Résumé : Duo est un jeune homme réservé et malheureux dans sa vie professionnelle comme personnelle. Depuis peu, il fantasme sur un inconnu qu'il voit dans l'ascenseur à son travail. Et si le destin décidait de les réunir ?
Couple : 1x2
Genre : UA OOC
Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, mais je revendique l'histoire !
Note : Cette fois-ci ce sont trois histoires indépendantes, comme elles étaient trop courtes je les ais rassemblées.
Bonne lecture.
Rappel : Duo et Heero partagent désormais leur vie et affrontent ensemble les bons moments comme les mauvais. Hilde (alias Bibi) est devenue la secrétaire de Duo et Quatre l'employé de Heero et le voisin du couple.
Chapitre 17
- 39.2. Cette fois, j'appelle le médecin !
- Mais …
- Pas de protestation ! Tu ne peux pas tenir debout et tu as de la fièvre alors c'est soit le médecin, soit les urgences.
- Non ! Pas les urgences.
Devant le regard paniqué de Heero, je me radouci et lui demandais :
- Pourquoi tu ne veux pas voir le médecin mon amour ?
Affaibli par la maladie, Heero se cacha à moitié sous les couvertures en marmonnant.
- Quoi ?
- Veux pas piqûre, entendis-je au second essai.
Devant le regard vraiment renfrogné de mon amant, je retins in extrémis une crise de fou rire et lui promis :
- Je te jure que je ne laisserais personne te faire de piqûre.
- Promis ?
- Juré !
Deux heures plus tard, le docteur sonna à la porte. Je lui ouvris, content de le voir. Je n'aurai jamais pensé qu'un Heero malade retombait en enfance. Qu'est ce que ça donnerait quand il serait bourré ? Je préférais ne pas le savoir. Surtout que Noël approchait.
- Bonjour docteur, lui dis-je en le faisant entrer. Il est par là.
Heero s'enfouit dans les couvertures quand nous entrâmes dans la chambre, mais je réussis à le faire sortir à force de cajoleries. Cinq minutes à l'ausculter et le diagnostic tomba.
- Une bonne grippe. Il lui faut beaucoup de repos et quelques médicaments. Je vais vous faire une ordonnance, il faudra aller à la pharmacie le plus tôt possible.
Je suivis le médecin dans le salon où il rédigea le papier. Mais quand il me la tendit en m'expliquant, je pâlis. Heero n'allait pas être content.
Une heure plus tard, je rentrais dans l'appartement le plus silencieusement possible, espérant donner son traitement à mon amour sans qu'il se réveille. Je déballais le médicament, entrais dans la chambre sur la pointe des pieds puis m'assis le plus doucement possible sur le lit.
Je descendis ensuite la couette le plus doucement possible jusqu'à découvrir le corps de Heero qui frissonna. Je restais un moment immobile, puis m'attaquais au caleçon qui descendit millimètre par millimètre.
Malheureusement, la chute de température dû déranger le malade car il ouvrit les yeux et sursauta quand il me vit. Puis il poussa un hurlement en se réfugiant sous la couette.
- Heero.
- MENTEUR !! Tu m'avais promis que je n'aurais pas de piqure.
- Mais …
- Va-t-en ! Ne m'approche pas !
J'essayais de l'approcher mais il se débattit, toujours planqué dans sa couette. Soudain énervé, je me fâchais :
- Heero, maintenant tu sors de là toute de suite et tu me laisses te soigner !
Il resta immobile quelques secondes puis sortit de sous la couverture. Il se retourna alors et me tendit sa cuisse, reniflant.
Calmé, je m'allongeais contre lui et lui chuchotais dans l'oreille, tout en préparant le remède.
- Je te l'ai promis mon amour. Pas de piqure. Et je tiens toujours mes promesses.
- Mais … commença Heero.
Puis il cria sous la douleur.
- Et voilà mon cœur, tu auras un suppo matin et soir, pendant trois jours.
Quelques jours plus tard
- Fait un effort chéri, reste debout et marche. S'il te plait.
- Vi mon amour. Ça va comme ça ? Hic
Je soupirais en rattrapant Heero in extrémis. Comment faire pour le ramener sain et sauf jusqu'à notre appartement alors qu'il était ivre et que nous n'étions même pas dans le bon quartier ?
Et d'abord, comment en étant on arrivé là alors que nous devions passer le nouvel an tranquillement à la maison entre nous ? La réponse tenait en un seul mot : Bibi ! Et Quatre qui nous avait lâchement abandonné sous prétexte qu'il était attendu à une autre fête.
J'enlaçais Heero comme je pus, le soutenant tandis que nous marchions dans une rue pas très bien éclairé. Je dois dire que je n'en menais pas très large. Surtout quand j'entendis une bande de jeunes excités arriver derrière nous. J'essayais d'accélérer mais Heero refusa de coopérer.
Je ne sus jamais ce qui aurait pu se passer si nous étions restés dans cette ruelle, car un taxi s'arrêta alors sur le trottoir.
- C'est vous les deux plus beaux mecs de la ville ?
- Quoi ?
Puis une lueur s'éclaira dans mon esprit, légèrement embrouillé par l'alcool.
- Oui, c'est nous.
Je m'empressais de jeter Heero dans le taxi et de prendre place à ses côtés.
- Vous avez l'adresse ? demandais-je au chauffeur.
- Pas de problème mon gars, me répondit-il en évaluant l'état de mon amour dans le retro.
- S'il vomit dans le taxi, vous paierez un supplément, ajouta-t-il en démarrant.
- Oui oui, répondis-je en m'appuyant sur la banquette.
Je fermais les yeux et soupirais. Il faudrait que je remercie Bibi pour son initiative, cette fille était une perle. Une augmentation peut-être ? Puis je me souvins du coup de sonnette qui nous avait sortit de notre petit nid douillet, de ma secrétaire sur le pas de la porte déjà bien éméchée et de toute la soirée qui avait suivie. Non, elle ne méritait rien finalement.
La voiture s'arrêta et je vis que nous étions arrivés. Je réussi à sortir Heero du taxi tant bien que mal, à payer le chauffeur et le maintenant debout et ensuite, je l'aidais à marcher jusqu'à notre appartement. En ouvrant la porte, je me demandais si Quatre avait passé une meilleure soirée que nous, mais Heero m'annonça à ce moment là qu'il allait vomir et le jeune homme me sortit de l'esprit.
Si j'avais su ce qui m'attendait le lendemain …
Le lendemain
Ding dong.
En ce jour du premier janvier, nous étions bien tranquilles au lit essayant de récupérer un peu de la fête de veille, quand la sonnette retentit.
- Mgrl, fit Heero en se cachant encore plus sous la couette.
Je soupirais. Après tout, j'avais moi aussi un peu trop but et le mal de tête pointait, mais apparemment, Heero ne pourrait pas émerger avant longtemps. En grommelant après mon amour irresponsable, l'enquiquineur qui venait nous déranger un premier janvier à dix heures du matin et surtout après Bibi qui avait fait de notre réveillon un enfer (bon, c'est vrai qu'on s'était bien amusé, mais ce n'était plus de notre âge tout ça !), je me levais pour aller ouvrir la porte.
Devant moi, Quatre, l'œil terne, les vêtements de travers, me tomba presque dans les bras.
- Duo, murmura-t-il, visiblement paniqué.
Surpris, je le tirais jusqu'au canapé où il se recroquevilla. Je le laissais se calmer un peu en allant lui préparer un chocolat chaud, mais quand je sortis de la cuisine, je vis Heero, debout dans l'encadrement de la porte menant à notre chambre.
Comment allait-il réagir ? Les frissonnements de Quatre me firent revenir à moi et je me précipitais vers lui. Peu importe ce que dirait mon amant, je ne pouvais pas laisser un ami dans cet état.
- Quatre.
Le jeune garçon leva son visage ravagé vers moi et je lui présentais la tasse. Il se mit assis et but un peu.
Heero soupira et se mit assis de l'autre côté. Quatre sursauta mais nous restâmes ainsi, tranquilles.
- Alors ? demandais-je quand le jeune homme sembla calmé.
- J'ai couché avec un mec cette nuit.
Gros blanc.
- Et ? demanda Heero, pas très sûr de voir le problème.
- Mais je ne le connais pas ! Et puis, il est vieux. Et il voulait me revoir. Alors je me suis enfui.
A ce moment là, nous entendîmes distinctement quelqu'un frapper à une porte dans le couloir, appelant Quatre. Le jeune homme frissonna et ce fut Heero qui se décida à aller voir.
Il revint deux minutes plus tard avec un fort bel homme, certes plus vieux que Quatre, mais pas beaucoup plus que moi. Trente deux ans maximum estimais-je. Et plutôt sexy. Pas autant que Heero bien sûr, mais les cheveux bruns dont une mèches cachait un œil vert émeraude, la mâchoire carré et les épaules larges étaient tout à fait à mon gout.
- Quatre, dit alors l'inconnu en voyant son amant sur le canapé.
Je vis le soulagement passer sur son visage, puis une légère contrariété.
- Pourquoi es-tu parti ?
- C'est évident non ? répondit le jeune homme. La nuit a été sympa mais maintenant lâche moi ! Tu crois quand même pas que je voulais autre chose que du sexe ?
Si je fus choqué par les paroles de mon ami, je pouvais au moins comprendre que la peur et ses récentes souffrances en étaient la cause, par contre, l'autre homme n'en savait rien et je ne pus que l'admirer pour sa maitrise.
Au lieu de répliquer vertement ou de traiter Quatre de tous les noms, il resta stoïque. Mais celui-ci ne put voir la lueur de souffrance qui passa dans son regard, trop occupé à regarder sa tasse de chocolat chaud.
- Bien, répondit donc l'homme. Je suis content que tu sois rentré sain et sauf, je t'avais dis que je pouvais te ramener mais... bref, je suis désolé de vous avoir déranger messieurs.
Il regarda une dernière fois Quatre qui n'eut même pas le courage de lever les yeux puis se détourna.
Bon sang, ça ne pouvait pas finir comme ça ! C'était trop évident que cet homme avait des sentiments forts pour Quatre, et si celui-ci avait réagi aussi violemment, cela voulait assurément dire que c'était réciproque. Il allait vraiment trop mal pour que je laisse passer une chance d'être heureux.
Si lui était trop peureux, c'était à moi de faire quelque chose. Je me précipitais donc derrière l'inconnu et le rattrapais à l'entrer.
- Attendez !
L'homme s'arrêta et se retourna.
- Excusez le, il n'est pas aussi grossier d'habitude, mais il n'est pas très bien dans sa peau en ce moment et avec ce qui a dû se passer cette nuit, … enfin ... je veux dire… il a paniqué mais je suis sûr qu'il ne pensait pas ce qu'il a dit.
L'homme sourit faiblement mais n'eut pas l'air de me croire.
- Je m'appelle Duo, lui dis- je en lui tendant la main.
- Trowa Barton, répondit-il.
- Il ne faut pas baisser les bras. Il est jeune, laissez lui le temps.
Il réfléchit quelques secondes puis me répondit.
- D'accord.
Mon sourire dût faire le tour de ma tête, mais peu importe, j'avais réussi. Trowa sortit, préférant laisser Quatre réfléchir un peu mais il promit de retenter sa chance avec lui. Je lui donnais même mon numéro de portable s'il avait des choses à me demander.
Quand la porte se referma, je me retournais, tout content que Quatre ait enfin rencontré quelqu'un. Et quelqu'un de bien apparemment. Bon, maintenant, il allait falloir que je le prépare tout doucement à accepter la vérité, et surtout, que je convaincs mon amour que non, je ne me mêlais absolument pas de ce qui ne me regardait pas.
Pfff, après relecture, je me dis que ce passage fait vraiment cucul et un peu trop facile. Ce n'est pas mon meilleur niveau, désolée.
