agite le bras
Regardez je suis encore vivante !
erf
Et non je ne suis pas partie en hermitage papoux pour refléchir sur mon moi profond /
La rentrée a repris plus vite que je ne le pensais et je n'ai pas eu une minute à moi pour continuer l'histoire, mais rassurez-vous, je ne vous ai pas oublié.
Je continue de répondre aux reviews par mail, si vous me le laissez, bien entendu '
Tout de même, je voudrais passer un bonjour a quelques reviewer-euses :
Manone : De retour ! :D tu peux pas savoir comme je suis contente. Mes vacances se sont très bie passées, malheureusement, c'est la Terminale, maintenant, et ça veut dire, pas de chomage. :'( Merci a toi et gros bisoux.
Ma critique : Encore et toujours merveilleux ce que tu me raconte. Mercio de ton talent, qui, crois le bien s'il te plaît, me fait énormément progresser. Gros bisoux
Et pour les autres, je vous fais tous d'énormes bisoux et encore merci !
Vous êtes wonderfuls, si, si.
Nut'
Chapitre 6 : Reniements
- Un véritable FIASCO !
La main de Christophe Brandy s'abattit sur la table noire avec un bruit sec, résonnant dans le silence tendu qui régnait alors. Ma tête me lança, restes du sortilège de Stupéfixion qu'on m'avait jeté. Gwen avait le bras en écharpe et paraissait faible, malade. Au contraire, Ron, Harry et Drago étaient tous trois en parfait état. Nous étions à nouveau dans la salle de réunion du QG, tous assis autour du Directeur en proie à une véritable crise de fureur.
- Votre mission, reprit-il, les ailes du nez frémissantes, était de protéger Sally Backstage. A l'heure qu'il est, elle est morte ! Pouvez-vous m'expliquer cela ? Pouvez v...
- Sauf votre respect, monsieur le Directeur, coupa Potter en se levant, je pense que nous ne sommes pas les seuls à devoir éclaircir certains points.
Brandy s'arrêta, le souffle rapide. Drago, Gwen, ayant le teint pâle, Ron et moi écarquillèrent les yeux. Le Directeur jaugea Harry avec une sorte de stupeur scandalisée et féroce. Les deux hommes s'observèrent mutuellement alors qu'une ambiance froide emplissait la pièce aux reflets de cristal. La main de Brandy se contracta brusquement, comme s'il rêvait de la mettre sur la gorge du Survivant en réponse à son affront. Au bout d'un moment qui me sembla interminable, ses doigts de glace se relâchèrent et il inspira profondément.
- Soit.
Harry sembla rassuré.
- Mais soyez sûr, que si vous n'aviez pas été le Survivant, je vous aurais fait expulser de l'ordre pour une telle audace.
Potter se rassit, crispé tandis que Brandy le vrillait de ses prunelles glacées. Néanmoins, le Survivant lança :
- Je n'en doute pas, mais quand je me vois confier une tâche, en général j'aime bien connaître tous les détails qui pourraient interf...
- Vous les connaîtrez, coupa Brandy.
Il nous observa chacun notre tour avec cette détermination acide qui précède les révélations.
- Puisque c'est ainsi, vous les connaîtrez tous.
- Quel est cet objet ? attaqua Ron, serrant les dents sous la pression.
Il y eut un silence.
- Aucune idée.
oOo
Le Mensonge.
Nom masculin singulier.
Définition : Affirmation contraire à la vérité, action d'altérer cette dernière.
Mentir est utile en bien des situations.
Que ce soit pour faire croire au coiffeur que votre coupe « Etoile-Brushing-Paris Hilton » ressemble bien à une figure exemplaire de la mode et non à un ananas blond et ondulé à cinq pointes, ou simplement pour dissimuler le crash malheureux du vase Ming 16ème siècle de votre grand-mère asthmatique lorsque vous jouiez à la pétanque dans le salon.
...
Dans ce dernier cas je vous suggère plutôt un bon sprint.
En tout cas, je peux vous dire que ce ne sont pas les raisons pour lesquelles Christophe Brandy altérait la vérité.
Mais comme je ne suis pas non plus stupide, je ne vais pas vous dévoiler les raisons exactes de ce choix.
IL pourrait mentir pour...
Lui.
Le Ministère.
Des nèfles.
Sauver le vase Ming 16ème siècle de sa grand-mère asthmatique.
Sauver le monde.
Rire.
Des clous ?
A vous de voir...
Cependant, il y a quelque chose de plus imaginatif en qualité de dissimulation de la vérité, lorsque vous vous retrouvez dans une situation pareille. Comme dirait un homme illustre dont le nom m'échappe, « Feindre de croire un mensonge est un mensonge plus exquis que le mensonge premier. »
Malheureusement, lors de cette opération, quelques détails peuvent mettre la puce à l'oreille. Frémissements de la narine, Tremblement des lèvres, Clignements des yeux ou encore celui, si particulier, qu'on ne peut voir mais qu'on sait si bien sentir...
oOo
Mon rythme cardiaque s'accéléra dangereusement.
- Nous voilà donc devant une question de plus, lâcha Gwen en clignant des yeux.
Brandy la considéra un moment et nous tourna le dos.
- Il y a maintenant un peu plus d'un jour ou deux, un homme du nom de Henry Backstage a été retrouvé mort à son domicile par l'un de ses amis moldus. C'était un sorcier placé sous la surveillance du Ministère en raison de ses expériences douteuses avec la magie noire. Il a notamment été accusé d'avoir fabriqué, ou tenté à plusieurs reprises, un objet qui serait puissant mais extrêmement dangereux. Le Ministère pense qu'il a finalement réussi et que c'est le motif de sa mort. Quelqu'un veut obtenir cet objet et apparemment, il est prêt à tout.
Harry ouvrit la bouche, manifestement ahuri.
- Pourquoi ne nous avoir pas donné ces informations plus tôt ?
- Ca n'était pas à l'ordre du jour, répliqua le Directeur. Vous êtes des simples pions. Vous recevez des ordres et les appliquez.
Certaines personnes ont le chic pour dire les choses avec du tact. Brandy n'était apparemment pas abonné à cette habitude.
- Le Masque, assassin notoire, est suspecté de ce meurtre. Nous pensons que c'est lui qui a envoyé l'Atout, le chasseur de prime insaisissable que vous avez...-il nous dévisagea intensément- rencontré.
- Qui est le Masque ? demanda Gwen d'une voix faible mais assurée.
Il y eut un silence.
- Nous ne savons pas.
Et on pouvait presque deviner sur les lèvres de Christophe Brandy, quelque chose de frissonnant, d'imperceptible, qui aurait pu passer pour un frémissement.
Gwen cilla. Brandy se retourna vers elle et fixa son bras.
- Vous n'êtes pas en état de continuer, annonça t-il d'une voix forte.
- La question ne se pose pas. Je veux abattre l'Atout.
Sa réponse trancha, claire, féroce. On pouvait lire dans son regard une véritable haine. Le Directeur la considéra un moment et se tourna finalement vers nous, la mâchoire contractée.
- Très bien, mais il faut que vous vous reposiez chez l'un de vos collègues.
- Je peux l'accueillir au manoir, dit précipitamment Malefoy avec son sourire Colgate à l'intention de Gwen.
- Je n'en doute pas, rétorqua Brandy, mais votre domicile se trouve bien éloigné. Il serait préférable pour Mlle Cringson de rester en centre ville, à proximité de Sainte Mangouste, ou elle pourra se rendre si la situation se dégrade.
A ce moment là, je ne saurais dire ce qui m'a poussé. Peut-être une envie de me démarquer, de prouver mon utilité. Peut-être autre chose. Tout ce que je sais, c'est que si j'en avais connu les conséquences, je n'aurais jamais ouvert ma bouche.
- Je peux la prendre chez moi ! lançai-je en tremblant légèrement. Mon appartement se situe en plein centre de Londres et il est assez grand pour deux.
Gwen se retourna vers moi, surprise, mais finalement contente. Le Directeur sembla réfléchir et je sentais les regards appuyés de Potter et Weasley dans mon dos. Quant à Malefoy, je ne préférais même pas imaginer son expression.
- C'est d'accord, si Mlle Cringson est de cet avis, bien entendu. Vous veillerez sur elle.
Gwen acquiescia d'un air ravi. Brandy se retourna dos à nous et termina d'une voix dure.
- Bien. Les détails sont réglés. Nous vous contacterons.
Sur ce signal de départ, nous nous retournâmes dans le hall, plutôt maussades qu'autre chose.
Alors que nous étions dans l'un des innombrables ascenseurs de cristal, Potter se pencha vers nous avec des airs de conspirateurs.
- Je ne sais pas pour vous, mais je ne compte pas en rester là. Il nous cache des choses.
Ron opina d'un air frénétique tandis que je faisais de mon mieux pour prendre un air blasé.
- Tu crois ? rétorquai-je en faisant mine d'être totalement ignorant.
Harry eut un froncement de sourcil suggestif et se rapprocha de nous, alors que l'ascenseur stoppait dans un bruit cristallin. Il plongea la main dans sa poche et en sortit une feuille de papier pliée en se retenant manifestement de pousser des cris de joie hystériques.
- Tadaa !
- ...
- Heu...
Devant notre absence de réaction, il pris un air vexé et déplia le document.
- J'ai subtilisé la lettre de Henry Backstage lorsque nous étions dans l'appartement. Nous pourrons ainsi l'examiner de plus près et voir s'il n'y a pas d'autres pistes à suivre.
- Bravo ! s'enthousiasma Gwen, soudainement plus énergique. Je suis d'accord !
Ron opina d'un signe de tête convaincu tandis que Malefoy claquait sa langue pour marquer son approbation.
Quant à moi, je me contentai d'afficher un air sombre et légèrement narquois. Travailler dans le dos du Ministère ne me semblait pas une si bonne idée que ça. Mais les autres ne semblaient pas du tout de cet avis et c'est dans une ambiance électrique que nous sortîmes de la tour où nous étions. Plusieurs Portoloins attendaient dans une boîte en fer blanc que tenait un employé exténué.
- Quelle destination ? demanda ce dernier d'une voix traînante en baillant.
- Londres, Charleston Square, répondis-je du tac au tac.
Il prit une brosse à dents usagée et marmonna en pointant sa baguette sur l'objet :
- Portus.
La brosse se mit à scintiller d'une courte lueur bleue et redevint inerte. Il me la tendit, se frottant les yeux.
- Voila M'ssieur.
Alors, avec un dernier regard pour mes camarades, je pris le Portoloin, serrant toujours la main de Gwen. Le sol se mit à tourbillonner et nous nous élevâmes loin du QG, sous une pluie de couleurs.
Lorsque le sol dur se matérialisa sous nos pieds, Gwen chancela dangereusement. Je lui serrai le bras un peu plus fort que nécessaire.
- Je suis pitoyable hein, dit-elle d'une voix faible avec un sourire triste.
Si j'avais un peu plus sondé son regard à ce moment là, j'aurais peut-être aperçu l'étincelle de haine qui y brilla un court instant.
Mais avec des « si » on refait le monde.
Gwen se traîna vers un banc, posé en face de mon immeuble. Les moldus commençaient à nous dévisager curieusement, nous, étrangers vêtus de capes et affichant une triste mine.
- C'est là, annonçai-je à Gwen en lui montrant la porte du 9 bis, Charleston Square.
Elle aquiescia et nous nous dirigeâmes vers ladite porte, une fois de plus en se tenant la main. Je ne sus jamais si elle percevait les battements de mon idiot de cœur, mais ce qui est sûr, c'est que sa main était la plus douce du monde.
J'aurais voulu que ce trajet vers l'entrée de mon domicile soit indéfini, inaltérable.
Le sentiment de victoire sur ce blondinet de Malefoy me prit une fois de plus aux tripes.
Peut-être qu'il y aurait un domaine, enfin, où je pourrais être le meilleur.
Mais malheureusement la porte arriva trop vite.
Nous eûmes à peine le temps de monter une marche dans les escaliers, que la voix bienveillante de ma propriétaire nous accueillîmes délicatement.
- Monsieur LONDUBAT ! LOYER !
- Euh, Mrs Pim's, voilà Gwen Cringson, c'est une collègue de travail, et elle a été placée sous ma responsabilité.
« Alors fermez-là et offrez lui un thé. »
- Evidemment je n'ai pas dit ça.
- Bonjour, répondit Gwen en clignant des yeux.
La Pim's la dévisagea avec des petits yeux sournois, comme si elle suspectait qu'elle était enceinte, atteinte d'une tumeur et immigrée nigérienne.
Ben oui, elle ne voulait pas d'histoire.
Au bout d'un moment elle lui adressa un petit signe de tête comme si elle avait peur de se contaminer en lui serrant la main. Elle en oublia même son sempiternel et habituel refrain.
Alors qu'elle claquait la porte de son habitat, j'insérais tant bien que mal ma clef dans la porte du mien.
oOo
L'Atout fit crisser ses doigts sur la table de bois.
Il l'avait eue.
Une ébauche de sourire naquit sur ses lèvres d'assassins. Il l'avait prédit. Le Masque ne ratait jamais sa cible, l'Atout était la flèche qui venait s'y ficher au centre.
Maintenant il attendait patiemment une missive, celle qui lui annoncerait sa victoire complète, accompagnée bien entendue d'un joli paquet de gallions. L'excitation le rendait nerveux. C'était toujours ainsi, avant de recevoir son dû. Ses sens ne se reposaient pas après une victoire, au contraire, il voulait être acclamé, félicité.
L'adrénaline d'une nouvelle lettre fit trembler ses mains.
Bientôt, il deviendrait l'assistant personnel du masque, son favori, le meilleur.
Son bras droit.
Complètement.
La brise légère de cette fin de journée fit voleter les papiers posés sur la table de bois, devant la large fenêtre. L'Atout sursauta, et se précipita sur le rebord, avant de s'en retourner, déçu, son cœur noir battant la chamade, cheval fou mû par des sentiments assassins.
Alors que l'horloge indiquait 19h00, notre homme s'affala sur le canapé de la pièce minuscule avec un long soupir.
Le Masque le faisait attendre.
Alors même que cette pensée sortait de son esprit, le froufrou caractéristique des ailes d'un hibou moyen duc retentit dans le lourd silence.
L'Atout se précipita vers la fenêtre, renversant les restes du maigre repas qu'il avait entamé.
Son pouls accéléra dangereusement et un sourire triomphant fendit malgré lui son visage d'acier.
D'un doigt rendu tremblant par l'excitation, il décacheta l'enveloppe et fit courir ses doigts sur le parchemin, imaginant déjà les mots de félicitations, la gloire, la reconnaissance et...l'argent.
Le contenu éclairé par la lampe du salon, il déplia la missive.
« Echec total.
N'avez pas respecté les règles
Contrat annulé »
Un silence de mort tomba sur la scène. L'Atout fut d'abord, abasourdi, égaré. Il relut les mots coupants et l'hébétude laissa place à la terrible réalité. Une trahison. La haine s'empara de son esprit comme un poison. Le papier crissa, tandis que l'assassin le comprimait entre se paumes rageuses.
« Ca ne se passera pas comme ça, pensa t-il en tremblant de colère. Je vais me venger, le Masque. Un dû est un dû. Il faut payer, et tu paieras. »
Sur ces pensées de vengeance, il déchira la missive avec un rire sardonique, les prunelles d'un noir de jais animées par une lueur dangereuse.
Ce qu'il ne savait pas, c'est que son choix allait changer notre destin à tous.
