Hey Hey :)

Tout d'abord je voudrais remercier pour les reviews qui ont été postées, à savoir celles de :

DeDe, Nakuu!, Tite Miss (Yepee ma fan dévouée ), Emily (Yepee bis) et Mlle Bunny (contente de te voir aussi)

Merci à vous donc !

Et puis voici venir le Prologue..et oui, parce qu'après la préface, il y a un prologue !

De toute façon je ne pouvais pas faire autrement...

Disclaimer, inévitable : Tous les personnages de ma fiction appartiennent à J.K. Rowling (tire une reverrence) sauf deux trois (un peu plus en fait) et quelques lieux...que je vous laisserai découvrir par vous même.

Allez, bonne lecture...et prévoyez des mouchoirs.

Nut'


s#S. L'Ombre du Survivant .S#s

Prologue :

Un éclair zébra le ciel et une nuée de chauves-souris s'envola avec un crissement sinistre d'un moulin du petit village de Little Gregstone tandis qu'une silhouette encapuchonnée apparut de nulle part. Sa cape blanche vola derrière elle alors qu'elle se dirigeait précipitamment vers une petite maison de pierre située en contrebas du hameau.

La brume semblait s'écarter devant l'inconnu, lui donnant l'air d'une forme venue d'ailleurs, auréolée de brouillard. L'ombre leva les yeux vers son but, un éclair malveillant éclaira ses prunelles.

Une clôture encadrant un petit potager s'étirait à l'ouest de la maison et un épouvantail était planté au centre du carré de terre.

Le soleil n'était pas encore levé, laissant encore la nature environnante dans une brume froide et humide, vestige d'une nuit noire.

Le masque d'une blancheur immaculée luisait dans la nuit, annonce fantomatique d'un mauvais présage. L'ombre sentait que son but était proche. Elle revit les mois passés à s'informer, espionner, traquer et finalement la joie déterminée quand on lui avait confirmé qu'elle existait.

La silhouette frappa à la porte de bois, les coups sourds déclenchant une nouvelle envolée des oiseaux maudits. Alors qu'elle frappait une nouvelle fois, l'ombre huma l'air frais du petit matin. Les effluves régénérantes lui donnant un peu plus de vigueur, le criminal notoirement connu sous le nom du Masque frappa une troisième fois, ne pouvant s'empêcher d'étirer un sourire mauvais sur ses lèvres fines.

Il y eut une grande agitation à l'intérieur. Le fantôme entendit distinctement le bruit d'une grosse malle qu'on fermait précipitamment.

Le panneau s'entrouvrit, laissant apparaître un œil apeuré. Dès qu'il vit la silhouette nacrée devant lui, l'habitant tenta de refermer précipitamment la porte, mais l'ombre blanche fut plus rapide.

D'un geste vif, elle plaqua la porte contre le mur et entra dans la petite pièce. L'espace était sans dessus dessous et des valises s'empilaient partout. L'homme s'apprêtait apparemment à prendre la fuite. Il se terra contre la pierre sale, terrifié, sa baguette pointée sur le visiteur.

- Où est-elle ?

L'homme tressaillit en percevant la voix du Masque mais celui-ci avait l'habitude de cet effet. Sous le tissu blanc, son sourire mauvais s'élargit. Quiconque l'entendait parler mourait dans les minutes qui suivaient. L'homme déglutit.

- Je, je ne sais pas...pitié...

L'ombre blanche avança, sombre, cruelle, bruissante. Elle décelait le mensonge comme on remarque une tache de sang sur un drap immaculé.

Soudain, la baguette de l'assassin fendit l'air et l'homme s'écroula en hurlant sur le sol, sa propre baguette projetée un peu plus loin. Le Masque appuya son arme sur la tempe du pauvre hère qui vit la mort se rapprocher, inexorable, inévitable. La buée froide de son souffle précipité s'échappa de ses lèvres en un filet fragile. Dans un sursaut, il s'écria :

- D'accord ! D'accord ! Ne me tuez pas ! Des gens du Ministère sont venus la chercher il y a une heure ! Ils m'ont dit de partir !

La froide assurance du Masque laissa place à une intense fureur.

Le Ministère l'avait encore devancé ! Il s'était cependant assuré de l'exactitude de ses informations.

La haine envers l'organisation ministérielle l'envahit comme un poison, et pendant un instant, le paysan horrifié aperçut dans les prunelles glacées de l'assassin, une rage sans nom, cruelle, froide, inqualifiable.

Obtenir ce qu'il désirait se montrerait plus difficile. Tant de mois d'efforts pour rien !

Il regarda l'homme recroquevillé sur le sol. Cet insecte allait voir qu'on ne se moquait pas du Masque si facilement. Il s'approcha avec l'assurance glacée et inconsciente qui précède un meurtre.

Mais si le Masque savait qu'il devait tuer cet homme, il avait ses règles du jeu. On quittait le monde des vivants muni du secret. Avec un sourire sinistre, il ôta le tissu de sa tête, dévoilant ainsi son identité au paysan terrifié. Ce dernier écarquilla les yeux de stupeur en voyant le visage devant lui.

- Qu...qui êtes vous ? demanda t-il, en agrippant la paroi de pierre de sa maison. Je me souviens de vous, dans un bar...

Mais la silhouette devant lui, son visage éclairé par la lueur blafarde des bougies, resta silencieuse et appuya un peu plus sa baguette sur la tempe du malheureux.

- Pitié...supplia ce dernier. J'ai une femme, des enfants...

- Vous aviez, corrigea l'ombre blanche d'une voix doucereuse.

Il y eut un éclair vert et l'homme s'écroula sur le sol, ses yeux horrifiés ouverts en direction du ciel noir qu'il ne voyait plus.

Un instant plus tard, une forme fantomatique sortit de la masure de pierre.

Le Masque réfléchit intensément. Il lui fallait cet objet qui était maintenant au Ministère.

Le Ministère...

Il s'était toujours mis en travers de son chemin.

La plus puissante organisation des sorciers avait toujours réussi à l'empêcher d'accéder au pouvoir. Mais elle faiblissait, aveuglé par sa propre suffisance, confiante, trop confiante. Le Masque s'était fait oublié, rôdant, œuvrant dans l'ombre, supprimant les témoins. Néanmoins il savait que s'il se montrait à jour, les Aurors du Ministère ne tarderaient pas à se mettre à sa recherche. Qu'importe. Qu'ils courent. Ils n'arriveraient jamais à percer le secret de son identité.

Avec un sourire satisfait, respirant la puissance et la menace, le Masque remit le carré blanc sur son visage, redevenant ainsi la personne la plus recherchée d'Angleterre. Quoiqu'il puisse se passer, il parviendrait à son but. Par tous les moyens.

La brume tourbillonna soudain et la forme blanche disparût dans un bruissement. Un coq chanta.

oOo

Au même moment, à des lieues de là, un cortège de sécurité entrait dans le département des Mystères. Quatre hommes portaient un petit coffre ouvragé. On pouvait entendre leur respiration précipitée tandis que l'un d'eux projetait de la lumière avec sa baguette magique.

L'étrange et inhabituelle procession entra dans la pièce circulaire qu'était le vestibule tant redouté des étrangers. Avec un grondement sourd, les murs se mirent à tourner, tentant dans leur folle ronde d'égarer les indésirables. Mais l'homme âgé savait où il devait se rendre. Une fois que la pièce fut redevenue stable, il pointa sa baguette en l'air, criant d'une voix chevrotante :

- Supplice !

Le nom de code apparut sous la forme d'un rai de lumière dorée qui vint frapper une porte située sur la gauche de la procession. Cette dernière s'ouvrit dans un grincement, dévoilant ainsi la destination recherchée.

La procession se dirigea vers cette dernière. Ils débouchèrent sur un couloir sombre, des dizaines de portes noires rangées sur les côtés, de part et d'autres.

Le vieux sortit une petite clé d'argent et l'inséra d'une main mal assurée dans la serrure d'un des panneaux, à sa droite. Il s'ouvrit avec un cliquètement et une fois à l'intérieur de la pièce étroite, les sorciers posèrent leur chargement sur une petite table en marbre noir. Dès que le colis fut à sa place, une bulle de verre surgit de nulle part et le recouvrit entièrement avec un claquement sinistre. Poussant un soupir de soulagement, le vieux les exhorta :

- Nous avons réussi, elle est en sécurité.

Avec un sourire il referma la porte et les quatre hommes, après avoir clamé leur soulagement, se mirent à prononcer des enchantements. Les sorts argenté, rouge, ocre se mêlèrent en un trio harmonieux et scellèrent la porte noire avec un bruit de succion.

« Personne ne viendra la chercher, nous sommes sauvés » pensa le vieux, le cœur léger alors que ses compagnons reprenaient la direction de la sortie, l'oreille aux aguets, guettant les éventuels intrus.

oOo

Cher lecteur, je ne sais pas si cela vous est arrivé un jour, mais tôt ou tard, lorsque vous serez en pleine conversation passionnante -que ce soit pour discuter de la couleur des crevettes du cocktail ou encore de l'agent habillé en noir qui rampe actuellement vers vous avec un poignard- il arrive parfois que vous soyez dans une mauvaise passe linguistique et que vous vous mettiez à débiter une succession d'affirmations entièrement erronées déclenchant le plus souvent des réactions diverses.

Si vous vous exclamez que les crevettes seraient parfaites en bleu, il y a des risques que vous vous retrouviez vous et votre coupe de champagne devant une assemblée de regards choqués.

Si vous affirmez que l'individu armé est en réalité le serveur portant un plateau de petit toasts, il y a fort à parier que vous n'aurez plus l'occasion de manger des petits toasts, fussent-ils à la crevette bleue ou non.

Mais si ces dernières situations sont extrêmement déconseillées, que ce soit pour votre crédibilité ou votre santé, il en est une, beaucoup plus vicieuse, beaucoup plus dangereuse encore que d'attraper une indigestion de crustacés d'une couleur douteuse.

Cette situation, j'ai le regret de vous dire que les quatre sorciers du Ministère la vivaient parfaitement.

Elle diffère en un point des précédentes.

Non pas que l'affirmation ici prononcée fut véridique, je suis navrée de vous dire que les sorciers se trompaient complètement quand ils assuraient que l'objet était en sécurité et que personne ne viendrait la chercher.

Non, la seule différence résidait dans le fait que le vieux mage qui avait affirmé cela, ne se retrouvait point devant une assemblée de regards choqués. Au contraire, ses assistants se trouvaient être du même avis que lui, et ce commun accord les enfonçait un peu plus dans le dangereux gouffre qu'est la confiance.

Le vieux ne se doutait point qu'une menace rodait alentours, cherchant à s'emparer de l'objet.

Il ne se doutait point aussi que ses compagnons et lui clamaient des choses erronées.

« Personne ne viendra la chercher, nous sommes sauvés » disait-il.

Il ne se doutait pas le moins du monde que ce qui allait se passer allait remettre en question cette affirmation, fusse t-elle agrémentée de crevettes bleues et d'assassin déguisé en serveur ou non.


Vos impressions ?

:)

A bientôt

Nut'