L'étoile du recommencement: L'année du rat
Disclaimer: Rien ne m'appartiens de Harry Potter. 'Mais maman? je l'ai trouvé dans un livre. Est-ce que je peux le garder?'
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S/H
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chapitre 2
La petite famille était restée à l'école dont l'infirmerie contenait tout ce dont Alex aurait besoin pour aller mieux. Les lits y étaient aussi spécialement ensorcelé pour s'adapter à l'état physique du patient. Severus passa toute la première semaine au chevet de son fils, utilisant la salle de bain de l'aile pour se rafraichir et se changer, et appelant les elfes de l'école pour faire venir leurs repas dans l'infirmerie.
Les premiers jours avaient été douloureux pour les deux. Alex fuyant les contacts physiques autant que ses mouvements réduits le permettaient. A chaque fois qu'il avait failli tomber du lit, Egal apparaissait et le retenait, le protégeant toujours. Egal était une bénédiction. Parce que Severus avait permis qu'il fasse parti de leur famille, Alex se laissait s'attacher à l'homme qui semblait prêt à tout pour lui. Y compris à lui offrir un protecteur digne de ce nom. Egal n'avait pas dit ce qu'il avait fait à l'agresseur de l'enfant. Mais son air satisfait avait suffit à convaincre Alex qu'il ne le verrai jamais plus.
Severus qui avait osé demander des précisions, regrettait l'avoir jamais fait. Il ne parvenait pas à imaginer le quart de ce que l'elfe avait fait subir à l'homme. Il était partagé entre dégout à certaines punitions, et parfait contentement que l'être ait eu ce qu'il méritait. Il n'aurait jamais pensé qu'un elfe puisse être aussi vicieux. Il aurait du savoir qu'un appel à jugement était suffisamment grave pour provoquer ce genre de réaction.
Severus donna une liste d'achats à Egal. Des vêtements et de la fourniture pour une chambre d'enfant au manoir des Rogue. Alex n'avait rien de son ancienne vie. Sa malle et ses affaires en tant que Harry Potter étaient restées chez les Dursley. Et même s'il ne pouvait pas encore bouger et aller visiter sa future maison, Severus voulait que tout soit prêt pour leur retour... bien qu'il soit conscient que cette visite serait reportée à l'été suivant. Son fils aurait besoin des deux mois à venir pour rétablir sa santé et il lui faudrait rester dans un environnement rassurant, qu'il connaissait. Quoi de mieux que le château qu'il considérait comme sa maison.
Egal, malgré son ancien manque de goût qui semblait avoir changé après avoir bu la potion, avait su choisir la garde robe de Alex à la perfection. Les couleurs allaient du bleu au vert, au noir. Quelques tons argentés, des robes de cérémonie en cas de soirées habillées. La totalité constituée de longs pantalons cargots et de petit shirts et chemises, accompagnés de robes sans manches noires portant toujours un phénix argenté brodé sur le col chinois et autour de la taille. Egal s'était même acheté un petit uniforme d'un pantalon noir et d'une chemise avec un phénix cousu sur tout le devant du haut et sur les jambes du bas.
Ne souhaitant pas laisser son fils seul dans le château, Severus écrivit aux gobelins pour demander la venue du gardien de ses fortunes. Les coffres des Rogue avaient été gelés par le ministère après qu'il ait été jugé coupable d'appartenir aux mangemorts. Même l'assurance d'Albus qu'il était un espion n'avait jamais été prise au sérieux. Les coffres des Prince, la famille de sa mère, étaient sous la garde des gobelins qui les avaient protégés vicieusement à cause de l'ancienneté de la lignée et du respect qu'elle avait su donner aux gobelins. Lorsque la créature chargée des deux fortune arriva avec le plus grand sourire qu'on lui avait vu depuis des décennies, Severus eut la confirmation que le nom de son fils avait pris sa place à la tête des deux maisons, comme il l'avait déclaré dans le sort d'adoption. Bien sûr personne ne saurait jamais que c'était une adoption ni d'où venait vraiment Alexandre. Quand le père sorcier ne reconnaissait pas l'enfant, ce dernier n'apparaissait pas dans les papiers officiels ou les tapisseries familiales. Il serait facile de faire passer l'apparition soudaine de l'enfant dans les documents pour la reconnaissance d'un père qui jusque là ignorait tout de lui. Il ne cacherait pas ce que Alex avait vécu et dirait que sa mère était morte le même jour que l'agression, laissant son nom dans son testament.
Le gobelin annonça donc joyeusement à l'enfant méfiant qu'il était à la tête des deux familles et avait total accès aux deux fortunes. Qu'il ne lui restait qu'à accepter les bagues des lignées pour prendre ses fonctions. Severus lui assura que le gobelin veillerait sur les capitaux et assurerait leur prospérité. Le gobelin, Horgal, offris comme avis qu'il devrait prendre son père comme conseillé, car cela le libèrerait de l'autorité du ministère auquel il répondait afin de rester hors d'Azkaban, la prison des sorciers. Même le gardien officiel du maître de potion n'aurait plus aucun pouvoir sur lui. Severus s'étonna alors, demandant si Dumbledore ne pourrait vraiment plus le garder comme professeur sans son accord.
Horgal confirma que le jour où Severus voudrait quitter sa place, il le pourrait. Cela finit de convaincre Alexandre qui saisit les bagues et les passa à sa main gauche.
L'une était en or blanc avec un P d'ambre. L'autre était du même or blanc avec une fiole minuscule en son centre, contenant une goutte de sang du fondateur de la lignée Rogue la faisant ressembler à un rubis.
Les bijoux le reconnurent comme maître et s'adaptèrent à ses doigts. Alexandre déclara alors son père comme conseillé des deux familles. Libre, Severus voulait tout de même enseigner, car il espérait trouver un apprenti dans les prochaines générations d'élèves. Il n'y avait pas de meilleurs moyens que d'avoir un accès direct aux enfants pour découvrir la perle rare. Il savait que Alex ne pourrait plus toucher à des potions parce que sa respiration avait été touchée par ses récents problèmes. Il ne pouvait pas supporter une longue exposition aux fumées des potions.
Alexandre était surtout heureux de pouvoir rester à Poudlard qu'il aimait réellement. Il devrait se refaire des amis, et peut-être éviter son ancienne bande, mais il aurait une chance d'être un enfant.
Horgal avait immédiatement vu l'état de l'enfant et en avait compris la provenance. Voyant la fragilité et la nécessité d'avoir un tuteur privé pour apprendre à maîtriser sa magie, il proposa l'un de ses employés sorciers qui souhaitait se rapprocher de sa famille après certain évènements des deux dernières années. Il s'avéra qu'il s'agissait de Bill Weasley dont le frère et la soeur avait échappé deux fois à la mort et dont il voulait s'assurer qu'ils s'étaient vraiment remis. Il ne demandait qu'une seule année, mais les gobelins avaient trop grande utilité de ses talents pour le laisser partir même en congé sabbatique. Tandis que s'il était engagé à Poudlard comme tuteur pour Alex, les gobelins pourraient l'appeler pour les urgences et ils s'assuraient en même temps du bonheur de deux de leurs meilleurs clients. Les Prince et les Rogue étaient extrêmement précieux à la banque.
Severus rassura son fils sur l'aîné des Weasley. Le jeune homme était très capable et très protecteur des enfants. Il avait cette caractéristique généreuse que semblait avoir tous les Weasley, et était plus que capable d'éviter les blagues des jumeaux Fred et Georges. Ce sur quoi Alexandre éclata de rire, imaginant toutes les années où l'homme avait du être soumis à ces blagues de ses frères.
Horgal et Severus échangèrent un regard victorieux devant cette nouvelle amélioration de l'esprit de l'enfant.
Le départ du gobelin fut un peu triste pour Alex qui s'en était fait un étrange allié et ami. Néanmoins il avait avec lui son père et Egal. Il n'était pas seul. Il espérait, à force de se le répéter, qu'il finirait par y croire et avoir confiance en sa nouvelle vie. Ne plus avoir peur de n'être que dans un rêve.
La seconde semaine avait vu Alex sortir de son lit d'hôpital et commencer à marcher dans les couloirs, soutenus par son elfe de maison. Pendant que son père replaçait les potions avec lesquelles il l'avait soigné. L'enfant dormait toute la matinée, regagnant son énergie. Mangeait à 12h, marchait pour une demi heure et regagnait le fauteuil de l'infirmerie placé devant une fenêtre ouverte. Vers 15 heure son père venait le chercher et le portait dans le parc du château. Là, étendu sur une couverture et abrité sous un chapiteau de quelques mètres, il faisait une longue sieste ou lisait, et parfois écoutais son père raconter des histoires incroyables sur le monde sorcier.
La troisième semaine, Severus inclut une heure de natation pour entraîner ses jambes qui avaient perdues leur force. La pieuvre géante avait participé en bloquant les autres créatures avec ses tentacules, créant un petit bassin pour les deux sorciers. Alex avait eu du mal au début, d'autant plus qu'il ne portait rien de plus qu'un short de bain. Mais Severus et Egal avaient su le convaincre que la présence de vêtements ne changeait pas l'avis d'un monstre qui décidait d'une victime. Et dans le monde sorcier personne ne s'en prendrait à lui de cette manière. Finalement Alex avait passé une semaine entière à apprendre à nager. Surprenant Severus par le fait qu'il n'avait jamais eut l'occasion de prendre des cours (Egal avait plus d'une fois maudit la famille incapable de Harry Potter). Le père et le fils s'étaient beaucoup rapprochés. Severus offrant la sécurité et la promesse d'une famille. Alexandre acceptant tout simplement tout ça, étant le fils dont Severus voulait plus que tout à présent.
Ils avaient été surpris une après midi par la venue de plusieurs hiboux officiels portant des copies des documents enregistrant Alexandre comme fils de sang de Severus et tête des lignées Prince et Rogue. Les papiers rendaient impossible pour qui que ce soit de douter des liens de sang entre les deux. Personne ne pourrait penser que Alexandre avait été Harry Potter.
La quatrième semaine relâcha Alex de son confinement dans l'aile de l'infirmerie. Son père l'emmena dans ses quartiers des donjons et lui montra le cadeau de Poudlard pour l'accueillir: le château avait ouvert l'un de ses murs et fait monter des escaliers ressemblant à ceux du bureau du directeur, quand vous posiez les pieds dessus il montait pour vous, ce qui allègerait les efforts que Alex devrait faire. D'autant plus que l'enfant ne verrait plus d'amélioration dans ses jambes, et qu'il devrait marcher avec un canne toute sa vie. Malgré le prix qu'avait demandé la potion d'adoption alors que sa magie était en train de le tuer, Alex ne regrettait rien. Qu'est-ce qu'un corps parfait si vous n'êtes pas aimés? Et il avait trouvé ce bonheur, finalement.
En haut des marches magiques, une pièce d'étude s'ouvrait en un ovale parfait. Les fenêtres se trouvait un étage au-dessus de la pelouse du parc, juste en face du lac. Des étagères de livres dans des domaines variés s'étendaient sur les deux murs perpendiculaire à la porte. L'une était interrompue par un espace avec un bureau, l'autre par une autre ouverture qui menait à un appartement privé. Une chambre aux couleurs vertes et eau et possédant une vaste salle de bain avec une baignoire de la taille d'une piscine dans le sol, et une douche et des lavabos en marbre blanc. Severus rit de l'étonnement de l'enfant et plaisanta sur l'idée que le château avait eu, disant que Poudlard voulait absolument le faire nager plus. Alex frappa le bras de son père légèrement, cachant son sourire de son mieux.
Ce n'est qu'à la cinquième semaine que les choses prirent un nouveau tour. Heureusement Alexandre était guérit moralement et physiquement autant qu'il le serait jamais. Il ne fuyait plus les contacts , et Severus pensait qu'il n'aurait presque aucun recul face à d'autres sorciers. De plus en cas de problème Egal apparaissait à ses côtés comme l'éclair.
Severus était assis dans son salon, peu après que Alex soit parti dormir, lisant un livre de potions. La cheminée s'anima de ces flammes vertes annonçant un appel, et la tête d'Albus Dumbledore apparut.
"Severus, nous avons une urgence. Je vous attend dans mon bureau."
Dés que le visage s'effaça, Severus appela Egal et lui demanda de garder Alex. Puis il sortit de ses quartiers et se dirigea vers le bureau du directeur. A son entrée, le vieux sorcier était entouré de Minerva McGonnagal et des autres professeurs. Le ministre et quelques aurors s'étaient installés en attendant le dernier arrivant. Fudge protesta du temps qu'avait mis Rogue à arriver, et si on pouvait bien se dépêcher de tout régler qu'il puisse assister à sa conférence de presse.
"Merci d'être venu si vite Severus. Bien que je sois étonné de vous avoir trouvé dans l'école au lieu de votre manoir."
"C'est une longue histoire, dont je suis certain le ministre n'a pas besoin." Acceptant de donner des explications plus tard.
"Bien. Aujourd'hui, le sorcier Sirius Black s'est échappé de la prison d'Azkaban." Quelques exclamations plus tard il reprit. "D'après certaines des dernières paroles qu'il a prononcé nous pensons qu'il tentera de s'en prendre au jeune Harry Potter. Il semblerait qu'il ait eu accès à un article de journal présentant la famille Weasley qui a gagné une loterie récemment, dans lequel Ron était nommé comme ami de Harry. Etant donné que Sirius est l'un des hommes de Voldemort, le danger est trop grand pour ne pas organiser une sécurité renforcée. Le ministre se propose de nous aider."
Severus eut un instant de panique parfaitement cachée à l'idée de cet homme à la recherche de Harry, jusqu'à ce qu'il se rappelle que son fils ne risquait rien sous sa nouvelle identité. Mais son sang se glaça aux premiers mots du ministre Fudge:
"Nous allons placer des démentors dans l'école. Black ne pourra pas les affronter."
Des exclamations de colères et d'incrédulité se firent entendre avec fureur. Dumbledore arriva avec difficulté à le convaincre qu'aucun parent, ni même Lucius Malefoy, n'accepterait que les gardien d'Azkaban soient si près de leurs enfants. Ne voulant pas se mettre à dos Lucius, Fudge changea ses plans et accepta de mettre les terribles créatures à bonne distance autour de Poudlard.
Dumbledore et les autres professeurs n'étaient pas ravis de ce qu'il appelait distance, mais savaient qu'ils ne pourraient gagner plus. Severus fut le seul à tenter:
"Cela est encore trop peu. Certains de nos élèves ont de très mauvais souvenirs. Monsieur Longbottom pourrait revivre la torture qu'ont subis ses parents, où les voir dans leurs lits d'hôpital, fous et sans aucun souvenir de lui. Mademoiselle Lovegood reverrait le corps sans vie de sa mère qu'elle a découvert après l'accident dont elle a été victime... je pourrais vous donner plus d'exemple si je ne risquais pas de briser la confiance que certains élèves m'ont offert. Poster les démentors à aussi courte distance serait un crime."
"Le véritable crime est que vous ne soyez toujours pas en prison. Mais si vous voulez je peux revoir les conditions de votre liberté." Menaça le ministre.
"Monsieur Fudge! Vous ne pouvez pas!" S'exclama Dumbledore.
"ça ne marcherait pas." Déclara Rogue. "En tant que conseillé des familles Prince et Rogue, je tombe sous la loi du maître des deux lignées qui a été nommé au début de l'été. Je ne répond désormais qu'à lui. De ce fait je peux enfin demander l'administration de veritaserum que vous avez refusé par peur que je puisse prouver mes dires. Soyez sans crainte je ne citerais aucun nom de vos précieux amis. Auror, j'attends. Si l'un de vous peut être assez aimable pour me donner une potion de vérité."
L'un d'eux, enthousiaste à l'idée de pouvoir arrêter Severus s'il mentait, ce qu'il pensait être le cas, lui remis une fiole du liquide voulu. Severus absorba les trois goutes requises:
"Je jure sur ma magie qu'après avoir reconnue l'erreur de mes décisions en devenant un mangemort je suis devenu un espion de la lumière et ait remis toutes les informations que je pouvais. J'ai moi-même prévenu le directeur de l'attaque de Voldemort sur les Potter, bien que pas assez vite à mon grand regret. J'ai fais tout ce que je pouvais."
Les aurors murmurèrent de surprise. Personne n'avait jamais cru cette déclaration qu'avait fait Dumbledore au procès de Rogue. Le directeur s'empressa de leur faire prêter un serment magique de taire cette entrevue et toutes les révélations faites. Sans quoi Severus ne pourrait jamais redevenir leur espion dans les rangs des mangemorts qui se cachaient toujours. Quand Severus vit la reluctance de Fudge qui aurait bien aimé passer leur discussion à son ami Lucius, dont il juré qu'il avait pris la marque de Voldemort contre son gré, lui glissa quelques mots:
"Vous n'y aurait que des avantages Fudge. Si jamais Lucius est prouvé coupable un jour, vous pourrez toujours dire que vous avez aidé à placer un espion et ainsi vous laver les mains de tous les crimes qu'il a commis avec votre soutient aussi involontaire soit-il." Le ministre resta silencieux, sachant que Severus avait raison. Il finit donc par prêter serment à son tour. Mais refusa d'augmenter la distance de l'emplacement des gardiens d'Azkaban.
Inquiet pour la santé morale de son fils s'il entrait en contact avec ces choses, Severus se rendit compte qu'il devait parler. Alexandre savait que certaines personnes seraient mises au courant de son agression. Et si cela pouvait le protéger son fils comprendrait.
"Je crains de devoir dévoiler ce dont je voulais vous parler en privé Albus. Une fois que vous connaîtrez les faits, monsieur Fudge ne pourra plus refuser mes protestation. Cet été j'ai été contacté par les gobelins pour la lecture d'un testament. J'y ai appris que j'avais un fils de 12 ans. Cela en soi ne vous concerne pas, si ce n'est que sa mère et lui ont été agressés par des moldus aux états Unis où ils vivaient. La mère a été tuée... Mais mon fils a été violé..."
Une série de cri d'horreur l'interrompirent, avant que Dumbledore assure le silence à nouveau et l'encourage à continuer, ses yeux sans aucune étincelle.
"Il m'a fallu ces dernières semaines pour l'aider à survivre l'auto-destruction de sa magie. C'est un véritable miracle qu'il s'en soit sorti vivant. Son corps a été fragilisé et il va devoir marcher avec une canne toute sa vie. Sa respiration est saccadée s'il est en présence de fumées. Mais surtout, sa magie est erratique. J'ai réussi à régler en partie ce problème en liant Alexandre à l'un de ses elfes de maison favoris. L'elfe contrôle les accidents de magie, comme les parents le font avec tous les jeunes enfants. En l'entourant d'amour et assurant sa sécurité je lui ai aussi permis de recouvrir un certain calme. Il arrive à empêcher les émotions trop forte de le diriger. Et les gobelins ont trouvé un tuteur pour lui apprendre à utiliser sa magie comme elle est. Mais les démentors lui feraient revivre l'agression et là les résultats seraient atroces. Il pourrait bien en mourir, et vous auriez cette tâche sur votre conscience monsieur le ministre." Severus avait volontairement placé tout le poids possible sur l'homme. Conscient qu'une telle erreur aurait des conséquences désastreuses sur la carrière de Fudge. Et le ministre savait qu'il ne pouvait pas rejeter la demande du professeur Rogue. Aucun démentors ne pouvait être placé dans les environs d'un enfant victime d'une telle agression.
"Je comprends mieux votre point de vue professeur, et vous pouvez être assuré que les créatures seront largement éloignées de l'école et même du village de Pré-au-Lard. Si cela vous convient monsieur le directeur?"
"Sans aucun doute monsieur le ministre. Cette distance sera plus que convenable. Quand au trajet en train à la rentrée, il serait raisonnable d'annuler la vérification que vous aviez prévu. Je pense que le jeune Alexandre voudra faire la connaissance des élèves comme s'il faisait une rentrée normale."
"Bien sûr professeur Dumbledore. Les aurors devront suffire à la sécurité. Si vous voulez bien m'excuser, j'ai une conférence de presse à donner pour annoncer la fuite de Sirius Black. Je voulais avant tout prévoir la sécurité des enfants pour rassurer leurs familles."
Le ministre et les aurors quittèrent le bureau très rapidement. Autorisant enfin le vrai travail d'être effectué par les professeurs qui veilleraient sur les élèves pour l'année.
"Severus? As-tu besoin de mon aide pour soigner ton fils?" Se renseigna gentiment l'infirmière Poppy Pomfrech.
"Je voulais justement te voir à ce sujet à ton retour de vacance. Je ne comptais pas te contacter plus tôt parce que je n'ai eu aucun mal à utiliser les remèdes de ta réserve. Et Alexandre ne supportait pas l'idée de la présence d'une autre personne. Maintenant que je ne peux rien faire de plus pour son corps, j'espérais que tu pourrais suivre ses progrès naturels. Le château a mis une véritable piscine à la place d'une baignoire dans sa salle de bain, donc il pourra nager et exercer ses jambes. Son tuteur lui enseignera un art martial de son choix pour l'aider plus. Mais j'ai encore un peu de mal avec son alimentation. L'agression a causé pas mal de dégât... et..."
"Ce serait un honneur de pouvoir aider Severus. Quand puis-je le voir?"
"Demain matin puisqu'il dors déjà. Avant le petit déjeuner nous passerons dans ton domaine. Et puis nous te servirons d'escorte gente dame." Plaisanta Severus. Les autres surent en l'entendant aussi faussement joyeux qu'il n'allait vraiment pas bien. Severus ne plaisantait jamais autrement que cyniquement. Cela ramena la gravité de la situation sous un nouveau jour. Pourtant ils avaient tous une autre priorité.
"Si nous mettons nos idées ensemble, nous pouvons avoir créé une défense appropriée pour Poudlard avant 2 heures du matin. Si vous vous sentez d'attaque, commençons." Déclara Dumbledore.
Il avait raison. En groupe ils avaient une très grande efficacité. Ils avaient mis au point les procédures d'urgences, les balayage de sécurité, la fermeture de certains passages secrets. Ils avaient prévu de faire appel aux fantômes pour parcourir l'école et contacteraient les préfets de chaque maison pour les mettre au courant. Alors que les professeurs quittaient la réunion et rejoignaient leurs quartiers, le directeur retint Severus.
"Tu devais appeler Russard pour surveiller le château après ton départ pour tes vacances. Je suppose que puisque tu es resté tu ne l'as pas contacté. Il avait un peu peur quand j'ai appelé la réunion que je lui reproche de ne pas avoir accompli son travail, mais je l'ai rassuré que ce n'étais pas le sujet de l'entrevue. Je suis navré de savoir ce qui t'as retenu ici. Si je peux faire quoi que ce soit demande moi."
"Merci. Je passerai voir Russard avant d'aller dormir. Pour lui confirmer que je me suis occupé de tout à sa place. Les elfes de maison m'ont beaucoup aidé. J'ai eu de la chance qu'ils trouvaient ne pas avoir assez de travail. Ils ont tout fait pour que je puisse être aux côtés d'Alexandre malgré toutes les taches à accomplir. Je ne pouvais vraiment pas appeler Russard. Mon fils n'aurait pas supporté sa venue, alors qu'il était si fragile."
"Je comprends. Tu as bien agis. Va, tu as l'air épuisé."
Severus eut un sourire désabusé et partit. Il n'eut pas à rejoindre les chambres du concierge comme il avait prévu. L'homme attendait en bas des escaliers avec son chat Miss Teigne. Severus lui expliqua pourquoi il ne l'avait pas fait revenir à Poudlard et lui démontra que tout ce qui devait l'être avait été finis dans les temps. Russard n'avait pas le coeur de pierre qu'on lui prêtait. Il détestait les enfants magiques qu'il côtoyait parce qu'il n'avait pas cette magie. Il était un cracmol, un moldu né de sorciers. Ce qu'il ne pouvait pas faire était d'en vouloir à un enfant qui avait vécu plus horrible et difficile qu'il ne vivrait lui-même. Pour ne pas non plus défaire sa réputation, il se contenterai d'éviter l'enfant tant qu'il pourrait. Et s'il le croisait il le traiterait avec le respect qu'il donnait aux professeurs. Il ne pensait pas pouvoir faire mieux.
Severus rentra dans ses chambres, mais ne trouvant pas le sommeil alla veiller sur son fils. Il finit par s'allonger sur le lit et le prendre dans ses bras. Alexandre ne se réveilla pas une seconde, et ne protesta pas le mouvement. Severus avait découvert assez tôt que son fils semblait savoir qui l'approchait même en dormant. L'homme ferma les yeux et se laissa aller. Il ne reprit conscience que le lendemain avant 8 heure, sous le regard amusé de Alex qui s'était levé un quart d'heure avant et était déjà lavé et habillé.
"Alors? ça t'arrive souvent de te tromper de lit? Est-ce que je peux savoir combien de conquête tu as eu en faisant pareil?" S'amusa le petit monstre à qui Severus apprenait à ne pas craindre les remarques à caractères sexuel.
"Petit monstre! Attend que je t'attrape." Il pris son fils par la taille et se mit à le chatouiller sans relâche, quoiqu'il le laissait reprendre sa respiration régulièrement à cause de ses poumons.
C'est une famille joyeuse qui monta à l'infirmerie avec leur elfe à leur côté. Egal aidait Alex à monter les escaliers car l'enfant avait moins de mal à s'appuyer sur lui qu'à prendre le bras de son père à cause de la différence de taille. Ils discutaient encore les nouvelles de la veille que Severus avait transmis au garçon mais qui n'avait pas affaiblis sa bonne humeur quand Severus lui demanda:
"Pourquoi réagis-tu aussi bien à ce danger?"
"Je n'y réagit pas vraiment. C'est la manière dont tu m'as protégé auprès du ministre qui me touche le plus. Personne n'avait jamais essayé de veiller sur moi. Personne n'avait pris mon parti pour quoi que ce soit. Merci."
"toujours pour toi mon fils. Toujours." Répondit Severus, serrant l'épaule de son enfant. Il lui semblait qu'ils étaient ensemble depuis des siècles, et il ne pouvait absolument plus le voir comme un clone de James Potter ou comme le sauveur Harry Potter. Cet enfant était celui qui avait été caché sous tous les masques que les adultes avaient placés là. Et Severus était honoré d'être le seul témoin de la révélation du papillon.
Ils atteignirent l'infirmerie à 8h15. A leur entrée Poppy arrêta de ranger les potions dans les placards adéquat.
"Bonjour." Sourit-elle.
"Bonjour Pompom. Je te présente mon fils, Alexandre Severus prince."
"Heureuse de te rencontrer jeune homme. Prince?" S'étonna Pompom.
"Le nom des Rogue est trop associé à ma personnalité 'unique'. Je ne voulais pas lui causer d'ennuis. Et puis comme il ne sera pas un maître de potion,je pensais qu'il pourrait rendre célèbre le nom de ma mère dans un autre domaine."
Alexandre sourit et secoua la tête. Toujours heureux de voir ce côté que son père cachait si bien aux élèves. Fier d'être aussi privilégié.
"Bonjour... puis-je vous appeler Poppy... Je trouve que c'est un très beau nom."
"Et charmeur avec ça..." soupira l'infirmière. "volontiers. Peu de personnes m'appellent ainsi. Mes amis proches disent Pompom, les autres Madame Pomfresh. Même ma famille m'appelle Pompom. Je serais heureuse que tu t'adresse à moi par mon prénom. Merci d'avoir demandé. Et maintenant que les politesses sont passées, installe toi sur ce lit que je t'ausculte." Sa voix qui avait commencé doucement était devenue d'un ferme professionnel, habitué à être obéit. Alex se rappela pourquoi il l'appréciait même s'il n'avait jamais aimé les hôpitaux. La présence de son père à ses côtés les premières semaines de l'été avait fait beaucoup pour enlever sa phobie. Qui aurait pu savoir que tout ce qu'il lui fallait était une famille pour le soutenir et le veiller?
Il s'assit sur le lit le plus proche et retira avec un rien de reluctance sa chemise bleue foncée. Dessous sa peau n'avait aucune marque visible de l'agression du mois précédent. Elle n'était plus aussi pale et était même plutôt dorée due aux heures de natations dans le lac. Poppy parue ravie de ce fait avant de se lancer dans ses sorts. Elle lu avec angoisse le parchemin qui s'était rempli avec l'état du corps de l'enfant.
Severus avait raison, elle ne pouvait elle non plus le faire progresser plus physiquement. Sa jambe droite avait repris ses forces à 80 mais la droite n'en était qu'à 60. La canne resterait. Ses poumons étaient faibles. Il n'avait pas d'asthme chronique mais il pouvait avoir une crise sous certaines conditions posant des problèmes respiratoires. Il ne pourrait pas fabriquer de potions comme son père. La poussière n'était pas un problème, ce qui lui permettrait de continuer à visiter les bibliothèques. Seules les fumées vraiment fortes étaient mauvaises pour lui.
Ce à quoi elle s'était attendue mais la choqua était son aura magique. Elle était réparée et n'avait plus de morceaux s'échappant de tous les côtés, mais elle était éparpillée. Certains morceaux n'étaient pas à leur place originelle et n'y retournerait plus. Et il avait des poussées de magie accidentelle qui étaient absorbées par l'elfe de maison l'accompagnant. Même s'ils n'étaient pas l'un près de l'autre, l'énergie irait vers l'elfe quelque soit la distance. Severus avait fait tout ce qu'il pouvait.
"Tu as parlé d'un tuteur hier soir? As-tu déjà son nom? Que je puisse suivre les progrès que fera Alexandre pour gouverner sa magie?"
"Bill Weasley. Je savais que j'arriverais à te choquer en disant son nom... Il semblerait qu'il ait demandé à être rapproché de sa famille pour une année après les évènements des deux dernières années à Poudlard. Il était très inquiet pour ses frères et sa soeur. Les gobelins ne pouvaient pas lui accorder de vacances aussi longues. Ils étaient plutôt content de le mettre à mon emploi étant donné que les lignées Rogue et Prince sont parmi leurs plus important clients. Molly sera aux anges en apprenant la nouvelle. Sauf..."
"La partie où il lui dira ce que j'ai subit?" Murmura Alex.
Son père le pris dans ses bras avec tendresse? Navré que tant de personnes apprennent ce secret qui n'en était plus un.
"Si ça peut éviter de futur problèmes je veux qu'elle sache. Elle et Bill pourront menacer les jumeaux des pires mots s'ils te blessent avec leurs blagues. Tu n'es pas assez bien pour subir leurs plaisanteries. Et puis Bill remettra son plus jeune frère à sa place. Il ne m'aime pas beaucoup et pourrait vouloir s'en prendre à mon fils. Je ne veux pas que tu souffres plus Alex."
"Merci." Dit Alexandre en serrant son père en retour.
La petite famille dont Egal faisait parti, accompagna Pompom dans la grande salle où les professeurs déjeunaient déjà. Ils se tournèrent tous vers les arrivant, provoquant un recul de Alex. La main rassurante de son père le maintint à ses côtés et son regard noir aux enseignants leur fit tourner la tête.
Dumbledore se leva pour les accueillir. Il avait eu un instant de pause en les voyant arrivé. Un peu à cause de la ressemblance entre les deux, mais surtout à cause de l'aura de l'enfant. Alexandre aurait une longue route devant lui pour contrôler l'amas virevoltant de sa magie.
"Je sais qu'il est un peu tard, mais... Bienvenue à Poudlard Alexandre. Je suis heureux de voir enfin mon professeur favoris avec un enfant bien à lui. Peut-être pourra tu l'adoucir un peu."
"Ce n'est pas nécessaire. Il est parfait comme il est professeur. Je l'aime comme il est." Répondit Alex, arrachant un large sourire au directeur et une légère rougeur aux joues de son père qui ne s'attendait pas à un tel compliment.
Oui, Alexandre était vraiment bienvenue à Poudlard, pensa Dumbledore. Et malgré ses tendances à manipuler les gens, il ne pensait pas pouvoir jamais essayer avec l'enfant. Ce garçon était trop blessé pour entrer dans le jeu de la vie que les sorciers menaient. Alexandre serait laissé tranquille.
