Résumé : Duo est un jeune homme réservé et malheureux dans sa vie professionnelle comme personnelle. Depuis peu, il fantasme sur un inconnu qu'il voit dans l'ascenseur à son travail. Et si le destin décidait de les réunir ?

Couple : 1x2

Genre : UA OOC

Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, mais je revendique l'histoire !

Note : Très gros chapitre mais je voyais pas couper en deux. Cette fois-ci, le nouveau boulot de Duo et ... une surprise !

Bonne lecture.


Rappel : Duo et Heero habitent désormais ensemble et apprennent peu à peu à se connaitre.

Chapitre 13

- C'était qui ?

Je regardais le téléphone, bien trop abasourdi pour penser à répondre à Heero. Intrigué, il leva les yeux de son magazine et m'observa.

- Duo ?

Je sursautais et le regardais.

- Un ancien client.

- Comment a-t-il eut ce numéro ? demanda Heero en fronçant les sourcils.

Intrigué aussi, je réfléchis. Nous n'avions déménagé que depuis une semaine, seuls nos proches et le facteur était au courant de notre nouvelle adresse. Alors le numéro de téléphone …

- Il a peut-être demandé aux renseignements ?

Après tout, même si nous n'étions encore pas sur l'annuaire, nous avions un numéro, et l'appartement était à nos deux noms, donc il y avait bien une trace quelque part.

- Et que voulait-il ?

Sa question m'avait presque fait oublier ma préoccupation première !

- Du travail.

- Quoi ?

Je souris. Encore une fois je m'étais mal exprimé. Mais j'étais tellement abasourdi.

- Il me propose du travail.

Je vis le visage de Heero s'éclairer. Après tout, il était aussi inquiet que moi pour mon avenir. Et si le déménagement m'avait permis de faire une pause et de réfléchir sur ma vie, je n'avais pas beaucoup avancé dans ma recherche d'emploi.

- C'est génial !

- Oui, lui répondis-je en venant le rejoindre sur le canapé. Apparemment, il préfère s'adresser à moi personnellement plutôt qu'à mes collègues.

- Je sens que je l'adore déjà ! dit-il en riant.

- Je protestais quelque peu, mais j'étais trop content pour le réprimander d'avantage.

- Tu vas accepter ?

Je réfléchis quelques secondes. Bien sûr, l'offre était tentante, et le salaire plus qu'avantageux. D'un autre côté, pour accepter le contrat, il allait falloir que je crée ma propre société et je n'étais pas sûr de vouloir continuer dans cette voix toute ma vie, en imaginant que d'autres personnes me fassent assez confiance pour m'engager ! Et puis, je serais amené à voyager.

- Tu sais que je devrais m'absenter plusieurs jours …

- Duo ! Ne choisit pas en fonction de moi. Je suis tout à fait capable de m'occuper de ma petite personne. Et puis, je suis sûr que tu feras tout pour te faire pardonner à ton retour, ajouta-t-il en souriant.

Je l'embrassais, soulagé. Après tout, je pouvais peut-être prendre quelques risques.

- Au fait, c'est qui ce fameux client ? me demanda-t-il quand nous reprîmes notre souffle.

Gêné, je baissais la tête et tombais sur le magasine que lisais Heero quelques minutes plus tôt. Je souris alors et lui montrais la couverture où trônais la photo des trois hommes les plus sexy de la planète, d'après enquête sur la gente féminine française.

- C'est le deuxième, répondis-je en m'empressant de sortir de la pièce.

- Quoi ? hurla Heero.


Trois mois plus tard

- Duo ?

- Oui ? répondis-je distraitement, toujours concentré sur mon dossier.

- Duo ! répéta Heero un peu plus fort, une pointe d'exaspération dans la voix.

Comprenant que quelque chose n'allait pas, je me retournais vers lui et le vis, son pardessus à la main, sa sacoche dans l'autre. Comme il venait de rentrer, cela n'aurait pas dut me troubler. En fait, c'est le décor qui n'allait pas. En effet, des papiers trainaient sur toutes les surfaces disponibles, des cartons étaient dispersés sur le sol, parfois le contenu se déversait tout autour … et des post-it semblaient s'être reproduit un peu partout.

- Oui ? répondis-je alors d'une toute petite voix.

- Tu t'es bien amusé pendant que je travaillais ?

- Je déglutis.

- J'aurais peut-être du ranger avant que tu reviennes. Désolé.

Je le vis se calmer peu à peu puis soupirer.

- Ce n'est pas le problème, Duo. Tu as besoin d'espace pour travailler et je le comprends très bien. Si on avait pris un appartement plus grand, tu aurais eu une pièce à toi …

Cette fois-ci c'est lui qui se sentit penaud sous mon regard.

- En tout cas, tu ne peux plus continuer comme ça. Il te faut un bureau.

C'est vrai que j'avais besoin d'un local. Même si les clients venaient rarement me rencontrer pour faire affaire (c'est moi qui devais me déplacer), je devais entreposer tous mes papiers, acheter un ordinateur au lieu de squatter celui que nous utilisions à la maison, et surtout, je devais me faire une coupure entre notre "nid" comme l'appelait Heero, et mon travail.

Mais j'étais tellement peu sûr de moi ! Il avait fallu toute la persuasion de mon amour trois mois plus tôt pour que je fasse les démarches nécessaires à la création de ma propre entreprise, alors m'installer dans des locaux professionnels rendrait la chose vraiment officielle.

Car si les affaires commençaient bien (deux autres anciens clients m'avaient contacté après avoir entendu dire que je m'étais mis à mon compte), je ne savais pas vraiment faire tourner une boîte et chercher de nouveaux contrats. Heero m'avait bien aidé au début, me prêtant même sa comptable, mais je savais qu'il me faudrait engager au moins une secrétaire pour continuer. Et puis Heero avait ses propres délais à respecter, il ne pourrait être éternellement sur mon dos.

Comprenant mes hésitations, il lâcha ses affaires et s'approcha de moi. Reconnaissant, je souris et me blottis contre son torse, soupirant quand je sentis ses bras m'entourer.

C'était ça. C'était exactement ça qui m'avait manqué tout ce temps. Quelqu'un qui me comprenne assez pour me pousser un peu quand j'hésitais, qui était à mes côtés dans les moments difficiles, et qui me prenait dans ses bras quand j'en avais besoin.

- Je t'aime, finis-je par soupirer.

Je sentis plus que je ne vis Heero sourire.

- Mais tu vas trouver des locaux dès demain !

Et je me mis à rire contre lui, mais Heero ne me laissa pas tranquille longtemps et s'empara de ma bouche. Sentant le désir monter en moi, je me levais pour l'accompagner jusqu'à notre chambre, mais nous aurions dut regarder un peu ou nous marchions, car Heero se prit brusquement les pieds dans un carton, et il s'étala par terre.

D'abord inquiet, je fus soudain pris d'une crise de fou rire quand je vis la position parfaitement grotesque de mon amour, les vêtements complètement froissés. Mais il ne parut pas gouter à la plaisanterie, et il entreprit de me punir pour mon insolence, sans passer par la case "lit".


- Si je résume bien, vous voulez un emplacement pour mettre vos bureaux, pas trop grand mais pas trop petit non plus, avec un bon éclairage, dans le quartier ou pas trop loin, et en plus pas trop cher ?

Je regardais l'agent immobilier, gêné par le résumé qu'il venait de faire de mes petites préférences. Pourtant, je ne voulais que me renseigner au départ.

Depuis trois mois que j'avais recommencé de travailler à mon compte, je venais de me rendre compte que notre appartement était vraiment trop petit pour abriter notre amour ET mon travail. En fait, Heero m'y avait fortement incité !

Je rougis en me rappelant la soirée de la veille et m'efforçais de revenir à l'instant présent. Allais-je me faire jeter par l'agent pour "demandes trop exigeantes" ?

Mais son visage passa de "renfermé" à "tout sourire" et il me dit :

- Vous avez de la chance, nous avons justement un local qui vient de se libérer dans un immeuble d'affaire. C'est à deux pas d'ici, vous voulez visiter ?

Trop abasourdi pour poser des questions, j'acquiesçais. L'agent me parla d'une grande pièce bien éclairé, avec un accès facile, un parking, un ascenseur … ce n'est qu'une fois arrivé devant l'immeuble que je compris.

- C'est ici ? demandais-je surpris.

- Oui, au quatorzième étage, me dis l'agent tout sourire.

- Quatorzième ? m'exclamais-je.

Pourtant, il n'y avait que mon ancienne entreprise et un espace inoccupé qui servait d'entrepôts à une autre boîte à cet étage ! Ce pouvait-il que …

Sans se rendre compte de mon trouble, l'agent avait continué son chemin et il recommença son baratin en appuyant sur la touche 14 de l'ascenseur.

- C'est une société d'import-export qui s'est délocalisé. Apparemment, le chiffre d'affaire s'est brusquement écroulé et le patron a préféré vendre. Le nouveau propriétaire a tout réorganisé et voilà.

Nous arrivâmes enfin au quatorzième étage et je suivis l'agent dans le couloir comme un fantôme. Quand il ouvrit la porte, j'entrais dans la pièce qui m'avait servi de bureau pendant cinq ans, plein d'appréhension. Après tout, je n'avais que de mauvais souvenirs de cet endroit.

Mais la pièce était vide. Les séparations n'étaient plus là, il n'y avait plus aucun bureau, plus de machines, plus d'ordinateurs. Et je poussais un soupir de soulagement.

Pendant que l'agent me faisait un contre rendu détaillé des qualités de la pièce, je déambulais lentement, cherchant à me rappeler où était placé mon ancien bureau, où s'était dérouler la mémorable bagarre qui avait changé mon avenir …

Puis, je me rendis compte du silence et me retournais vers l'agent. Il avait du finir son speech et me demandait qu'elles étaient mes intentions, mais j'étais trop absorbée dans mes pensées pour l'avoir entendu.

Je regardais encore une fois autour de moi et remarquais enfin toutes les qualités dont devait m'avoir vanté l'agent. C'était une pièce bien éclairée, bien située et si je me rappelais bien le chiffre que m'avais donné celui-ci juste avant que l'on sorte de l'agence, il était dans mes prix, même si c'était la limite supérieure.

Après tout, c'était peut être un signe ? Et puis, je crois que ça ferait beaucoup rire Heero que je m'installe dans les locaux de mes anciens "bourreaux". Oui, après tout, je pourrais me faire de nouveaux souvenirs ici.

Je me tournais donc vers l'agent qui attendait silencieusement que je me décide :

- Je le prends !


Deux semaines plus tard

Épuisant ! Je ne savais pas que ça pouvait être aussi fatigant de choisir une secrétaire. Pourtant, j'avais fait les choses correctement, faisant appel à plusieurs agences et mettant une annonce dans le journal et sur le net. Je pensais que j'aurais quand même droit à un minimum de compétence !

Bon, c'est vrai que je demandais plus une machine à tout faire qu'une simple secrétaire, mais était-ce ma faute si je ne connaissais rien à la gestion d'entreprise, qu'il fallait que j'apprenne à toute vitesse sous peine de mettre la clef sous la porte à peine mon entreprise ouverte, et que je n'avais pas les moyens d'engager un comptable et deux ou trois autres personnes spécialisées en plus de la secrétaire ?

La matinée était vite passée, les entretiens étant plus catastrophiques les uns que les autres. Après une mini pause-déjeuné dans le bureau ce Heero, j'étais remonté dans mon local fraichement inauguré. Les lieux n'avaient pas tellement changé depuis ma visite avec l'agent immobilier, si ce n'est le mur de séparation que nous avions mis tout un week-end Heero et moi à monter au fond de la pièce pour m'aménager un bureau personnel (facile à installer mon œil).

Je devais recevoir le mobilier dans l'après-midi. Heero avait pris une matinée de congé spécialement pour m'accompagner dans les magasins, soit disant que je n'avais pas de goût. C'est plutôt lui qui avait des goûts de luxe ! Il avait failli me ruiner.

Enfin, il avait quand même été utile dans le magasin d'informatique, décidant de s'occuper lui-même des ordinateurs après avoir hurlé cinq minutes sur le propriétaire qu'il était un voleur et un incompétent. Sur le moment, j'étais plutôt gêné, mais j'avais fini par en rire. Et puis, s'il m'installait mon réseau informatique, il serait obligé de venir faire les réparations … J'en salivais d'avance.

Revenant au présent, j'ouvris la porte pour faire entrer la prochaine candidate et ne vis alors que du rouge.

Plus haut, entendis-je.

Je relevais la tête et vis alors qu'une tête surmontait le rouge. Et je réalisais enfin que j'avais à faire avec une sorte de bimbo siliconée sortis tout droit d'une publicité.

- Ca ne me gêne pas que tu regardes la marchandise, mais j'aimerais bien pouvoir m'asseoir, mes chaussures me font un mal de chien.

Je la laissais passer, complètement abasourdi, et sursautais légèrement quand elle fit éclater son chewing-gum. Au moins, l'entretien n'allait pas durer longtemps ! Bon sang, je ne trouverais jamais de secrétaire !

Je soupirais et décidais de renvoyer la jeune femme en douceur, ne voulant pas avoir à faire à une hystérique.

- Ouah ! Super le palace ! Alors là ça sera mon bureau c'est ça ? Et derrière la porte c'est le tien ?

- Euh … oui.

Mais je me repris vite et dis :

- Je peux avoir votre curriculum ?

- Pff, pas besoin. Je tape vite à la machine, je réponds au téléphone, je fais la compta et je m'occupe des visiteurs indésirables. Mais je vous préviens, je suis pas votre bonne, alors le café, c'est chacun son tour ! Et je fais pas la pute ! rajouta-t-elle en me regardant droit dans les yeux.

Je pensais la virer après la première phrase, mais sa dernière déclaration me laissa coi. Bon sang, mais cette fille était cinglée !

- Au fait, je m'appelle Bibi. C'est un surnom, hein ? Mon vrai nom c'est Hilde Schreiber mais je préfère Bibi.

A ce moment là, quelqu'un toqua à la porte ce qui m'empêcha de dire à mon interlocutrice ce que j'avais sur le cœur, puis la porte commença à s'ouvrir et une petite voix qui me semblait familière demanda :

- C'est bien ici pour le poste de secrétaire ?

Je faillis soupirer de soulagement, mais quand je reconnus la nouvelle postulante, tout mon corps se tendit et je cessai de respirer.

- Dorothy ! réussis-je néanmoins à souffler.

La jeune femme écarquilla les yeux et un sourire mauvais naquit sur son visage.

- Je vois que tu n'as pas perdu de temps ! Je me demandais qui pouvait avoir repris si rapidement les bureaux, mais je crois que c'est clair maintenant. Tu t'es bien vengé, hein ? Tout ça pour quelques petites remarques, tu frappes tes collègues et tu démissionnes ! Mais c'était juste pour nous couler ! Tu as fais exprès de nous faire renvoyer ! Tu es content maintenant ? On est au chômage alors que tu es chef d'entreprise ! Je suis sûre que ça doit bien te faire marrer ! Et ta pédale est dans le coup, hein ? Vous avez fait ça tous les deux je parie ! Les deux tantouses qui complotent contre des honnêtes gens !

La jeune femme continua à cracher son venin sans que je puisse rien faire. D'une part, j'étais trop abasourdi par son comportement pour réagir, d'autre part, je ne pouvais quand même pas frapper une femme. Elle fit enfin une pause pour reprendre son souffle et Bibi pris la parole :

- La greluche, elle se casse ou elle aura à faire à moi, compris ?

Dorothy fit les yeux ronds, failli protester, mais devant l'attitude menaçante de l'autre femme, elle se dégonfla et tourna les talons.

- Non mais c'est vrai ! Elle me cassait les tympans avec sa voix de crécelle !

Complètement ahuris, je me tournais vers Bibi et dis précipitamment, sûr que j'aurais un jour à le regretter :

- Vous êtes engagée.


- Bibi ?

- Oui, poussin ?

Je frissonnais en entendant le surnom ridicule que m'avait donné ma secrétaire à son deuxième jour de travail. Mais qu'y pouvais-je ? C'était elle qui faisait la loi ici, personne ne pouvait le contester.

- Pourquoi la fiche de Monsieur Khushrenada est à la lettre "C" ?

- Mais parce qu'il fabrique des bonbons bien sûr !

Au lieu de m'énerver, je cherchais à comprendre le lien puis finis pas abandonner.

- D'accord, vous avez gagné, je promets de ne jamais vous renvoyer, mais arrêtez de ranger les fiches n'importe comment, j'aimerais bien ne pas avoir à vous demander les dossiers à chaque fois.

Bibi me regarda alors par-dessus sa main nouvellement manucurée et éteignit le sèche-cheveux qui devait vraisemblablement accélérer la phase séchage. Un frisson me remonta alors dans le dos.

- Vous ne le faite pas exprès pour être la seule à vous y retrouver ?

- Mais voyons chéri, c'est clair ! Il fabrique des bonbons, donc c'est un Confiseur ! dit-elle en accentuant la première lettre.

De plus en plus effrayé, je demandais d'une toute petite voix :

- Vous ne rangez pas les dossiers par ordre alphabétique selon les noms de famille ?

- C'est d'un ennui, répondit Bibi en rallumant le sèche-cheveux.

Résigné, je pris le dossier Khushrenada à la lettre "C", essayant d'ignorer les autres noms qui n'avaient rien à faire là et me dirigeais vers mon bureau. Si Bibi n'avait pas été une perle dans toutes les facettes de son travail (que j'élargissais au fur et à mesure que je découvrais la gestion d'une entreprise et que je m'émerveillais des réelles compétences de ma nouvelle secrétaire) je l'aurais déjà renvoyé.

Mais elle pouvait faire de la comptabilité d'une main tout en négociant avec un client au téléphone avec l'autre, et elle savait recevoir les avocats et autre personnel administratif très calmement alors je ne pouvais rien dire contre les séances de manucure et les conversations téléphoniques personnelles. Après tout, la secrétaire parfaite n'existait pas … n'est ce pas ?

Finalement, je ne regrettais pas vraiment mon choix, pensais-je en fermant la porte. C'est alors que j'entendis Bibi répondre au téléphone :

- Coucou ma puce, alors ce déménagement ?

Je levais les yeux au ciel, plus amusé que mécontent. Mais quand je distinguais ensuite le bruit de la porte d'entrée, je me rappelais subitement que Heero devait passer vérifier mon installation électronique. Et je n'avais toujours pas trouvé le courage de lui parler de Bibi ! Ou plutôt, je ne lui avais raconté que ses bons côtés, il croyait donc que j'étais tombé sur une perle.

Je rouvris la porte à toute vitesse et fonçais vers mon amant. Il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que je l'entrainais vers mon bureau, éberlué. Malheureusement, Bibi fut plus rapide et raccrocha au nez de son interlocutrice pour lancer un :

- Ouah poussin, il est canon ton mec !

Mortifié, je stoppais net tandis que Heero se tournait vers ma nouvelle secrétaire.

- Il doit être top au lit, non ?

Rouge de honte, j'entrainais mon amant en quatrième vitesse dans mon bureau. La porte refermée, Bibi n'abandonna pas pour autant son travail de démolition et cria :

- Prenez votre temps, je m'occupe des gêneurs !

Adossé à la porte, je fermais les yeux, certains que Heero allait me traiter d'imbécile pour avoir engagé une telle secrétaire. Après quelques secondes, il prit la parole :

- Ouah, elle est trop géniale !

- Quoi ?

- Et en plus elle fait bien son boulot ? T'as vraiment de la chance dit donc ! J'avais cru que c'était un vrai bonnet de nuit comme tu me l'avais décrite, mais en fait, elle met l'ambiance.

- Tu … tu … ne lui en veux pas pour ce qu'elle a dit ?

- Quoi ? Que j'étais canon et bon au lit ? me demanda Heero le sourire aux lèvres.

- Euh …

Mais il n'eut pas l'air de vouloir attendre que je m'explique, car il s'approcha soudainement de moi, l'air prédateur.

- Si ta secrétaire "s'occupe de gêneurs", nous avons tout notre temps non ?

Et il s'empara voracement de ma bouche. Incapable de lui résister, je le laissais faire, participant même activement.

Dans l'autre pièce :

- Et bah, ils sont bruyants en plus !

- Pardon ? demanda la voix au téléphone.

- C'est rien ma belle, juste mon patron qui fait une pause casse-croute.


Perso je suis morte de rire quand je me relis mais bon ...