L'étoile du recommencement: L'année du rat

Disclaimer: Rien ne m'appartiens de Harry Potter. 'Mais maman? je l'ai trouvé dans un livre. Est-ce que je peux le garder?'


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chapitre 7

En soi, ce début d'année était le plus rempli de vie et de joie que Alexandre ait jamais eu. En tant que Harry Potter, il avait du faire face aux attentes du monde sorcier. Harry Potter devait être le sauveur, l'enfant de lumière protégeant ses compatriotes, se sacrifiant pour eux. Alors Harry Potter avait été un masque, l'image que les autres voulaient voir. Cette fois-ci, en tant qu'Alexandre il était libre d'être lui. D'accord, cet enfant là était brisé et fragile, mais il était libre de l'être, d'appeler à l'aide et de demander du soutien. La possibilité de ne pas être seul était tout ce qu'avait voulu Harry Potter. Alors Alexandre était heureux. Son coeur était rempli de rêves et de rires. Les larmes coulaient souvent aussi, le soir quand la fatigue était trop forte. Le soir il pleurait serré contre son père et parfois Bill. A la table du déjeuné dans la grande salle, il s'enfouissait sous l'attention de sa grand-mère Poppy et souriait tant qu'il pouvait.

Des autres élèves de l'école il ne voyait rien d'autres que les visages aux heures des repas. Et jamais ne cherchait à savoir s'ils parlaient de lui ou le jugeaient. Passé la présentation de la première nuit, et la méditation du premier cours avec Bill, Alexandre avait commençait à gagner en confiance et en force. Son corps était lourd à la fin de leurs sessions d'exercices physiques, mais des parties grippées par l'inaction et ses blessures reprenaient vie et lui donnaient plus de liberté de mouvement. Les test pratiques de certains sorts étaient violents de par leurs résultats: des trous dans des murs de pierre, des vêtements grillés, des cheveux évitant de peu d'être rasés à nouveaux. Alexandre était heureux de dire que Bill devenait de plus en plus compétent dans ses techniques de protections. Il avait utilisé le sort qui avait fait un trou dans le mur pour créer ses propres tranchées dans le sol et s'y précipiter quand un sort hors de contrôle l'approchait. Bill courait aussi très vite... et il avait découvert qu'il pouvait toujours se cacher derrière Alexandre parce que les sorts du garçon ne se retournaient jamais contre lui. Severus avait failli avoir une crise cardiaque le jour où il était entré dans la pièce à temps pour voir Bill faire de Alexandre son bouclier humain. Il avait passé un quart d'heure à engueuler Bill avant que son fils ne réussisse à le convaincre que tout allait bien.

Donc Bill était devenu très doué pour s'échapper. Tout en continuant d'enseigner à son élève et de survivre aux blagues que ses frères et soeur lui avaient promis. Au bout de trois semaines il avait quand même réussi à engager Egal dans la guerre qu'il voulait lancer contre les jumeaux tout particulièrement. Egal était ravi de l'idée parce qu'il avait gagné un certain sens de l'humour en entrant dans la famille d'Alexandre.

Pendant ces heures d'une bataille d'esprits de leurs parts, Alexandre se reposait dans ses chambres ou dans le parc du château. Il avait découvert très vite que les élèves l'évitaient soigneusement, sûrement par peur des répercussions s'ils ne disaient ne serait-ce qu'une chose pour le contrarier. De ce que les élèves de Poudlard avaient pu voir, Alexandre avait un grand coeur et était adoré de l'infirmière Pomfresh. Albus Dumbledore qui adorait pourtant se mêler de la vie de ses professeurs restait de côté pour se voyage et observait avec humour tout ce que le jeune garçon faisait avec son père. Severus Rogue était un père à cent pour cent avec le garçon et un monstre à cent pour cent avec les élèves... oups, à 90 depuis la rentrée. Les élèves n'étaient pas encore sûrs que l'homme allait garder ce côté plus gentil s'ils osaient dire. Il n'avait pas immédiatement choisi et attaqué un première année comme il le faisait à chaque rentrée. Il leur avait laissé l'occasion de vois s'ils aimaient ou non cette matière ou s'ils étaient compétents. Severus devait admettre qu'il avait découvert trois talentueux élèves qu'il aurait autrement abaissé dés la première heure. Remus Lupin était hésitant dans ses interactions avec la petite famille: une fois sur deux il riait avec eux, l'autre il regardait de loin comme par peur de tout gâcher. Alexandre tournait souvent sur lui ses grands yeux verts noirs avec une compréhension que les élèves ne comprenaient pas. Donc les jeunes gens de Poudlard observaient la table des professeurs avec avidité, parce qu'elle ressemblait à une scène qui leur offrait une nouvelle représentation tous les jours. Les émotions et les gestes des adultes étaient devenus passionnants pour les plus jeunes. Encore plus après le retrait des démentors placés à une distances assez lointaines des terres de l'école et du village. Les créatures avaient faillies tuer un élève dans le train de la rentrée. Le ministre avait reçu des courriers outragés et des menaces claires qui s'étaient vite arrêtés quand la population avait appris à quelle distance il avait accepté de placer les gardiens à l'origine. Fudge était heureux d'avoir accepté le jour de la réunion avec Dumbledore et ses professeurs de mettre de la distance entre les élèves et les monstres froids d'Azkaban. Peut-être devrait-il faire plus attention à ce que disait le maître de potion dans leurs rencontres, il semblait avoir de bons arguments. Après ce malheur rapidement réglé du ministre, Rogue avait eu un permanent sourire sur son visage et de longues discussions avec ses collègues. La plupart du temps sur les cours, le reste sur les élèves, mais le plus souvent sur des avancées faites dans les divers sujets que les professeurs maîtrisaient. Les serpentards en écoutant de près ce qui était dit, avaient appris de nombreuses applications que les potions pouvaient avoir en transfiguration... Chaque maison qui faisait attention apprenait quelque chose de nouveau chaque jour. Depuis que le jeune Alexandre était là, l'année scolaire paraissait remplie d'une vie qu'elle n'avait pas eu jusque là. Que les élèves aient moins de détentions ou de punition et qu'un grand nombre recherche ce dont les enseignants parlaient, ou même que des groupes entier servent de gardes invisibles lorsque Alexandre se détendait sur la pelouse du parc, n'était qu'une conséquence bénéfique. Alexandre était toujours seul dans le parc, sans aucune interruption ni aucune attaque de qui que ce soit. Tout se passait pour le mieux et les journées étaient passionnantes.

Il y avait eu quelques incidents. Un serpentard avait été blessé en insultant un hippogriffe dans le cour de soin aux créatures. Drago s'était empressé de l'emmener à l'infirmerie et de lui passer un savon sans précédent et de lui dire qu'il avait de la chance que Hagrid ne lui ai pas enlevé de points. Drago n'avait pas apprécié après tout le soin que Severus Rogue avait mis à les rendre plus responsables, que l'un de sa maison ait commis la première stupidité de l'année. La première parce que les serpentards avaient été très posés dans leurs actions envers les autres maisons. Ils avaient tous étés adultes et unis, comme l'avait demandé d'eux la tête de leur maison.

Une autre fois, une élève de griffondor, et Alexandre fut surpris de savoir qu'il s'agissait d'Hermione, avait craqué en plein cours de divination et quitter la salle avec fracas (c'est à dire en brisant pas mal de boules de cristal). Tout s'expliqua quand le garçon appris que Trelawney avait annoncé la mort prochaine de Harry Potter dans les pires souffrances possibles, exactement treize fois en une heure. Et avec descriptions de tortures. Severus était encore choqué de l'attitude froide du professeur dans ce cas. Parce que même si elle prédisait la mort d'un élève chaque année, elle n'était jamais allée vers de tels extrêmes auparavant. Alexandre fut le premier à comprendre et il en profita pour approcher son ancienne amie:

"Hermione?" Appela-t-il avec hésitation. La jeune fille, installée à sa table préférée de la bibliothèque leva les yeux avec surprise.

"Bonjour. Je peux t'aider?"

"Je voulais... est-ce que je peux te parler du professeur de divination. Je sais que c'est un mauvais sujet de conversation, mais je crois que j'ai compris pourquoi elle était aussi cruelle. ça ne l'excuse pas mais..." Hermione l'interrompit, son expression curieuse et douce en même temps.

"Je serais ravie d'avoir quelqu'un pour m'expliquer ses actions. Je suis un peu obsédé par la logique des choses." Fit-elle en rougissant.

Alexandre lui sourit et s'installa près d'elle, inconscient des élèves qui tendaient l'oreille de divers coins de la bibliothèque.

"Comme tu dois savoir à présent, Trelawney prédit la mort d'un élève chaque année. Quand elle a appris que Harry Potter avait sélectionné son cours pour sa troisième année, elle a sans aucun doute commencé à imaginer sa démise avec beaucoup d'imagination. Lorsqu'il ne c'est pas présenté à Poudlard, elle était déjà tellement impliquée dans ses idées sur ses prédictions pour lui qu'elle se fichait à ce point qu'il ne soit pas là. Et elle savait que ses deux meilleurs amis prendraient son cour. Donc, elle aurait une audience. Tellement prise dans son délire elle s'est laissée emportée. ET peut-être qu'en voyant que certains élèves réagissaient plus fortement à ses paroles de prédictions qu'au reste de ses paroles, elle a voulu en rajouter. En plus elle devait tout de même être très déçue, presque en colère, d'avoir perdu son élève vedette avant de l'avoir eu. Tu dois admettre que Harry Potter était un sujet parfait de futures prédictions de grandeurs et décadences. Ai-je bien explique?"

"Parfaitement. Tu m'as donné la logique de sa stupidité. Ce qui n'empêche qu'elle a été stupide."

"Je sais." Sourit le garçon.

"Mais pourquoi être venu me voir? Tu ne me connais même pas." Interrogea Hermione.

"Je ne supporte pas de savoir quelqu'un en détresse. Encore moins après... cet été. Et comme je mange avec les professeurs et que mon père et Bill discutent pendant que je fais mes devoirs, j'entends beaucoup de choses. Je ne voulais pas, si je pouvais, laisser une élève en peine à cause d'un professeur stupide."

"Merci." Lui dit la jeune fille. "Si tu veux, tu pourrais me rejoindre ici quand tu veux travailler. Je pourrais peut-être t'aider pour certains sujets? Ou bien simplement te tenir compagnie."

"J'aimerai pouvoir... si tu es sûre. J'aime mon père, mais voir des jeunes de mon âge serait sans doute mieux. Je n'étais pas prêt jusqu'à récemment... mais..."

"Alors marché conclu. Nous sommes partenaires d'études à partir d'aujourd'hui. Tu devrais savoir que certains jours je ne suis pas seuls à cette table. Si tu préfère je te donnerais les horaires et les noms. Comme ça quand tu veux peu de compagnie tu peux choisir de venir quand je suis seule. Et si tu veux voir du monde prend un autre jour."

Alexandre sourit avec humour, secouant la tête devant l'organisation qu'elle avait. Rapidement, les séances d'études devinrent un moyen de s'échapper pour le garçon. Avec Hermione il s'était trouvé une amie qui s'était donné pour but de le faire rire le plus souvent possible. Elle l'avait aussi introduit aux autres griffondors et d'autres maisons. Les Weasley n'avaient pas cherchés à l'interroger ni à le blâmer pour l'attitude de son père (qui même améliorée était très sévère). Tout le monde le traité comme un ami ou au moins une connaissance. Il n'avait aucun ennemi. Les serpentards avaient envoyés leur propre émissaire au session d'études sous le prétexte de poser une question à Hermione. La jeune serpentard s'était retrouvée invitée par Alexandre à participer. Les semaines suivantes, ils étaient tellement nombreux qu'ils avaient du se trouver une salle près de la bibliothèque pour pouvoir aller chercher les livres tout en discutant leurs différents devoirs.

Drago avait eu sa chance de s'approcher du fils de Severus, quoiqu'il aurait préféré que ça ne se soit pas passé comme ça. Alexandre avait fait une chute dans un escalier alors que son elfe de maison était absent pour la journée. Egal était parti faire des courses importantes parce qu'il manquait des ingrédients pour la fabrication des potions d'Alexandre. Drago, habitué à voir le jeune garçon grimper les marches avec l'aide d'une autre personne, s'était inquiété et l'avait suivi. Heureusement, sinon Alexandre n'aurait eu personne pour le rattraper. Quoiqu'il y avait suffisamment de sorts sur les escaliers et alentours pour qu'il n'ai rien eu de grave. Mais il avait eu une sacrée frayeur et avait eu besoin d'être rassuré par la suite. Drago s'était retrouvé avec un garçon de son âge accrochait à lui et pleurant. Ce qu'il ne savait pas est que sa soudaine charge avait eu un flashback de son temps chez les Dursley quand son cousin l'avait fait tomber exprès du haut des marches. Ce souvenir avait lui avait emmêlé l'esprit et pendant une seconde il s'était cru revenu chez son ancienne famille, là où il n'avait jamais été heureux, où son père n'était pas présent pour lui. Alexandre s'était revu seul dans la maison et dans le reste du quartier urbain... il s'était cru seul et abandonné... comme il l'avait été au milieu de cette ruelle où son existence avait été brisée. S'accrochant à son sauveur avec désespoir, bien que les bras soient trop petits pour appartenir à l'un des trois adultes à qui il accordait confiance, il s'était laissé emporter par son grief. Drago l'avait bercé, surpris par la profondeur de la douleur du plus jeune. Il savait ce qui lui était arrivé, mais jusque là il n'avait pas saisi l'exacte gravité. Il n'avait pas compris que cette épreuve pèserait sur la vie du garçon jusqu'à la fin de ses jours. Dans un coin de son esprit, Drago avait pensé qu'avec le temps tout irait mieux. Mais pour un enfant magique avoir sa magie brisée était irréparable. Un enfant non magique aurait déjà souffert énormément, son âme fissurée et saignante... les blessures corporelles guéries pour certaines, mais parfois avec des séquelles. Un jeune sorcier cependant... lui avait une troisième dimension de souffrance. Normalement il n'aurait pas du survivre l'agression. Mais quelque chose l'avait retenu dans ce monde, malgré la peine qu'il vivait au jour le jour. Et cette force s'était liée à sa magie pour cristalliser les fragments qui auraient autrement continuer à se partager jusqu'à destruction totale. Drago voyait enfin. Et, peu soucieux de garder une quelconque apparence en ce moment, il se contenta de bercer l'enfant avec douceur. Un quart d'heure plus tard, sa charge s'était endormie, le bloquant sur ces marches d'escaliers qui n'avaient étrangement pas bougées de leur place comme le faisaient les autres. Drago profita d'un deuxième année qui passait pour qu'il aille chercher le professeur Weasley. Après tout, Severus Rogue était en plein classe et Bill Weasley semblait savoir s'occuper d'Alexandre.

Le jeune tuteur arriva en quelques minutes. Il était occupé à corriger les dissertations de son élève pendant que celui-ci était censé se reposer dans sa chambre. C'était une coïncidence malvenue qui avait fait que personne n'était à disposition pour aider le garçon à se déplacer. Il avait été inévitable qu'un tel événement se produise tôt ou tard. Bill souleva Alexandre et le porta à l'infirmerie, accompagné de Drago qui lui donnait en marchant les explications de ce qui s'était produit. Il faudrait attendre qu'Alexandre revienne à lui pour plus de détails.

Bien plus tard, la nuit était avancée et Severus avait remplacé Pompom à l'infirmerie pour le temps du repas d'halloween. Dans l'agitation, ils en avaient tout deux oublié la date. Severus refusant de s'éloigner de son fils alors qu'il avait besoin de lui, avait insisté pour que sa mère adoptive y aille. Il savait que si les élèves voyaient Poppy dans la grande salle, leurs inquiétudes sur l'état d'Alexandre seraient rassurées. L'infirmière ne laissait jamais un patient, même pas à la garde d'un autre professeur si elle n'était pas certaine qu'il irait bien. Comme l'avait prédit Severus, à peine entrée dans la grande salle l'infirmière pouvait voir des épaules s'affaisser en manque temps que le niveau de stress. Elle fut quand même surprise de voir que tous les élèves de l'école étaient dans cet état. Pourtant, elle avait vu comme tous les autres l'étrange unité qu'affichaient les quatre maisons. Les jeunes gens avaient beau ne pas savoir ce qui était arrivé à leur professeur de potion, ils avaient tous pris à coeur les paroles du directeur le soir de la rentrée. A défaut d'avoir un point commun, les différentes maisons avaient eu la même intelligence sur ce sujet particuliers et de ce fait trouvé un accord sur leurs attitudes face au jeune garçon.

Assis près de son fils, Severus observait la mouvement de ses respirations. Alexandre avait eu besoin d'une potion pour faire passer la crise d'asthme que sa panique avait provoqué. Sa première grave attaque depuis son agression. Severus ne savait pas ce qui l'avait causée, mais il était reconnaissant de la présence de son filleul à ce moment-là. Sans Drago, Alexandre serait resté seul pour près d'un quart d'heure, peut-être blessé dans sa chute. Drago avait refusé pour près d'une heure d'aller au repas, jusqu'à ce que Severus le menace de détention avec Russard pour trois mois. Heureusement, Drago savait s'avouer vaincu quand il s'agissait de son parrain.

"Papa?" Appela la voix groggy de son enfant. Severus s'assit sur le bord du lit et caressa les cheveux d'Alexandre.

"Je suis là."

"Hm. Tu m'emmène à la maison?" Demanda l'enfant.

"La maison?"

"le salon de nos quartiers. Je suis mieux là-bas." A moitié endormi et capable de penser... Voilà ce qui se passait quand Alexandre ne réagissait pas à la potion de sommeil qu'on lui avait donné. Severus aurait du savoir que ça arriverait.

"Alexandre..." Soupira l'homme. Mais il fut interrompu par l'arrivée d'un Bill essoufflé.

"Severus, nous devons rejoindre les autres dans la grande salle au plus vite."

"Bill?" Demanda le plus âgé.

"Il y a eu une brèche de la sécurité. Le directeur va faire dormir les enfants dans la grande salle en attendant que l'école soit fouillée."

Severus entoura son fils des couvertures de son lit après avoir lancé les coussins du lit suivant à Bill. Puis il souleva son fardeau avec douceur. Tous deux marchaient prudemment en vérifiant les détour des couloirs et les cachettes possibles.

"Papa?" Demanda la voix inquiète d'Alexandre. A moitié assommé par les potions qu'il avait du ingérer.

"Tout va bien Alexandre. A défaut de quitter l'infirmerie pour nos quartiers tu vas pouvoir camper dans la grande salle entouré de tous les élèves. Je suis sûr que tes amis vont vouloir en profiter pour voir si tu vas mieux."

"D'acc. Rien de grave?"

"Rien du tout. Tu seras en parfait sécurité."

"Et toi?"

"Moi j'aurais Bill. Satisfait?"S'agaça faussement Severus.

"Hm hm. Oui." Et Alexandre se rendormit.

Bill choqua un rire derrière sa main levée.

"Riez jeune homme. Riez. Vous verrez bien lorsque vous serez parent."

"Oh! Severus! Ne sois pas fâché. Il est juste adorable quand il est comme ça." Essaya Bill.

"Vrai. J'aurai juste voulu qu'il ne soit pas comme ça: drogué par des potions après une crise."

"Je sais Severus." Fit le jeune homme plus sérieusement. "Il ira mieux. Avec le temps il recouvrera la santé. Et puis il est entouré et aimé." Il posa une main sur l'épaule de son aîné.

"Si je met la main sur Black je l'assomme avant de le jeter aux lions. Comme si on avait besoin de tout ça ce soir!" S'indigna Severus.

"Et si Alex allait bien? Que ferais-tu de Sirius Black?"

"Je l'arrêterais... et lui ferais avaler du veritaserum. Juste pour que Lupin arrête de douter de tout. Et pour m'assurer que je ne perds pas la tête."

"Tu sais, tu n'es pas le seul à te poser des questions sur son emprisonnement. Un parrain ne devrait pas pouvoir agir contre son filleul. C'est à l'encontre du voeu magique qu'il fait à la présentation de l'enfant. Mais comme seuls les sangs purs se rappellent de cette spécificité, personne du public n'a vu les défauts de l'arrestation de Black."

"ça ne me rassure pas le moins du monde sur ma possible folie." Protesta Severus.

"Pourquoi?"

"Je suis censé détester Sirius Black pas lui pardonner et en plus le croire innocent. Je devrai essayer de l'attraper et me venger d'années d'abus aux mains de son petit groupe. Je devrai lui en vouloir de m'avoir pris pour cible, surtout quand j'étais seul pour me défendre d'eux..."

"Peut-être que tu as grandi. Que ton fils t'as fait grandir suffisamment pour voir qu'il y a plus important que le passé."

"Oui. Surtout, j'ai vu qu'il n'y avait rien de plus important que son avenir." Finit Severus en regardant le visage assoupi de son fils dans ses bras.

Pris par leur conversation, aucun des deux ne vit l'ouverture dans un mur, où une main tenait la pierre en tremblant. Derrière le passage secret, un homme à l'allure débraillée et sale, avait écouté leurs paroles et observait avec étonnement l'enfant que portait son ennemi juré. Qui aurait pu penser qu'il aurait un fils! L'homme ne savait pas quoi penser des mots positif que les deux professeurs avaient eu à son égard. Aussi positif qu'accorder une possibilité d'innocence soit. Mais l'enfant l'avait intrigué plus que tout. Sur cette pensée, l'homme referma le passage, la porte devenant indétectable contre la pierre du mur.

Severus et Bill prirent le temps d'installer Alexandre au centre d'un cercle d'élèves composé de différent griffondors (Hermione, les Weasley, Neville), de quelques personnes de Serdaigle et de Poufsouffle, et des serpentards (Drago et quelques autres). L'enfant ne se réveilla pas une seule seconde, pas même lorsque Poppy vérifia son état à l'aide d'un sort, ni quelques heures plus tard quand son père le remmena à l'infirmerie dés que l'école fut déclarée vide et protégée.