Résumé : Duo est un jeune homme réservé et malheureux dans sa vie professionnelle comme personnelle. Depuis peu, il fantasme sur un inconnu qu'il voit dans l'ascenseur à son travail. Et si le destin décidait de les réunir ?

Couple : 1x2

Genre : UA OOC

Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, mais je revendique l'histoire !

Note : Je suis vraiment désolée pour le dernier chapitre. D'habitude, je prend le temps d'une dernière relecture pour corriger les fautes qui m'auraient échappées mais hier, je n'étais pas là de la journée et j'ai voulu me dépêcher pour ne pas pénaliser les lecteurs. Bien sûr, c'est tombé sur le chapitre où le Remplacé n'avait pas marché ! Donc pour me faire pardonner, je publie ce troisième chapitre, en espérant qu'il vous plaise.

J'espère aussi que ça répondra à la review d'anonyme, j'accepte les critiques et là je pense les mériter, mais j'aurai aimer en discuter et pouvoir me justifier, alors la prochaine fois, laisse une adresse mail s'il te plait.


Chapitre 3

Cette phrase. Pourquoi avait-il fallu qu'il l'a prononce ? S'il avait voulu, il aurait pu me prendre ici et maintenant sans que je ne proteste, mais en prononçant cette phrase, il m'avait fait revenir à la réalité. Paniqué, je reculais. Il soupira.

- Désolé, je vais encore trop vite.

- Je … non, c'est moi, je suis … mais ….

- Ne t'excuse pas, je comprends. Après tout, tu recherche l'âme sœur, non ?

Je rougis alors en repensant à ce qu'il devait y avoir d'écrit sur moi dans cette fiche. Mais pourquoi était-il attiré par moi s'il savait que je voulais une relation sérieuse ? La question devait être inscrite sur mon visage, car il dit soudain :

- Je n'ai une qu'une relation sérieuse dans ma vie, mais ça s'est assez mal passé. Pourtant, j'ai envie de retenter le coup.

- Pourquoi moi ?

Je n'avais pas pu m'empêcher de demander. Il me regarda, secouant la tête comme s'il ne comprenait pas que je puisse poser la question. Puis il soupira et répondit :

- Retournons dans la salle, nous serons mieux.

Je le suivi, observait le balancement de ses hanches pendant qu'il marchait. Ses fesses étaient tellement …. Puis il se retourna pour s'asseoir et je m'empressais de détourner les yeux pour qu'il ne voit pas mon regard lubrique. Après tout, nous avions faillit faire l'amour dans les toilettes et mon excitation n'était toujours pas complètement retombée !

- Bien, dit-il. Je propose que nous fassions comme si rien ne s'était passé.

Je fronçais les sourcils avant de comprendre ce qu'il voulait dire. Il ne parlait évidemment pas de ma dérobade, mais de tout ce qui avait précédé.

- Enchanté, je m'appelle Heero, continua-t-il en souriant.

Mon dieu son sourire ! Quand je regardais son visage, ses yeux cobalt si profonds et son sourire chaleureux, je ne pouvais m'empêcher de me demander ce qui pouvait bien l'intéresser en moi. Mais je répondis tout de même, décidant de jouer le jeu et de rester à ses côtés aussi longtemps qu'il me supporterait.

- Duo, lui répondis-je.

- Décidément, tu n'es pas bavard ! Mais j'aime ça ! continua-t-il enjoué. Au moins, tu ne parles pas pour ne rien dire !

Encore plus gêné, je rougis et baissait la tête. Mais, décidé à lui plaire coûte que coûte, je me forçais à alimenter la conversation.

- Il n'y avait pas marqué ce que tu faisais comme travail dans cette entreprise sur ta fiche.

Je maudis ma maladresse quand je vis qu'il tiquait.

- Je n'ai pas voulu le mettre pour éloigner les parasites.

Devant mon étonnement, il reprit :

- En fait, la société m'appartient, alors je suis plutôt à l'aise.

Et je compris qu'il m'avait emmené dans ce bar, non pas pour m'impressionner, mais parce qu'il avait l'habitude du luxe.

- Je vois.

Il rit.

- Ne te torture pas avec ça, je sais très bien que tu n'en veux qu'à mon corps !

Et je pris une belle couleur rouge brique pendant qu'il éclatait de rire. Décidément, les fantasmes n'étaient vraiment pas faits pour devenir réalité !

Pourtant, la soirée se passa plutôt agréablement. Passé le premier moment de gêne, je me détendis suffisamment pour converser avec lui, observant tour à tour ses magnifiques yeux et son sourire à tomber. Étrangement, il ne me fit plus d'avance ou alors, juste quelques discrètes invites.

J'étais plus troublé par les nombreux couples gays tout autour de nous qui ne se gênaient pas pour s'embrasser et se peloter dans les coins sombres. Heero semblait avoir compris que je préférais attendre. Même si je ne savais pas quoi.

Alors que nous bavardions toujours, parlant de nos goûts en matière de sorties, de musiques et de cinéma, je m'aperçus soudain que le bar s'était vidé et que nous étions un des derniers couples. Remarquant mon étonnement, Heero sourit et se leva.

- Tu es sûr ? Tu ne veux pas venir chez moi ?

Je détournais la tête pour ne pas voir son visage déçu. Voudrait-il encore me voir si je ne lui offrais pas mon corps ?

- Pas grave. J'attendrais.

- Quoi ?

Je n'avais pas pu m'empêcher de sursauter. Il se tourna vers moi, tout en continuant à marcher, puis sourit.

- C'est étrange, mais avec toi, j'ai envie de prendre mon temps. Tu ne ressemble pas aux mecs que je fréquente d'habitude. Tu es calme, intelligent, et tu ne penses pas qu'au sexe.

S'il savait ! Ne pas vouloir passer à l'acte ne voulais pas dire que je ne l'imaginais pas constamment, me faisant toutes sortes de films. Et s'il décidait de rester seulement bons amis ? S'il se rendait compte qu'il ne voulait plus le voir ? Était-ce vraiment une bonne idée de se refuser à lui ? Mais c'était trop tard maintenant, les dés étaient jetés.

J'avançais lentement dans la rue à ses côtés, ne me préoccupant même pas de notre destination, appréciant juste de l'avoir avec moi. Nous n'avions pas reparlé depuis sa petite tirade et nous n'en éprouvions pas le besoin. Avancer nous suffisait. Être ensemble nous suffisait.

C'était la première fois que j'éprouvais ce sentiment de plénitude, comme quand je rentrais autrefois à la maison et que je voyais ma mère dans la cuisine pendant que mon père regardait un match à la télé. J'avais l'impression d'être chez moi. Pourquoi est ce que j'avais cette impression avec un quasi inconnu alors que je côtoyais mes collègues depuis cinq ans sans rien savoir d'eux ? Et surtout, ce sentiment allait-il évoluer vers quelque chose de plus fort ou simplement disparaître le temps et le remplacement de mes fantasmes face à la réalité ?

Perdu dans mes pensées, je ne m'aperçus pas tout de suite que Heero s'était arrêté. Je me retournais pour lui faire face et tombais en arrêt devant ses yeux scrutateurs, comme d'habitude.

- Quelque chose ne va pas ? lui demandais-je.

- Nous sommes devant le parking. C'est bien là que tu te gares, non ?

Surpris, je me tournais vers le bâtiment et reconnu effectivement la tour où nos bureaux étaient installés. Ma voiture devait encore m'attendre dans le parking du sous-sol.

- Je te dépose ? demandais-je sans réfléchir.

Mais je vis son sourire apparaître, plus comme une excuse que pour se moquer de moi. Qu'est ce qui m'avait pris de demander ça alors que je lui avais refusé mon corps ? Il allait me prendre pour une girouette ! Ou pour un fou ! Je ne savais pas ce qui était le pire.

- Je n'habite pas loin. Merci.

Maintenant que j'y pensais, il passait toujours par le hall d'entrée et non par le sous-sol, il devait donc faire tous les voyages à pied.

- Bien.

Nous restions là, aucun de nous ne faisant un geste pour partir. Je n'arrivais pas à m'arracher à lui. Et il ne se décidait pas à se détourner. Finalement, je sortis de ma réserve habituelle et m'approchais de lui. Je vis la surprise s'inscrire sur son visage, mais ne m'en préoccupait pas, concentré sur ses lèvres.

Je saisis les pans de sa veste et l'attirais tout contre mon visage pour m'emparer voracement de sa bouche. S'il avait mené la danse jusque là, j'avais maintenant le contrôle des opérations et je mis toute ma science dans mon baiser, espérant l'attacher à moi bien après qu'il m'ait quitté et réalisé que je n'en valais peut-être pas la peine. Le baiser dura, encore et encore, et nous en ressortîmes essoufflés.

- Et bien ! finit par dire Heero.

- Je ….euh … à demain.

Il sourit.

- J'ai hâte d'y être !


Voilà, j'espère que ça vous à plu et encore désolée.