as fait? Demanda-t-il à Harry qui commençait à s'éclipser.

- Euh... Je lui ai demandé ce qui n'allait pas... Mais je me suis fait envoyé paître, ajouta-t-il face au regard de colère de James.

C'est à ce moment que Jamie entra dans la Salle, les yeux rouges et gonflés. Il tourna la tête vers eux et se rendit compte qu'on le regardait.

- Quoi?

- Tu dis des trucs à Harry et pas à moi? Demanda James.

- Possible. Et?

- C'est dinge ça. Vous ne vous supportez pas et nous, on est amis, alors pourquoi?

- J'sais pas. En tout cas, je ne t'ai rien dit, c'est vrai, mais toi tu ne m'as rien demandé.

- Mais...

- Tu as juste essayé de découvrir par toi-même et ça ne fonctionne pas comme ça avec moi. Jusqu'à preuve du contraire, tu ne m'as pas demandé une seule fois : 'qu'est-ce qui ne va pas, Jamie?' ou 'tu veux parler?', contrairement à Lily ou Harry. On voit que sur ce coup-là ton fils tient plus de Lily que de toi. Enfin, là n'est pas la question."

James ne répondit rien. Jamie monta au dortoir et redescendit quelques minutes plus tard, puis sortit de la Salle Commune, sans que personne n'ait dit mot. Ils se séparèrent quelques minutes plus tard et montèrent dans leur dortoirs respectifs.

Au bout d'une heure, Harry n'arrivait toujours pas à trouver le sommeil. Il pensait à Jamie. Pourquoi fallait-il qu'il pense à lui? Il fallait l'admettre, ça arrivait assez souvent. Il n'aimait pas ça. Surtout quand il lui arrivait de rêver de lui. Mais qu'est-ce qui lui arrivait? Pourquoi ne supportait-il pas de le voir avec ce regard?

Il se leva et redescendit dans la Salle Commune qui était vide et alla s'asseoir. Dobby apparut en marmonnant, ses gros yeux globuleux reflétant l'inquiétude.

" Oh non, non, non...

Il s'approcha du feu et saisit une braise à mains nus, réprimant un petit couinement douloureux. Harry se précipita et obligea Dobby à lâcher la braise.

- Hey! Pourquoi tu fais ça?

- Harry Potter, monsieur. Dobby ne vous avait pas vu. Dobby s'excuse, il venait réalimenter le feu.

- Qu'est-ce que tu faisais? Pourquoi te brûlais-tu avec une braise?

- Dobby remercie Harry Potter pour son cadeau de Noël.

Il semblait dans un état second et transplana après une dernière courbette. Harry avait un mauvais pressentiment. Il sortit de la Salle Commune et se dirigea vers les cuisines. Il stoppa lorsqu'il aperçut une ombre au dehors qui se dirigeait vers le lac. Il haussa les épaules et continua sa route vers les cuisines. Là-bas, il ne trouva que quelques elfes à s'afférer dans la cuisine. Il vit Winky, un torchon à la main et une bouteille de Bierre-au-Beurre dans l'autre à alterner une gorgée et un coup de torchon sur de la vaisselle.

- Winky, tu as vu Dobby?

- Ah... Hips... Ca oui. Winky... Hips... A vu Dobby. Elle lui a dit... Hips... Dobby, tu dois... Hips... Faire ton travail.

Ca ne ressemblait pas à Dobby de ne pas faire son travail, Harry le savait.

- Pourquoi? Demanda-t-il.

- Dobby... Se préoccupe... Hips... Trop des élèves. Son maître... Maintenant, c'est... Hips... Dumbledore.

- De qui se préoccupe-t-il?

- C'est vous, Harry... Hips... Potter qui me... Hips... Demandez ça? Ricana-t-elle.

Il est vrai que Dobby aimait beaucoup Harry et se souciait de sa sécurité, il ne le savait que trop. Quelques années plus tôt, il s'était cassé le bras durant un match de Quidditch parce qu'il souhaitait lui sauver la vie en trafiquant un cognard...

- D'accord. Qui d'autre?

- J'sais... Hips... Pas, moi. Demandez à l'autre... Hips... Glaçon.

- Pardon?

- Allez vous-en! Ah mon... Hips... Pauvre Mr Croupton... Hips... S'il voyait sa Winky... Hips...

Harry s'éloigna un peu.

- De qui parlait-elle? Demanda-t-il à l'adresse d'un autre Elfe de Maison.

- De personne, fit l'Elfe, terrifié. Harry Potter veut-il à manger? Reprit-il d'un ton plus accueillant.

- J'parlais de l'autre... Hips... Timbré qui est... Hips... Venu chercher des couteaux... Hips... Winky l'a vu... Hips! Dobby est... Hips... Parti avec lui pour... Hips... Reprendre les couteaux."

Harry eut une mauvaise impression. Il se sentait très mal à l'aise d'un coup. Mais il n'était pas aussi sûr que ce soit à cause de ce que lui avait dit Winky ou autre chose. Il sentit soudain le besoin d'aller au bord du lac. Il se mit à courir dans cette direction. Il ne s'arrêta même pas quand il croisa Dobby sur le chemin, l'air satisfait de lui-même, ses mains brûlées pleines de couteaux. Apparemment, il avait trouvé le 'timbré'. Harry arriva au bord du lac. Il n'y avait rien. Il alla vers l'arbre le plus proche, s'y adossa et s'assit.

Mais qu'est-ce qui lui arrivait en ce moment? Il se comportait bizzarement. Et tout ça à cause de qui? Jamie... Jamie qu'il aperçut plus loin assis au bord du lac. Il se dirigea vers lui. Lorsqu'il fut assez proche, il se figea. Quelque chose s'empara de lui. Quelque chose qu'il, plus tard, définirait comme de la peur et de la douleur. Devant lui se tenait Jamie, à genoux, tremblant, le visage baigné de larmes, ses yeux n'exprimant plus rien, l'air absent : il se scarifiait les veines du poignet à l'aide d'un couteau, et bien que du sang avait déjà coulé en petite quantité sur ses vêtements, ses gestes étaient automatiques et répétitifs. Il se précipita et lui arracha le couteau des mains. Quelle ne fut pas sa surprise quand il entendit Jamie dire avec une voix calme et tremblante qui n'était pas la sienne :

" Rends-moi mon couteau, il ne m'arrivera rien.

Sur ce, il lui montra ses poignets qui, à sa grande surprise avaient déjà cicatrisés. Jamie en profita pour reprendre le couteau d'un geste rapide et se trancher de nouveau le poignet. Harry, complètement horrifié, le lui reprit. Jamie sembla revenir sur terre.

- Bon, Potter, rends-moi ce couteau, retourne à la Salle Commune et fais comme si je n'existais pas. Je n'ai pas besoin que tu viennes jouer les héros avec moi.

- Non, mais t'es malade ou quoi? Cria-t-il en lui attrappant les épaules et en le secouant.

Il sembla réfléchir à la réponse.

- Oui, si c'est ce que tu veux entendre. Maintenant barre-toi et fais comme si de rien n'était. De toute façon, je ne mourrais pas donc t'auras rien sur la conscience, fit-il d'un ton déçu.

- ...

- Quoi?

- Pourquoi? Demanda-t-il en baissant la tête, essayant d'ignorer les battements de son proprecoeur qui s'étaient fortement accélérés lorsqu'il était arrivé.

- Pourquoi quoi? Fit Jamie, aggressif.

- Pourquoi tu veux mourir? Finit-il dans un murmure à peine audible.

Jamie baissa la tête, retouvant son regard triste.

- Tu sais ce que c'est d'avoir une vie pourrie, gâchée? De se voir vivre sans vivre, de ne rien pouvoir faire? D'avoir perdu une vie que tu aimais et devoir te cacher derrière des faux semblants, des apparences? C'est exactement ce que je ressens, et c'est aussi pourquoi je déteste le fait de devoir encore vivre, alors que d'autres qui le voulaient auraient pu. J'ai des amis, je sais. Mais ce ne sera pas éternel et tu le sais. Tes parents vont mourir et Sirius aussi. Bien sûr, il y a encore Remus, mais... Ca ne sera plus jamais pareil.

- C'est pour ça que tu es froid, distant et que tu veux faire fuir tout le monde?

- Oui et non. Je n'ai plus envie de me faire d'autres amis, c'est tout. C'est pour ça, mais c'est un peu peine perdu car comme je passe mon temps avec James, Lily et Sirius, il est normal que je vous vois, toi, Hermione et Ron.

Jamie se tut de nouveau et regarda ses poignets sans les voir. Harry, lui avait le regard absent, fixant un point dans le vide. Il se sentait mal et il avait mal. Ce que Jamie lui disait lui... Il n'aurait su dire. Il se sentait comme angoissé. Au moment où il avait vu Jamie, une peur intense s'était emparée de lui et il commençait à comprendre que son camarade comptait bien plus pour lui qu'il n'aurait pu le croire.

Il mourrait d'envie de savoir ce qui avait bien pu arriver à Jamie pour qu'il pense tout cela, qu'il ne veuille plus se lier à d'autres, jusqu'à vouloir mourir.

"Chacun a sa propre histoire, et Jamie et sa façon d'être sont le résultat de la sienne."

C'est sa mère qui lui avait dit ça. Il venait de s'en souvenir. Mais il ne se rappelait plus dans quel situation elle le lui avait dit. C'était bizarre. Plus il y réfléchissait, plus c'était flou. Néanmoins, il savait que ce n'était pas du tout le moment de poser ces questions.

- Tu as parfaitement raison, dit-il. Parce que malgré ton foutu caractère, Hermione, Ron et moi, on s'est plus ou moins attaché à toi, vu que tu fais tout de même partie de notre groupe d'amis.

Au bout d'un moment, il reprit :

- De toute façon, tu repartiras avec les autres.

Jamie ne répondit rien et le regarda. Harry sembla prendre conscience qu'effectivement, tout comme ses parents et Sirius qui repartiraient un jour, et qui étaient présents ici parce qu'ils étaient morts, Jamie subirait le même sort. Une fois de plus, il fut prit de l'envie de vouloir changer le futur de ces quatre personnes car il avait envie de n'en perdre aucune.

Jamie le regardait toujours, des larmes coulant encore silencieusement sur ses joues. Il remarqua que lui aussi le fixait et depuis probablement un bout de temps. Sans s'en rendre compte, il porta peu à peu une main vers sa joue pour essuyer une larme. Lorsqu'il s'en rendit compte, il s'étonna que Jamie le laisse faire.

- Et puis, quoique tu fasses il y aura toujours des personnes qui s'attacheront à toi, lui dit-il tout doucement.

Il l'interrogea du regard, légèrement amusé et anxieux. Harry paniqua quelque peu sans pour autant retirer sa main (elle est bien où elle est, non? ). Il répondit rapidement :

- Oui, certains professeurs qui, par ailleurs, te connaissait déjà, nous... Et puis même Malefoy semble attaché à toi.

Il avait presque craché la fin de la phrase. Jamie sourit tristement (jalousie quand tu nous tiens!). Il le regardait toujours avec ce regard auquel Harry ne pouvait pas résister. Il se sentit fondre et se rapprocha de lui lentement. Et sans s'en rendre vraiment compte, il posa ses lèvres sur les siennes. Une nouvelle fois, Jamie le surprit car il ne le repoussa pas et répondit au baiser. Tout ça lui semblait étrangement familier : les regards, sa peau douce, sa façon d'embrasser...

De son côté, Jamie avait exactement les mêmes pensées. Elle était quasiment persuadée d'avoir déjà vécu cela : l'avoir embrassé, sa façon de la toucher, de la regarder... Elle revint soudain à la réalité : pour Harry, elle était un garçon. Elle se sépara brutalement de lui, alors qu'il faisait de même. De toute évidence, il avait pensé à la même chose. Et puis qu'est ce que ça pouvait bien lui faire de toute façon? Harry s'éloigna en courant, mais Jamie remarqua néanmoins qu'il avait emmené le couteau avec lui. Jamie était déboussolée : qu'est-ce qui lui avait pris?

- Mais qu'est-ce que j'ai fait? Fit-elle tout haut.

Sa vue se brouilla : elle porta ses mains devant elle et remarqua qu'elles étaient pâles, trop pâles. Elle tomba évanouie.

De son côté, Harry s'était posé la même question : qu'est-ce qui lui prenait? Alors qu'il remontait vers le chateau, il croisa Théos qui arrivait en courant.

- Harry, où est Jamie? Fit-il, pressé.

- Heu...

Il n'osait rien dire, encore trop déboussolé par ce qui venait d'arriver. Il indiqua le lac au Celestin. Celui-ci remarqua une ombre tomber au sol plus loin et se précipita.

- JAMIE! S'écria-t-il.

Harry fit volte-face et vit Théos foncer droit vers Jamie qui était manifestement inconscient. Il se précipita lui aussi. Visiblement, Jamie avait du tomber dans les pommes après avoir perdu tout ce sang. Bon sang, mais il était inconscient : laisser Jamie derrière lui alors qu'il venait de se trancher les veines à plusieurs reprises. De nouveau, une colère et une douleur sourde s'empara de lui et il aida Théos à hisser Jamie sur ses épaules, puis ils se dirigèrent rapidement vers le chateau.

- Comment avez-vous su? Demanda-t-il après un long silence, essayant d'ignorer l'angoisse qui lui tiraillait le ventre.

- Un elfe de maison est venu me trouver dès qu'il a vu qu'il lui manquait un couteau et je l'ai incité à tout dire.

- Pour... Pourquoi vous ne le soignez pas maintenant? Demanda-t-il se souvenant du pouvoir de guérison qu'il possédait.

- Je ne peux soigner que les blessures physiques. Or il semblerait que Jamie ait cicatrisé très vite, il lui manque juste beaucoup de sang et c'est pour ça qu'il est inconscient. Et là, je ne peux rien faire, à part l'amener à l'infirmerie.

Après ce qui parut une éternité pour Harry, ils arrivèrent à l'infirmerie où Mrs Pomphresh les attendaient, déjà alertée par Dobby, que Théos avait chargé de la missive.

- Mettez-le là!

Elle s'affera tout de suite à lui administrer diverses potions et antidotes avant de lancer :

- Je viens à peine d'envoyer une demande de transfusion à Ste Mangouste et je ne suis donc pas prête de la recevoir : Théos, voulez-vous bien aller la chercher? Ca irait plus vite!

- Entendu!

Il se dirigea vers la fenêtre, l'ouvrit, puis, sous les yeux horrifiés de Harry, sauta. Seulement après une chute de 15 mètres, de grandes ailes se déployèrent sur son dos. Harry le regarda disparaître à l'horizon. Les céléstins pouvaient voler? Il y réfléchirait plus tard...

- J'espère qu'au moins ce sera efficace et qu'il n'y aura pas de rejet... Murmura l'infirmière. Potter, allez chercher le directeur, s'il vous plaît.

- Euh... Mais..."

Il n'avait aucune intention de partir, il voulait rester au cas où... Au cas où... Il préférait ne pas y penser et obéit donc à l'ordre de l'infirmière. Sur le chemin du bureau de Dumbledore, de folles idées lui passèrent par la tête : et si Jamie venait à mourir? Non, non, il survivrait, mais... En était-il sûr? Il n'était pas guérisseur! Et si... Le fait qu'on ne retrouve rien sur Jamie après le retour dans le passé des Sirius, James, Lily et Jamie, ce serait parce que Jamie serait... Mort ici?? Non, non, non... C'était impossible... Il ne pouvait accepter une telle idée et quelque chose au fond de lui lui disait que cela n'arriverait pas. Lui pensait que cela ne devait pas arriver tout court.

Il revint avec Dumbledore à l'infirmerie. Lui et l'infirmière le congédièrent et il n'eut d'autre choix que de rager et pester contre Dumbledore qui voulait encore lui cacher des choses. Il remonta à son dortoir, mais ne réussit pas pour autant à s'endormir. Il ne cessait de penser à ce qu'il venait de se passer. Tout avait été si soudain! L'angoisse qu'il ressentait suffit à le laisser éveillé toute la nuit. Il se leva le lendemain en même temps que James qu'il avisa de la situation. Ils décidèrent de réveiller Sirius et de descendre passer chercher Lily, qui devait probablement être déjà levée, et de se rendre à l'infirmerie. Ils s'y dirigèrent tous d'un pas affolé.

Lorsqu'ils arrivèrent, la première chose que remarqua avec soulagement Harry, c'est que Jamie avait reprit des couleurs et était réveillé. Lily se précipita sur lui et le serra dans ses bras le traitant de triple imbécile. Harry s'étonna : il ne les avait pas averti de la tentative de suicide et sa mère semblait quand même le savoir. L'infirmière vint avertir Jamie qu'il sortirait le jour même de l'infirmerie puisque, à son grand étonnement, ce dernier semblait presque remis de ce qu'il s'était passé. Rassuré et pourtant gêné, Harry sentit le noeud qui avait serré son estomac cette nuit se défaire.

En fait, il fallait bien qu'il se rende à l'évidence : il était tombé amoureux de Jamie, aussi incroyable que cela puisse paraître. Et pourtant il refusait de l'admettre. Non, c'était même impossible, hein?!! Il avisa les autres qu'il allait rejoindre Hermione et Ron et se tourna vers la sortie. Il entendit cependant Jamie le remercier d'une petite voix. Avant de sortir de l'infirmerie, il soupira. Dans sa tête, il pensait :

"Jamie, tout serait tellement plus simple si tu étais une fille..."

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Voila!! J'espère que ce chap vous aura plus!! A bientot! Kaena