Résumé : Duo est un jeune homme réservé et malheureux dans sa vie professionnelle comme personnelle. Depuis peu, il fantasme sur un inconnu qu'il voit dans l'ascenseur à son travail. Et si le destin décidait de les réunir ?
Couple : 1x2
Genre : UA
Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, mais je revendique l'histoire !
Note : Je suis émerveillée par le nombre de reviews que je reçoit pour cette histoire !! continuez continuez
Je tiens aussi à rappeler qu'à l'origine, j'avais inventé cette histoire comme une fic originale, je n'ai fait que l'adapter à Gundam, mais je n'ai changé que les noms et les descriptions physiques, donc c'est normal si c'est complètement OOC.
Je voudrais aussi m'excuser pour le changement de rating, j'espère que tout le monde pourra continuer à suivre cette histoire, mais j'avais un peu sous estimé les descriptions dans l'histoire et après relecture je me suis rendu compte que ça méritait au moins un M. Encore désolée.
Bonne lecture.
Chapitre 2
Sonné, je mis quelques instants à réagir. Il était gay. Il voulait me voir. Mon dieu, que faire ? Répondre à son invitation comme mon cœur me le dictait depuis l'instant où j'avais reconnu ce visage ?
Ou entendre ma raison qui m'incitait à la prudence, me disant qu'une relation sur son lieu de travail était dangereuse, que je fantasmais depuis trop longtemps sur lui, qu'après tout je ne le connaissais même pas ! Mais justement, quel autre moyen d'apprendre à le connaître que de le rencontrer ? objectais-je à cet autre moi-même.
Le rencontrer… Je restais quelques secondes à le contempler, le regardant sourire encore et encore. Puis, je répondis et envoyais la réponse sans prendre le temps de réfléchir. J'avais trop peur de faiblir et de renoncer.
Après avoir donné mon accord pour une rencontre, je soupirais. Curieux, je commençais aussi à lire plus attentivement sa fiche. J'appris que mon fantasme s'appelait en fait, Heero Yuy, il avait vingt-huit ans et était dans l'informatique. Son statut n'était pas précisé.
Comme je lisais la rubrique hobby, mes collègues rentrèrent dans la pièce. J'eus juste le temps de sortir de ma page, apercevant tennis du coin de l'œil, et je répondis à leurs habituelles mauvaises blagues. Si ce job ne m'apportait pas sécurité de l'emploi et un bon salaire, je l'aurai quitté sur-le-champ !
L'après-midi se passa heureusement calmement, puisque je venais de remplir mon dernier contrat et que j'avais assez de temps pour préparer le suivant. Un déménagement d'une certaine star en Suisse. Elle ne voulait pas d'une société quelconque pour ses objets précieux ! Ah, les VIP ! Mais j'avais l'habitude. Quand je quittais le bureau, mes pensées étaient encore tournées vers Heero. En effet, mes collègues étaient partis plus tôt, prétextant une réunion pour le boulot, mais allant bien sûr à une fête sans moi. Je ne réussirais jamais à m'intégrer.
Et tout ça parce que je traitais avec des stars du monde entier, qui me tutoyaient pour la plupart. Ils étaient jaloux, et je ne pouvais pas leur en vouloir. Distrait, j'appuyais sur le bouton d'appel de l'ascenseur et entrais. Puis, je m'adossais à la paroi du fond et levais la tête pour décontracter mes cervicales. Quand l'ascenseur s'arrêta, il ne fit pas attention qu'il n'était pas au sous-sol, mais pâlit en voyant le nouvel arrivé. Heero ! Et il souriait en plus.
- Bonjour ! me dit-il suavement.
- Bonjour, répondis-je bouleversé.
Je n'étais pas prêt ! Il m'aurait fallu bien plus de temps pour me préparer psychologiquement à lui parler. Que dire maintenant ? Mais il dut percevoir ma gêne, car il continua.
- C'est aussi bien que nous nous rencontrions comme ça. Après tout, l'ascenseur est notre lieu favori non ?
- Heu …
- Depuis le temps que je te croise, je n'aurai jamais imaginé te voir dans l'agence.
- Je .. c'est la première fois que …
- Allez, ne sois pas gêné. J'y suis aussi.
- Oui.
Je ne savais vraiment pas quoi dire. Mon fantasme, toujours sérieux et silencieux, était en train de me sourire et de me parler ! Non, plus que ça, il était littéralement en train de m'allumer ! S'approchant très près de moi, il me toucha la main, le bras.
Je n'arrivais pas à reconnaître cet homme entreprenant dans le self made man fermé que je croisais presque tous les matins. Que faire ? Répondre à ses avances explicites, au risque de me faire passer pour un homme facile ou le repousser et le perdre peut-être à jamais ? Mais je n'eus pas le temps de choisir, l'ascenseur s'arrêta au rez-de-chaussée et les portes s'ouvrirent.
- Tu viens prendre un verre ? me demanda-t-il en me regardant droit dans les yeux.
- Oui, répondis-je, déjà hypnotisé par le regard de cet homme.
Je maudis encore ma timidité de m'empêcher de répondre une phrase spirituelle sur un ton assuré. Et puis, comment pourrais-je lui refuser quoi que ce soit ? J'avais accepté un rendez-vous, non ?
Nous partîmes donc vers le centre et Heero m'entraîna dans un club très sélect. Comment pouvait-il avoir ses entrées dans cet endroit ? Heureusement que j'étais habitué au luxe, car j'aurai sûrement été bouche bée toute la soirée. Nous nous assîmes dans un coin sombre et le serveur apporta rapidement les boissons commandées.
- Tu n'es pas drôle.
- Quoi ? demandais-je légèrement effrayé en levant la tête de mon verre.
- Je t'amène ici pour t'impressionner, et tu ne bouge même pas un cil !
Je souris de soulagement. Et moi qui avais eut peur qu'il se moque de mon sens de l'humour ! En même temps, je n'avais pas décroché un mot de tout le chemin, préférant écouter le son de sa voix.
- Désolé, mais je connais un peu ce genre d'endroit avec le boulot.
Il fronça les sourcils.
- Tu ne travailles pas dans l'import-export ?
- Si, mais je suis spécialisé dans les objets de luxe.
- Je vois.
Assis sur une banquette, Heero s'était approché de plus en plus pendant la discussion et se retrouvais maintenant presque collé à moi. Mal à l'aise, je fis un tour de la salle du regard et remarquais enfin que tous les clients étaient des hommes. Des homosexuels pour être plus précis.
- Tu es gêné d'être dans ce genre d'endroit ? me demanda-t-il en prenant ma main dans la sienne.
- Non, pas vraiment. Mais je suis plus réservé d'habitude.
Heero éclata de rire.
- Quoi ? demandais-je déconcerté.
- Il est écrit dans ta fiche que tu es timide, alors je voulais voir comment tu réagirais si je t'allumais un peu.
- Et ?
Je n'étais plus très sur de vouloir aller plus loin à ce stade.
- Désolé. Mais j'ai envie de te parler depuis longtemps, alors quand je t'ai vu sortir de l'agence hier, j'ai foncé sur mon ordinateur pour voir ta fiche.
Cette fois-ci, c'est moi qui éclatais de rire.
- Quoi ? me demanda-t-il.
- Ça fait trois mois que je fantasme sur toi.
- Hein ?
Là, j'avais repris l'avantage. Mais pas pour longtemps apparemment car il se mit à sourire férocement.
- Voyons si je corresponds à tes rêves !
Et il m'embrassa à pleine bouche. Devant tout le monde. Je voulus le repousser, mais sa langue s'insinua en moi et je n'eus plus que la force de gémir. Mes mains se placèrent d'elles-mêmes sur ses bras et je sentis ses doigts dans mes cheveux.
Il embrassait comme un dieu ! Bien trop tôt, il s'arracha à moi et je repris peu à peu conscience avec mon environnement. Mais qu'est ce que j'avais fait ? S'il n'avait pas arrêté ce baiser, il aurait pus m'entraîner bien plus loin, sans que je proteste. Ce n'était pas moi ça ! Comment avait-il réussit à me faire oublier où j'étais ?
- Je reviens, lui dis-je en me dirigeant vers les toilettes.
Dans le miroir, je vis mes yeux brillant, comme si j'étais sous l'emprise d'une drogue quelconque. Je ne me reconnaissais plus. Et je ne comprenais pas comment l'homme si sérieux que je croisais presque tous les jours dans l'ascenseur avait pu se transformer en un tel allumeur ! Étais-je en train de rêver ? Était-ce un de mes fantasmes qui agitait mes rêves ? Mais tout avait l'air tellement réaliste !
Étais-je à ce point en manque ? Je fis couler un peu d'eau et me rafraîchi le visage. Mais quand je me relevais, une silhouette se dressait derrière moi dans le miroir. Je me retournais pour voir Heero sourire.
- Ça va mieux ?
- Oui, merci.
- Désolé si je t'ai fais peur.
- Peur ?
- Je suis trop direct. Les gens n'aiment pas d'habitude et ça les fait fuir.
- Non, ce n'est pas ça.
Il fronça les sourcils. J'avais déjà remarqué ce tic quand il ne comprenait pas quelque chose. Souriant, je lui expliquais.
- Je n'ai pas l'impression que ce soit réel. Que tu sois attiré par moi je veux dire.
- Pourquoi ?
- Je n'ai pas beaucoup de succès avec les hommes d'habitude. Alors avec toi !
- Quoi moi ?
Décidément, il fallait vraiment lui mettre les points sur les i !
- Tu es beau ! répondis-je simplement.
Il parut étonné de ma réponse.
- Mais toi aussi !
Ne sachant s'il plaisantait, je me tu. Mais il sembla contrarié que je ne le croie pas.
- Si c'est comme ça.
Paniqué, je le vis venir vers moi plutôt décidé. S'il m'embrassait maintenant, je ne répondais plus de rien. Ici, il n'y avait aucun témoin, mais un homme pouvait entrer à tout moment et nous surprendre. Pourtant, je protestais à peine quand il s'empara avidement de mes lèvres.
Ses doigts se mêlèrent une fois de plus à mes cheveux pour lui permettre d'approfondir encore plus son baiser. Je gémis de plaisir quand je sentis sa langue à l'œuvre et mes genoux faillirent céder. Heureusement, il me plaqua alors contre les lavabos et bougea tout doucement contre mon aine. Je n'en pouvais plus. Le désir me traversait par vague, son corps chaud contre le mien attisait la flamme, faisant se redresser mon membre.
La tension montait de plus en plus et je me sentais peu à peu partir. Pouvait-on jouir rien qu'avec un baiser et quelques caresses ? Il ne me laissa pas le temps de le découvrir et quand il s'écarta de moi, je protestais. J'avais besoin de lui, de la chaleur de son corps, de la tendresse de ses mains, de la fougue de sa bouche.
- Encore ! demandais-je en voulant le ramener contre moi.
Mais qu'est ce qui m'arrivait ? Comment pouvais-je me comporter ainsi avec un quasi inconnu ? Et dans un lieu public en plus. Heero rit doucement.
- Pas ici. Je ne voudrais pas que quelqu'un entre. Et puis, tu mérite mieux je pense.
Rougissant, je baissais la tête.
- Tu viens chez moi ? demanda-t-il.
J'en reviens pas que j'ai osé écrire ça (rougit rougit rougit)... mais c'était il y a longtemps alors pardonnez moi !
Mille pardon pour le prénom, j'ai corrugé et je poste un nouveau chapitre pour me faire pardonner
