Ouf...

Je suis vraiment désolée, il n'y a pas d'autres explications. Mon ordinateur a eu la mauvaise idée de balayer tous mes fichiers, et entre les Ds scolaires qui se succédaient et mon rythme de vie effrené, je n'avaispas le coeur à me remettre à la tâche, ce qui voulait dire concrètement réecrire le squelette de l'histoire, les fiches sur les personnages etc.

Mais alors survient vos encouragements, et je dois particulièrement remercierFrozen Cherry, qui même si elle ne s'en rend pas compte, m'a convaincue de continuer la fiction que j'avais prévue d'abandonner. Merci pour tes merveilleux compliments.

Clap Clap

J'espère aussi revoir mes anciennes revieweuses qui m'ont terriblement manquées ces jours ci

:')

En tout cas je vous promet de m'y atteler plus sérieusement cette fois ci.

Bonne lecture, je vous aime.

Nut'


Chapitre 7 : Notes couleurs café

Rêve prémonitoire(n,m) :

Rêve qui semble ne pas être de nature symbolique et être une représentation d'une situation, d'un évènement extérieur présent ou futur dont le rêveur n'avait pas conscience au moment de s'endormir.

Cela peut paraître étrange mais il vous est sûrement arrivé une ou plusieurs fois dans votre vie de rêver à des choses qui se sont produites, ou du moins de rêver à des choses en rapport avec les évenements qui ont survenus. En effet, si vous croyez avoir rêvé ce genre de rêves, la réponse sera oui dans 75 des cas, selon une étude barbante faite par des gens barbants.

Synonyme : avant-coureur.

Si vous croyez au destin, on ne peut pas y échapper, tout comme vous ne pouvez pas échapper à votre prochaine coupe de cheveux. Et je vais vous confier un secret. Un des plus grand plaisirs des auteurs à interner pour défaillance mentale est de donner des rêves prémonitoires à ses personnages, pour leur procurer un avant-goût de ce qu'il vont endurer.

C'est assez drôle de voir la réaction des lecteurs aussi, à la reflexion.

Mais, il y a des auteurs particulièrement sadiques qui incluent dans leurs histoires des faux-rêves prémonitoires. Et il y en a d'autres qui font perdre du temps aux lecteurs avec des commentaires inspides. De toute façon, la vie c'est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber, dixit un célèbre naïf. La question présente n'est pas de savoir sur quoi, mais surtout dans quoi.

oOo

Un couloir.

Noir, étroit, effrayant.

J'entends une respiration saccadée derrière moi. J'ai peur aussi. De part et d'autres, des portes noires encastrées dans le mur, hautes, sans poignée. D'uniques serrures minuscules et ouvragées les ornent. Mais ça n'est pas notre destination.

Soudain, apparut un panneau à notre droite, noir lui aussi. Nous savons que c'est là. Mon rythme cardiaque s'accélère, des étoiles dansent devant mes yeux, résultant du manque de lumière prolongé. La porte se tient devant nous, immobile. La clef tourne. Elle s'ouvre.

Nous ne sommes qu'a deux mètres du moyen d'éradiquer le mal.Mes mains tremblent. J'en tends une, hésitante, vers une sphère d'argent sur une table de marbre noire.

Elle est là.

Mais quelque chose cloche. C'est trop facile. Je n'ai pas le temps de réfléchir, soudainement, le noir m'envahit et je m'écroule par terre tandis qu'une ombre blanche referme ses griffes sur la sphère. Je dois lutter! Je dois lutter! Je dois…

Je me levai brusquement du canapé et perdit l'équilibre en m'écrasant sur le plancher. Mes pupilles dilatées m'empêchaient de voir le cadran de mon réveil moldu, posé à même le sol. Je secouai ma tête et pris appui sur l'accoudoir du fauteuil en face de moi pour me relever difficilement.

C'était si réel. La lumière parvint peu à peu à me faire retrouver ma vue normale, tandis que s'entrechoquaient dans mon esprit les images et questions de ce rêve.

Car oui, c'en était un. Pour le moins déconcertant…et effrayant. Quant à dire prémonitoire, je n'en avais aucune idée. Alors que je tournais et retournais le problème, Gwen surgit dans la pièce, un bol de chocolat à la main, l'autre emprisonnée dans une attelle, étouffant un bâillement.

Cela faisait maintenant trois semaines qu'elle avait emménagé dans l'appartement, se levant rarement, soit pour aller en grimaçant à la salle de bains ou pour s'attabler devant le repas que je lui préparais. Drago, Ron et Harry n'étaient venus qu'a de rares occasions, venant surtout pour Gwen, et les maintes discussions que nous avons eues tournaient en rond. Le Survivant était tel un lion en cage, persuadé qu'il y avait une piste à explorer. Quant à moi, je me contentais de les observer avec un air absent, épuisé par les soins quotidiens de ma protégée.

- Tiens, me dit cette dernière en me tendant le bol, j'ai pris la liberté de te le préparer, je me sens beaucoup mieux depuis ce matin, on dirait que les soins des médicomages ont fait leur effet, finalement. Il faut que tu aies quelque chose dans le ventre, il est déjà 11h30.

- Quoi?!

Je m'emparai du réveil précipitamment. Les aiguilles indiquaient bien onze heures et demi.

- Je suis désolé, balbutiai-je lamentablement. J'étais censé m'occuper de toi et…euh…j'étais trop fatigué.

- Ce n'est pas grave, me coupa Gwen avec un petit sourire, je ne suis quand même pas à l'article de la mort, j'ai pu me lever pour déjeuner. Au fait, tu n'as plus de céréa…

- Gwen, la coupai-je, es-tu déjà allée au Département des mystères?

Elle ouvrit la bouche, interloquée.

- Jamais. Pourquoi cette question?

En quelques mots je lui racontais mon aventure nocturne. Ayant fini, je m'affalais sur le canapé avec un grognement. Gwen posa le bol fumant sur la table du salon et vint se placer à côté de moi.

- Est-ce que tu te rappelles du visage de cette «ombre blanche»? demanda t-elle le regard fixe.

- Non, dans mon rêve, j'étais comme inconscient à ce moment là. Pourq…?

- Parles-en aux autres. Je veux savoir si l'endroit que tu as visualisé existe vraiment.

Sur ces mots, elle se leva et marcha vers la fenêtre, son bras en écharpe.

- Je veux savoir…souffla t-elle.

- Gwen, intervins-je, pourquoi fais-tu une fixation sur ça?

Elle se retourna brusquement, ses yeux lançant des éclairs.

- Crois-tu que Brandy nous dise toute la vérité?! Crois-tu que nous ne sommes pas en danger? Quelque chose me dit que c'est plus qu'une simple affaire de meurtre. L'Atout n'était pas là par hasard. Il y a quelque chose qui cloche avec cet imbécile. Cette bonne femme ne nous a pas tout dit, j'en suis sûre! Je refuse de mettre ma vie en danger pour de fausses raisons, qu'on devrait croire simplement parce qu'un haut fonctionnaire de la Magie nous les a délivrées! Je veux savoir!

Le silence retomba sur la pièce, tel un voile couvrant mon salon. Gwen baissa les yeux.

- Excuse-moi, tu n'es pour rien en cette affaire. Je vais me reposer.

Et elle s'éloigna, disparaissant dans le couloir qui menait à sa chambre. Je clignais des yeux, me tordant les mains. Je n'aurais jamais cru qu'elle pouvait ressentir cela. J'ouvris la fenêtre, libérant les parfums de la rue d'en bas par l'ouverture. Une délicieuse odeur de châtaignes grillées s'infiltra jusqu'à mes narines, me coupant l'accès çà toute autre effluve. L'air frais s'engouffra à son tour, charriant une promesse de flocons pour bientôt. Les bruits d'en bas montaient de la place, où s'animait des dizaines de passants, flânant de magasins en magasins, s'arrêtant de temps en temps pour acheter une pomme d'amour fumante ou un cornet de marrons. Les enfants riaient, en dévisageant

L'Horloge de la place sonna midi. Alors, pris d'une soudaine initiative, je courus presque vers la chambre de Gwen, attrapant au passage nos deux manteaux accrochés dans l'entrée.

Je ne pris même pas la peine de frapper, j'entrai dans la petite pièce avec la délicatesse d'un éléphant en chaussons de danse.

- Enfile ça, dis-je à Gwen qui était allongée sur le lit tandis que je lui lançais son manteau. Je t'emmène dehors.

- Mais je…

- Pas de mais, rétorquai-je avec une volonté qui me surpris. Tu as besoin de changer d'air, et pour tout t'avouer, moi aussi.

Et sans lui laisser le temps d'ajouter un mot de plus, je la tirais du lit, empoignant son bras et son manteau au passage. Au début elle tenta de résister, en vain. Nous sortîmes de l'appartement, abandonnant du même coup mon bol de chocolat sur la table. Que m'importait. Il fallait que je montre à Gwen mon univers, qu'elle sache quelles étaient mes joies de tous les jours, et non pas s'en priver à cause de l'obligation de rester enfermé toute la journée dans une chambre.

Lorsque je poussai la porte de mon immeuble, je réalisai soudain à quel point les odeurs et bruits familiers m'avaient manqués. J'inspirai lentement une profonde goulée d'air frais et me tournai vers Gwen, ravi.

Elle dévisageait les passants avec une animosité empreinte de curiosité.

- Comment fais-tu pour vivre dans un monde Moldu, étant sorcier, demanda-telle en observant un jeune enfant jouer au chat avec un de ses amis.

La réponse resta bloquée dans ma gorge. Comment? Je trouvais quelque chose de fascinant à vivre presque normalement, comme la plupart des humains. Avoir les mêmes habitudes, les mêmes peurs, les mêmes joies…Le monde sorcier m'avait toujours paru compliqué et dangereux. Non pas que je désapprouvais l'idée qu'on se serve de la Magie mais je reniais les problèmes qu'elle engendrait. La quête du pouvoir, voilà la menace constante sous laquelle vivait le monde des sorciers. Les Moldus de mon quartiers semblaient inébranlables, toujours insouciants. Alors que je cherchais des mots pour pouvoir l'expliquer à Gwen, un bruit d'orchestre retenti au bout de la rue. Deux accordéonistes et un clarinettiste avaient déballé leurs instruments et jouaient un air entraînant.

Gwen sembla intriguée tout d'abord puis l'ébauche d'un sourire se dessina sur son visage. Les passants commençaient à s'amasser autour de l'estrade sur laquelle jouaient les musiciens. Au fur et à mesure des notes, d'autres personnes, musiciens égarés, se rajoutaient à l'orchestre improvisé, reprenant les mêmes notes, ajoutant leur savoir au morceau. Ainsi naquirent une guitare, deux violons et une flûte. Les mesures s'éparpillaient dans l'air, touchant le cœur de chacun. Les enfants commencèrent à se trémousser puis à danser franchement en riant avec leurs congénères. D'un signe de tête, les musiciens invitaient les passants à se laisser emporter par la musique sucrée.

Gwen souriait à présent largement. Ses doigts bougeaient en rythme, trahissant son envie de se libérer à la balade des musiciens.

Toute la foule semblait au bord d'un grand éclat de rire, comme si la timidité était la dernière chose qui l'empêchait de danser comme les enfants. Ce fut finalement un couple d'amoureux qui fit le premier pas. Tout d'abord hésitants au milieu des badauds, ils se laissèrent emporter par les notes joyeuses et tournoyèrent bientôt en fermant les yeux, liés par la musique. Alors la foule s'anima. Les femmes tiraient leurs maris par le bras, les enfants continuaient leurs rondes, les jeunes garçons hésitants invitaient des cavalières qu'ils ne connaissaient pas, même le marchand de châtaignes frappait dans ses mains allègrement. La rue dansait. Toute entière. La musique ramenait les gens l'habitant à leurs fenêtres, certains descendaient même pour se joindre au bal improvisé.

Je jetais un regard en coin à Gwen. Elle riait maintenant aux éclats, rejetant sa tête en arrière. Soudain, elle me prit la main et m'entraîna au milieu du tourbillon des danseurs. Nous tournoyâmes comme des enfants, et je ne pus m'empêcher de savourer la douceur de ses prunelles bleues. Le rouge me monta aux joues. Qu'importe? La musique faisait son travail. Il me semblait que nous étions à des années lumières de l'Atout et du Masque. Il y avait seulement la musique, et Gwen. Gwen qui riait, Gwen dont le tenait la taille, Gwen. La question des Moldus ne se posait même plus.

A ce moment là, j'aurais peut-être du voir ça comme un signal d'alarme.

oOo

Harry Potter relut pour la énième fois la dernière lettre d'Henry Backstage à sa femme.

«Ma chère Sally»

Pauvre homme, elle était condamnée.

«Elle est prête»

Mais Quoi? Quel était cet objet?

«...sous-estiment la puissance…»

Les sens du survivant criaient «Danger» à cette évocation. Encore la quête du pouvoir…

Mais il restait une question. Quoi que cet objet fut, il était quelque part à l'heure qu'il était. Le Masque? Peu probable. Si c'était le cas, le chaos serait déjà tombé sur le monde des sorciers et ainsi l'Ombre Blanche ne se serait pas souciée de Sally Backstage. Quelque chose disait à Harry que le Masque ignorait où l'objet se trouvait. Si seulement il pouvait mettre la main dessus avant lui…

Mais il avait retourné et retourné la question dans sa tête. Rien, absolument rien ne laissait deviner l'endroit ou l'objet pouvait se trouver. Si le Masque s'en était pris à la femme d'Henry, elle devait le savoir, ou au moins apporter des informations sur le sujet. La deuxième hypothèse mettait en cause le Ministère. Ce dernier avait devancé l'Ombre blanche et s'était emparé de l'objet avant lui. Mais où l'aurait-il placé? La solution la plus simple qu'Harry puisse trouver était le Département des Mystères. Mais à ce moment là, Brandy était forcément au courant. Pourquoi décidait-il de ne rien dire?

«…Les membres de la Brigade Ministérielle m'ont annoncé qu'ils viendraient dans deux heures…»

Cela collait avec la lettre, mais encore une fois quelque chose clochait. Comment l'Atout avait-il su exactement quand frapper? Pourquoi? Comment?

Les questions s'entrechoquaient dans sa tête depuis maintenant plus de trois semaines. Tourner en rond le rendait nerveux et agressif. Il posa brutalement le papier sur la table de la cuisine dans laquelle il se trouvait et entreprit de se faire un café fort. Au moment ou le liquide tomba dans la tasse blanche, la porte de la pièce s'ouvrit laissant apparaître une silhouette en blouse blanche, les cheveux relevés en arrière.

- Harry.

Ginny Weasley posa ses achats sur la commode d'entrée et s'avança près de celui qui partageait sa vie. Le Survivant la regarda comme il avait perdu l'habitude de le faire. Ses longs cheveux roux, presque rouges, ses yeux bleus saphir, il avait l'impression de les avoir oubliés, comme effacés. Son obsession pour le Masque l'avait privé des plaisirs de la vie qu'il avait pu avoir avant. Il soupira bruyamment et désigna l'amas de papier posés sur la table, près de sa tasse, témoins de ses recherches acharnées.

- J'y arrive pas, Ginny, J'y arrive pas.

La rousse avança une main rassurante et la posa sur l'épaule d'Harry.

- Patience. Vous trouverez. Appuies-toi sur les autres, ce n'est pas un travail que tu dois accomplir seul…

- Si, il le faut! Personne n'a vécu ce que j'ai vécu répliqua le Survivant.

La main se retira, Ginny crispa les lèvres.

- Être Auror signifie travailler en équipe. Lorsque tu auras compris cela, alors tu avanceras.

Sur ces mots elle sortit de la cuisine sans jeter un regard en arrière.

Harry sentit la colère le gagner. Cette «Ombre Blanche» s'insinuait partout, allant jusqu'à lui faire perdre la confiance de celle qu'il aimait.

Il pensa aux autres. Gwen, blessée, Drago et Ron, attendant quelque chose, et Neville…

Il se rassit brusquement, renversant au passage la tasse de café serré. Cette dernière se brisa et son contenu se répandit sur la lettre. Poussant un juron, il fondit sur cette dernière et se précipita vers une serviette, tandis que le liquide noir coulait goutte à goutte sur le carrelage.

La lettre imbibée avait la consistance du papier mâché. Le café avait coulé sur certains mots, les effaçant à demi mais du coup, en faisait ressortir d'autres. Le Survivant fronça les sourcils. Au milieu d'un paragraphe couleur marron foncé à cause du liquide, un mot avait été épargné, et il luisait, telle une révélation.

«...De revoir mon fils aussi.»

«…fils.»

Harry Potter se retourna brusquement et fonça vers la porte d'entrée.


Over ! Piste relancée ;)

En espérant que cela vous ait plu, il faut toujours des chapitres de transition, malheureusement.

N'ayez crainte, l'auteure sarcastique avec ses remarques poignantes sera de retour dans le prochain chapitre.

Je vous dit, à bientôt, j'éspère.

Nut'

ps : J'ai attribué une musique au passage ou Neville et Gwen se mettent à danser. C'ets pourquoi je vous propose d'écouter "Les jours tristes" du film Amélie Poulain, que vous pourrez trouver sur . See you.

pps : Ginny de ma première fiction apparaît dans ce chapitre. j'ai pas pu résister, désolée :P