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Chapitre 3: Prends ta douche et attends moi.
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- Putain mais t'es complètement con ou quoi!!
Je viens à peine d'ouvrir les yeux que déjà tu t'acharnes sur moi... Tu me regarde d'un air complètement paniqué. On pourrait presque croire que tu as vraiment eu peur pour moi, mais c'est certainement ta princesse, notre princesse, qui t'a supplié d'aller me chercher.
- Et me répond pas surtout! Tu pourrais au moins me remercier, sinon tu serais encore en train de crever dans cette impasse!
- Merci...
- Mais pourquoi tu t'es barré bordel! Fallait bien un mec comme toi pour aller se balader tout seul en pleine nuit!
- J'étais pas vraiment ne train de me balader, disons que je rentrais chez moi parce qu'une certaine personne m'a très bien fait comprendre qu'elle ne voulait pas me voir...
- J'ai jamais dit ça! Je t'ai juste dit que tu devais oublier Reira et arrêter de lui tourner autour.
- Je pense que t'as oublié un petit passage de ton magnifique monologue...
- Ah, ça? Me dit pas que t'es partis de faire casser la gueule juste parce que je me suis un peu amusé avec toi?
- Je suis pas partis me faire casser la gueule... Je me suis fait casser la gueule... Nuance!
Tu ne me réponds pas, tu te contentes de me regarder.
On se regarde en chien de faïences.
Pendant combien de temps, je ne pourrais le dire..
Trente secondes? Cinq minutes? Une heure? Deux heures? Peut importe, pour moi, cela dura une éternité...
Une éternité où mes yeux si clair s'opposaient radicalement avec les tiens, sombres et froids.
- Pourquoi tout est si compliqué? ...
Tu te lèves, et tu me laisses seul.
Encore une fois...
Je ne comprends par ce que tu as voulus dire...
Mais te le demander ne serais pas plus utiles, car toi non plus tu n'as pas l'air de comprendre...
Ce que je sais, c'est que tu ne me dis pas tout...
Tu m'as ramené dans une chambre d'hôtel, une suite.
Je suis allongé dans un grand lit double places, les épaisses couvertures molletonnées me recouvrent jusqu'au torse.
Quelqu'un a nettoyé mes plaies, qui sont désormais recouvertes d'un bandage.
Près de la penderie, sur une chaise, il y a ton manteau.
Tu va donc revenir avant la fin de la nuit.
Sur l'horloge, il est indiqué 3 heures du matin.
Je n'arrive pas à dormir, à vrai dire, je n'ai même pas essayé.
Je t'attends.
Finalement, tu reviens plus rapidement que je ne l'aurais pensé...
Tu refermes délicatement la porte de notre chambres derrière toi.
Puis, tu t'enfermes dans la salle de bain.
J'entends l'eau coulée dans les canalisations, apparemment tu te douches.
Tu n'as pas verrouillé derrière toi, alors moi, je me lève et je me dirige dans ta direction.
J'ai comme l'impression de pas faire quelque chose de très poli, mais à vrai dire, je m'en fous.
J'entre...
Une épaisse vapeur se diffuse dans la pièce, et puis je te vois.
Tes deux mains posées contre le mur en carrelage tu t'appuis sur tes deux bras tendus et tu reste là, immobile, la tête penchée en avant, tes longs cheveux mouillés encadrant ton visage.
Tu ne m'as pas vu, pas entendus, alors je reste là à t'observer.
Je m'assois sur une chaise et croisant les bras sur le dossier, j'admire le spectacle que tu m'offres.
Les gouttes glissent le long de tes muscles si finement dessinés.
Tu te décides enfin à te redresser et mettant du savon dans tes mains, tu commences promptement à te laver.
Peu à peu la mousse recouvre ton corps, et tu te dévoiles complètement à moi.
J'admire chaque courbes de ton corps, j'inspecte le moindre centimètre carré de ta peau.
- Tu peux pas t'imaginer à quel point j'ai envie de toi...
Tu te retournes très vivement et tu me fais face.
Merde!
On dirait bien que j'ai pensé à voix haute!
J'aurais pas put me taire!!
Non mais quel con je fais!!
J'ai peur de ta réaction...
Tu as éteint le jet d'eau et tu me regardes.
- Je peux savoir ce que tu fais là?! On t'a jamais appris les règles de politesse ou quoi?
- ...
Je détourne mon regard et, anxieux, je mordille l'anneau qui transperce ma lèvre.
- Mais bon, maintenant que tu es là, autant en profiter. Ramènes toi, je dois changer tes pansements.
J'ai un peu de mal à saisir... Je t'observe à ton insu et toi, tout ce que tu trouve à me dire, c'est qu'il faut changer mes bandages?
Alors, timidement, je m'avance vers toi.
- Allez, dépêche, je vais pas te manger!
- Je n...
Tu m'attrapes par le bras et tu m'attires contre toi.
Mon cœur bat à deux cents à l'heure.
Je suis sûr que toi aussi tu peux l'entendre tellement ses battements résonnent dans tout mon corps.
Le sang me monte aux tempes, je dois être ridiculement rouge.
- Finalement, j'ai bien envie de te goûter quand même.
M'immobilisant toujours les deux bras et me faisant face, tu entreprends de me lécher la joue.
C'est absurde comme réaction, mais je pleure.
- Ta.. Takumi, arrêtes!
- Mmh, je voudrais bien, mais on dirait que mes hormones me disent le contraire...
Tes lèvres se rapprochent et tu m'embrasses.
J'ai chaud, très chaud, trop chaud.
Je t'autorise l'accès à ma bouche, et nos langues se mêlent dans un tourbillon sensuel.
Tes mains m'ont libéré de ton étreinte et parcourent désormais librement mon dos, frissonnant sous ton passage.
Je ne comprends pas ce qui m'arrive, tout est flou dans ma tête, mes reins me brûlent.
Je me retrouve plaqué contre le mur, actionnant au passage la douche.
Qu'est-ce qui t'arrives Takumi? Tu me détestes, non?
Alors pourquoi est-ce qu'on est en train de s'embrasser fougueusement dans une douche?
Je ne vais pas dire que ça me déplait, bien au contraire...
Mais j'avoue que la tournure des évènements me semble bien étrange...
Tu mets fin à notre baiser, mais moi je n'ai pas envie. Ma main se faufile dans tes longs cheveux et agrippe ta nuque, te plaquant à nouveau contre moi.
Enfin, haletant, j'arrêtes mes caprices et je te regarde.
- Tu es tellement beau...
- Oui, je sais.
Nos corps se séparent et, attrapant une serviettes de bain au passage, tu quittes la salle de bain.
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J'ai eu un peu de mal à écrire ce chapitre, mais je suis plutôt satisfaite du résultat
La suite dès que possible!
Et n'oubliez pas l'auteure au passage ;p
Eolys-chan
