Bonjour à tous.
Cela fait très longtemps que je n'ai pas mis de suite à cette fic (a vrai dire ça fait bien 3 ans... ^^'). Suite à plusieurs reviews dans lesquelles on me demandait une suite, je tente de m'y remettre, avec cette fois l'aide de Ode, qui me conseille et m'aide pour la correction (jusqu'à maintenant j'écrivais et je postais sans jamais me relire, alors forcément y'avait des fautes). En tout cas merci à elle ^^
Je dois vous prévenir que comme cette fic date pas mal, elle ne prend pas en compte les 2 derniers tomes. Au moment où j'ai imaginé la suite, j'ignorai totalement ce que J.K Rowling nous préparait pour la suite (enfin si vous avez lu ma fic depuis le début, vous l'aurez déjà remarqué... c'est plus un rappel pour moi là alors... enfin bref lol)
APRES 3 ANS D'ATTENTE VOIS LA SUITE !!! (Mieux vaut tard que jamais hein ? c'est bien ce qu'on dit)
POV Harry :
Toujours en compagnie de ses amis, Harry quitta le terrain de Quidditch afin de se préparer pour le match auquel il allait devoir jouer. Il n'arrivait pas à croire qu'il avait été pris… Il aurait bien plus préféré que, au contraire, ce soit l'autre qui soit choisi.
- Oh allez, Harry ! Arrêtes de râler ! C'est super ! J'ai toujours su qu'un jour tu serai attrapeur dans une grande équipe ! Et quelle meilleure équipe que celle d'Angleterre ? Tu vas nous massacrer ces français, hein, dis ?!
Le sourire du jeune homme revint en entendant son ami parler avec autant d'enthousiasme, tout en marchant main dans la main avec Hermione qui le guidait, malheureusement toujours handicapé par ses yeux.
- C'est vrai que je devrai être tout excité Ron, mais… J'ai l'impression que ça a été une grosse erreur que de faire ce petit casting…
- Pourquoi ça Harry ? Tu aimes jouer au Quidditch, non ?
- Oui, Hermione, mais… Je n'arrête pas de penser à la dernière fois où on a été à un match comme celui-là… Et si ça recommençait ? Et je ne sais pas si tu as remarqué, mais Lucius Malefoy est ici...
- Vraiment ? Non, je ne l'ai pas vu…
- Et bien moi si. Quand nous nous sommes dirigés vers le stade, je l'ai vu avec Crabbe et Goyle senior…
- T'inquiètes vieux ! Qu'est-ce qu'ils peuvent te faire ? Ils ne savent pas qui tu es, non ? Qui pourrait imaginer que dernière ce magnifique jeune homme au longs cheveux noirs et portant le nom de James Parker se cache Harry Potter en personne ?
- Tout le monde Ron, si tu continues de parler à haute voix !
- Oups… Désolé Har… James !
Hermione se mit a rire avec les deux garçons alors qu'ils arrivaient devant la grande tante où tous les joueurs de l'équipe devaient être en train de se changer. Ils passèrent le rideau qui servait de porte et furent aussitôt accueillit par un homme en robe rayée rose et jaune, qui devait être l'arbitre du match.
- James Parker, c'est ça ? Demanda t-il en s'avançant vers eux.
- Oui, c'est moi…
- Bonjour ! Je suis Fidelus Goldberg ! L'arbitre ! Josh Stewart m'a dit qu'il t'avait recruté pour aujourd'hui ! On t'as mis des habits de côté, j'espère qu'ils seront à bonne taille. Allez-y ! C'est le vestiaire numéro 2.
Harry remercia l'homme et se dirigea vers le vestiaire en question. Il y vit sur un banc sa tenue de Quidditch identique à celles de Poudlard, mais d'une couleur bleue marine particulièrement foncée. Hermione laissa Ron avec Harry tendit qu'il se changeait, préférant les attendre dehors, où elle vit le professeur Rogue passer devant elle.
- Professeur ! Appela-t-elle.
Celui-ci s'arrêta et tourna la tête. Lorsqu'il la vit, il se dirigea à pas lents vers elle :
- Où est Potter ? Demanda t-il aussitôt.
- Dans la tante !
Rogue regarda la tante un moment et dit :
- La tante des joueurs de Quidditch ?
- Oui ! Il a été choisi au poste d'attrapeur ! Pour remplacer celui qui est blessé ! Il le fait pour Ron, ça lui redonne le sourire… Personnellement ça ne me plait pas plus que ça…
- Vous êtes une bande de malades.
- Je vous demande pardon ?
- C'est complètement inconscient de faire ça ! Et si quelqu'un le reconnaît ?
- Oui, Harry a aussi eut ce doute… Il a vu Lucius Malfoy avec Messieurs Crabbe et Goyle.
- Oui, j'ai vu Draco et sa bande de copains était avec lui… Monsieur Zabini doit aussi être là… D'ailleurs, plusieurs Mangemorts sont ici. J'en ai vu ici et là…
- Oui… Mais peut être que personne ne reconnaîtra Harry ! Il est méconnaissable !
- Encore heureux… Mais ne parlons pas trop vite, tout peux arriver ! Ah ! Potter ! Mais enfin vous perdez l'esprit ! S'exclama t-il en voyant Harry sortir, habillé de sa tenue de sport, accompagné du grand roux.
- Quoi ?
Mais le professeur n'eut pas le temps de répondre que Fidelus Goldberg sortit de la tante :
- Ah ! Monsieur Parker ! Parfait ! Je vois que votre habit vous va à ravir ! Mais il reste un petit détail !
Il sorti sa baguette et fit disparaître la casquette du brun.
- Hey ! Qu'est-ce que vous faites ?!
- Ne vous inquiétez pas ! J'ai mis votre casquette dans votre vestiaire ! Le port d'un chapeau est interdit lors d'un match !
- Mais…
- Pas de mais ! C'est ainsi ! Rendez-vous dans 10 minutes au terrain !
Puis il partit dans son affreuse robe jaune et rose en direction du stade.
- Mais j'ai besoin de ma casquette…
- Alors là c'est le bouquet ! S'exclama Severus ! Nous voici avec un Harry Potter censé être incognito, mais qui se balade avec une cicatrice plus que visible !
- Peut être qu'avec quelques mèches de cheveux…
- Potter, pendant le match, vos cheveux voleront au vent ! Ca ne cachera rien du tout ! D'ailleurs, en parlant de cheveux qui volent au vent… vous devriez les attacher !
- J'ai ce qu'il te faut, Harry ! S'exclama Hermione tout en sortant une petite boîte noire de sa poche.
- Qu'est-ce que c'est ? Demande le brun.
- Du maquillage !
- Oh non, pas ça ! Gémit le brun.
- Excellente idée Granger ! Allez-y ! Appliquez donc votre machin sur sa cicatrice et cachez la du mieux que vous pouvez ! Dit le professeur de potion.
- Pitié, non, pas ça…
- Fais pas ta chochotte, James ! Tu verras, ça fait pas mal…
- Très drôle Hermione ! C'est un truc de fille ça !
- Justement, ça ne devrait pas trop de déranger, toi, dit la jeune fille en sous-entendant ce qu'elle avait compris dans la tante des Weasley, à savoir le penchant sexuel du garçon.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Oh, rien, répondit-elle avec un petit sourire en coin.
Les 3 minutes qui suivirent furent passées avec des gémissements plaintif tandis que la jeune fille appliquait son maquillage sur le front du garçon, attirant quelques regards curieux de passants.
- Voilà ! Tu es belle à croquer comme ça !
- Hermione, dit encore un truc du genre et tu passeras un mauvais quart d'heure !
Roque se mit face au jeune homme et regarda avec satisfaction le travail de la jeune fille.
- Parfait ! On ne la voit plus du tout !
- TOUS LES JOUEURS DE QUIDDITCH SONT ATTENDUS SUR LE TERRAIN. LE MATCH VA BIENTÔT COMMENCER. JE RÉPÈTE. TOUS LES JOUEURS DE QUIDDITCH SONT ATTENDU IMMÉDIATEMENT UR LE TERRAIN !!!
Harry avala difficilement la salive restée coincée dans sa gorge. Dans moins d'une demi-heure maintenant, il allait voler avec les plus grands joueurs de l'équipe d'Angleterre contre celle de France. Dans moins d'une demi-heure, il allait jouer devant un public bien plus impressionnant que celle du petit terrain de jeu de Poudlard, 4 fois plus petit que celui qui se trouvait à quelques mètres de lui, dans moins d'une demi-heure, il allait devoir affronter le regard d'une dizaine de Mangemorts venus assister au match… Décidément, il regrettait vraiment d'avoir accepter de passer ce petit casting.
- Har… James ? Ca va ? T'es tout pâle…
- Oui, oui, Hermione. Ca va, c'est juste que je commence sérieusement à stresser…
- C'est normal, vieux ! Mais crois-moi, comme à chaque fois, une fois que tu te retrouveras là-haut sur ton balai, tu oublieras bien vite la boule que tu as au ventre et tu vas t'éclater comme un fou ! Et puis, James, je crois en toi ! Vraiment ! Je sais que tu vas gagner ! L'encouragea Ron.
- Merci. Tu as raison. Ca va bien se passer. Tout va parfaitement bien se passer, dit le brun tout en avançant avec les trois autres en direction du stade.
POV Draco :
Marchant fièrement vers son père, Draco, suivit de ses amis, essayait de cacher sur son visage son étonnement. Une voix à l'intérieur de lui disait que ce n'était pas une très bonne idée… Une voix qui semblait plus qu'inquiète… Plus que paniquée… :
« - Ne fais pas ça Draco ! Ne lui dit rien, je t'en pris !
- Qui êtes vous ?
- Tu le sais très bien. Mais ce n'est pas le moment de se présenter, ne dit rien à ton père, je t'en supplie.
- Ah oui ? Et pourquoi je ne le devrait pas ?
- Crois-moi, un jour viendras où tu le regretteras ! Tu le conduit tout droit à sa perte !
- C'est bien ! C'est exactement mon but, figurez-vous !
- Que tu penses… Mais crois-moi, tu changeras bientôt d'avis ! En attendant cesse de marcher , fais demi-tour et ne dit rien !!
- Je sais pas qui vous êtes mais vous commencer à m'énerver !
- Tu sais très bien qui je suis !
- … Serais-tu l'ange dont m'ont parlé mes amis ?
- Un point pour toi !
- Vous n'avez pas été éliminer par le Seigneur Noir ?
- Oui, c'est ce que je lui ai laissé croire. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour qu'il me laisse en paix. Je reviendrai quand il m'aura définitivement oublié.
- Je vois…Et bien, ange ou pas, je vous demande une chose : fichez le camp de mon esprit !
- Pas tant que tu ne te seras pas décidé à renoncer !
- …
- Draco ?
- … »
Continuant de marcher, Draco avait préféré ignorer la voix qu'il entendait.
- Ah ! Draco ! Te voilà enfin. Qu'avez-vous fait durant tout ce temps ?
- On a regardé l'entraînement des joueurs… L'attrapeur est tombé. Il ne jouera pas.
- Oui, j'ai entendu cela tout à l'heure. Ils on trouvé un autre joueur pour le remplacer, d'après ce que j'ai entendu. Un garçon bien jeune. Ton âge, si j'ai bien compris.
- Oui, on a assisté au casting, pour voir qui avait été choisi. Et…
Draco se retourna pour regarder, avec de grands yeux ronds, son meilleur ami, Blaise.
- Bah quoi ? On été venu pour dire ça, non ?
- Oui, mais…
« - Ne lui dit pas, je t'en pris ! Tu vas le tuer ! Et tu t'en voudras toute ta vie d'en être le responsable !
- Mais… Et ma mission ?
- Ferme les yeux pour aujourd'hui… seulement pour aujourd'hui !
- Fermer les yeux ? Je…
- Draco ! Ne fais pas ça !
- Bon…très bien, je ne… »
- Mais quoi ? Demanda son père.
- C'est Potter qui a été choisi !
« - Mon Dieu, non, pas ça… Murmura la voix paniquée de l'Ange dans la tête de Draco.
- Désolé, ce n'est pas moi, je…
- Je sais… Au moins, cette fois, tu ne seras pas responsable de ce qui arrivera…
- Pourquoi ? Qu'est-ce qui va se passer ? De quoi parlez-vous ?
- Du passé…Enfin, plutôt de ton futur…
- Je ne comprends pas…
- Je dois y aller.
- Non, attendez, répondez-moi d'abord !
- …
- L'ange ?
- … »
- Potter, vraiment ? Murmura Lucius Malfoy… Intéressant… Crabbe ! Goyle ! Zabini, venez avec moi !
Lucius, suivit des trois autres adultes, partirent en direction des tantes, laissant sur place leurs fils, et les deux jeunes filles.
- Draco ? Pourquoi tu m'as regardé comme ça ? Il fallait pas que je parle ou quoi ?
- Si… Si, tu as eu raison…
- Vraiment ? Ça en a pas l'air.
- Non, je t'assure, t'as bien fait. Et puis c'est vrai, si on est venu là, c'était pour le dire…
- Mais ?
- Il n'y a pas de mais !
- Oh ! Drakichou ! A ta tête, on voit bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas !
Draco regarda tous ses amis les uns après les autres, même le petit Xavier… D'après ce qu'il voyait, ils semblaient tous s'inquiéter.
- C'est que… Vous allez peut être trouver ça bizarre… Mais en chemin, j'ai entendu… une voix dans ma tête.
- Une voix ?
- Oui. Celle de l'ange.
- Mais… Le Seigneur Noir ne l'a pas détruit ? Demanda Goyle.
- D'après ce qu'il m'a dit, c'est ce qu'il lui aurait laisser croire pour avoir la paix… Apparemment, il attend qu'il l'est oublié pour revenir me voir…
- C'est merveilleux Draco ! Il va pouvoir tout te raconter une fois de plus ! Tu retrouveras la mémoire.
- Oui… Il y a des choses que j'aimerais comprendre…
- C'est sûr ! Comme la bague, par exemple ?
- Oui, entre autres… En tout cas, une chose est sûre… Il ne fallait absolument pas prévenir mon père de la présence de Potter.
- Ah bon ? Et pourquoi ? Questionna Blaise.
- Je… Il m'a dit que ça le conduirait à sa perte…
- Et bien ? Ce n'est pas ta mission, justement ?
- Je lui ai dit la même chose… Apparemment, je serai responsable du désastre qui arrivera.
- Qu'est-ce qui va arriver ? Demanda Pansy.
- Je sais pas ! S'il vous plaît ! Arrêtez avec vos questions ! J'en sais pas plus que vous ! Je suis perdu ! Complètement perdu ! D'un côté on me demande de tuer Potter, de l'autre je dois l'aider ! Je sais pas ce que je dois faire, ni qui croire, qui écouter…
Les autres se turent. Draco semblait réellement perdu, cela ne faisait aucun doute.
- Écoutez, il faut que je vous avoue quelque chose…
Tous le regardèrent attentivement. Ce qui allait se dire maintenant semblait être important, d'après le sérieux de l'expression qu'avait pris le préfet des serpentard.
- Je n'ai jamais voulu être Mangemort. Ni avant, et encore moins maintenant.
- Quoi ?! Mais Draco, tu nous a toujours dit que…
- Oui, Goyle, c'est vrai. Je l'ai toujours dit. C'est ce que mes parents attendaient de moi… Mais moi… Non, je voulais pas. Maintenant c'est trop tard…
- Attends, pourtant tu nous disais qu'il était hors de question de suivre Dumbledore.
- Oui, et je le pense toujours. Personnellement, je ne veux suivre aucun camp. Je me suis toujours refusé de suivre Dumbledore et ses idées de fou, ainsi que son toutou de Potter… cependant, je ne veux pas non plus être un de ces lèches-cul de Mangemorts…
A présent, tous regardaient Draco de façon bizarre. Personne ne savait quoi dire au blond qui semblait pourtant attendre une réaction de leur part. Finalement, Pansy brisa le silence.
- Draco… Je… Moi aussi.
- Pardon ?
- J'ai toujours dit que j'admirai les Mangemorts, que j'était pressée de les rejoindre. Mais c'est faux. En réalité… J'ai peur.
- Pansy…
- Draco ?
- Quoi, Crabbe ?
- Nous non plus, on n'a pas envie de les rejoindre.
- Vous deux ? Crabbe et Goyle ? Arrêtez ! Vous m'avez toujours dit que c'était génial et que vous m'admiriez pour les séances d'entraînement que je suivais…
- Oui… Pour faire comme toi… On fait toujours tout comme toi…
- Vous êtes tous en train de me dire que vous ne voulez pas être Mangemorts ? Millicent ? Blaise ?
Millicent lui fit un petit sourire d'excuse et secoua la tête en signe de négation. Seul Blaise ne disait rien. Au contraire, il regardait le sol et semblait mal à l'aise.
- Blaise ? Toi, tu veux l'être ?
- Non… Souffla faiblement le brun.
- Alors… Pourquoi tu réagis comme ça ? Demanda Pansy.
Cependant, Zabini ne semblait pas vouloir répondre, et contre toute attente, c'est son petit frère, Xavier, qui pris la parole :
- Demain c'est l'anniversaire à mon grand frère !
- Oui, ça je sais ! S'exclama Millicent. D'ailleurs Blaise, tu vas voir, je t'ai acheté un super cadeau !
- Millicent, laisse le petit parler. Continu. Lui ordonna Draco.
- Bah, mon papa il a dit à Blaise que tu vas voir, demain je t'offrirai le plus beau cadeau que je puisse t'offrir.
- C'est à dire ?
- Bah, après maman elle a dit qu'il sera très beau avec ce tatouage et qu'il seront fiers de lui.
- Quoi ?! Blaise ? Toi aussi ils vont t'y obliger ?
Blaise répondit par un signe de tête. Il releva la tête et on put y lire la peur sur son visage.
- J'y survivrai pas, Draco… Je survivrai pas à ces entraînements. Je… Je suis bien moins puissant que toi… Et je suis nul en duel. Je le sais… Mes parents me conduisent tout droit à ma mort.
- Dit pas ça, tu y arriveras ! S'exclama Goyle en donnant une tape dans le dos de Blaise, qui fit un bon mètre en avant sous la force du coup.
Draco lui, ne disait rien. Il était livide. Ce que Blaise disait, c'était vrai… Il était nul en duel. Si ce n'est pire que ça. Il était une bête en potion, en métamorphose… Mais pour ce qui était défense contre les forces du mal et enchantements… C'était une catastrophe.
- Draco ?
- Oui ?
- Qu'est-ce que tu voulait nous dire en nous disant que tu ne voulait pas être Mangemort ? Demanda Blaise, qui visiblement, ne voulait plus que l'on pense à son problème.
- Ah euh… Je voulais vous demandez… à votre avis… Qui est-ce que je suis ? Est-ce que je dois faire confiance à l'ange d'après vous ?
- Moi je pense que oui, dit Pansy. Il sait ce qui va se passer apparemment. Si il vient du futur comme tu dis. Si il y a quelqu'un qu'il faut écouter, c'est lui.
- Je suis d'accord, ajouta Millicent, cependant… je suivrai aussi le Seigneur Noir. Il ne faut pas qu'il remarque que tu ne le suis pas.
- Donc, si je te comprend bien… Je dois lui livrer Potter… Et protéger Potter en même temps ? Potter ? Mon pire ennemi ?
- Oui, enfin, aide-le juste aujourd'hui. Apparemment, il ne faut pas qu'il lui arrive quelque chose…
- Oh, oui, et mon père ? Qu'est-ce qu'il dira ?
- Il ne faut pas qu'il te voit…
- Ca sera difficile. Dit Blaise qui n'avait plus dit un mot depuis tout à l'heure. Il demandera forcément à Draco de l'aider… C'est obligé…
- Dans ce cas, Drakichou, je ne vois pas ce que tu peux faire…
- TOUS LES JOUEURS DE QUIDDITCH SONT ATTENDUS SUR LE TERRAIN. LE MATCH VA BIENTÔT COMMENCER. JE RÉPÈTE. TOUS LES JOUEURS DE QUIDDITCH SONT ATTENDU IMMÉDIATEMENT UE LE TERRAIN !!! S'exclama une voix dans le ciel, provoquée par un sortilège d'amplification.
- On a plus le temps de réfléchir… on doit aller dans les gradins.
- On verra bien ce qui arrivera…
POV Harry :
- Tout le monde a compris ? Tout le monde à son balai ? Vous êtes tous prêts ?
- OUAIS !
Harry, qui était assis au milieu du vestiaire, regardait sans rien dire le capitaine de l'équipe préparer ses joueurs et les motiver. La boule qu'il avait au ventre devenait de plus en plus grande. Il avait la désagréable impression d'avoir avaler un ballon de basket tout entier.
- Parker ? Je ne t'ai pas entendu ? Tu es prêt à mettre une raclée à ces français ?
- Oui. Je ferai de mon mieux…
- De ton mieux ? Si tu nous fais ce que tu as fait quand on t'as choisi, ce sera déjà pas mal. En attendant, le résultat de ce match repose sur tes épaules. Ne déçoit pas l'Angleterre !
Ca y est. A présent, ce n'était plus le ballon de basket qu'il avait avaler, mais le terrain entier… Et les joueurs aussi… Et même l'arbitre. Le fait de savoir que toute l'Angleterre comptait sur lui lui avait fait perdre le peu de courage qu'il lui restait.
- C'est parti ! On y va !
Se levant et tremblant de tous ses membres, Harry saisi l'éclair de feu qu'on lui avait prêté pour le match et suivit les autres joueurs. Ils se trouvaient tous à présent devant une grande porte en bois qui menait directement au terrain. Dans moins d'une minute, celle-ci s'ouvrirait… Dans moins d'une minute… Harry allait faire un malaise, il en était sûr.
Il senti une main se poser sur son épaule, juste derrière lui.
- Harry !
Toute l'équipe se retourna et les joueurs purent voir un jeune homme aux yeux violets sourire à l'attrapeur provisoire de l'équipe.
- Harry ? Demanda un des joueurs, un dénommé Jefferson.
- Je… c'est mon deuxième prénom. Répondit au hasard Harry avant d'entraîner Erik Royans un peu plus loin.
- Dumbledore à été mis au courant que tu jouais par Rogue, et il m'en a fait part. J'ai absolument tenu à te voir, alors j'ai transplané de Pré-au-Lard jusqu'ici. Bon d'accord, j'ai pas de billet, mais je m'arrangerai pour voir le match en douce. Je voulais absolument être là pour te voir mettre une pâtée à ces français !
Harry n'avait même pas eu le temps de lui poser la moindre question que son petit ami lui avait déjà répondu à toutes celles qu'il avait en tête.
- Je te remercie. C'est gentil… Seulement, appelle-moi James. C'est le nom que je me donne en public, James Parker. Il ne faut pas qu'on sache qui je suis.
- Oups ! Boulette.
- C'est pas grave. Seulement ne l'oublie plus. En tout cas je te remercie d'être venu. Tu m'as évité de faire un malaise. Sérieux, j'allai me sentir mal si je restais encore un peu derrière cette porte !
- PARKER ! DÉPÊCHE TOI ! CA VA COMMENCER !
- J'ARRIVE ! Excuse-moi, Erik, je dois y aller. On se voit après le match ?
- Pas de problème. Bonne chance ! L'encouragea une dernière fois le jeune professeur avant d'embrasser son élève.
Harry se détacha lentement des bras de son amant et lui sourit.
- Je t'aime, lui murmura Erik.
- … A tout à l'heure ! Dit Harry en courant de nouveau vers la grande porte.
- Ah ! Parker ! Tu arrives à temps ! La porte s'ouvre !
En effet, a peine était-il arrivé que la porte s'ouvrait, laissant entendre les applaudissements et les cris des spectateurs. Harry enfourcha son balai, et en quelques secondes, le capitaine décolla, suivit des trois poursuiveurs, puis des deux batteurs. Harry lui, devait attendre que les français en fasse de même pour ensuite arriver en même temps que l'attrapeur adverse. Il le vit derrière la porte en face, de l'autre côté du terrain, et d'un simple regard entre eux, il compris qu'il était temps d'y aller. D'un même mouvement, ils décollèrent du sol et s'élevèrent au dessus des autres joueurs sur le terrain pour se retrouver au centre du stade, face à face, au dessus de tout le reste des équipes, sous les cris de joie du public.
- Ludovic Chéron ! Arbitre de l'équipe de France, et James Parker ! Qui remplace notre attrapeur qui s'est blessé cet après-midi pendant l'entraînement. Espérons que Parker saura se montrer à la hauteur, mais d'après ce qu'on a pu voir lors de la sélection, cet adolescent de 17 ans, le plus jeune joueur sur ce terrain, est vraiment doué ! Ce jeune homme à un don, Mesdames et Messieurs, c'est moi qui vous le dit ! Et croyez-moi, je m'y connais ! Le présenta l'arbitre lorsqu'il fit son entrée dans le stade.
Ron avait raison. A peine avait-il quittait le sol qu'Harry s'était de nouveau sentit dans son élément. Vraiment, rien ne valait un bon vol en ballai, et encore plus un match.
Le brun regarda dans tout les sens et vit un rang dans les gradins remplit de têtes rousses. Il sourit en reconnaissant les Weasley. Il y avait aussi Hermione, qui tenait le bras de Ron et qui lui parlait à l'oreille tout en regardant le terrain. Le rouquin semblait sourire de joie et applaudissait très fort. Bien qu'il ne pouvait rien voir, Harry savait que cela le rendait fou de joie de savoir qu'il se trouvait sur le terrain, prêt à jouer un vrai match. A ce moment là, Harry sut que finalement, il avait bien fait d'accepter. Sur le même rang, il vit aussi Dumbledore qui était venu le voir, ainsi que Rogue. Tous deux le regardaient attentivement, le regard grave. Ils s'attendaient apparemment au pire.
Harry baissa ensuite la tête et vit les autres joueurs de son équipe prêts à passer à l'action.
- Bien ! Le match va pouvoir commencer ! S'écria l'arbitre. Que chaque joueurs serre la main de son adversaire.
Le Survivant leva alors la tête et put voir son adversaire qu'il avait jusque là oublié. C'était un grand jeune homme blond au yeux bleus avec un regard suffisant.
« Malfoy bis », pensa Harry.
Ils se serrèrent la main et le blond lui lança un sourire mesquin.
« Malfoy bis, vraiment… Parfait. Le mieux, c'est d'imaginer que je joue contre lui… Comme ça, ça paraîtra beaucoup plus facile. Malfoy est tellement nul comme attrapeur que s'en ai pathétique. »
- Bien ! Vous êtes prêts ? A mon coup de sifflet, je lancerai le souaffle, et le match pourra commencer. Libérez les cognards !
Aussitôt, deux hommes ouvrirent deux boites desquelles s'élevèrent deux cognards d'un marron très sombre.
- Parfait ! QUE LA COUPE DU MONDE DE QUIDDITCH 1997 COMMENCE !!!
Et le coup de sifflet retentit. Le souaffle fut lancer, et le match commença.
POV Draco :
Installé aux côtés de son père du haut d'un des gradins du terrain de Quidditch, Draco regardait les joueurs entrer les uns après les autres sur le terrain. Il vit tout d'abord les deux capitaines des équipes de France et d'Angleterre. Pierre Durand, le gardien de l'équipe de France, était un type plutôt grand, la peau légèrement halée. Il avait des cheveux courts coiffés en pétard avec du gel et portait des petites lunettes rectangulaires. Il fit quelques saluts vers le public français qui s'était mis à hurler en le voyant entrer. Il devait être extrêmement connu là-bas, tandis que le gardien de l'équipe anglaise, Josh Stewart, s'élevait fièrement vers le ciel avant de prendre place directement au centre du terrain. Ensuite arrivèrent les poursuiveurs, avec pour la France, Justine Chardon, Martin Dufour et Annabelle Citrouille, et pour l'Angleterre, Clark MacGregor, Douglas Martin's et Ella Charpman. Draco, étant ce qu'il est, était persuadé que l'équipe qui marquerait le plus de buts serait l'Angleterre. Avec deux garçons comme poursuiveurs, ils avaient plus de chances de gagner que l'équipe de France composée de deux filles parmi les poursuiveurs. Alors qu'arrivaient les batteurs, uniquement composés d'hommes ( Alain Rabane, Brice Arnaud, Elvis Newton et Jason Wilson ), Draco senti comme une boulette dans son estomac en entendant Fidelus Goldberg, l'arbitre, annoncer les deux attrapeurs : Ludovic Chéron, et…
- … James Parker ! Qui remplace notre attrapeur qui s'est blessé cet après-midi pendant l'entraînement. Espérons que Parker saura se montrer à la hauteur, mais d'après ce qu'on a pu voir lors de la sélection, cet adolescent de 17 ans, le plus jeune joueur sur ce terrain, est vraiment doué ! Ce jeune homme à un don, Mesdames et Messieurs, c'est moi qui vous le dit ! Et croyez-moi, je m'y connais ! S'exclamait Goldberg du haut de son estrade.
- Ainsi donc, ce jeune Parker serait Potter… Mmm… Intéressant, très intéressant…
Draco se tourna vers son père et le regarda un petit moment. Lucius Malfoy avait la main placée sous son menton, signe qu'il réfléchissait, et il fixait de ses petits yeux gris-bleu le jeune Potter sur son balai.
- Père ? Pourrais-je savoir ce à quoi vous pensez ?
- Je réfléchi au meilleur moyen d'en faire baver Potter… Je crois… Oui. Reste ici Draco, et profite du spectacle ! Je ne pense pas revenir avant la fin du match…
Sur-ce, Lucius se leva et laissa son fils seul sur leur banc. Draco était livide. Qu'allait donc faire son père ? L'ange lui en voudrait s'il le laissait faire quelque chose de grave à Potter… Il lui avait dit qu'il allait arriver quelque chose au Survivant qui aurait ensuite de grave conséquence sur l'avenir s'il ne faisait pas quelque chose pour empêcher cela. Oui, mais quoi ?!
- ET LE MATCH COMMENCE ! Et c'est Justine Chardon, de l'équipe de France qui récupère le souaffle ! Qui le passe à Martin Dufour ! Oh ! Elvis Newton, batteur de l'équipe d'Angleterre vient de frapper sur un cognard avec une force incroyable en direction d'Annabelle Citrouille, qui l'évite de peu ! Elle vient de sauver son joli visage ! ET LA FRANCE MARQUE LE PREMIER BUT !! Avec un tir exceptionnel de Dufour ! Clark MacGregor récupère le souaffle…
- Draco ?
Draco détacha son regard du match pour se tourner vers la personne qui l'avait appelé. C'était Blaise Zabini et le reste de ses amis, le petit Xavier profondément endormi dans les bras de Pansy.
- Qu'est-ce que vous faites là ?
- On vient de voir ton père passer devant nous. Il a demandé à mon père et à ceux de Crabbe et Goyle de le suivre. Qu'est-ce qu'il voulait ?
- Attaquer Potter… Je crois…
- L'attaquer ? Pas en plein match quand même ?!! S'exclama Millicent.
- Je crois bien que si…
- Bon… Qu'est-ce qu'on fait ?
Draco regarda Blaise un petit moment avant de lui répondre :
- Je sais pas. Je n'ai aucune idée de ce que mon père à en tête. Comment pouvons-nous prévoir quelque chose ? Nous sommes que six, contre une bonne cinquantaine de Mangemorts placé ici et là dans ces gradins, tous prêts à intervenir ! Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse Blaise ? On ne peut rien faire, absolument rien.
- On peut peut être prévenir Potter ? Hasarda Pansy.
Draco considéra un instant la jeune fille avant de lui sourire :
- Effectivement, c'est une possibilité. Mais tu veux faire comment ? Brandir une banderole où sera écrit : « Attention Potter : Tu es en danger ! Sauve toi ! » ?
- Et pourquoi pas ?
- Sauf qu'au lieu de Potter, tu écris « Parker » ! Dis Goyle.
- Vous êtes malades ! Ça ne marcherait pas de toute façon ! Et mon père va se douter que c'est nous qui l'avons prévenu ! Bordel, je suis le seul qu'il est mis au courant !
Les autres semblèrent d'accord avec le fait qu'il était inévitable que Lucius Malfoy se doute que ce soit Draco qui est mis Potter au courant et préférèrent renoncer à l'idée.
- Bon, le mieux, c'est d'attendre et d'agir au bon moment.
- Je ne crois pas que ce sera nécessaire Draco. Retourne-toi.
Ce que fit le blond lentement…
POV Harry :
- ET LE MATCH COMMENCE ! Et c'est Justine Chardon, de l'équipe de France qui récupère le souaffle ! Qui le passe à Martin Dufour ! Oh ! Elvis Newton, batteur de l'équipe d'Angleterre vient de frapper sur un cognard avec une force incroyable en direction d'Annabelle Citrouille, qui l'évite de peu ! Elle vient de sauver son joli visage ! ET LA FRANCE MARQUE LE PREMIER BUT !! Avec un tir exceptionnel de Dufour ! Clark MacGregor récupère le souaffle pour le passer à Ella Charpman, qui le passe à Douglas Martin's et… Oh non ! Annabelle Citrouille récupère le souaffle en plein vol ! Elle le passe à Martin Dufour, qui tente de marquer ! va-t-il réussir une nouvelle fois ? Oui ? Et bien non ! Magnifique arrêt de Josh Stewart !
Harry n'écoutait que très vaguement les commentaires de Goldberg. Il était concentré sur son travail, à savoir la quête du Vif d'Or, jusque là introuvable. Il était vrai que le match ne faisait que commencer, mais pour il ne savait quelle raison, il espérait qu'il se termine vite. Une sorte de mauvais pressentiment.
Harry volait le plus haut sur le terrain. Après une quinzaine de minutes, il s'arrêta un moment pour regarder ce qu'il se passait en bas et autour de lui. En bas et bien… le match se déroulait normalement. La France menait maintenant de 40 points, Annabelle Citrouille venant tout juste de marquer le 4ème but, contre 3 pour l'Angleterre. Quant à Ludovic, l'attrapeur de France, il n'était pas plus avançait que lui. Lui non plus ne semblait pas trouver le petite balle d'or ailée.
Harry releva la tête et vit une tête blonde parmi la foule qui lui était familière, bien qu'elle soit de dos. Il se rapprocha un peu et pu reconnaître facilement le Prince de Serpentard à sa voix. Il était apparemment en pleine discussion avec ses camardes de classe, à savoir Blaise Zabini, Pansy Parkinson, Millicent Bullstrode, Vincent Crabbe, Gregory Goyle et un môme qui ressemblait énormément à Zabini qui dormait dans les bras de Parkinson.
« Pauvre gamin », ne put s'empêcher de penser Harry.
Il allait repartir lorsqu'il entendit son nom dans une phrase de Malfoy :
- Mais tu veux faire comment ? Brandir une banderole où sera écrit : « Attention Potter : Tu es en danger ! Sauve toi ! » ?
- Et pourquoi pas ? Lui répondit Millicent.
- Sauf qu'au lieu de Potter, tu écris « Parker » ! Dis Goyle.
- Vous êtes malades ! Ça ne marcherait pas de toute façon ! Et mon père va se douter que c'est nous qui l'avons prévenu ! Bordel, je suis le seul qu'il est mis au courant !
Harry resta sans voix. Parker ? Alors ils savaient qui il était ? Mais comment ? Et puis qu'est-ce qu'ils racontaient ? Il était en danger ? De quoi ? Apparemment de Lucius Malfoy… Mais qu'est-ce que c'était que cette histoire.
- Bon, le mieux, c'est d'attendre et d'agir au bon moment. Poursuivit Malfoy.
- Je ne crois pas que ce sera nécessaire Draco. Retourne-toi. Lui conseilla Blaise.
Harry sursauta en voyant que Zabini le regardait droit dans les yeux. Puis il vit Malfoy se retourner lentement et ce dernier eut la même expression que lui sur le visage : yeux grands ouverts, bouche légèrement entrouverte. Quoique Malfoy avait les joues légèrement rougies.
- Potter ?
- Malfoy. Je peux savoir ce qui se passe ?
Le blond sembla mal à l'aise et ne savait visiblement pas s'il devait lui répondre ou non.
Alors qu'Harry allait ajouter quelque chose, il vit une petite balle en or s'arrêter entre son visage et celui de Malfoy. Le Vif d'Or !
Il était là ! A voler sur place, semblant attendre gentiment qu'on le saisisse.
Il releva un instant son visage vers Malfoy qui lui souffla :
- Vas-y…
Au même moment le Vif repartit et Harry, ne se faisant pas prier, partit aussitôt à sa poursuite.
- OH ! PARKER SEMBLE AVOIR REPERE LE VIF D'OR ! OUI IL L'A BIEN VU ! ET CHERON SE MET EGALEMENT A LA POURSUITE DE LA BALLE DE LA VICTOIRE !! QUI DES DEUX L'AURA LE PREMIER ? PARKER EST EN TETE MAIS CHERON LE RATRAPPE DANGEREUSEMENT !! Rappelons que le match en est à 60 points pour la France, contre 40 pour l'Angleterre.
Harry essayait tant bien que mal d'attraper le Vif, mais ses pensées étaient ailleurs, elles étaient toutes tournées vers Malfoy et sa bande. Harry avait un doute sur la véracité des dires qu'il venait d'entendre. Était-ce un piège de leur part ? Harry semblait, d'après ce qu'il avait entendu, avoir compris que les Serpentard voulait l'aider. Rien que cette idée le laissait croire à une mauvaise blague. Balayant mentalement ses pensées, il essaya de se concentrer sur son objectif : attraper le Vif.
Il regarda derrière lui et vit que Ludovic Chéron était maintenant à peine à deux mètres. Regardant de nouveau le Vif, il accéléra à vitesse maximale et tandis son bras vers la petite balle. Et là, il la sentit, tremblante entre ses doigts. Il avait saisie la balle qui venait de faire gagner l'Angleterre. Mais au même moment, le ciel se fit plus noir, plus sombre, et un orage violent éclata.
Lutant contre la pluie battante qui venait d'apparaître, Harry redescendit vers le sol affin de se mettre à l'abri avec les autres joueurs, qui étaient déjà partis. Les spectateurs aussi commencer à partir en courant et criant…
En criant ? Il n'était pas normal que des gens crient ainsi de terreur à cause d'un orage.
Il leva la tête et vit Malfoy et ses camarades regarder derrière lui, puis partir en sortant leur baguette de leur poche. Il se retourna pour voir ce qui les avait fait réagir et vit… des Mangemorts. Des Mangemorts dans leurs capes noires, flottant comme lors de la dernière coupe de Quidditch. Flottant dans sa direction. N'aillant pas sa baguette sur lui, étant obligé de la laisser dans le vestiaire pour éviter toute tentative de triche durant le match, Harry voulu prendre la fuite, mais son balai refusait d'avancer.
Il regarda de nouveau ses attaquants qui s'étaient maintenant arrêté. Celui qui était en tête… Était-ce Lucius Malfoy ? Leva sa baguette et murmura une formule que le brun ne compris pas. Un énorme nuage gris se créa alors au dessus de lui, faisait surgir quelques petits éclairs. Puis le Mangemort murmura une nouvelle fois une formule…
Harry sentit une brûlure énorme au niveau de sa poitrine… Il hurla de douleur et regarda autour de lui, les yeux brillant de larmes, mais ne vit rien tellement ses yeux étaient humides… Il entendit seulement quelques éclats de rires qui s'arrêtèrent aussitôt, une autre voix venant d'en bas hurlant à l'encontre des Mangemorts. Le brun ne compris rien, la personne parlant étant trop éloignée, mais il sentit que les Mangemorts commençaient à s'éloigner. Puis, lentement, il se sentit basculer à l'arrière, et tomber dans le vide…
POV Draco :
Draco n'en croyait pas ses yeux. Potter ! Potter était juste derrière lui et d'après son expression, il avait sans doute entendu la conversation.
- Potter ? Demanda-t-il bêtement, ne pouvant s'empêcher de rougir légèrement.
- Malfoy. Je peux savoir ce qui se passe ?
Visiblement, il n'avait pas l'air très content. Mais c'était normal. Il venait de voir que certaine personnes savaient qui il était vraiment, et ces personnes ne sont sûrement pas celles qu'il aurait aimé qu'elles soient.
Mal à l'aise, Draco ne savait pas quoi répondre au brun. Il n'allait quand même pas lui dire comme ça que son père prévoyait de l'attaquer. Il trouverait ça suspect que son ennemi le prévienne du danger. Il vit alors que le brun allait ouvrir la bouche pour lui dire ce qu'il pensait mais il fut coupé par le Vif d'Or qui s'était arrêté entre leurs visages. Draco profita de cette chance pour détourner Potter de la conversation. Il leva les yeux vers Potter et lui murmura :
- Vas-y…
Potter lui lança un petit regard noir avant de partir à la poursuite du Vif qui venait de prendre la fuite.
- OH ! PARKER SEMBLE AVOIR REPERER LE VIF D'OR ! OUI IL L'A BIEN VU ! ET CHERON SE MET EGALEMENT A LA POURSUITE DE LA BALLE DE LA VICTOIRE !! QUI DES DEUX L'AURA LE PREMIER ? PARKER EST ENTETE MAIS CHERON LE RATRAPPE DANGEREUSEMENT !! Rappelons que le match en est à 60 points pour la France, contre 40 pour l'Angleterre.
N'écoutant pas les commentaires, Draco se tourna vers ses amis :
- Bordel ! Blaise, tu pouvais pas me le dire plus tôt qu'il était juste derrière ?!
- Excuse-moi, Dray, je n'en savais rien, je ne l'avais pas vu avant.
- Laisse tomber. On ferait mieux de suivre le match, mon père peut arriver d'un moment à l'autre.
- Ok, je regarde vers le sol pour être sûre de bien voir quand ton père arrivera, Draco ! S'exclama Pansy tenant toujours le petit Xavier dans ses bras.
Draco lui, ne regardait qu'une seule personne : Potter ! Il avait beau faire celui qui était énervé de l'avoir vu devant ses amis, il n'en restait pas moins troublé. Il s'était senti rougir à l'instant même où il s'était retrouvé face à face avec le brun. Par Salazar ! Qu'il avait changé ! Draco ne pouvait pas le nier, il était devenu… incroyablement sexy ! Avec ses longues mèches de cheveux qui lui tombaient devant les yeux et… Ses yeux ! Sans ses affreuses lunettes rondes, on pouvait mieux voir à quel point ses yeux verts étaient magnifiques. Pourquoi Diable le brun le laissait-il dans cet état ? Il était complètement hypnotisé et son cœur battait plus vite que la normale.
- OUAIS ! On a gagné ! L'Angleterre à gagné ! Potter l'a eut !!
- Je savais pas que tu étais pour Potter, Blaise ?
- Oh ! Ça va Millicent ! Je suis pour l'Angleterre, par pour ce type !
- Fermez-là ! Regardez le ciel ! Qu'est-ce qu'il se passe ?
- T'inquiète Draco, ce n'est qu'un orage ! Répondit Goyle en levant son gros derrière de sa chaise pour se pencher vers le terrain. N'empêche que ton père n'a pas l'air de venir, le match est fini, et il n'y a toujours rien…
- Goyle ! Il se passe quelque chose, là ! Ce n'est pas normal cet orage ! C'est un coup de mon père !
- Là Draco ! S'exclama Pansy en donnant Xavier à son frère aîné et en pointant du doigt une masse noire qui s'approchait de Potter. Il y a quatre Mangemorts dans le ciel !
- C'est mon père ! Venez, on y va !
Draco se précipita vers les escaliers et les descendit quatre à quatre, suivit de toute sa bande. Il fallait qu'ils fassent vite ! Sinon son père allait le tuer ! Et ça, il ne le voulait pas ! Pour la simple et bonne raison que, de un, Voldemort le lui a demandé vivant ! Et c'était déjà une excellente raison ! Et de deux, l'Ange lui a bien fait comprendre qu'il ne devait rien lui arriver !
Il entendit, alors qu'il arrivait en bas des marches, des coups de tonnerre de plus en plus forts.
- Dépêchez-vous !
- Draco ! Attends !
Draco s'arrêta et se retourna pour voir Blaise tenter de calmer Xavier qui pleurait à chaudes larmes dans ses bras.
- QUOI ?!
Il n'avait pas voulu crier, mais il n'arrivait pas à maîtriser la peur qu'il ressentait à ce moment là.
- Xav' a une peur panique de l'orage. Je…
- Ok, va le mettre à l'abris. Tu n'as qu'à transplaner chez moi ! Prends un Portauloin. On se retrouvera plus tard !
- Pas de problème, merci mec !
Draco lui fit un rapide signe de tête, puis incita les autres à le suivre sur le terrain.
Au moment où ils y arrivèrent, ils virent un éclair d'une taille impressionnante jaillir du nuage énorme que son père avait créer et atteindre le Gryffondor en pleine poitrine. Il couru alors aussi vite qu'il le put et une fois à niveau de son père, il lui hurla :
- Père ! Arrêtez ! ARRETEZ IMMEDIATEMENT !
Lucius Malfoy, qui était pris d'une crise de rire avec les autres Mangemorts, cessa et se baissa pour regarder son fils, l'air surpris.
- Le seigneur noir m'a demandé, A MOI, de le lui ramené vivant ! C'est mon devoir, père ! Pas le votre ! Alors cessez immédiatement ! C'est à moi de le faire, pas à vous !
Lucius regagna le sol avec les autres et dit à son fils :
- Il est vrai. Soit ! Disons simplement que nous avons fait cela dans l'unique but de nous amuser un peu ! C'est une sorte de façon que nous avons pour remercier Potter d'avoir fait remporter l'Angleterre.
- Quels beaux remerciements, père. En attendant, nous ferions tous mieux de rentrer au Manoir. Des gens vont bientôt venir voir ce qui se passe.
- Très juste. Allons-y !
Les Mangemorts transplanèrent en même temps, puis chaque Serpentard sorti de sa poche un petit Portauloin. Ils partirent les uns après les autres et Draco se retrouva bien vite le seul sur le terrain. Avant de partir, il leva la tête vers Potter et le vit basculer dans le vide, inconscient. Au même moment, il entendit plusieurs voix derrière son dos, ce qui signifiait que des gens arrivaient dans sa direction…
POV Harry :
- Il se réveille !
- Chut ! Ne faites pas trop de bruit !
- Est-ce qu'il va aller bien, vous croyez ?
- Bien sûr ! Enfin, je l'espère, je ne sais pas exactement ce qu'il a reçu…
- Un éclair !
- Oui, mais je ne sais pas de quel sort il s'agit !
- Ne le brusquons pas…
- Mmm…
Toutes les personnes se turent en entendant Harry gémir de douleur, tandis qu'il se redressait dans son lit d'infirmerie. En ouvrant les yeux, il vit qu'il était de retour à Poudlard, plus précisément dans l'infirmerie de Madame Pomfresh, entouré d'une bonne dizaine de personnes.
- Harry, comment te sens-tu ? Demanda Molly Weasley, assise sur le lit d'à côté, entourée de Ginny et d'Arthur.
- Enfin, maman, comment veux-tu qu'il se sente ?
- Il doit souffrir atrocement ! Sûr ! Il va crever !
- Oh ! Vous deux, taisez-vous ! Dit Molly à l'encontre de ses jumeaux. Ne les écoute pas Harry chéri ! Ces deux imbéciles racontent n'importe quoi !
- Qu'est-ce qui c'est passé ?
- Oh Harry ! Tu as reçu un éclair en pleine poitrine ! Ce sont les Mangemorts, Harry !
Harry regarda Hermione, qui venait de lui répondre d'une voix tremblante. Il réalisa qu'elle avait les yeux rougis par les larmes et qu'elle semblait extrêmement inquiète.
- Cesse de pleurer, Mione, je vais très bien. Je n'ai pas mal du tout !
- Vraiment Harry chéri ? Merlin soit loué ! Nous avons eu si peur !
- Oui ! Hermione me raconté ce qui se passait, et même si je voyais rien ,j'étais super inquiet !
- Ce que je ne comprends pas Harry, c'est que quand nous sommes arrivés avec Dumbledore et les aurors, tu étais allongé au sol, ton balai posé à côté de toi ! Comme si quelqu'un t'avais installé là, impossible de croire à une chute de près de 30 mètre de haut ! Dit Arthur Weasley.
Harry plissa les yeux, réfléchissant. Que s'était-il passé au stade ? Il était en train de chercher le Vif d'Or, la France était en tête avec 60 points… Et puis…
- Malfoy…
- Malfoy ? Harry, pourquoi tu parles de lui ? Demande Hermione.
- Il était au stade, et, je ne sais pas comment, mais il m'a reconnu. Je l'ai entendu parler à ses amis, il disait… Il disait qu'il voulait me prévenir d'un danger mais qu'il ne savait pas comment me le dire sans que je trouve cela louche…
- Harry… t'es en train de dire que Malfoy voulait t'aider ? T'as rêvé vieux !
- Non, Ron, je te jure. Quand il a vu que j'avais tout écouté il est resté figé. Et puis après, quand les Mangemorts se sont approchés de moi, je l'ai vu qui partait en courant vers les escaliers avec ses amis, ils ont sortis leurs baguettes… y'avait un enfant avec eux…
- Harry…
- Vous savez, je me demande… Je me demande si celui qui m'a aidé n'est pas Malfoy…
- Oh, mon Dieu ! Ta chute t'as bousillé le cerveau, mec !
- Ron !
- Pardon maman, mais quand même ! Malfoy qui sauve Harry ? Et puis quoi encore ! Il m'a rendu aveugle cet enfoiré !
- Ron ton langage…
- Oh c'est bon !
Ron croisa les bras, fronçant les sourcils, semblant visiblement très en colère. C'est à ce moment précis que la porte de l'infirmerie de Poudlard s'ouvrit avec fracas lorsque celle-ci cogna contre le mur, laissant apparaître un dénommé Erik Royans, visiblement très inquiet.
- Harry ! S'exclama celui-ci en se précipitent vers son amant, ignorant royalement les regards étonnés des rouquins qui étaient dans la pièce, et celui d'Hermione Granger. Harry, tu vas bien ? Par Merlin ! J'ai cru t'avoir perd…
- Je vais très bien, professeur Royans. Je vous remercie de vous inquiéter ainsi pour moi. Répondit froidement le brun, repoussant d'un bras son professeur qui recula doucement en regardant son élève tristement.
- Professeur ? Demanda Ron. C'est un de tes professeurs particuliers ? Vous enseignez quoi ?
- Le combat, répondit Royans en fixant toujours Harry, son regard étant passé de l'inquiétude à la déception et à la colère. Ce qu'Hermione ne manqua pas de remarquer.
- Génial ! Ça c'est le genre de truc que j'aimerai apprendre ! S'enthousiasma le roux.
- Je pourrai t'apprendre quelques trucs plus tard si tu veux, quand tu auras retrouver la vue. Hermione aussi si tu veux ? Proposa Harry.
- Hum ? Oh, oui… Oui ça serait bien de connaître deux ou trois choses là-dessus…
La jeune fille regardait toujours le professeur particulier d'Harry, se demandant un instant pourquoi cet homme s'était jeté sur le blessé de la sorte, de façon si… elle ne savait pas quel terme utiliser… Mais il semblait que cet homme soit proche d'Harry. Peut être même plus que ça…
De son côté Harry, lui, était plus que gêné. Il avait était surpris de voir son amant entrer de la sorte dans l'infirmerie et se jeter dans ses bras… S'il ne l'avait pas repoussé, celui-ci l'aurait pris dans ses bras, et ce devant toute la famille Weasley et Hermione. Et il n'était pas prêt pour ça. D'accord, Hermione était au courant pour son homosexualité, mais les Weasley eux, non. Et même si elle était au courant, il imaginait déjà très facilement ce que lui dirait son amie si elle apprenait qu'il était avec Royans : « Mais enfin Harry ! C'est un professeur ! Tu ne peux pas ! C'est très mal ! Tu as beau être majeur maintenant, il n'empêche qu'un professeur ne peut en aucun cas sortir avec son professeur ! Tu pourrais le faire renvoyer ! Ou pire ! TU pourrais être renvoyé ! » Ou du moins, ce serait quelque chose dans ce goût-là…
Cependant, au vu du regard que lui lancé son amant à ce moment là, Harry était conscient qu'il l'avait blessé. Il se sentait mal à l'aise. Il aurait aimé le prendre dans ses bras lui aussi. Où lui prendre la main pour le rassurer, mais il ne s'en sentait pas capable. Pas maintenant. Pas dans un moment pareil. Et surtout, pas comme ça…
- Bien. Si tu vas bien, alors c'est parfait. On se revoit donc au prochain cours, dans deux jours.
Harry leva les yeux vers Royans, qui s'était déjà retourné et se dirigé vers la porte.
- Professeur… ?
- Au revoir.
Sur ces paroles, Erik sorti, et referma la porte en la claquant encore plus fort que lorsqu'il était arrivé.
- Et bien, Harry mon garçon, cela m'a tout l'air d'être un professeur assez particulier, dit madame Weasley en rigolant.
- Oui… Il l'est…
- Un professeur particulier particulier ? S'amusa Fred.
- Allons, m'man ! Ton jeu de mot est complètement nul !
- Enfin George, je n'avais aucune envie de faire un de vos jeu de mot ridicule ! Je faisais juste remarquer qu'il se comporter bizarrement. Il arrive inquiet, et repars furieux !
Un silence suivit ces paroles, mais fut rapidement interrompu par l'arrivée d'une autre personne.
- Professeur Dumbledore ! Bonjour ! Comment allez-vous ?
Albus Dumbledore, habillé d'une longue robe rouge en velours, sourit à Arthur Weasley et lui répondit que tout allait pour le mieux.
- Cependant, je dois retourner cette question à Harry ! Comment te sens-tu ?
- Je vais bien.
Le brun avait répondu froidement, sans accorder le moindre regard à son directeur, préférant fixer une petite araignée qui tissait sa toile dans un coin de mur de la pièce. Il avait bien conscience que le vieil homme s'inquiétait réellement pour lui, c'était plus fort que lui, il ne parvenait pas à lui pardonner la mort de Sirius.
- Peut être pourrais-tu m'expliquer ce qui s'est passé au moment de l'accident, Harry ?
- Et bien, j'ai été attaqué par des Mangemorts, ils m'ont lancé un sort qui a fait que j'ai était frappé par la foudre, et je suis tombé. Fin de l'histoire.
- Je vois… Cependant, lorsque nous sommes arrivés, tu reposé sur le sol totalement indemne, ton balai reposant sagement a tes côtés. Pas le moindre signe d'une chute…
- Oui c'est exactement de cela que nous parlions avant d'être interrompu ! S'exclama Ron. On s'est dit que forcément, quelqu'un avait aidé Harry, et lui il pense, mais alors je dois vous prévenir vous allez en tomber à la renverse, professeur, lorsque vous saurez, que celui qui a pu l'aider serait Malfoy !
- Malfoy ? Lucius ?
- Non, non, Draco ! N'est-ce pas là une idée totalement farfelue ? Ce sale petit Mangemort junior ne peut pas avoir fait ça, hein ?
Le directeur ne répondit rien pendant un moment, réfléchissant à cette possibilité, mais arrêta bien vite.
- Quoiqu'il en soit, finit-il par répondre, le plus important est de voir qu'Harry n'a rien, et j'en remercie la personne qui l'a aidé, peut importante qui elle soit ! Mais maintenant, Harry, tu devrais te reposer encore un peu. Je prierai tout le monde de bien vouloir sortir. Pompom, je compte sur vous pour veillez sur lui, ajouta-t-il à l'infirmière avec un regard appuyé, signifiant « et évitez qu'il ne se sauve encore une fois de cette pièce ».
Les Weasley se levèrent donc, Ron soutenu par sa petite amie, puis chacun vint dire au revoir à Harry, le laissant seul avec madame Pomfresh et Albus Dumbledore.
- Je pensais que tout le monde devait sortir.
- Ne t'inquiète pas Harry, je vais sortir dans quelques instants, mais avant cela, j'aimerai que tu me dises… Penses-tu réellement que cela puisse être monsieur Malfoy qui t'es sauvé ?
- Franchement, oui. C'est lui qui m'a prévenu qu'il allait se passer quelque chose et… Quand j'ai été attaqué, je l'ai vu se précipité hors des tribunes avec ses amis… Alors je me dis que peut être ils sont venus pour m'aider… Mais Ron a raison, c'est ridicule, lui et moi, on se déteste depuis toujours, me voir mourir c'Est-ce qu'il souhaite depuis toujours, alors je doute qu'il soit venu m'aider en fin de compte.
- Je vois… Mais cela expliquerai beaucoup de choses… comme le fait que celui qui vous ait sauvé l'est fait devant les Mangemorts sans que ceux-ci ne protestent.
- Comment savez-vous cela ?
- Et bien nous sommes arrivés extrêmement vite sur le lieux de l'accident, et quand nous sommes arrivés, il n'y avait personne avec toi. Ni Mangemorts, ni personne d'autre qui aurait pu te sauver. Tout le monde semble avoir disparu au moment où nous allions arriver…
Harry ne répondit rien, il trouvait cela de plus en plus compliqué. Les Mangemorts n'auraient pas laissé Draco le sauver, quand bien même si c'est vraiment lui qui lui a porté secours. Mais si quelqu'un d'autre avait essayé d'intervenir, alors il aurait été tué sur place avant d'avoir le temps de lever sa baguette…
- Bon, et bien je vais te laisser… Repose toi bien.
Sur ces paroles le directeur sorti, laissant le pauvre Harry seul avec une madame Pomfresh bien déterminée à lui faire avaler une infâme potion orange qui faisait de drôles de « plop » et qui laissé dégager une désagréable odeur de viande crue…
POV Draco :
Montant silencieusement les nombreuses marches de l'escalier de marbre du manoir familial, Draco Malfoy écoutait la discussion qu'avait son paternel avec ses amis, leur masque de Mangemorts en main :
- Décidément, Potter est quelqu'un de bien distrayant. Il était si facile de l'attaquer.
- Haha ! Et en plus le sort qu'on lui a lancé risque fort de nous divertir par la suite !
- Bien sûr qu'il était facile à attaquer, il n'avait pas de baguette…
- Qu'est-ce que tu as dit Draco ? Demanda Lucius en se retournant sur son fils.
- Rien…
Soupirant d'ennuie, le blond prévint son père qu'il se rendait à sa chambre en compagnie de ses amis qui étaient toujours présents et qui le suivaient sans dire un mot.
- Très bien, vous autres, allons à mon bureau.
Draco regarda son père s'éloigner avec les autres Mangemorts, puis fit signe aux Serpentards de le suivre. Ils entrèrent dans la chambre spacieuse du prince des Serpentard où ils s'installèrent tous dans des fauteuils de cuir de dragon vert.
- Alors, Draco ? S'enquit son meilleur ami, Blaise Zabini. Raconte ! Qu'est-ce qu'il s'est passé après mon départ ?
- Et bien… j'ai d'abord demandé à mon père de cesser. En prétextant que ce n'étaient pas à eux, mais à moi d'agir contre Potty. Et ils sont rentré tous simplement. Ensuite vous autres, vous avez utilisé vos Portauloins, ajouta-t-il en regardant tour à tour ses autres amis. Là j'ai… j'ai entendu des gens arriver, alors je vous ai rejoins.
- Potter s'en ai sorti alors ?
- Je pense que oui.
Le blond se sentit soulager de voir que personne n'avait remarqué le temps d'arrêt qu'il avait marqué en racontant son histoire. Il avait hésité à dire ce qu'il s'était passé ensuite, une fois que tout le monde était parti. En réalité, cela ne s'était pas du tout passé ainsi.
« Au moment où il entendit des vois venir au loin, il leva les yeux vers Potter et le vit basculer dans le vide, inconscient.
- Dépêchez-vous ! Harry a besoin de nous ! S'exclama une vois que le blond reconnu comme étant celle d'Hermione Granger.
Draco était comme pétrifié. Les amis de Potter arrivaient, sûrement accompagnés par de nombreux secours, et Potter aller bientôt se fracasser au sol. Il devait fuir, oui, mais avant…
- Levicorpus ! S'exclama-t-il en pointant le brun de sa baguette.
Le corps d'Harry s'arrêta de tomber a une dizaine de mètres au dessus du sol. Il était temps ! Il tombait à présent au ralentit et le blond se précipita vers lui, et le rattrapa de ses bras. Il déposa délicatement le jeune homme sur le sol, tendit que son balai se posait de lui-même a ses côté, une fois avoir était décharger de son propriétaire.
- Potter…
Draco regardait le brun allongé à ses côté. Merlin qu'il était beau. Le blond n'en revenait pas de penser une telle chose de son ennemi, mais il ne pouvait pas nier la vérité. Harry Potter était passé du petit garçon gringalet à l'affreuse monture de verre à une espèce de dieu grec. Sans s'en rendre vraiment compte, il lui caressa la joue, puis repoussa les quelques mèches de cheveux qui barraient ses yeux, collées par la pluie qui ne cessait de tomber. Le brun lui, ne bougeait pas. Pris d'un doute, Draco posa sa main droite sur le cœur de brun, afin de vérifier s'il battait toujours. S'est alors qu'une chose étrange se passa. La bague qui était toujours au doigt du jeune homme, qu'il ne pouvait retirer, se mit soudainement à briller, après être entrer en contact avec le sauveur du monde sorcier. Une lumière bleue, vive. Draco s'écarta du corps du Gryffondor en regardant la bague, qui perdit de son éclat pour redevenir normale.
- Qu'est-ce que…?
- Tu ferais mieux de partir.
Le blond sursauta en entendant une voix derrière son dos. Il se retourna et se retrouva nez à nez avec un homme tout de blanc vêtu, et qui possédait de longs cheveux argentés.
- Draco, va t-en maintenant !
- Vous êtes… ne seriez-vous pas cet ange qui m'a parlé dans ma tête tout à l'heure, quand j'allais annoncer à mon père que Potter était ici ?
- Oui.
- On m'avait dit que vous aviez disparu…
- Je ne suis jamais parti. Je suis resté avec toi, à l'intérieur de cette bague. Bien que tu m'ais oublié, je ne pouvais me permettre de m'éloigner.
- La bague ? Mais, quand j'ai touché Potter, elle est devenue bleue !
- Oui, ne t'inquiète pas pour cela, je t'en expliquerai la raison, de nouveau… J'ai pris soin de bloquer le temps quelques instant, cela te laisse le temps de fuir les lieux avant que les amis d'Harry n'arrivent…
- Pas avant que vous ne m'ayez expliquer. C'est quoi cette lumière ?
- Je n'ai pas le temps pour cela…Le mieux serait de faire une transmission de souvenirs…
- Pardon ?
L'ange ne répondit pas et avança précipitamment vers le blond. Rapidement, il pris son visage entre ses mains, et plaça son front contre celui du blond.
- Ferme les yeux… lu chuchota-t-il.
Draco, qui était pétrifié face à leur soudaine proximité, tremblait de tous ses membres, mais obéit. C'est alors qu'une foule d'image et de paroles défilèrent dans son esprit. Un ange dans un miroir… Un drôle d'homme aux cheveux frisés avec une moustache lui empoignant le bras, faisant ainsi briller la bague du blond de la même lumière bleue… une discussion avec l'ange dans sa chambre à propos d'une âme sœur… l'apparition du seigneur noir dans son rêve, puis le sort d'oubliette…Et une autre multitudes d'images concernant Potter…
Draco senti l'ange se détacher de lui et le regarder, l'air inquiet.
- Tu vas bien ? J'espère n'avoir pas était trop brusque. Je n'ai pas le temps de tout te raconter, le mieux était de te rendre tes souvenirs de cette façon…
Draco le regardait également. Il se souvenait, oui… Il était censé aider Potter…Le plan de jouer l'amitié avec les Gryffondor… Il était censé être l'âme sœur de Potter…Potter !
Il se retourna et vit que le jeune homme était toujours inconscient.
- Ne t'inquiète pas, il va bien. Maintenant, rentre vite. Je viendrais te voir cette nuit. Mais fuis maintenant ! Je ne peux maintenir le temps en suspend que pour quelques minutes.
- Je… très bien. Merci !
Draco ne perdit plus une minute et retourna au Manoir Malfoy le plus rapidement possible, où tous les autres l'attendaient.
C'était ainsi que les choses s'étaient passées. Non seulement il avait sauvé Potter, mais en plus il avait récupéré ses souvenirs de façon plutôt inattendue. Ainsi l'ange ne l'avait pas quitté. Cela explique la conversation qu'il avait entendu de ses parents concernant la bague. Ils avaient dit que si la bague était toujours à son doigt et qu'il n'arrivait pas à la retirer, c'était que soit l'ange était toujours là, ce qu'ils avaient douté, soit que l'anneau avait était ensorcelé. Ils avaient opté pour la deuxième solution, mais tout compte fait, l'ange avait toujours était là. Il attendait seulement une raison valable de revenir. Cet incident avec Potter devait en être une.
Draco savait également que ses amis étaient au courant pour l'ange, mais il ne voulait pas leur dire qu'il l'avait revu ce soir, et qu'il était censé venir plus tard dans la nuit, sinon, nul doute qu'ils feraient tout pour rester ici afin de le voir, ce qui bien sûr dissuaderait l'ange de venir ici. Il préféra éviter de le mentionner afin de se débarrasser rapidement de ses camarades.
- Draco ? Tu rêves ?
- Hein ?
Draco regarda autour de lui et fut surpris de voir que tous le regardaient. Apparemment, il avait loupé ce qui se passait autour de lui.
- Euh… oui ?
- Bah Draco, on te disait que tu as eu de la chance de ne pas te faire remarquer par les potes de Potter ! Imagine qu'ils t'aient vu, tu aurais été dans de beaux draps !
- Oui c'est vrai… Oh ! Mais dites ! Il est déjà une heure du matin ! Je tombe de sommeil moi ! Vous devriez rentrer ! En plus, regarde Blaise, ton pauvre petit frère dors debout !
- Hein ? Ah ! Oui, Xavier… Tu as raison, je vais le ramener à la maison… Mais dis, tu as l'air bien pressé de nous voir partir…
- Bien, je suis mort, les gars. J'ai très envi de dormir… Répondit le blond en émettant un long bâillement.
- Oui, oui… N'en fais pas trop quand même ! J'ai compris le message, je m'en vais ! Dit Blaise en souriant, remarquant bien que son ami voulait être seul au plus vite.
- Bon, bah je vais y aller aussi alors ! Tu viens Milli ?
Pansy se leva, accompagnée de son amie, puis se dirigea vers la porte.
- A demain, Drakichou !
- A demain, mec ! Dit Blaise en lui faisant un clin d'œil, Xavier dormant dans ses bras, suivit des deux gorilles, tout en sortant de la chambre.
Draco soupira de soulagement en voyant qu'aucun n'avait cherché à rester plus longtemps et se laissa tomber sur son lit.
- Ne t'endors pas. Toi et moi, on a un tas de choses à se dire, murmura la voix de l'ange, tendis que celui-ci se tenait devant le lit du blond, les bras croisés, son regard d'argent posé sur le jeune homme…
Voilà... Normalement ça devrait bien suivre ce que j'avais fait avant ^^
S'il y a un problème, n'hésitez pas à me le dire ;)
Bon bah à la prochaine suite je ne sais pas quand... Je vais tenter de faire plus vite cette fois quand même.
PtiteNinine.
