Tout d'abord...Merci !
Merci de vos reviews qui me font extrêmement plaisir !
Réponse à chacun :
One Day : Merci pour l'art de faire patienter. En fait, j'avais peur que cette façon pour le moins inhabituelle d'écrire vous fasse fuir..mais apparement pas ! Au plaisir de revoir tes commentaires !
Ryry the dark : A mon avis, je suis un mix des deux, surtout pour ce qui est de la folie. Mon psy fait fortune, le pauvre il lui faut bien une compensasion en comparaison de ce qu'il endure. En tout cas j'éspère te revoir cliquer sur le petit bouton "Go", bleu, aussi ! Bisous à toi.
Sweety : Review courte...mais intense ! La voilà la suite, j'éspère qu'elle te plaira. Bisous.
oOBlancheNeigeOo : J'espère que mon explication pour le moins explicite ne t'auras pas embrouillée. En tout cas ça fait plaisir de te revoir dans mes commentaires !
Tite Miss : Alors toi, J'adore tes reviews, elles me font trop rire. :) Merci de tes compliments qui me font rougir ! Le Masque, en fait tu as raison d'en avoir peur...parce qu'il est vraiement vicieux mouahaha. Je t'avouerais que j'ai fait au moins des dizaines de fiches-support avant d'arriver à cerner ce personnage. Mais tu vas voir... Pour ce qui est de l'objet...et bien c'est toute l'histoire ! :P Gros gros bisoux à toi !
Dark Angel : Oh ! une revenante ! Happy de te revoir également. :D Si tu aimes le suspense insuportable, continue de lire ça. Sinon, va te plonger dans l'Encyclopédie des Fruits et Légumes en mille pages. ;) Gros bisous à toi.
Emily: Toi t'aimes bien les fruits de mer non ? Contente que ça te plaise en tout cas. Et justement, je m'inspire de la série des Baudelaires, que d'ailleurs je trouve absolument géniale aussi ! (Je viens de finir le volume 13 ! :D) Je commence déja à m'attacher à Neville, la pauvre...tout ce qu'il va endurer... ! Merci de tes compliments et de ta fidélité ! Gros bisous !
Mlle-Bunny : Merci ! Ca me fait plaisir que tu me dises ça. Le Masque EST dangereux..et pas que ça ! Mwêhehê. "Suspense, maîtresse à l'oeuvre ? " :3 Merci merci Gros bisous à toi aussi !
Show must go on : Déja j'adore ton pseudo parce que j'adore Queen, accesoirement ! :D (3615, la vie de Nutpapaye) La curiosité est un vilan défaut...dont je fais une overdose aussi. En tout cas j'éspère que maintenant tu connais la vie végétale des fruits et légumes par coeur...sinon honte à toi. :)
Merci à tous donc, que ce soit pour vos compliments que je ne mérite pas, ou pour vos commentaires qui me font toujours très plaisir !
On arrive enfin au premier chapitre !
En tout cas j'éspère qu'il vous plaira...j'ai mis super longtemps à le rédiger et à faire de l'ordre dans mes idées. Il est assez long et comporte beaucoup d'élements importants.
Bonne lecture.
Nut'
s#S. L'Ombre du Survivant .S#s
Chapitre 1 : Regardez-le :
Celui- qui-a-survécu.
Dans toutes les mémoires on se souvient du jour ou Harry Potter a défait le Seigneur des Ténèbres.
Ce jour ou il est passé du simple statut d'élu à celui de héros.
Maintenant des millions de sorciers célèbrent le 24 Juin avec autant d'ivresse que l'anniversaire de leurs proches.
Et moi ?
J'aurais envie de crier, moi, moi je l'ai aidé !
Moi j'ai tué son serpent !
Moi !
Mais moi je reste dans l'ombre de l'Elu...comme depuis toujours.
Il n'y a pourtant pas beaucoup de différences, nous sommes nés le même jour, nos deux parents ont été tués...ou presque, et puis j'étais aussi à Gryffondor !
Gryffondor, la maison des héros, des braves, des courageux.
Les souvenirs de Poudlard me remontent à la gorge. Pendant les six premières années que j'ai passées dans cette école, je me suis souvent demandé pourquoi le Choixpeau avait choisi la maison du Lion pour moi. Les autres me voyaient comme un peureux, un maladroit. J'étais celui sur qui on chuchote dans les couloirs, en blâmant ma maison, en se demandant : « Pourquoi est-il à Gryffondor ? »
Et puis est survenue ma dernière chance.
Harry Potter, 17 ans, avait disparu du monde magique. Certains racontaient qu'il était en fuite, d'autres croyaient qu'il cherchait un moyen de détruire Voldemort.
Alors j'ai saisi mon courage et en souvenir de l'Armée de Dumbledore, formée avec le Survivant en cinquième année, j'ai monté un groupe de résistance, pour échapper à la dictature de l'école menée par deux Mangemorts. Bientôt, toute l'école s'est mobilisée pour défier notre directeur qui n'était autre que Rogue. On peut dire que c'est à ce moment que j'ai eu le plus de succès. Bien sûr, certaines fois les blessures survenaient, mais l'on repartait avec encore plus de détermination.
Vous pensez peut-être que ça s'est arrêté là ?
Et bien non, pas tout à fait.
Lors de la grande bataille de Poudlard, Harry Potter est revenu.
Alors que nous opérions une courte période de trêve, je l'ai vu marcher tranquillement vers la forêt interdite, là ou Voldemort l'attendait. Il s'est avancé vers moi et m'a dit d'une voix calme :
« Il faut tuer le serpent, Neville. »
Et c'est ce que j'ai fait.
Dix minutes après cette scène, une terrible rumeur racontait qu'il était mort. Soudain, l'école toute entière a vu s'avancer Voldemort, triomphant et Hagrid, portant le corps inanimé de notre héros.
Ses dernières paroles à mon égard me donnèrent une poussée d'adrénaline, je sautai sur Nagini, le serpent du seigneur des ténèbres, et lui tranchai la tête avec l'épée de Gryffondor.
Il s'est avéré que Potter n'était pas mort.
Il s'est levé, et avec une détermination nouvelle, a humilié Voldemort et l'a tué.
Personne ne sait ce qui s'est passé pendant le moment ou il était inconscient. Personne n'a su dire comment il s'était retrouvé Maître de la baguette de Sureau, l'avantage qui lui sauva la vie.
Vous vous demandez sûrement pourquoi je vous raconte tout cela. Vous vous persuadez que maintenant, les gens me respectent, me félicitent.
Mais il n'en est rien, je suis l'ombre du Survivant. Depuis toujours, les gens ne me voient pas, aveuglés par la lumière de Harry Potter. Jusqu'à maintenant.
oOo
Ce matin de Septembre, il faisait assez chaud. Je me souviens d'avoir ôté ma lourde cape.
Alors que je me dirigeais d'un pas mal assuré vers les guichets d'accueil du Ministère de la Magie, un frémissement avait parcouru l'atmosphère. Suivant les têtes, je me suis retourné vers l'entrée du vaste hall. Alors il est entré.
Regardez-le.
Il arrive.
Le Survivant.
Chaque jour on attendait qu'il vienne.
Et il est venu.
Les regards s'attardèrent tout d'abord sur ses yeux d'un vert presque surnaturel et remontèrent petit à petit la ligne du nez jusqu'à la cicatrice en forme d'éclair. J'esquissai un sourire gêné lorsqu'il s'avança vers moi, un sourire franc sur les lèvres.
- Neville ! s'exclama-il. Ca fait plaisir de te revoir ! Toi aussi tu viens passer ton entrée au bureau des Aurors ?
J'eus l'impression qu'une poutre me tombait dans l'estomac. Tout l'été je m'étais persuadé que j'allais passer ce fichu examen pour réaliser mon rêve. Et voila que l'instant ou je décidais finalement de me lancer, Harry Potter faisait de même ! Je n'avais aucune chance. Je répondis vaguement à sa question, crispé. Les gens autour de nous se remirent à leurs activités, non sans jeter un petit coup d'œil au Survivant.
- Salut !
A mon grand désespoir, Ron Weasley s'avança à son tour vers moi, le même sourire parfait étiré sur son visage encore parsemé de taches de rousseur. Je répondis de nouveau à sa poignée, prêt à me suicider. Alors que je me demandais si j'aurais le temps de courir vers les cages d'ascenseur avant qu'ils me stoppent, une troisième personne fit son apparition dans le Hall bondé. Avec la même froide assurance de ses 17 ans, Drago Malefoy se dirigea vers notre petit groupe.
- Potter, Weasley, dit-il avec un petit signe de tête en direction des concernés.
Puis il tourna sa tête de Don Juan vers moi et me gratifia d'une œillade ironique.
Il ne manquait plus que ça.
Après la grande bataille de Poudlard, les Malefoy étaient tous retournés à leurs activités, tous sauf Drago. Il s'était peu à peu séparé de sa famille et on racontait qu'il s'était fait une nouvelle vie, dans un appartement de luxe à Londres. Tout ce que je savais, c'est qu'il avait un certain succès auprès de ces dames. Il faut dire que son visage, tout droit sorti d'un magasine de mode masculin et son corps fin et agréable, arrangeaient bien les choses.
...
Tout le contraire de moi, avec mes 1m 75 et mes 80 kilos.
- Qu'est ce que tu fais là, Londubat ? demanda t-il avec l'air faussement étonné.
Sale gosse. Il avait peut-être maintenant 21 ans, mais il avait gardé ses manières de bourge arrogant.
Avant que je puisse répliquer quoi que ce soit, Le brave et fougueux Harry Potter prit ma défense.
- Ca va, lâche-le. Neville a autant de chance que toi de réussir son examen, coupa t-il alors que je refermais ma bouche d'un air furieux.
- Quoi ?
Ces mots étaient sortis malgré moi. Ils se retournèrent tous les trois vers moi. Avec la parfaite impression d'être complètement stupide, j'articulai :
- Je...euh...je veux dire, vous passez tous les trois votre examen aussi ?
Ron eut un regard qui ressemblait à celui qu'on adresse à un gamin de cinq ans.
- Oui, assura t-il. C'est marrant, on va le passer ensemble !
- Marrant, ouiiii...
J'eus un sourire jaune. C'était foutu. Déjà que la sélection était dure, mais là, les places se réduisaient sérieusement. Je n'avais aucune chance.
Alors que j'échafaudais un plan pour sortir d'ici, une voix tonitruante couvrit toutes les conversations.
- Les candidats à l'examen B, veuillez vous diriger vers le bureau d'enregistrement 58 s'il vous plaît !
Je fus obligé d'afficher un air parfaitement détendu et de marcher vers ce foutu guichet, où une petite file s'était déjà formée.
- Votre nom ?
Une jolie sorcière blonde m'adressa un sourire engageant.
- Neville Londubat, répondis-je, le cœur battant.
Il était trop tard pour reculer. Je devais passer cet examen. La guichetière cocha quelque chose sur un de ses papiers et me fit signe d'avancer vers un petit groupe qui tenait une boîte de raviolis vide.
- Oh mon dieu ! Harry Potter ?!
Je ne pris même pas la peine de me retourner, maintenant franchement exaspéré. Tous les gens se tordirent le coup pour apercevoir le Survivant resté prostré avec un sourire timide devant sa guichetière subjuguée.
- Bonne chance ! s'exclama t-elle d'une petite voix aigue, alors qu'il me rejoignait.
Drago Malefoy et Ron s'avancèrent à leur tour vers le petit groupe autour de la conserve, non sans être suivis du regard par un petit attroupement de curieux. Comme je commençai à me demander ce qu'on allait bien pouvoir faire à trente autour de cette conserve, un sorcier du ministère, l'air sévère et en blouse violette prit la parole.
- Bien, tout le monde autour du Portoloin, s'il vous plaît ! Nous allons aller au stade d'entraînement des Aurors, ou vous passerez vos épreuves. Attention, à 3 ! annonça t-il.
Les personnes se resserrèrent autour des raviolis, chacun touchant la boîte avec son index.
Soudain, la sensation trop connue du crochet agrippant par le ventre m'envahit, je sentis mes pieds quitter le sol et nous tourbillonnâmes vers une destination inconnue.
oOo
Bill Yeston était bien tranquille dans sa petite maison. Il posa sa tasse de chocolat chaud sur la table vernie de sa cuisine, songeant encore au délicieux goût de cacao. Le soleil était maintenant presque haut dans le ciel, et les oiseaux sortaient timidement des feuillages pour chanter leurs premières notes.
« Ah ça, Bill, tu as de la chance », se répétait-il souvent, l'air satisfait. Il ne lui manquait que des petits marmots, et tout serait parfait.
Bill habitait la plus belle maison de tout le hameau, une belle habitation de chaux blanche avec un toit bien proportionné et de jolies fenêtres aux volets bleues. Pour compléter ce charmant spectacle, un petit potager s'étirait derrière, en plein sud.
C'est avec bonne humeur que Bill sortit de son petit cottage ce matin. Il tira les volets, laissant entrer les chauds rayons du soleil d'automne. L'église du village de Little Gregstone sonna dix heures. Bill inspira profondément et, après un coup d'œil critique aux mauvaises herbes qui envahissaient son potager, résolut d'aller demander à ce vieux fou de Henry un peu de désherbant.
« Ah ça, le vieux fou, il fait toujours de sacrés experiences », marmonna-il pour lui-même en se dirigeant vers la demeure du concerné.
Alors qu'il traversait en sifflotant le village encore à peine sorti d'une nuit plutôt calme, il repensa aux bons moments passés avec son ami.
Bill aimait bien Henry. Il l'avait rencontré lorsqu'il était arrivé à Little Gregstone. Un jour qu'il partait en reconnaissance dans la forêt à côté du hameau, il avait surpris l'homme à ramasser d'étranges herbes racornies. Quand il lui avait demandé ce que c'était, intrigué par la forme de ces plantes, ce dernier ne lui avait pas répondu autre chose que « Tue-loup ». Néanmoins, à partir de ce moment là, une amitié particulière était née. Ils leur arrivaient de se retrouver le soir pour partager une pinte ou une partie de carte à la taverne du village.
Les habitants n'appréciaient pas beaucoup Henry Bakstage. Ils l'avaient rapidement surnommé « Le fou », à cause des bruits bizarres qui s'échappaient de sa maison, située en contrebas de Little Gregstone. Personne ne savait pourquoi il était venu là, ni pourquoi il se déplaçait toujours avec un long bâton de bois, qu'il avait le plus souvent dans sa poche. Les commères du village se plaisaient à raconter les dernières frasques extravagantes du « fou ». On avait dit aux enfants de ne pas l'approcher. Mais lorsque Henry et Bill se retrouvaient pour discuter, le savant racontait ses dernières découvertes à son ami.
- Tu vois, imagine qu'on puisse créer quelque chose de puissant, de presque...magique, disait-il, les yeux brillants.
Cependant, à chaque fois que Bill demandait plus d'explication sur cette « magie » à laquelle son ami croyait dur comme du fer, il n'avait droit qu'a des :
- C'est...compliqué.
Alors ils se disputaient, et Henry finissait toujours par dire :
- De toute façon, on n'a pas besoin de ça pour vivre heureux !
Mais parfois, lorsqu'ils parlaient des femmes, Henry avait le regard perdu au loin, empli de souvenirs volés.
Quoiqu'il en soit, les désherbants de Henry Bakstage étaient toujours très efficaces, à la limite du normal. Il arrivait aussi parfois à faire des tours de cartes tellement irréels, tellement magiques...
Mais depuis quelque temps, maintenant, Henry ne venait plus parler à Bill. Ce dernier en avait donc conclu qu'il travaillait sur quelque chose d'important. A chaque fois qu'il venait toquer à la porte de son ami pour quémander de l'aide pour le jardin, ou simplement pour lui rendre visite, il percevait la voix étouffée du « fou » :
- Pas ce soir, Bill ! Désolé !
Et toujours ces inquiétantes détonations, accompagnées de lumières aveuglantes.
Néanmoins, la situation pour ses choux devenait vraiment critique, et cela faisait trop longtemps que Bill n'avait pas vu son ami. Il descendit la petite colline qui menait chez Henry et arriva finalement tout essoufflé devant la porte de bois. Elle était ouverte. Avec un froncement de sourcils, il entra dans la petite pièce. Un désordre indescriptible s'étalait sur toute la surface de pierre polie. Des malles jonchaient le sol, à moitié ouvertes.
- Il y a quelqu'un ? héla Bill, les yeux écarquillés.
oOo
Si vous êtes parvenus jusqu'ici, cher lecteur, il s'avère que vous êtes plus coriaces que je ne le pensais. Cependant il est de mon devoir de vous mettre en garde, pour éviter publication mensongère et atteinte au psychologisme, que la suite du récit va se trouver considérablement truffée d'indices, de faux-semblants, de semblant-faux, de vrais-faux semblants et de manuels et lettres suspects et de jus de framboise.
Si vous commencez à comprendre la tonalité - et ici tonalité signifie : les incroyables mésaventures qui surviendront dans cette fiction jusqu'au tout dernier mot - de mon récit, alors la suite qui vient ne vous étonnera point. Mais il est encore temps de pretexter un rendez-vous manucure urgent et de vous eclipser en laissant derrière vous ces pages internet effroyables.
oOo
- Il y a quelqu'un ? héla Bill, les yeux écarquillés.
N'obtenant aucune réponse, il s'avança au milieu du fatras. Soudain, il remarqua une forme humaine allongée sur le sol, dans un coin sombre de la pièce. Il se précipita vers Henry. Dès qu'il vit ses yeux vides et son expression horrifiée, la vérité le glaça. Son ami avait été tué. Il secoua vigoureusement le corps sans vie.
- Hé ! Henry ! Hen...Henry !
Toujours rien. Bill se leva brusquement, paniqué, ne sachant que penser. Il sortit précipitamment de la masure et courut vers le village en criant. La cloche de l'église sonna 10H30.
Dans le coin opposé ou s'était déroulé le meurtre, un petit livre cramoisi posé sur une commode de bois rustique s'éclaira dans la lumière du soleil montant. Les rayons glissèrent un instant sur la couverture de cuir, scintillant sur le titre en lettres dorées, puis montèrent plus haut, laissant le précieux manuscrit dans l'ombre après avoir fait luire une dernière fois les vrai-semblants de cet indice rouge framboise.
Donnez-moi un R ! Donnez moi un E ! Donnez-moi un V ! Donnez-moi un I ! Donnez-moi un E ! Donnez-moi un W !
Je répondrai avec plaisir à vos éventuelles questions.
Gardez la pêche...
Perdez pas le noyau !
Nut'
