L'étoile du recommencement: L'année du rat
Disclaimer: Rien ne m'appartiens de Harry Potter. 'Mais maman? je l'ai trouvé dans un livre. Est-ce que je peux le garder?'
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S/H
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chapitre 9
Les craintes et les doutes avaient été oubliés au profit de la frénésie d'études qu'Hermione avait lancé. Tout à fait accidentellement bien sûr... enfin, c'est ce qu'elle affirmait tant qu'elle n'était pas seule avec Alexandre à qui elle avouait son secret. Pourquoi lui plus que les autres? Parce que le jeune garçon l'avait aidée quand elle était finalement tombée de fatigue. Après l'avoir menée à l'infirmerie complètement paniqué, et avoir appris quand Minerva était arrivée que la jeune fille avait passé l'année sous l'effet d'un retourneur de temps pour pouvoir suivre toutes ses classes, Alexandre avait convaincu sa grand-mère et le professeur que lui reprendre l'objet serait défaire tous les efforts qu'elle avait fait pour réussir son année. Elles ne pouvaient simplement pas priver Hermione de son travail et de ses espoirs. Par contre, elles pouvaient s'arranger pour que l'élève use du retourneur pour gagner des heures de sommeil. Parce que bien qu'Hermione se voit ajoutée des heures à ses journées de cours, elle n'avait pas le temps de faire le travail demandé pour chaque professeur et dormir en plus. Si elle pouvait regagner les heures de sommeil perdues en travails scolaire, elle pourrait tenir jusqu'à la fin de l'année. Minerva lui expliqua qu'ils n'avaient eu l'autorisation d'user d'un retourneur que pour les classes et rien de plus, et Alexandre répliqua que le directeur pouvait enfin se servir de l'incident des démentors dans le train au début de l'année pour gagner une faveur du ministère. Après tout, Fudge lui devait bien ça. Minerva resta bouche bée devant le génie de l'enfant.
"Que voulez-vous, je suis fils d'un serpentard. Il fallait bien que je retienne quelque chose de lui." Dit Alexandre en haussant les épaules.
Ce fut donc par sa seule intervention que la jeune fille gagna les nombreuses heures de sommeil qu'il lui faudrait pour finir l'année. Et c'est pour cette raison qu'elle lui avoua qu'elle en avait assez qu'on lui fasse remarquer qu'elle travaillait trop et quelle était une miss-je-sais-tout. Elle avait voulu pousser les autres élèves à vivre comme elle le faisait, à étudier constamment et à être si occupés par ça qu'ils ne la remarquerais même plus. Pour se faire elle avait choisi une méthode simple: elle avait laissé entendre à un élève des serdaigles qu'avec toute l'aide qu'elle donnait aux griffondors ils étaient sûrs d'être les meilleurs de leur année et qu'ils pourraient même gagner la coupe des maisons s'ils participaient plus en classe. Voyant la possibilité d'une compétition, et voulant voir sa propre maison gagner le Serdaigle s'empressa de passer le mot à ses camarades... et de là, les deux autres maisons avaient été informées par leurs alliés et amis. Les habitants de Poudlard se mirent soudainement à passer plus de temps à la bibliothèque, à emprunter des salles de classe abandonnées pour leurs groupes d'études, à faire leurs devoirs avec sérieux, à lever la main pour répondre aux questions des enseignants, à généralement s'entraider à l'intérieur de leurs maisons... les paris avaient triplés quand au futur vainqueur de la coupe, et à qui serait numéro un de tous les étudiants. Alexandre avait apprécié le côté serpentard dont avait fait preuve Hermione pour arriver à ses fins.
Pendant que les autres élèves se combattaient sur le terrain des études, Hermione profitait de l'aide d'Alexandre et de son tuteur Bill qui s'était proposé. Elle passait d'excellents moments avec eux parce qu'ils la faisaient se dépasser et l'encourageaient et la soutenaient en même temps. Ce fut malheureusement pendant l'une de leurs sessions qu'elle fut introduite à la méditation qu'Alexandre préférait. Malheureusement parce qu'elle laissa échapper qu'elle comprenait pourquoi il l'utilisait... et qu'Alexandre eut un instant de panique en s'apercevant que ceux qu'il n'avait pas voulu apprendre son secret savaient. Hermione le rassura, le pris dans ses bras, et le berçant lui fit voir raison: ils avaient tous appris la vérité depuis le début de l'année et n'avaient pas agis différemment envers lui. Et quand elle disait tous, elle ne parlait que des Weasley et elle, et elle soupçonnait que Drago avait été prévenu par le professeur Rogue pour s'assurer que les serpentards protègeraient son fils. Une fois sûr qu'Hermione ne leur dirait pas qu'il savait qu'ils savaient (aucune confusion dans cette phrase), et convaincu qu'aucun élève ne l'aborderait jamais avec des questions sur ce qu'il avait vécu, Alexandre s'accorda un instant de plus dans les bras de son amie avant de se remettre sur pied. Ils avaient beaucoup de travail en vue pour mettre Hermione sur la voie du succès. Bill se sentit fier du pas que l'enfant venait de faire s'en le voir: il avait dépassé sa plus grande peur, celle de voir les sorciers apprendre son passé. Ce que Bill ne savait pas était qu'il était totalement dans le vrai mais pas qu'au sujet de l'agression. Alexandre avait vu que ses anciens meilleurs amis ne l'avaient pas reconnus pour celui qu'il avait été, et qu'en plus ils lui avaient fait une place différente dans leurs coeurs. Ils ne relieraient jamais Harry Potter et Alexandre Severus Prince. Et il avait eu la preuve que personne ne le rejetterait ou ne le prendrait en pitié pour l'agression dont il avait été victime. Découvrir que ce secret avait été protégé par deux groupes différents tout au long de l'année était libérateur. Alexandre n'avait plus à se préoccuper de ça. Il avait d'autres priorités. L'une d'elles étant d'aider Hermione à écraser tous les autres élèves. Alexandre était déterminé à la voir réussir tout ce qu'elle voulait, parce qu'il avait enfin vu qu'elle vivait pour briller et obtenir tout ce qu'il lui faudrait pour changer le monde. Hermione était une ministre de la magie en devenir. Alexandre prenait juste son parti avant tous les autres... en vérité il pouvait s'imaginer participer à ses combats au ministère pour faire des sorciers des êtres responsables qui ne mettraient plus le poids de leur monde sur les épaules d'un enfant. Son amie et alliée veillerait à ce point précis aussi. Elle avait vu les résultat de leurs attentes sur Harry Potter.
Bien à l'avance des examens, l'école était pleine d'étudiants sérieux, des premières années jusqu'aux septièmes. Le pari s'était étalé sur toutes les années, laissant un directeur et des professeurs ahuris. Les pauvres étaient envahis de demandes d'assignements supplémentaires pour comprendre une leçon ou d'explication sur la partie pratique d'un sortilège. Les adultes furent obligés d'ouvrir des classes de soutient et de les diriger. Pendant qu'ils corrigeaient les copies des devoirs, certains adolescents venaient à leur bureau pour poser une question et repartait répéter la réponse à leurs camarades. Les jeunes travaillaient en groupes efficaces et limitaient les interruptions pour ne pas trop ennuyer l'enseignant qui prenait déjà sur son temps pour être présent pour eux à certaines heures.
Ce fut avec une ardeur grandissante que les élèves se dirigèrent vers leurs examens respectifs, sans savoir qu'ils allaient être l'année la plus compétente depuis des génération. Tous les tests, B.U.S.E. et A.S.P.I.C. De cette fin d'année avaient été accomplis avec précision et talent. Les connaissances des étudiants étaient telles que les examinateurs se virent obligés d'augmenter la difficulté des questions pour ne pas les ennuyer... Les examinés voulaient tous recevoir une mention pour leurs examens et de ce fait encourageaient les adultes à leur donner un test plus difficile. Le pari dans l'école étant de voir lequel réussirait à avoir l'examen le plus impossible. Les examinateurs, à la fin de leur journée, étaient sur le carreau et regardaient avec horreur les portes de leurs salles afin de s'assurer que personne d'autre n'allait entrer. Ils n'osaient pas se fier à leurs listes de noms barrés...
La personne la plus surpassée par les évènements était Trelawney, professeur de divination, qui eut face à elle une file incessante de jeunes gens lui faisant les prédictions les plus réelles et les plus poussée qu'elle ait jamais vu... il ne lui vint même pas à l'idée que la plupart fabriquaient leurs récitations d'évènements... Et puis, après tout les élèves de cette manière s'étaient fait un pari à part: de celui qui serait le meilleur comédien possible. Même ceux qui avaient le don de vision avaient inventés des mensonges plus gros qu'eux tout en essayant de les faire passer pour vérités. Cette année les examens étaient tellement drôles qu'aucun élève n'essaya d'y échapper. Et Trelawney regretta ce fait amèrement. Elle n'avait pas le temps de faire le moindre commentaire. Un enfant entrait, regardait dans la boule de cristal, et annonçait la fin du monde sorcier les yeux dans le vide et la voix grave, puis partait comme s'il n'était pas sorti de sa transe. Au bout du quinzième annonçant la fin du monde sorcier, Trelawney pris la décision la plus importante de sa vie: dés l'année terminée, elle démissionnerait et se réfugierait chez les moldus. Elle ne le savait pas encore mais elle allait bientôt découvrir la joie des devins moldus et devenir l'une des plus recherchées par les jeunes ménagères à la recherche de réponses sur leur avenir. Elle ne savait pas non plus que le pari des élèves de son examen serait annulé et tout le monde déclaré vainqueur quand ils sauraient qu'elle avait quitté l'école. Il ne leur faudrait pas longtemps pour comprendre que leurs prédictions en étaient responsables... tout comme ils s'empresseraient d'ensevelir de fleurs le lit de la personne à qui tous avaient demandé conseil pour ce test. Une personne qui avait dit à chacun avec grande joie ce qu'ils pourraient faire pour réussir... Elle n'avait absolument pas idée du résultat qu'ils allaient obtenir en faisant tous la même chose. Elle n'était après tout que l'élève la plus intelligente de Poudlard... La première griffondor avec des qualités serpentard... la grande et terrible Hermione Granger. Responsable de la plus grande révolution des esprits du monde sorcier. Bien entendu, il faudrait encore quelques années pour que les adultes voient les conséquences d'une génération intellectuellement défiée. Le ministère allait perdre pas mal d'idiots et gagner pas mal de surdoués politiques.
Dans son coin de l'école, Alexandre passait ses propres épreuves. Bill avait reçu permission du ministre lui-même d'être le seul examinateur pour toutes les matières de l'enfant. La partie écrite se passa sans problème. Surtout qu'il avait participé activement à la révolution d'esprit de Poudlard. La partie pratique était une autre histoire.
Bill avait emprunté un langue de plomb au ministère. Ils étaient les sorciers les plus secrets et capables des forces de l'ordre de leur monde. Et ils avaient les meilleurs boucliers possible... derrière lesquels Bill pourrait se cacher le temps de tester Alexandre.
Alexandre avait rit en voyant son tuteur camouflait derrière un sorcier masqué et géant portant l'insigne des langues de plombs. Mais il en voyait l'utilité. A son dernier cour, il était si nerveux qu'il avait brûlé le bout des cheveux de Bill. Cette fois-ci, après plusieurs heures...
après plusieurs heures... un pied d'éléphant (le langue de plomb abasourdis), une pomme percée d'une flèche (tête de Bill: 'mais qu'est-ce que tu as contre mes cheveux?!'), une transformation en chauve-souris (son père qui s'était introduit dans la salle et l'avait fait sursauter lol) et une inondation (hum. Une chute d'eau sur la tête des trois adultes pour une bonne minute)... l'épreuve était finie pour chaque matière possible. Bill avait sagement évité divination après qu'Alexandre ait prédit une perte de cheveux qui était arrivée deux jours plus tard durant l'un de leurs incidents quotidiens de magie pratique. Heureusement les potions pour faire pousser les cheveux étaient efficaces.
Bill remarqua que les accidents de la magie d'Alexandre étaient moins violents. Beaucoup moins de feu, de trous et autres catastrophes mortelles. En fait, il était certain que la pomme avec la flèche avaient été volontaires... Les résultats d'une année de travail sur son contrôle n'étaient pas aveuglants. Ils étaient minuscules ou invisible à l'oeil nu. Mais ils étaient bien là. Et jusqu'à Alexandre, aucun enfant dans son état n'avait dépassé quelques mois de vie s'ils survivaient l'agression de départ. I était un cas à part et Bill avait été le meilleur des choix pour ce poste. Alexandre était plus sûr de lui et moins craintif des autres adultes et enfants. Il avait moins d'explosions magiques et celles qui restaient étaient soit absorbées par Egal soit redirigées pour créer quelque chose. Parfois Alexandre faisait apparaître des choses incongrues en plein repas au milieu de la grande salle (les singes chanteurs avaient été un succès... les serpents parlant complètement hilarant... les chaises musicales en suffisant nombre pour un jeu impromptu toute une après-midi. Heureusement en weekend-end). Son corps était plus fort. Il avait récemment commencé à monter les escaliers seul (enfin il ne le savait pas mais quelqu'un était toujours présent dans un coin d'ombre pour veiller sur lui). Ses mains avaient cessées de trembler ou de se bloquer (grâce en grande partie à une potion que son père avait inventé pour lui). ET il n'avait plus à porter tout son poids sur une autre personne en plus de sa canne quand il était fatigué. Même s'il s'accordait ce repos bienvenu quand il voulait.
La fin d'année était très positive pour l'enfant. Décidé à enfin profiter de l'air chaud et doux de l'extérieur, et d'oublier la fatigue de ses examens, il se dirigea vers le parc. Comme il en avait pris l'habitude il s'allongea sur l'herbe et laissa ses yeux se fermer, appelant sa magie comme Bill lui avait expliqué des mois auparavant. Il nagea dans le courant de son aura, ressentit sur sa peau l'onde chantante de son pouvoir, du coeur de son être magique. Il écouta le long murmure des fils de couleurs dansant dans tout son être. Si impliqué dans sa méditation, il ne vit pas l'énorme chien noir s'approcher, les oreilles à l'écoute de possibles arrivées humaines. IL ne vit pas l'animal se transformer en homme et n'eut que le temps de sentir l'odeur de transpirations avant que deux bras ne le saisissent et ne l'emportent. L'esprit de l'enfant, dans sa terreur, se ferma dés les premières secondes et il tomba dans un profond sommeil. Cette réaction était la meilleure à ce moment, sans quoi sa magie aurait pu exploser violemment et emporter toute l'école avec elle. Sirius Black était juste ravi de ne pas se retrouver avec un enfant hurlant et résistant.
Le repas du soir était arrivé, sans que personne n'ait pris conscience de ce qui était arrivé. Egal, dans sa petite chambre d'elfe, avait été emportait dans le même sommeil que sa jeune charge, à cause du lien entre eux. Endormi, il continuait cependant à contrôler les explosions de magies que même le sommeil n'enlevait pas à Alexandre. Severus avait bien sentit un frisson le parcourir, mais l'impression avait rapidement été bloquée par l'inconscient de son fils qui ne voulait pas que son père vive quoi que ce soit qui allait arriver. Pour Alexandre, endormi comme il était, il était retourné pendant quelques secondes entre les mains de son agresseur. Et il avait entraîné dans ses rêves sa frayeur de ces quelques instants où des bras l'avaient saisi. Dans ses rêves, il était dans une ruelle étrangement familière et il courait sur place, incapable de s'échapper mais conscient que tant qu'il courrait les mains derrière lui ne pourrait pas prendre prise. Alors qu'il remuait sur le lit cassé d'une chambre pleine de poussière dans le vieux bâtiment de la cabane hurlante à l'extérieur de la ville de pré au lard, Severus demandait à Bill s'il savait où était son fils. Les élèves s'étaient tous installés à leurs tables respectives, et les discussions étaient vives et joyeuses. Mais un être manquait pour que Severus soit rassuré... et il n'arrivait pas. Le maître de potion se préparait à se le lever quand une chouette noire entra et vint se poser devant lui. La main tremblante, pris d'un sentiment de peur grandissant, il retira le message de la patte de l'oiseau et déplia le papier. C'était un morceau de papier, arraché à un quelconque cahier et remplis d'une écriture sûre quoiqu'un peu négligée, sans doute du à un manque de matériel permettant de retenir les coulées d'encre et autres saletés. Severus essaya de se concentrer sur ces détails inutiles mais les lettres essayaient de se graver sur ses yeux et il du les laisser faire:
Severus Rogue,
J'ai avec moi un jeune garçon évanoui mais en bonne santé qui n'attend que ton arrivée et ta coopération pour être libéré.
J'ai besoin de veritaserum, d'un parchemin et d'une plume d'auror pour prendre les témoignages de deux personnes. Et ta présence est requise. Je ne veux voir personne d'autre.
Vient à la cabane hurlante le plus vite possible. Ce ne sera pas la première pleine lune où tu y viendras, mais ce sera la première sans loup garou, puisque Remus est à l'école.
Je t'attends,
SB.
Severus rangea le message dans ses robes et sortit de table, refusant de répondre aux appels des autres professeurs. Mais Bill et Remus l'avaient suivis, sentant que quelque chose s'était passé. Se tournant lorsqu'un bras le saisit fortement il grogna:
"Lupin. Si tu n'as pas remarqué ce soir est nuit de pleine lune, je te conseillerais de t'enfermer dans tes chambres si tu ne veux pas blesser quelqu'un et ne vas surtout pas à la cabane hurlante. Je voudrais bien éviter tes griffes cette nuit entre toute."
Remus avait pâlit et lâché Severus. Réalisant que la lune pouvait se montrer à tout moment de derrière ses nuages, il hocha la tête en accord et parti en courant.
Bill lui était resté.
"Alexandre est là-bas, et pas de sa propre volonté?" Demanda-t-il.
"Je dois y aller seul." Répondit Severus.
"Prends ma baguette et cache là dans tes bottes. Je pourrais toujours la nettoyer plus tard." Plaisanta Bill.
"Merci." Déclara Severus tout en rangeant la baguette dans sa botte droite. Puis il s'éloigna, assuré que Bill monterait garde dans l'entrée de Poudlard pour leur retour.
Severus se souvenait encore de l'année où Sirius lui avait laissé un mot avec le secret de l'entrée du tunnel vers la cabane hurlante. Il n'avait pas approché le saule cognard depuis toutes ces années. La mémoire du loup et la peur reliées pour toujours à l'arbre aux branches mouvantes. Il trouva rapidement une branche pour atteindre le noeud qui paralysait les branches. En se glissant par le trou il avait l'impression d'entrer dans un monde de ténèbres qui pouvait lui voler son fils. Le trajet vers la cabane lui sembla interminable. Et arrivé dans la vieille demeure il suivit les traces de pas et celles de pattes en se demandant si peut-être Black avait une forme animagus dont personne n'avait rien su. Il aurait du penser plus tôt à demander à Remus, car si quelqu'un pouvait savoir c'était le loup garou.
Poussant la porte de la seule pièce d'où sortait de la lumière, il fut choqué de voir son enfant sur le lit brisé et se précipita sans prendre garde de son environnement vers lui. Il le pris immédiatement contre lui et caressa ses cheveux noirs et soyeux, essayant plus de se rassurer lui-même que l'enfant évanoui qui ne se réveillait pas. Dans cette position, il pouvait voir toute la chambre ainsi que le chien noir assis dans un coin avec la tête penchée sur le côté.
"Que lui as-tu fait?" Demanda la voix coléreuse de Severus.
Le chien se transforma en homme et répondit d'une voix cassée et roque:
"Je l'ai juste attrapé pendant sa sieste dans le parc. Il a ouvert les yeux quelques secondes et s'est évanoui. Rien de plus." Sirius fut surpris d'entendre Severus prononcer une litanie d'insulte impressionnante pas entièrement à son encontre.
"Il est juste endormi. Il vaut mieux qu'il reste comme ça jusqu'à ce que nous ayons finis." S'impatienta l'évadé.
"Imbécile. Est-ce que tu as la moindre idée des raisons de son état physique? Est-ce que tu as essayé de te renseigner avant de l'enlever? Même pas. Tu te fichais des conséquences tant que tu arrivait à tes fins!" S'énerva Severus tout en essayant de faire revenir son fils.
"Et bien puisque tu es là! Vas-y, dis-moi!"
Severus était tout prêt à le laisser dans le noir si ce n'était que révéler le secret de son fils pouvait le mettre hors de danger de ce fou furieux et de ses plans. Alors il ravala sa fierté et essaya de ne pas penser que son fils avait tout fait pour conserver le secret de ce passé atroce.
"Alexandre a été agressé au début de l'été... sexuellement." Il ne tourna son regard que le temps de voir le choc sur le visage émacié, avant de placer toute son attention sur l'enfant.
"Allons. Réveille toi s'il te plaît. Je suis là, comme je te l'avais promis. Toujours présent pour que tu ne sois jamais seul. Alexandre... sent ma main sur tes cheveux, entend ma voix à ton oreille, reconnaît l'odeur de potion sur mes robes. Alexandre..." Enfin, les yeux verts noirs clignèrent, prêts à revenir à la vie. Severus savait qu'il y avait eu un grand risque qu'avec plus de temps l'esprit de l'enfant ce soit enfermé au plus profond de son être et que le petit corps n'ait pas résisté longtemps après ça. Mais maintenant tout allez bien. Son fils revenait.
"Ch... tout va bien, je suis là. Tant que je suis à tes côtés il ne peut rien t'arriver."
"Bras...peur." bégaya la voix tremblotante de frayeur.
"Ce n'était que ce stupide Sirius Black. Il cherchait une monnaie d'échange pour s'assurer mon aide."
"Hé!" Réagit vivement l'ancien prisonnier à l'insulte. Mais ne rajouta rien face au regard glacé du maître de potion.
"Tu vois, je peux même le faire taire d'un simple regard."
"Hm hm. Sûr?"
"Certain. Maintenant je vais juste faire semblant d'avoir peur et de lui obéir au doigts et à l'oeil avant de te remmener à la maison. D'accord?"
"D'acc." Puis Alexandre s'endormit d'un sommeil naturel, inconscient de la situation réelle.
"Je ne pensais pas voir Severus Rogue dans le rôle d'un bon père un jour." S'étonna Sirius à haute voix.
"Tout le monde à la capacité d'être un bon père. Mais on ne l'est pas toujours aux yeux des autres. Tout dépend des visions de chacun sur ce qui est responsable ou non." Répliqua l'homme, se cachant derrière des mots pour regagner son assurance.
Sirius le regarda sérieusement deux secondes puis se dirigea vers un coin ombragé de la pièce. IL en sortit une cage en mauvais état contenant un rat endormi. Il avait un sourire triomphant en sortant l'animal de sa prison.
"Severus. Je te présente Peter Pettigrew, rat extraordinaire à ses heures perdues. Traîtres de première classe le reste du temps."
"Animagus?" Mi déclaré mi demandé.
"Un talent que les maraudeurs l'ont aidé à réaliser. Malheureusement. Je ne demande rien de plus que l'interrogation sous veritaserum que je n'ai pas eu à mon procès. Plus son témoignage pour prouver mes dires... alors?"
"Avec plaisir. Mais d'abord je veux activer le portoloin fourni par le directeur à mon fils. Il devrait l'emmener directement à son tuteur à l'école."
Sirius considéra la demande et choisit de prendre le risque en espérant que son geste le ferait bien voir par Severus. Il accepta d'un hochement de tête.
Severus pris un parchemin et inscrivit quelques mots, les lisant à haute voix pour Sirius. Une note qui demandait à Bill de s'occuper d'Alexandre et de n'envoyer personne à la cabane parce que Severus avait la situation en main. Puis l'homme activa le portoloin d'un coup de baguette et regarda l'enfant disparaître sous ses yeux, poussant un soupir de soulagement à la fin.
"Si mon fils a des séquelles, je t'écraserai sans remords. Est-ce clair cabot?" Annonça la voix froide du maître de potion.
"comme de l'eau de roche. SI tu pouvais te mettre au travail, nous n'avons pas toute la nuit."
Et Severus fit exactement ça. Il colla le rat contre un mur et s'occupa de l'interrogation de Sirius en premier. Chaque mot sous veritaserum confirmait l'innocence de l'animagus. Et c'était comme si un lourd poids tombait des épaules affaiblies de Sirius Black.
Enfin, ayant obtenu la déclaration de l'individu, Severus se tourna vers le soi-disant Peter le rat, et forçat une transformation à l'aide d'un sort. Il ferma les yeux et frissonna en se rappelant que son fils avait dormi dans la même chambre que cette chose pendant deux ans. Peter commença à protester et demander son aide dés son réveil. Mais Severus n'avait que dégout pour le principal responsable de la vie qu'avait eut son enfant. Il versa les trois gouttes de veritaserum dans la bouche forcée ouverte par Black. Et ainsi appris toute la vérité en une demi heure. Enfin, les deux parchemins étaient remplis et Severus les envoya avec un mot au directeur de Poudlard, usant de son patronus pour porter les papiers jusqu'à l'école. Seuls les plus puissants sorciers pouvaient rendre leurs patronus suffisamment corporels pour passer des messages ou des objets grâce à eux. Pourtant ce qui choqua Sirius le plus fut de voir la forme de l'animal: une biche argentée... LA forme animagus de Lili Potter avait été une biche. Pendant cette seconde de tension entre les deux hommes, Peter trouva le moyen d'échapper à ses liens et de les désarmer d'un sort.
"On fait moins le malin maintenant Servilius ." Se moqua le rat en envoyant une décharge violente à travers le corps du professeur. Quand Sirius se tourna vers lui, le rat sortit une seconde baguette et la pointa sur lui. "J'ai du me cacher pour douze années. Vivre des miettes de la plus pauvre et la plus pathétique famille de sorciers. Tout ça à cause de toi Sirius. Mais c'est fini maintenant. Je n'ai plus qu'à vous tuer et rejoindre mon maître. Je peux sentir son esprit m'appeler. Et il me remerciera de l'avoir débarrassé du traître Rogue. Ah! Servilius ! Nous savions tous le moment où tu t'es tourné contre le maître. Oh, il n'avait que quelques doutes, mais moi j'étais certain que pour Lili tu ferais tout. James était trop stupide et jaloux pour voir qui tu étais vraiment et ce qui te faisais agir. Mais moi je savais. Dans son malheur, ton fils a de la change d'avoir était violé. Parce qu'ainsi le seigneur noir ne pourras pas le marquer. C'est une liberté que j'aurais payé pour avoir à une époque. Mais plus maintenant. Je comprends mieux aujourd'hui. Je peux sentir le pouvoir de mon maître m'appeler et couler dans mes veines." Severus tremblait d'une rage retenue aux mots de l'infâme petit rat. "Mais ne t'inquiètes pas cher Servilius. Ta mort suffira au Lord noir. Il laissera l'enfant après ça." Puis profitant de la surprise de Severus, Peter lança le sort meurtrier que tous mangemort connait.
"Avada Kedavra."
Sirius n'eut pas le temps de réagir, pas avec une autre baguette pointée sur lui ni l'étonnement et la rage qui le paralysait à l'écoute du discours et de la folie de son ancien ami. L'évadé regarda avec fascination morbide le rayon vert atteindre sa cible... et cligna des yeux...
Au lieu de toucher le corps de l'homme et de le tuer comme il se devait, la lumière entoura Severus et vibra en écho avec le pendentif de serpent que Rogue portait sur une chaîne autour de son cou, bien visible à leurs yeux. Le vert pris une teinte blanchâtre jusqu'à n'être plus que d'un ivoire éblouissant. Alors seulement le rayon se retourna vers l'envoyeur, plongeant directement dans le coeur de rat de Peter. L'être se tordis de douleur, emplis d'une lumière qu'il ne pouvait pas supporter. 'Tout ce qui brille brûle' pensa Severus. Mais alors, son propre corps fut envahis par un échos de cette même lueur et son bras s'embrasa de douleur. Quelques secondes à peine avaient passées quand il rouvrit les yeux sur les cendres éparpillées de Peter Pettigrew. Baissant les yeux et remontant sa manche, il ne put retenir les larmes de libération qui l'envahissait. La marque haïe n'était plus. La voix blanche de Sirius le fit sortir de sa transe.
"Qu'est-ce qui s'est passé?"
Severus réfléchit un instant et finit par afficher un grand sourire:
"C'était ce qui arrive quand on porte un talisman ensorcelé par une magie brisée emplie d'amour." Répondit-il tout en caressant le serpent autour de son cou.
Les yeux ronds de Sirius passèrent du serpent à l'homme pendant une bonne minute avant qu'il ne retourne à la réalité.
"D'accord. Et maintenant?"
"Maintenant je t'emmène au château où Dumbledore s'est sans doute déjà assuré de ta sécurité en plus de celle des enfants."
"Je ne ferais jamais aucun mal aux enfants!" S'indigna l'autre.
"Ah oui? Tu n'as donc pas enlevé mon fils de treize ans? Et que dirais-tu des enfants de mangemorts placés à serpentard?" Se moqua Severus. Mais Sirius préféra ne pas répondre parce qu'il savait que c'était vrai.
Le retour à l'école se fit par l'entrée principale au lieu des passages que Sirius avait emprunté jusque là. Et l'homme senti un grand réconfort à retourner dans cette maison de son enfance et adolescence. Minerva les attendait à l'entrée du bureau du directeur. Elle avait des larmes retenues dans les yeux et parcouru la forme émaciée de Sirius avec regret. L'homme se contenta de lui offrir un grand sourire idiot auquel elle réagit avec autant d'impatience que dans la jeunesse de l'homme. Elle leur fit passer la porte du bureau sans un mot et s'installa avec eux pour la réunion pour laquelle tous les professeurs sauf Bill et Poppy étaient présents.
"Sirius. Bienvenu. Même s'il a fallu tant de temps pour nous ouvrir les yeux. J'ai prévenu le chef des aurors et obtenu un peu de temps avant qu'ils ne viennent récupérer Peter. Je voulais avoir l'occasion de l'interroger un peu sur Voldemort."
"C'est à dire..." Bégaya Sirius.
"Sirius Orion Black! J'espère que vous n'avez pas fait d'idiotie." S'inquiéta Minerva.
"Mais je n'y suis pour rien. Ce n'est pas sur moi qu'il a lancé l'avada!" Protesta Sirius gelant les habitants de la pièce.
Dumbledore tourna ses grands yeux ahuris et inquiets sur son maître de potion favoris.
"Oh ça va, Albus! Ne faites pas cette tête. Ce n'est pas non plus de ma faute si le pendentif enchanté par mon fils a fait réagir l'avada comme ça!" Se plaignit Severus. Tournant l'attention de tous vers le serpent innocemment posé contre son cou.
"Je me demande s'il pourrait en faire plus?" Se demanda Filius à haute voix. Et reçu de la part de Minerva une claque sur le côté de la tête pour sa peine. Severus ne tenta pas de retenir son rire face à la scène. Sirius était bizarrement en accord avec lui.
"Donc? Qu'est-il arrivé à Peter exactement?" Demanda Albus.
"L'avada m'a touché, entouré, a tourné blanc ivoire puis s'est retourné contre lui. Il a été envahi de lumière et est tombé en cendres? Ah! J'ai failli oublier, je pense que la magie du sort à utiliser le lien de la marque des mangemorts pour s'étendre... Ma marque a disparue."
Albus était debout et agenouillé près de lui en une seconde, relevant la manche et tenant sa main juste au-dessus de la peau. Appelant sa magie pour scanner la zone.
"Rien. Il n'y a plus aucune trace de magie noire dans ton corps Severus. Pas même de la création de tes potions."
Saisissant la vieille main, Severus regarda le sorcier avec attendrissement:
"Rien de sombre ne peut survivre à une bonne dose d'amour Albus. Encore moins si elle vient de mon fils." Et l'explication suffisait à tous ceux présents. Sirius, qui ne connaissait pas vraiment Alexandre, ne cherchait pas à comprendre la scène. Il avait d'autres priorités maintenant.
Quelques minutes plus tard il utilisait la cheminée pour aller au ministère en compagnie de Dumbledore qui allait s'assurer du bon déroulement de l'affaire.
Severus avait presque couru vers l'infirmerie où il trouva Bill au chevet d'Alexandre. Soulagé de voir l'homme plus âgé qu'il respectait tant, Bill refusa tout de même d'aller se reposer et demanda à monter la garde sur sa jeune charge. Epuisé, Severus se contenta de grimper dans le lit et d'entourer son enfant de ses bras. Bientôt, le seul bruit restant était celui de leur respiration et les pas de Poppy qui était venue poser sur les deux adultes (et têtes de mules) des couvertures. Bill n'avait pas pu résister à la fatigue que l'angoisse avait fait naître.
Le lendemain matin, Alexandre ouvrit les yeux sur un Bill avachi dans un fauteuil près de son lit. Souriant, il remarqua le poids réconfortant des bras de son père... puis se figea. Il s'était souvenu de la veille. Et la panique naissante ne pouvait être contrôlée. Jusqu'à ce que pop annonce l'entrée de son elfe favoris. Egal atterrit sur le lit, penché sur le visage pâle et posant ses mains sur les joues humides d'Alexandre.
"Alexandre pas s'inquiéter. Rien grave est arrivé. Jamais seul petit sorcier. Jamais seul."
Et Alexandre se souvint la voix de son père lui parvenant comme dans un tunnel. Lui affirmant qu'il était là. Et il n'avait pas menti, il était à ses côtés, offrant sa chaleur et son amour dans ce simple geste de le serre contre lui. Alexandre sourit vaguement à Egal et se laissa emporter dans le sommeil à nouveau. L'elfe de maison soupira et s'allongea sur le coussin près de la tête de l'enfant, près à veiller le petit groupe.
