Résumé : Duo est un jeune homme réservé et malheureux dans sa vie professionnelle comme personnelle. Depuis peu, il fantasme sur un inconnu qu'il voit dans l'ascenseur à son travail. Et si le destin décidait de les réunir ?
Couple : 1x2
Genre : UA OOC
Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, mais je revendique l'histoire !
Note : Un nouveau personnage fait son entrée.
Mille pardon pour les reviews du dernier chapitre, je n'ai pas le temps de répondre individuellement alors un grand merci à tous !!
Bonne lecture.
Rappel : Duo et Heero partagent désormais leur vie et affrontent ensemble les bons moments comme les mauvais.
Chapitre 15
- Oh un petit chat !
Je me baissais pour caresser la petite boule de poil qui se mit à ronronner dans mes mains. Qu'est ce qu'il pouvait bien faire dans le hall d'entrée ? Je me relevais pour voir d'où cet animal pouvait bien provenir. Bien que les animaux soient admis ici, je ne voyais aucun de mes voisins susceptibles d'en avoir un.
Même si je connaissais peu de voisins tout court. Il y avait trois appartements par étages, et cinq étages en tout. Je ne connaissais que le vieux couple qui habitait en face de nous et je savais que personne ne vivait plus au bout du couloir depuis le décès de sa propriétaire, mais pas plus. Alors à qui pouvait bien être ce mignon petit chat ?
Juste à cet instant, une voix se fit entendre du côté des escaliers :
- Kama ? Kama tu es là ? Kamaaaaaaa …
- Ici, dis-je pour renseigner la voix.
Un jeune homme, les cheveux blond un peu échevelé et à l'allure débraillée dévala les dernières marches et se précipita sur moi pour m'arracher le chat.
- Merci, dit-il en se retournant et il entra dans la cabine.
Complètement éberlué, je mis une seconde avant de m'apercevoir qu'il comptait remonter comme si de rien n'était et surtout sans m'attendre. J'eus donc juste le temps de retenir la porte et entrais sous le regard presque furieux de l'inconnu.
Mais quand je voulus appuyer sur le bouton du dernier étage, je vis qu'il était déjà enfoncé. Ainsi, le jeune homme était soit en visite chez le couple de retraité (peu probable) soit le nouveau propriétaire de l'appartement du fond. Ou plutôt, ses parents devaient l'être car il ne paraissait même pas majeur.
Comme il ne semblait pas vouloir engager la conversation, ni s'excuser, je pris mon mal en patience et attendit que l'appareil nous mène à destination. Après tout, j'avais eu une dure journée, et je n'attendais qu'une chose, revoir Heero.
Je n'allais donc pas faire des efforts pour être aimable avec mon nouveau voisin alors qu'il faisait tout pour ressembler à une véritable porte de prison ! Mais il aurait dut cesser de caresser son animal si tendrement s'il voulait faire le dur, car un chat en train de ronronner contre soi était plus mignon qu'autre chose.
Alors que je me préparais à la petite secousse annonçant notre arrivée, la cabine s'arrêta soudainement et le noir se fit.
Une panne d'électricité ! C'était bien ma veine. Et avec une petite peste dans la cabine en plus. Pourquoi est ce que ça n'arrivait pas à un moment où j'aurais été seul avec Heero ? Alors que je commençais à fantasmer, prenant mon mal en patience et attendant que quelqu'un vienne nous sortir de là, j'entendis mon compagnon de cellule sortir une bordée de jurons à faire pâlir le capitaine Haddock.
Comme il était surtout question de chat stupide et bon à rôtir, je supposais que celui-ci avait du être surpris par la secousse et la brusque obscurité et qu'il avait allègrement griffé son propriétaire pour s'enfuir de ses bras.
Bien fait ! pensais-je. Surtout quand je sentis une boule de poil se frotter contre mes chevilles tandis que l'inconnu chuchotait le surprenant nom du chat pour le rattraper.
Je pris donc Kama dans mes bras et celui-ci se mit à ronronner derechef. Ce qui attira bien sûr l'attention du malpoli.
- Rendez-moi mon chat !
- Dès qu'il y aura plus de luminosité, je me ferais un plaisir de mettre cette charmante bête dans tes bras, mais pour l'instant, je suis sûr que ni toi ni moi ne voulons nous toucher dans le noir.
Je voulais remettre le jeune homme à sa place par cette remarque, mais apparemment, il était assez énervé pour tout prendre de travers et sa réponse me surpris un peu :
- J'aurais du me douter que tous les bourges étaient les mêmes ! Ça vous dégoute tant que ça de toucher un PD ? Vous gênez pas pour prendre une douche dès qu'on sera sorti d'ici ! Et désinfectez bien partout !
Complètement abasourdi, je ne pus qu'émettre un simple "Quoi ?" suite à sa diatribe, mais le chat me sauta des bras et sembla se diriger vers son maitre. J'entendis alors le bruit distinct d'une personne qui se baisse puis plus rien. Après quelques instants pour réfléchir et me calmer, je pris le parti de m'asseoir moi aussi et essayais de rattraper le coup.
- D'abord je ne suis pas bourge ! Ensuite, je ne suis absolument pas homophobe, juste allergique aux mal polis. Et enfin, je m'appelle Duo et vu que toi et tes parents avez emménagé à côté de chez nous, je préférerais qu'on s'entende bien plutôt que de se faire la guerre.
Pour seule réponse, je n'eus droit qu'à un petit rire sarcastique. Mais comme j'allais abandonner, il se mit soudain à parler. Bien sûr il n'avait rien perdu de son ton hautain ni de son sens de l'humour vaseux :
- D'abord, c'est moi qui emménage et je le fais seul, ensuite, je ne vous dérangerai pas vous et votre femme pour peu qu'on ne n'embête pas et enfin, je m'appelle Quatre, mais comme on ne se reverra jamais, je ne vois pas pourquoi je vous le dis.
Une gifle ! Ce gamin méritait une gifle ! Mais où étaient ses parents pour avoir laissé un gamin aussi mal élevé vivre seul dans un appartement ? Et d'abord comment en avait-il eu les moyens ?
En réfléchissant un peu, je me rendis compte que les seules hypothèses qui me venaient n'étaient pas très roses pour mon interlocuteur. Après tout, je tenais mon ancien appartement de mes parents et si nous vivions seuls Heero et moi avant de nous rencontrer, c'était parce que nous avions tous les deux perdu notre famille d'une façon ou d'une autre. Tentant une dernière approche, je demandais :
- Tu as perdu tes parents ?
Il dut être surpris par ma question, et surtout par le ton sur laquelle je la posais, car il me répondit presque gentiment :
- Non, c'est juste qu'avec six sœurs aînées géniales, ils ne m'ont jamais vraiment porté d'attention.
- Ils ne voulaient pas d'héritiers ?
- Si mais je les ai beaucoup déçus quand j'ai décidé de ne pas faire médecine comme eux et mes sœurs. Alors quand ils ont su que j'étais gay …
- Je vois.
Il dut regretter de s'être confié ainsi, car il redevint soudain agressif :
- Mais je suis sûr que vos parents doivent être très fiers de votre réussite !
- Ils sont morts, mais je suis certain qu'ils sont effectivement fiers de moi.
Ma réponse et mon ton calme durent lui faire de l'effet, car il poussa même l'amabilité jusqu'à s'excuser.
- Désolé.
- Ce n'est rien.
Après un petit moment de silence, je décidais de renouveler la conversation :
- Kama, c'est le nom de ton chat ?
Comme Quatre ne répondait pas, je pensais qu'il faisait encore la tête, mais c'est d'un ton plutôt gêné qu'il dit :
- Oui, je l'ai hérité de ma tante. Avec l'appartement d'ailleurs. Grâce à elle, je peux démarrer d'un bon pied dans la vie sans devoir compter sur mes parents.
- Tu vas à l'université ?
- Bien sûr que non ! Je travaille, dit-il un peu vexé. Je viens de décrocher une place dans la meilleure entreprise du coin et le patron à l'air super cool !
- Je suis content pour toi.
Un petit silence et puis …
- Désolé de vous avoir agressé tout à l'heure, j'étais un peu sur les nerfs avec le déménagement et Kama qui s'est sauvé.
- Je comprends. Mais ta famille ne t'a pas aidé ?
- Bof. Ils avaient pleins de trucs à faire alors …
- Je crois que je comprends.
- Je pense pas mais merci quand même.
Alors que j'allais lui demander de plus amples explications, l'ascenseur se remit en marche en même temps que la lumière se rallumait et nous nous relevâmes un peu dans le brouillard. Mais dès que les portes s'ouvrirent, une bombe entra dans la cabine et se jeta sur moi pour m'embrasser.
- Bon sang Duo, tu m'as fait une de ces peurs ! me dit alors Heero en m'étreignant.
Quatre, qui était toujours de l'autre côté, ne pouvait pas voir le visage de mon compagnon, mais il comprit vite qu'étant donné son sexe et notre attitude, il s'était complètement trompé. Et je le vis prendre une belle couleur tomate. Enfin vengé, je me tournais donc vers mon amour et lui demandais :
- Comment savais-tu que j'étais là ?
- Le gardien t'a vu rentrer avec une autre personne dans la cabine juste avant la coupure de courant.
Il parut enfin se rendre compte que nous n'étions pas seuls et se retourna en s'excusant :
- Désolée, je …Quatre ?
- Monsieur Yuy !
De rouge tomate, Quatre devint d'un blanc tirant légèrement vers le jaune. Une couleur du plus bel effet.
- Vous vous connaissez ? demandais-je pour meubler le silence.
Heero réagit le premier et m'expliqua :
- Je viens tout juste de l'engager pour remplacer Mica.
Je me rappelais très bien du jeune gothique qui m'aidait parfois avec mon ordinateur quand Heero était trop occupé. Il venait de partir pour se mettre à son compte, et loin de lui en vouloir, Heero l'avait au contraire encouragé.
Mais avec seulement cinq employés pour tout le travail qu'on lui demandait, il était certain qu'il lui faudrait un remplaçant. Et comme mon amour ne prenait que les meilleurs, j'en déduisis que Quatre devait être plutôt doué, contrairement à ce qu'il pensait de lui.
Toujours figé, j'eus tout de même pitié de lui et entrainais donc mes deux compagnons hors de la cabine. Après tout, nous l'avions squatté assez longtemps. Mais comme nous sortions dans le couloir, Kama trouva le moment bien choisi pour se remettre au premier plan et il sauta donc des bras de son maitre pour courir tout droit vers la seule porte ouverte, c'est-à-dire celle de notre appartement. Mortifié, Quatre lui couru après et j'entrais chez moi mort de rire au bras de Heero.
- Kama ! Kama vient ici. Kama s'il te plait.
Nous trouvâmes Quatre à genoux, un bras sous le canapé en train d'essayer d'atteindre la maligne petite bête qui l'évitait du mieux qu'elle pouvait. Excédé, Quatre se redressa et soupira avant de se résigner :
- Kama sutra, dit-il le plus doucement qu'il put.
Mais nous l'avions entendu, et l'animal aussi, car il sortit de dessous le meuble et se précipita dans les bras du jeune homme. Celui-ci reprit le chat contre lui et se redressa pour se retourner vers nous.
Mais il était tellement embarrassé, qu'il n'osa même pas relever les yeux. N'en pouvant plus, nous éclatâmes de rire.
Tel un petit garçon boudeur, Quatre répliqua :
- C'est ma tante qui l'a appelé comme ça !
J'espère que ça vous a fait rire au moins !
Pour info, je n'ai donné que 6 sœurs à Quatre car 29 ça ne fait pas très vraisemblable dans la réalité.
