Résumé : Duo est un jeune homme réservé et malheureux dans sa vie professionnelle comme personnelle. Depuis peu, il fantasme sur un inconnu qu'il voit dans l'ascenseur à son travail. Et si le destin décidait de les réunir ?
Couple : 1x2
Genre : UA OOC
Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, mais je revendique l'histoire !
Note : Un nouvel obstacle pour nos héros ?
Bonne lecture.
Rappel : Duo et Heero partagent désormais leur vie et affrontent ensemble les bons moments comme les mauvais. Hilde (alias Bibi) est devenue la secrétaire de Duo et Quatre l'employé de Heero.
Chapitre 18
- Je peux ouvrir maintenant ?
- Non !
Déçu, je fis la moue et me détournais un peu. Après tout, c'était la première fois que Heero m'offrait un cadeau d'anniversaire, et je ne pouvais même pas l'ouvrir !
Pourtant, la journée avait bien commencé ! Le 19 janvier tombait un samedi cette année là, nous avions donc eu toute la journée pour fêter mes trente ans dignement. Ça avait commencé par une bonne grasse matinée, puis un petit déjeuner au lit, suivit d'un orgasme explosif puis d'une douche à deux qui avait renouvelé l'étape trois.
Ensuite, Heero m'avait emmené au cinéma pour la séance du matin, voir un film qui me tenait particulièrement à cœur mais que nous n'avions finalement pas beaucoup apprécié, trop occupé à nous bécoter.
Puis il m'avait emmené mangé dans un restaurant, plus romantique que cher et nous nous avions digéré dans le parc où nous nous retrouvions parfois pendant la pause de midi et qui était si riche en souvenir, surtout de nos premiers moments.
Enfin, nous étions retournés à notre appartement, notre petit nid douillet. Et alors que je pensais enfin pouvoir ouvrir le magnifique (et gros) paquet bien emballé qu'il avait pris soin de mettre sur la table basse du salon en me disant de ne surtout pas y toucher, il fallait encore qu'il me fasse attendre !
- Mais pourquoi ? je geignais, à genoux devant le cadeau, me tournant vers la cuisine où il venait d'entrer.
Je le vis alors arriver avec un magnifique petit gâteau en forme de cœur, visiblement fait maison et pourvu d'un belle bougie bleu. Ému aux larmes, je le regardais approcher et poser son œuvre à côté du paquet.
- Fais un vœux et souffle, me dit-il tendrement.
Je laissais couler une larme en éteignant la bougie et le serrait dans mes bras.
- Bah alors tu l'ouvres ou pas ? plaisanta-t-il après que je sois resté une longue minute niché contre lui.
- Si, si !
Je me jetais donc sur le cadeau et arrachais carrément le merveilleux papier. Heero me regarda, mort de rire, mais je continuais à déchiqueter l'emballage. Ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas eu de cadeaux pour mon anniversaire … et là j'avais reçu une carte des employés de Heero, un certain objet de Bibi (je l'avais bien caché celui-là, de peur que Heero ne tombe dessus) et un merveilleux livre de Quatre.
Je me demandais bien ce que Heero m'avait réservé. Et encore plus quand je ne trouvais qu'une autre boite dans le paquet. Certain maintenant que mon amour m'avait fait une blague, je passais d'un emballage à un autre, toujours plus petit que le précédent. De vraies poupées russes !
Mais en tombant sur la dernière petite boîte, mon cœur fit un bon. Je relevais lentement la tête pour voir que Heero avait cessé de rire et me contemplait intensément.
Lentement, je reportais mon regard sur la petite boite de velours et l'ouvris. Les larmes recommencèrent à couler. Devant moi, un magnifique anneau argent étincelait.
- Ça veut dire ce que je pense ? demandais-je à Heero d'une voix pas très assurée.
Il me sourit et je me rendis alors compte qu'il était plutôt crispé. N'était-il donc pas sûr de ma réponse ?
Il s'approcha de moi, pris l'anneau qui me paru alors le plus parfait du monde et me montra l'intérieur. Il avait fait graver la date de notre rencontre ! Ou plus exactement, celle de la première fois où il m'avait parlé, dans l'ascenseur. Fou de bonheur, je me jetais dans ses bras et il m'entoura de ses bras, l'anneau toujours dans la main.
- Qu'est ce que tu attends pour la poser ta question ?
Il rit mais finit par me décoller de lui pour me regarder droit dans les yeux.
- Duo, je sais que le mariage n'est pas encore autorisé en France entre les hommes, mais je serais très honoré si tu acceptais de te pacser avec moi. Acceptes-tu ?
Oh mon dieu. Il avait été jusque là ? Je pensais qu'il voulait prendre un engagement symbolique avec cette bague, me signifier qu'il voulait passer sa vie avec moi et qu'il nous considérait vraiment comme un couple mais le pacs … maman !
- Duo ?
- Oui ?
- Tu ne veux pas ?
- Hein ?
Merde, j'étais encore parti dans mes délires ! Mais c'est pas vrai ça, pourquoi faut-il toujours que je déconnecte quand je passe un moment vraiment important avec Heero ?
- Oui ! criais-je en me jetant sur lui.
Il partit en arrière, moi avec et nous nous retrouvâmes complètement emmêlés. Après une mini crise de fous rires, Heero reprit son souffle et demanda :
- Oui tu ne veux pas ?
- Idiot ! Tu crois vraiment que je pourrais refuser ?
Quelques instants de silence me firent douter.
- Tu l'as cru ? demandais je alors en me hissant jusqu'à ses yeux.
- Tu sais, on se connait depuis moins d'un an seulement alors je me disais que tu trouverais peut-être ça un peu précipité. Mais je suis tellement sûr que tu es l'homme de ma vie, et je sais que quoi qu'il se passe, nous trouverons une solution pour continuer ensemble alors … je te repose la question, veux-tu te pacser avec moi ?
- Et je te redonne ma réponse, dis je en souriant, c'est un oui clair et définitif !
Nous nous embrassâmes alors et je peux dire aujourd'hui, alors que je regarde mon amour dormir après une nuit torride, que ce moment sera gravé à jamais dans mon cœur.
Quelques jours pus tard
Heero était en retard. Je regardais une fois de plus ma montre, mais pas d'erreur possible, j'attendais mon amour depuis dix minutes et pas de Heero en vue. Je soupirais, m'avachis un peu plus sur la chaise de bar sur laquelle j'étais assis et fit signe au barman de me resservir.
Je me faisais une telle joie de cette sortie ! Bon, c'est vrai qu'il m'avait dit qu'il faudrait qu'il jongle un peu pour être là à l'heure.
Enfin, il n'allait pas tarder, je n'avais qu'à prendre mon mal en patience. Et puis, il me suffisait de regarder l'alliance passée à mon doigt pour retrouver le sourire. C'était aussi pour ça que j'étais impatient de le voir, le bijoutier auquel je m'étais adressé avait enfin fini la bague que je lui avais commandée : une réplique exacte de la mienne, gravage compris, le tout à la taille de Heero.
Alors que je tâtais ma poche machinalement, un homme se pencha sur le bar à côté de moi et commanda. Je n'aurais sans doute pas fait attention à lui s'il ne s'était alors tourné vers moi et ne m'avait déshabillé du regard en souriant bizarrement.
Je déglutis et restais paralysé par ce regard fixé sur moi. Le reste ne me laissa pas me reprendre. Il avait un corps musclé, légèrement bronzé et des cheveux ondulés et soyeux.
- Vous êtes seul ? demanda-t-il d'une voix mielleuse.
Incapable de réfléchir, je répondis machinalement.
- J'attends quelqu'un.
Il sourit puis s'assit à côté de moi.
- Alors je vais pouvoir vous tenir compagnie.
Je rougis légèrement, maudis mon teint pâle et ma propension à la timidité puis me rappelais dans un éclair de lucidité que je n'étais pas libre. Et que j'allais me pacser dans deux mois. Nous avions prévu une petite cérémonie pour le jour de la Saint Valentin.
Donc, aucune raison de paniquer, même si ce mec beau comme un dieu me draguait, je n'étais absolument pas intéressé. Mais je pouvais regarder non ? Soudain plus sûr de moi, j'observais franchement mon voisin qui se mit à sourire et je me rendis compte que sous la couche "whoua" se cachait un mec trop sûr de lui et pas si canon. Heero était quand même mieux.
- Moi c'est Treize, continua le bellâtre.
- Duo, répondis-je plus par politesse que pour entretenir la conversation.
Son regard commençait à me mettre mal à l'aise. J'essayais de reculer, mais il se rapprochait toujours plus de moi. Pitié Heero, viens à mon secours.
- Alors comme ça on t'a posé un lapin. C'est pas gentil ça.
- Il va arriver d'un minute à l'autre, tentais je pour me protéger.
Il se remit à sourire et fit dévier sa main de son verre au mien. Je retirais brusquement mes doigts ce qui le fit sourire encore plus largement. Aucun doute, cet homme était un chasseur. Plutôt doué, mais un mec sans scrupule tout de même. Il devait faire des ravages, et heureusement que j'avais Heero car si j'avais conservé mon attitude soumise et timide, je n'aurais absolument pas vu tout ça.
- Je peux peut-être te consoler, continua l'autre sans tenir compte de ma réponse.
Bien, j'avais maintenant deux options, soit sortir du bar pour être sûr de le semer mais manquer Heero, soit m'éloigner de mister pot de colle et guetter mon amour pour qu'on sorte d'ici dès qu'il arriverait.
Non, je n'étais pas lâche, et non je ne me voyais pas repousser simplement le gars en disant que je n'étais pas intéressé. Après tout, je connaissais bien ce genre de mec, il me faisait penser à Wufei, mon ex prof de japonais, et je savais qu'il ne me lâcherait pas, encore moins si je lui résistais.
Je me levais donc en m'excusant et me réfugiais dans les toilettes. Pourvu qu'il ne me suive pas. Surtout qu'en réfléchissant un peu, je m'étais rendu compte que j'étais pris au piège car la pièce était déserte et sans sortie de secours. Fébrile, je me passais un peu d'eau sur le visage, compatissant aux pauvres petits lapins face au chasseur.
Ce n'était vraiment pas drôle d'être la proie. Pressé de sortir de là, même si je devais faire le pied de grue devant l'établissement pour attendre Heero, je me dirigeais vers la porte mais restais figé quand celle-ci s'ouvrit sur le fameux Treize.
Je repris vite mes esprits quand je vis la lueur de satisfaction dans l'œil de ce crétin prétentieux et décidais d'être ferme. Après tout, j'étais adulte, et assez fort pour me défendre.
- Je ne suis pas intéressé, lui dis je donc fermement. Maintenant laisse moi tranquille.
- Ne t'inquiètes pas, je ne dirais rien à ton partenaire, me répondit-il en fixant l'anneau que j'avais à l'annulaire gauche.
Puis il s'approcha encore plus de moi, me coinçant devant les lavabos. Au secours.
Je commençais à paniquer, sûr que cet homme n'était pas du genre à s'avouer vaincu et ne prendrais pas en compte mes refus répétés. Donc, seule solution, m'enfuir. C'est là que je crus enfin à l'existence d'un dieu quelque part car je vis Heero entrer dans la pièce, par dessus l'épaule du crétin.
Il aurait été accompagné d'un effet son et lumière que ça n'aurait pas fait de différence pour moi. Je me précipitais vers lui, n'hésitant pas un instant à faire valser mon pot de colle, et voulu me jeter dans ses bras protecteurs, mais je me rendis compte qu'il était resté planté là, les yeux fixés sur le rustre.
- Treize, murmura-t-il.
Une alarme s'alluma dans ma tête. Danger. Comment Heero pouvait-il connaître le nom de mon harceleur ?
- Tiens, tiens, Heero. Quelle agréable surprise.
Treize sourit encore plus largement.
- Je me demandais justement ce que tu devenais. Tu sais que je n'ai jamais retrouvé un homme aussi bien que toi ? Mais je vois que tu t'es bien débrouillé, tu as péché un beau petit poisson dit moi. Et fidèle avec ça.
Pendant tout ce petit discours, mon cerveau tourna à cent à l'heure et je compris que j'avais en face de moi le fameux ex de Heero qui lui avait fait tant de mal. Ma colère monta au fur et à mesure, surtout quand je vis à quel point cela affectait mon amour. Je suis peut-être une bonne pâte, je suis toujours prêt à rendre service, mais il ne faut pas s'en prendre à ceux que j'aime, parce quand je m'énerve ….
Je me lançais vers le malotru, lui donnais un coup de poing dans le nez avant qu'il ait eu le temps de comprendre puis me retournais sur un Heero ébahi, le prit par la manche et l'entrainais hors de l'établissement.
Dans la rue, il se mit à rire et je fus obligé de m'arrêter car il ne pouvait plus marcher. Plié en deux, il hoquetait.
- Quoi ? demandais-je toujours pas redescendu de ma poussée d'adrénaline.
- Je … je ne t'avais … jamais … vu comme ça. Je comprends maintenant … comment … tu as pu jeter ce mec par la fenêtre, réussit-il à articuler entre deux crises.
Tout rouge, je me détournais, mettant les mains dans les poches de mon manteau et commençait à marcher. Heero se calma et me rattrapa facilement, puis il m'obligea à lui faire face pour me donner un baiser tout léger :
- Tu sais bien que tu es mon prince charmant.
La bague me revint alors à l'esprit, et je m'empressais de la sortir de ma poche pour lui donner. Quand il l'a vit, son visage s'éclaira et il me laissa lui mettre au doigt.
-Pour toujours, murmura-t-il en posant son front contre le mien.
- Pour toujours, lui répondis-je en mettant mes lèvres sur les siennes.
Vu que le chapitre précédent n'était pas terrible, je met celui-ci en bonus
