Résumé : Duo est un jeune homme réservé et malheureux dans sa vie professionnelle comme personnelle. Depuis peu, il fantasme sur un inconnu qu'il voit dans l'ascenseur à son travail. Et si le destin décidait de les réunir ?

Couple : 1x2

Genre : UA

Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, mais je revendique l'histoire !

Note : Attention chers lectrices et lecteurs, l'histoire va maintenant passer à sa partie plus humoristique. Bien sûr, il y aura toujours de la romance, les hésitations de Duo, le sex appeal de Heero, mais j'ai introduit pas mal de scènes et de répliques cocasses. Dites moi ce que vous en pensez !

Bonne lecture


Chapitre 4

Serait-il là ?

Je n'avais pratiquement pas pu dormir de la nuit tellement j'étais angoissé. Allais-je le voir dans la cabine ce matin ? Et surtout, comment se comporterait-il ? Et moi ? Après être rentré chez moi, j'avais réalisé à quel point la soirée avait été irréelle.

J'avais parlé à l'homme dont je rêvais depuis plus de trois mois, et je lui plaisais. Et s'il n'avait pas changé d'avis, je pourrais même avoir une relation sérieuse avec lui. Des rêves de petits déjeuner, de balades et de vacances à deux me traversèrent la tête, mais je me repris. Dans le présent ! Je devais faire face à la réalité au lieu de toujours me réfugier dans mon monde.

Tremblant, j'appuyais sur le bouton d'appel de l'ascenseur et entrais. La cabine commença son ascension et je retins mon souffle quand elle s'arrêta au rez-de-chaussée. Les portes s'ouvrirent et je vis enfin Heero, tout sourire comme la veille.

Il entra et nous nous regardâmes quelques secondes, juste le temps de nous retrouver isolés. Puis il se jeta sur moi et m'embrassa avidement. Que c'était bon de sentir ses lèvres sur les miennes, sa langue dans ma bouche, ses mains sur mon corps. Je m'activais aussi, essayant de m'insinuer sous sa veste pour sentir sa peau. Mais l'ascenseur arriva bien trop tôt au onzième étage. Je m'arrachais alors à lui et regardais ses yeux cobalt, si intenses.

- Bonjour ! dit-il joyeusement.

- Oui, cette journée commence bien, répondis-je distraitement.

Les portes coulissèrent et je me rendis compte qu'il avait eut le temps d'appuyer sur le bouton de son étage avant de se jeter sur moi. Heureusement qu'il n'y avait personne dans le couloir car, enlacé comme on l'était, on se serait sûrement posé des questions.

- Tu manges où à midi ? reprit-il.

Je pensais au petit sandwich que je m'étais préparé comme chaque jour et décidais de me lancer.

- Je t'invite au restau ? répondis-je sur une impulsion.

Son sourire me récompensa de mon audace.

- Je finis à midi.

- Je passe te prendre.

- A tout à l'heure.

Il m'embrassa une dernière fois, très rapidement, puis se détourna. Mon dieu ! Quel fessier ! Je rougis en me rendant comptes de ce que j'avais osé regarder et appuyais rapidement sur le bouton du quatorzième. Heureusement que nous étions presque toujours seuls dans la cabine à cette heure matinale !

J'étais sur mon ordinateur depuis une demi-heure environ, parcourant une liste d'objet à expédier en Inde, quand une nouvelle fenêtre apparue sur l'écran. Étonné, je cliquais sur le petit bonhomme étrangement familier qui m'invitait à entrer sur une nouvelle page vierge. Une phrase s'inscrivit alors, lettres après lettres :

Tu bosses bien ?

Je fixais mon écran, complètement perdu puis réalisais soudain.

Heero ?

Qui d'autre ?

Mais comment tu fais ça ?

Je suis dans l'informatique je te rappelle !

Je croyais que tu étais le patron de la boîte ?

Oui, mais c'est moi qui l'ai monté, grâce à mon génie.

Ton génie ?

Figure-toi que je suis dans le classement des cinquante meilleurs informaticiens au monde.

Je restais quelques secondes à fixer la dernière phrase puis souris.

Et donc, tu es un pirate ?

Disons que j'en ai les capacités. Mais je ne fais rien d'illégal.

Et mon ordinateur ?

Je ne regarde pas tes fichiers si c'est ce qui t'inquiète.

Je ris doucement devant sa crainte évidente de me voir en colère. Mes collègues levèrent alors la tête et je décidais de me calmer. Après tout, ils ne m'avaient jamais vu rire, surtout au bureau.

Qu'est ce que tu veux ?

Je m'ennuies.

Mais moi, j'ai du travail.

A ce moment là, le petit bonhomme du début revint, en larmes, et je compris à quoi il m'avait fait penser. Ou plutôt à qui, car c'était une version chibie de Heero. A cet instant, j'eus envie d'avoir les mêmes capacités que lui pour lui renvoyé une mini version de moi le réconfortant. Mais je ne m'y connaissais pas assez en informatique.

Cette réflexion sur ses talents, me fit penser à une phrase que répétaient souvent mes collègues : "Si tu as été engagé si jeune, c'est grâce à ta disposition pour les langues !". Bien sûr, c'était plus une marque de jalousie qu'un compliment, mais ça me donna une idée. Rapidement, j'écrivis une phrase en chinois qui pouvait se traduire par :

Tu me manques aussi.

La réponse ne tarda pas à arriver.

C'est pas juste, je comprends rien !

Alors cherche pendant que je bosse.

C'est pas drôle !

Je conservais tout de même la fenêtre réduite pour continuer à discuter.

La matinée passa relativement vite, car Heero avait trouvé un logiciel de traduction et s'amusait à répondre à toutes mes phrases, quelle que soit la langue que j'employais. De mon côté, je faisais mon possible pour travailler pendant qu'il essayait par tous les moyens de me distraire. Il m'envoya même une vidéo porno gay et j'eus juste le temps d'éteindre le son des haut-parleurs avant que mes collègues profitent des gémissements de plaisir.

Mais je regardais la scène jusqu'au bout, mon corps régissant au spectacle. Au bout les quatre minutes trente que durait le film, Heero me demanda :

Ça ne te donne pas envie ?

J'hésitais longuement. Si je répondais oui, il risquait de me presser pour passer à l'acte, mais je ne voulais pas lui mentir et passer pour un coincé. Je finis par répondre avec une pirouette :

Ça va pas de m'envoyer ça ? Mes collègues auraient pu entendre !

Tu n'as pas de bureau personnel ?

Le patron veut que nous travaillions en harmonie donc, il n'y a qu'une grande salle divisée en petits espace avec des panneaux de rien du tout !

Mon pauvre ! Moi, j'ai un immense bureau avec un cabinet de toilette personnel et une baie vitrée.

Je restais quelques secondes bouche bée. Qu'il ait un grand bureau et quelques avantages ne m'étonnais pas, mais qu'il m'écrive ça comme ça ! J'eus l'explication tout de suite après.

Tu veux venir l'essayer ?

J'en étais sûr !

On va manger ensemble dans une heure !

Et alors ? Tu me manques trop !

On s'est rencontré hier !

En lui répondant, j'eus pourtant la sensation de le comprendre. J'avais moi aussi envie d'être à ses côtés, de discuter avec lui sans la barrière de l'ordinateur. Je soupirais. Il était vraiment incorrigible ! D'un autre côté, ne disait-il pas tout haut ce que je gardais toujours pour moi ? Pris d'une impulsion, j'écrivis :

J'arrive.

Quoi ?

Je viens te voir. Dans ton bureau.

T'es sûr ?

Tu hésites maintenant ?

Ou bien était-ce moi ?

Non, je parlais vis-à-vis de ton patron.

Il n'est jamais là. Et je dirais à mes collègues que j'ai un déjeuner d'affaire.

Ca t'arrive souvent ?

Jamais

Et tu ferais ça juste pour me voir ?

Je souris et écrivis alors la phrase "Tu me manques" dans toutes les langues que je connaissais.

C'est bon, j'ai compris ! Je t'attends.

Je pris une profonde inspiration et fermai la fenêtre. Puis, je me levais et lançais à la cantonade :

- Je vais déjeuner.

Trop pressé de retrouver Heero, je ne remarquais pas les regards incrédules dans mon dos.


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