Les Eternels chapitre 7 : Prise au piège !
La peur me figeait, j'étais incapable de faire e moindre mouvement, je repensais a la facilité dont Genesis s'était débarrassé des monstres l'autre jour, c'était juste hier, juste hier, a ce moment, je me sentais pareil que maintenant quand j'y repense, a ce moment j'étais si faible et, comme maintenant, sans défense... Quand un de mes assaillants me prit par mes cheveux je sentis des larmes couler le long de mes joues, je m'étais juré de ne plus pleurer le jour ou, il y a trois ans, me suis liée d'amitié avec Ayaka, Rin et Moé, Ayaka, que ferait-elle maintenant ?
Je sentis soudain un grand froid sur mon corps, l'homme, par derrière, avait dégainé un couteau et le tenait maintenant, pointé contre mon ventre, aussitôt rien que la pensée de la mort me terrifia, je pensai immédiatement au sang qui coulerait de mon corps si je me faisais avoir, mon corps devenir inerte, mon esprit partir, et rester là, à côté de mon avenir de Soldat, non ! Je ne me laisserait jamais avoir !Je dénichait une bombe fumigène dans l'équipement et la jetât promptement au visage de mon adversaire qui hurla de douleur, je me dit « ca serait peut être moi si je n'aurait pas réagi » Je m'aplatit soudainement par terre, comme dans les films de commandos que mon père ou mon frère regardaient parfois le soir, et que je ne manquais pas de regarder mais, souvent, sa couronnait souvent par un bain de sang, et je ne regardais pas, et alors, dans une mêlée de sueur, de larmes et de poussière, j'appuyait sur la gâchette de mon arme, et, dans un bain de sang, mon adversaire roula dans les caillasses qui jonchaient le sol, il se dressa une dernière fois et se jeta sur moi avec une brutalité inouïe, cherchant a me poignarder, les choses tournèrent en ma faveur quand, je profita de son manque de force pour retourner son arme contre lui et le tuer pour de bon, le sang jaillit alors de son corps comme un torrent pour aller directement dans mes yeux et m'aveugla, je mis un instant pour retrouver mes esprits et regarda le corps sans vie de l'homme et me souvint alors des paroles de Lucrecia « ne les considèrent pas comme des humains » je décidait de faire comme tel et de prendre ses munitions ainsi que son couteau, mais je me ravisa en le voyant couvert de sang, ce qui me dégouta, je me hissai alors contre un soutènement naturel de rochers contre lequel je m'appuyait un instant pensant alors :
J'ai tué un homme, même si se n'était qu'un hologramme, c'est pas possible, comme ils peuvent nous faire ça, ce sont des monstres, je la vois même pas leur cible comment je vais faire pour manger ou dormir, comment je vais faire si je vais rester prise au piège comme ça !
Je vais vivre comme ca tout le temps ! Non, dis-je en essayant de me raisonner, il faut que je fasse peut être comme ils font dans les films, ils disent tout le temps qu'il faut voyager la nuit comme ca j'aurais moins de risques de se faire surprendre !
Je décidait donc de rester comme ca et attendre, je me demandais ce que faisait les autres, avaient-elle été envoyées comme moi ici ?
La nuit se faisant attendre je me dis « si c'est un projo holographique, il ne doit pas y avoir de nuit ou de jour, mais si, en même temps, il était sensé reproduire les vraies situations donc la nuit, je me mit alors a regarder, loin derrière l'horizon, a repenser à ce que je faisais avant, la musique que j'écoutais, je ne m'en souvenais déjà plus, les vêtements que je portais, me semblais déjà loin comparés a l'uniforme que je portais maintenant, les sentiments que j'ai eus lors de l'attaque, me paraissaient plus proches et plus sincères qu'avant, avant, je pleurais pour une mauvaise note ou une critique déplacée, maintenant, je me disait que ce n'étais pas si grave, maintenant, je me disais... qu'il fallait repartir, je me mis donc en route, l'obscurité grandissant m'obligeait maintenant a avancer lentement avec une attention considérable, le moindre de mes mouvement, le moindre de mes pas me paraissait faire un bruit énorme comparé au jour, mon arme sous le bras, chargée avec un silencieux que j'avais trouvé dans une de mes poches, se balançait calmement d'un côté a l'autre et, quand je le regardais, il me rassurais un peu, je me disais que, quoiqu'il arrive, cette fois ci je serais prête !
Les choses allèrent vraiment de mal en pis quand je monta une petite colline qui menait a un entrepôt, il n'y avait pas d'autre issue alentours, je me mis a avancer et a entrer dans ledit entrepôt, il avait l'air de ne pas avoir servi depuis quelques années et des caisses avaient étés abandonnées là « un bon endroit pour une bonne fusillade » pensai-je en moi même, les murs étaient, ça et là troués par des balles « ils ont sans doute dû rendre l'endroit le plus buvable possible, comme s'il avait eu un passé » me rassurais-je encore une fois, je regarda alors autour de moi, comme quelqu'un d'expérimenté aurait pu le faire dans une telle situation.
Je me dis en même temps « qu'aurait fait Genesis ? », et comme aucune réponse ne me vint à l'esprit, je me dis que, peut importe ce qui arriverait, si ca arriverait, Lucrecia allait certainement désactiver l'hologramme et me sortir de là, enfin je l'espérais, je passa alors dans une coursive légèrement inclinée et se terminant en impasse, il y avait une trappe sur le sol qui semblait verrouillée, je me remémorait alors le dicton favori de mon frère aux jeux vidéos « quand il faut foncer, il faut commencer par défoncer », pour chaque situations, il en inventait un nouveau qui m faisait a chaque fois hurler de rire, à première vue, il sembla tout simple, mais profondément, je pensais a ce qu'il faisait après : Le plus souvent, il défonçait quelque chose, je décidai de faire de même avec la trappe à l'aide de la mitraillette, je la mis en tir rafale et tira en plein sur le verrou qui explosa dans l'instant avec un bruit horrible, en dessous, il y avait les ténèbres, des abysse d'ou on ne distinguait rien, je jetai une balle de mon chargeur pour tester et savoir ce qui m'attendrait là dessous. Elle tombât avec un bruit sonore dans ce qui semblait être de l'eau, je me dis alors que j'avais une petite chance pour que ca ne sois pas si profond. Ah, si Raphaël était là, il aurait déjà sauté la tête la première dans ce trou et m'aurait dit de le suivre, si seulement il y avait les Eternels là dessous, je chassai immédiatement toutes ces idées sans queue ni tête et descendit dans le trou, quand mes jambes prirent contact avec le liquide froid un frisson me parcouru le corps, je descendis, encore, encore, jusqu'a ce que mes pieds se stabilisèrent sur ce qui semblait être le sol, il y avait un mètre d'eau là dedans, je dus mettre mon arme sur mes épaules pour la protéger de l'eau qui atteignait maintenant le haut de ma taille.
Je me mit a fouiller fébrilement dans mon sac pour trouver une lampe ou quelque chose, je ne trouvai alors qu'une petite fusée éclairante que j'allumai en tirant un petit cordon a son extrémité, je découvris alors, baignée dans une lueur fantomatique, un long boyau a moitié rempli d'eau que je décida d'emprunter, il n'y avait de toutes façon, qu'un unique chemin long et étroit, il devait y avoir trente centimètres entre ma tête et le plafond, une atmosphère stressante me suivait durant tout mon parcours, des fois même j'avais l'impression d'être suivie, cela ne me donnait plus très envie de continuer mais je me dis en dernier lieu que le chemin du retour était sans doute plus long que le chemin d'aller, la gorge rétrécissant de plus en plus, j'ai été obligée défaire plusieurs sous l'eau pour progresser, toujours en gardant mon arme au dessus de mes épaules, je m'enfonçais dans le noir, ma torche, amphibie heureusement, avait bientôt terminé son usage, ma respiration aussi, je vis alors une trappe, que je souleva et sortit immédiatement de l'eau.
Je mis plusieurs minutes pour reprendre mon souffle et savoir ou j'étais tombée, une ruelle sombre et glauque se tenait face a moi, je regarda de plus près et je crus reconnaître a un moment quelques scènes de jeux vidéos que j'avais passées et qui me revenaient inconsciemment, je me dis que le but était sans doute dans cette ville, je sortis quand un tir me fit hurler de peur, derrière moi, et sans doute un peu partout dans la ville, se tenaient des snipers cachés, là prêts a l'assaut, se tenant peut être juste a cote de moi...
Je mis plusieurs minute pour réaliser: J'étais dans une cité, sombre et lugubre, avec de snipers cachés là quelque-part qui n'attendaient rien d'autre que de me voir et de me... Il commença alors a pleuvoir, "pleuvoir pour tout mouiller" comme disait ma mère...
Un autre coup résonna dans l'air, les rues étaient désertes, je me dis alors en moi même « Ce n'est qu'un test, je risque rien, rien... » Cela ne me rassurait en rien, j'avançais, rien ne me disais que j'allais en rencontrer un et me disait qu'accomplir ma mission et me sauver passait avant même tirer les snipers qui me surveillaient, je passais a travers les rues, courait sur les toits traitant tout ce que je trouvais comme simple objet, qu'il soit humain ou autre choses, je vis ce qui semblait alors être mon but, une Matéria, elle était posée là, juste devant moi, instinctivement je me plaqua contre le mur, l'arme au poing, je vérifiai une dernière fois avant de m'avancer quand des pas résonnèrent derrière moi, je me retournais et ne vis rien :
Il ne faut jamais baisser ainsi sa garde, Haruna.
Une vague de froid me submergea alors, en même temps que le sang qui coulait de mon ventre, je sentais mes forces m'abandonner, tout devenait flou, tout devenait noir, je vis une dernière fois cette cible et le sniper à découvert, trois tirs, un autre sur moi, deux autres pour le sniper et la cible, qui tombèrent, en même temps, la cible s'évanouit tandis que tout espoir, une dernière fois... une dernière...
