Résumé : Duo est un jeune homme réservé et malheureux dans sa vie professionnelle comme personnelle. Depuis peu, il fantasme sur un inconnu qu'il voit dans l'ascenseur à son travail. Et si le destin décidait de les réunir ?
Couple : 1x2
Genre : UA OOC
Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, mais je revendique l'histoire !
Note :D'abord, mes excuses de ne poster que maintenant mais j'ai eu une semaine chargée.
Ensuite, petite précision sur la suite de cette fic. Au départ, elle s'arrêtait au chapitre précédent mais comme j'avais encore quelques idées éparses pour une suite sans avoir envie de rentrer dans les détails, j'avais écris de tous petits chapitres humoristiques qui s'enchainaient plus ou moins. Je les ai réunis ici par deux ou trois pour ne pas vous laisser sur votre faim, donc j'espère que vous aimerez quand même.
Bonne lecture.
Rappel : Duo a démissionné après une petite bagarre avec ses collègues homophobes et Heero lui a avoué qu'il l'aimait.
Chapitre 11
- Duo ?
- Mmmm ?
Encore un peu dans le brouillard, je me retournais sous la couette pour faire face à Heero qui paraissait tout à fait réveillé, lui. Pourtant la nuit avait été courte. En effet, sa déclaration de la veille m'avait plutôt émoustillé, et comme je n'avais plus à aller bosser et qu'étant le patron il prenait ses congés quand il le voulait, nous avions décidé de commencer le week-end en ce jeudi matin.
Je voulais réfléchir à mon futur, autant professionnel que personnel et Heero avais été enchanté de passer plus de temps avec moi. Après tout, nous n'avions jusque là été ensemble que les week-ends et en dehors du travail, ces quatre jours allaient nous faire de petites vacances.
Mais après une nuit particulièrement animée, je pensais qu'il préférerait faire la grasse matinée. Voulait-il remettre le couvert ? Pourtant, il avait son expression sérieuse, celle qu'il prenait quand il voulait me parler de quelque chose d'important. Et le silence depuis quelques secondes me confirmait que c'était important ET délicat.
- Est-ce que ….
Voyant qu'il avait du mal à se décider, je me rapprochais encore plus de lui, l'entourais de mes bras et lui dit :
- Quoi que tu veuilles me dire, tu n'as plus à hésiter. Dans un couple, il faut savoir communiquer.
Il me répondit par un grand sourire et se blotti tout contre moi. Je le sentis prendre une grande inspiration, puis il se lança :
- Est-ce que tu veux bien venir habiter avec moi ?
Pour le coup, c'est moi qui étais sans voix. Vivre ensemble ? C'est vrai que c'était la suite logique à notre relation, mais n'était ce pas trop tôt ? Après tout, nous ne nous connaissions vraiment que depuis un mois, et même si nous étions maintenant amoureux l'un de l'autre, rien ne disait que nous pourrions supporter la cohabitation. Notre relation était encore trop fragile pour tenter une dispute sur le bouchon du dentifrice ou les chaussettes sales par terre.
Après tout, nous fonctionnions très bien en allant chez l'un ou chez l'autre jusqu'ici, même s'il avait fallu une sacrée organisation au départ. Et quelques ajustements en cours de route. Comme quand j'avais dut prêter une cravate à Heero, la sienne étant trop froissé après qu'il m'ait attaché avec au cours d'une nuit torride. Ou quand il m'avait donné un caleçon parce que le mien était taché.
Bon, c'est vrai que j'avais maintenant quelques vêtements à moi chez lui et vice versa. Et c'est vrai qu'il n'y avait jamais eu de problème avec la salle de bain le matin ou le partage des tâches dans la cuisine (je préparais à manger, il faisait la vaisselle). Mais de là à vivre ensemble ?
- Tu n'es pas obligé d'accepter, tu sais.
Surpris, je regardais Heero. Et voilà, j'avais encore été trop long à répondre !
- Après tout, ta vie est déjà pas mal bouleversée en ce moment, je comprends que tu veuilles un peu de stabilité, reprit-il.
- Non, ce n'est pas ça ! m'empressais-je de répondre.
Il sembla attendre une explication et je soupirais. Le nœud du problème n'était pas là, évidemment. Mais oserais-je lui dire la vraie raison ? Au-delà de la peur du dentifrice, de la peur des disputes …
- Je …
- Oui ?
- Je veux bien habiter avec toi …
- Mais ?
Prenant mon courage à deux mains, je débitais tout d'un coup :
- Mais pas ici.
Heero me dévisagea quelques secondes, un siècle de torture pour moi, puis souris :
- Tu n'aimes pas mon appartement ?
- Si, bien sûr, ce n'est pas …
Mais devant le regard de Heero je cédais :
- Je le trouve trop impersonnel. C'est vrai qu'il est classe et que ça doit te coûter cher, mais justement je n'ai plus d'emploi maintenant et je n'aurais pas les moyens de …
- Duo ! me coupa Heero.
- Oui ? demandais-je crispé.
- J'ai compris. Si tu veux qu'on se trouve un appartement à nous deux, c'est d'accord.
- C'est vrai ?
Il sourit.
- Bien sûr ! Et puis, ne t'inquiète pas pour le loyer, je …
- Ah non ! Je paierai la moitié ou on annule tout.
Je le vis grimacer un peu, mais il dut comprendre mon point de vue car il finit par acquiescer.
- D'accord, on fera moitié-moitié.
Satisfait, je me pelotonnais un peu plus contre lui pour finir notre grasse matinée. Je fermais les yeux, puis sourit en sentant sa bouche sur mon front, puis ses mains remontèrent dans mon dos et je frissonnais. Finalement, la grasse matinée pourrait attendre.
- Je préfère le premier.
- Mais la cuisine est minable !
- Et alors ? On ira au restaurant !
- Heero !
- Bon d'accord. Mais il est plus petit celui-là, dit-il d'un air boudeur.
- Heero, tu n'es qu'un gros bourgeois prétentieux.
Il me regarda, surpris, puis vis à mon sourire que je le titillais et se mit à rire.
- Ce n'est pas faux.
Il s'approcha alors de moi et je vis l'agent immobilier détourner discrètement les yeux. Heero m'embrassa tendrement puis demanda :
- Tu veux celui-ci, n'est ce pas ?
Je relevai la tête, observais la cuisine ultra perfectionnée, le salon spacieux et séparé par un bar, les portes menant vers deux chambres et une belle salle de bain, et pensait à la proximité avec l'immeuble où travaillait Heero.
- Oui, répondis-je alors en le regardant dans les yeux. Et toi ?
Il fut sur le point de répondre quelques chose du genre "Tant que toi, tu aimes …" mais mon regard parut le dissuader. Je ne voulais pas qu'il se sente mal à l'aise dans NOTRE appartement. Je le vis alors jeter un coup d'œil autour de lui, puis il se décida.
- C'est vrai que j'aurai préféré un appartement plus luxueux, mais j'aime bien aussi celui-là, et je sais que nous en ferrons notre nid.
Il sourit, et je le suivis. Après un dernier baiser, nous nous tournâmes vers l'agent et Heero déclara, satisfait :
- On le prend !
Deux semaines plus tard
- Non pas là, voyons !
- Ah bon ? Mais tu veux la mettre où alors ?
- Dans la chambre bien sûr !
Heero regarda la lampe qu'il avait dans la main, perplexe, mais il sembla décidé à suivre mes instructions sans poser de questions car il porta le luminaire dans notre future chambre.
Bon sang, déménager était épuisant ! Heureusement que nous avions fais appelle à une entreprise pour les gros meubles, car nous n'aurions jamais réussi à tout faire seuls.
Justement, un des déménageurs entra dans l'appartement, trois chaises empilées dans les mains.
- Je mets ça où ? me demanda-t-il.
- Dans la cuisine, lui répondis-je en souriant.
Et comme il n'était pas interdit de regarder, je ne me gênais pas pour mater son délicieux postérieur tandis qu'il me tournait le dos. Les déménageurs étaient décidément très gâtés par mère nature !
Pas mal, mais celui de Heero était bien mieux, pensais-je.
- Pris la main dans le sac ! souffla une voix juste derrière moi.
Je sursautais, ne l'ayant pas entendu arriver et essayais de me justifier.
- Mais non, je le surveillais juste pour voir s'il ne faisait pas de bêtise !
Heero sourit.
- Mais bien sûr.
- Et puis, je préfère te regarder toi, ajoutais-je en rougissant.
Heero éclata de rire et m'embrassa juste quand l'homme sortait de la cuisine. Celui-ci fit semblant de rien et ressortit de l'appartement.
- On pourrait baptiser notre nouvel appartement quand ils seront partis, me souffla-t-il ensuite.
- Heero !
J'espère que vous avez aimé le changement de rythme.
