Auteur : Dyneen
Disclamer : Les personnages de Gundam Wing appartiennent à Mrs H. Yadate et T. Yoshiyuki. Je les emprunte juste...
Genre : Yaoi
Couple : 3x2
Remarques : « … » - paroles / § … § - télépathie entre Shin et Duo / '…' - entre pixies
J'suis en train de déménager, mais un GRAND Merci à :
Bernie Calling, elodiedalton.
Une vie d'étudiant
Chapitre 6
Pas de nouvelle de Heero depuis deux jours et pas de nouvelle non plus de notre homme mystère. Et Duo a décidé de ne plus s'occuper de ça mais bosse encore plus que d'habitude pour cela. Même Ivan et Niko ont remarqué que quelque chose n'allait pas mais têtu comme l'est Duo, ils n'ont rien pu lui soutirer. Je le regarde travailler sur son devoir d'info avec résignation. Certaine chose ne change pas ; Duo n'a jamais été très expressif sur ses propres sentiments même s'il se montre assez ouvert aux yeux de tous. Quelque part, ce n'est peut-être pas mieux que Trowa à ce niveau même si Heero, Wufei et Quatre rentrent aussi dans cette catégorie. Séquelle de la guerre je suppose… Les petits coups frappés contre la porte de notre chambre me font sortir de mes songes et, toujours assise sur le vase de la commode, je regarde mon protégé se lever silencieusement de sa chaise et s'approcher de la porte.
« C'est pourquoi ? » demande-t-il finalement. Après tout, il est près de neuf heures du soir, certainement pas une heure pour venir frapper aux portes des gens, surtout en sachant que Niko et Ivan ont décidé de se coucher tôt aujourd'hui…
« C'est Mr Kent, le concierge, Mr Mawxell, c'est le Directeur qui m'envoie. » Duo me jette un coup d'œil interrogatif mais je hausse les épaules pour lui montrer que je n'en sais pas mieux que lui. Il ouvre la porte et l'intendant se décale rapidement pour laisser place à un nouvel étudiant.
« Mr Maxwell, je suis désolé de vous déranger à cette heure mais ce jeune homme est arrivé cet après-midi dans notre établissement. Il va dorénavant cohabiter avec vous. Je compte sur vous pour l'aider à situer ses futurs cours. » Sur ce, il se retourne vivement vers celui qui l'accompagne, lui souhaite bonne chance et salue les deux étudiants avant de repartir dans le couloir. Duo reste un instant abasourdi par cette présentation en moins de deux minutes top chrono, avant de le laisser entrer. Son nouveau colocataire, enfin notre nouveau colocataire fait quelques pas dans la pièce avant de poser ses affaires par terre et de regarder autour de lui avec intérêt. Après quelques secondes de silence, il se retourne en souriant vers Duo qui, appuyé contre la porte, l'observe pensivement. Faut dire qu'il ressemble à Quatre ; un Quatre brun aux yeux marron… Il est peut-être un peu plus petit… Si on ne savait pas qu'il n'avait que des sœurs on aurait pu sérieusement se poser la question.
« Je m'appelle Jesse, Jesse Mengral. Enchanté de te rencontrer. » Dit-il finalement en lui tendant la main. Duo se détache de la porte et lui serre la main en souriant également. Après tout si on doit cohabiter avec lui, autant que tout se passe bien, non ?
« Duo Maxwell. Mon lit est celui-ci et le tien… » Il s'arrête un peu gêné et se dirige vers le second lit de la pièce. Il l'avait repoussé dans un coin contre le mur et s'en servait depuis deux ans comme un canapé ce qui expliquait le nombre incalculable de choses qui s'entassaient dessus. Il vira tout pour le poser sur son bureau, tout en jetant un regard désespéré au second bureau qu'il allait devoir également débarrasser. Il poussa un petit soupir et se tourna vers son camarade en se frottant distraitement l'arrière du crâne.
« C'est un peu tard pour ce soir mais je m'arrange demain pour que tu puisses retrouver ton côté de la chambre, d'acc ? » Jesse sourit en hochant vivement la tête.
« Ca peut attendre demain ne t'inquiète pas ! » Sur ce, il récupère quelques petites choses dans son sac et après avoir demandé si Duo en avait fini avec la salle de bain, il y entre. Duo de son côté s'allonge sur son lit, les mains derrière la nuque, perdu dans ses pensées.
§Il a plutôt l'air sympa, non ?§ Duo me regarde fixement quelques secondes avant d'acquiescer avec une petite moue.
§Je m'étais habitué à ma tranquillité… C'est sûrement ça qui me dérange.§
Ou peut-être le fait qu'il ressemble à Quatre… Je regarde pensivement la porte de la salle de bain où le bruit de la douche se fait entendre, avant de revenir vers mon protégé.
§Je vais garder un œil sur lui.§ Duo hoche la tête et éteint sa lampe de chevet avant de se retourner sur le côté et de fermer les yeux.
Enfin la fin de la semaine ! J'ai vraiment cru qu'elle ne finirait jamais ! Depuis plus d'un mois, entre la surveillance de Jesse et la protection de Duo et bien pfiu ! Je suis morte. Sans compter la recherche de l'homme mystère – et ce même si Duo a décrété qu'on avait plus à s'en occuper… Bien caché ce dernier d'ailleurs… Enfin ce soir, c'est ciné normalement avec un super film de combat et de bisouillages, tout ce que j'aime. Pendant que Duo pose – je devrais dire jette – ses affaires au sol, allume son ordi et va faire un tour à la salle de bain, je m'installe tranquillement sur le lit. C'est bientôt l'heure des infos et je doute qu'on les rate ce soir – surtout avec ce qu'il se passe depuis quelques jours...
Moins de cinq minutes plus tard on regarde incrédule les images diffusées. Là, sur notre écran, Quatre, président de la Winner Corp annonce sans ambage à la population que sa société va participer financièrement à la défense de sa colonie en – tenez-vous bien – revendant une partie de son minerai de gundamnium à certaines usines spécialisées. Et il ne fait aucun doute de leur spécialité… Je jette un coup d'œil sur Duo pour voir s'il encaisse bien la trahison de son ami mais son regard fixe me fait me retourner de nouveau vers la télévision, perplexe.
§Ce n'est pas Quatre…§ me dit-il finalement et je fronce les sourcils de plus en plus perdue.
« La mère de Jesse ne doit pas être si morte que cela ! » Rajoute-t-il furieusement avant d'éteindre brusquement le poste et de faire les cents pas dans la pièce.
« Bordel ! Si la Winner Corp rentre dans ce genre de chose, on va avoir une nouvelle guerre à l'armement et après une nouvelle guerre tout court !! »
§Et Quatre a disparu.§ Duo me regarde brusquement, une lueur d'inquiétude au fond des yeux. §Je doute qu'il laisserait faire ça s'il était encore libre.§ dis-je en haussant les épaules. Duo se remet à arpenter la pièce, jetant quelque fois un coup d'œil à son bureau où son portable affiche sa boîte mail.
§On ne peut pas faire grand chose, Duo. Les autres vont aller l'aider, j'en suis sûr… On doit aller manger sinon Ivan et Niko vont s'inquiéter…§ Je le vois s'arrêter devant son portable, les poings crispés sur son bureau tandis qu'il fixe sans rien dire l'écran vide. Je vole jusqu'à lui et me pose sur son épaule avant de lui caresser l'oreille.
§Duo… Je suis sûre qu'il va bien… J'aurai… Senti la disparition de Sand sinon…§ Ses yeux assombris me fixent envoûtants, jugeant de ma sincérité puis au bout de quelques secondes, il soupire, un peu rassuré.
« Tu me dis si… Si tu ne la sens plus, d'acc ? » J'acquiesce et le suis tandis que résigné, il se dirige vers la porte de sa chambre.
A moitié vautré sur l'oreiller de mon protégé, je l'observe allongée sur le côté, ma main gauche en soutien de ma tête, tandis qu'il travaille sur son devoir de physique. Si Duo n'a presque rien mangé au diner nous avons au moins eu l'occasion de voir Jesse de retour d'on-ne-sais-pas-trop-où ! Et on aimerait vraiment le savoir ! Mais chose étrange alors que nous cherchions une idée pour le voir quelques minutes après manger avant de partir au ciné, il s'approche de Duo de lui-même et lui demande avec un sourire plutôt timide s'il ne pouvait pas lui expliquer les cours qu'il avait manquer… Ce soir ! Alors qu'on a ciné ! Et bien sûr, Duo a accepté, voyant là une occasion de lui tirer les vers du nez. Bon c'est vrai que c'est une bonne opportunité mais j'avais rendez-vous avec mon acteur préféré moi !
§Tu me rappelles pourquoi on n'est pas parti avec Ivan et Niko au ciné ?§
§Jesse.§ me répond Duo sans cesser de taper sur sa calculette. Jesse, effectivement, ce sale… Hum. Je me retourne sur le dos, les mains derrière la nuque, fixant sans vraiment le voir le plafond. J'aimerai bien qu'on m'explique pourquoi il a choisi pile ce vendredi soir pour se faire expliquer des maths, il aurait pas pu attendre demain ! Moi qui voulais tellement aller voir ce film… Duo se retourne vers moi, et me fixe sans rien dire, tandis que je tourne la tête vers lui et rougis légèrement.
§J'ai pensé tout fort ?§ demande-je d'une petite voix et à voir sa tête, pas besoin qu'il me réponde. Moitié triste, moitié amusé… Je me relève et soupire tout en faisant légèrement bouger mes ailes pour les défroisser. Et on ne rit pas !
§Avoue que ça t'aurait fait du bien de sortir un peu. Depuis… ce soir-là, tu fais que bosser, tes neurones vont être en surchauffe crois-moi ! Sans compter l'histoire de Quatre… § affirme-je sérieusement en voletant vers lui.
§J'ai besoin de savoir.§ murmure Duo avant de me faire une nouvelle fois son petit sourire, celui tout malheureux et je m'installe sur son épaule.
§Et il fait quoi Jesse ! C'est vrai quoi ! Monsieur nous accompagne à la chambre tout guilleret pour quelqu'un qui vient de perdre sa mère – si même les terroristes ne sont plus consciencieux dans leur boulot ! – puis plouf il disparaît… Bon c'est vrai que Mr Kent est venu le chercher pour un soi-disant appel téléphonique très urgent mais quand même c'est presque neuf heures et il est toujours pas rentré ! Manquerait plus qu'il y soit allé lui voir ce super film ! Si c'est ça, on le torture puis on lui pose des questions !§ Duo qui sourit légèrement en m'écoutant d'une oreille, regarde distraitement son réveil où l'écran digital affiche 20:58. Puis il fronce les sourcils et je me retourne une nouvelle fois vers l'appareil, perplexe.
§Qu'est-ce que… Merde ! Au lieu du 20:59 que je m'attendais à voir, une série de deux chiffres défile sur l'écran et il ne faut pas être sorti des grandes écoles pour comprendre que c'est un compte à rebours. Duo est déjà sur la porte en train d'essayer de la déverrouiller mais visiblement ça ne se passe pas très bien. Pour preuve, ça fait bien quinze secondes qu'il y est dessus et elle n'est toujours pas ouverte.
§Duo ?§
Il s'arrête brusquement avant de foncer vers sa tête de lit. Il s'y assoit, puis commence à examiner avec soin l'engin.
Je jette un nouveau coup d'œil au réveil – 00:34 – avant de voler jusqu'à lui.
§Alors ?§
§La serrure a été changée par une bien plus complexe, à sept points d'ancrage, impossible que je puisse l'ouvrir dans les temps…§
§Et pour la bombe-réveil, c'est possible de faire quelque chose en moins de douze secondes ?§ Alors que je finis ma phrase, je le vois poser l'appareil sur sa couette, l'emmitoufler rapidement dedans puis courir vers la fenêtre de la chambre. Il ne prend même pas la peine de l'ouvrir et traverse la vitre les mains devant les yeux pour se protéger.
Plusieurs éclats de verre lui entaillent la peau mais ce n'est pas le plus important pour le moment. Le plus important c'est que nous sommes au quatrième étage, et que je ne ressuscite pas les morts au dernière nouvelle. Alors que je réfléchis rapidement aux diverses options qui me sont offertes, la bombe explose, projetant le reste de verre qui était encore fixé sur le montant de la fenêtre. Sous la puissance du souffle, Duo est propulsé en avant tandis que le sol arrive rapidement sous ses pieds. Bon sang comme si c'était le moment de jouer au Heero ! J'utilise tous mes pouvoirs pour tenter d'amortir au maximum sa chute sept mètres plus bas et prie quiconque nous regarde dans les instances supérieures de nous aider !
Assise sur le rebord de la fenêtre, je contemple mon jeune protégé qui dort encore. Le blanc qui l'entoure semble faire encore plus ressortir sa propre blancheur mais mieux vaut du blanc que du noir, l'hôpital que la morgue… Une fois qu'il est arrivé au sol, il a roulé afin d'amortir la force de l'impact mais malheureusement ça n'a pas suffit pour qu'il en sorte complètement indemne. Son genou gauche n'a pas apprécié la réception apparemment puisqu'il a une rupture du ligament croisé antérieur, nom barbare pour dire que son genou est dans un sale état. Mais bon, ils lui ont mis une attelle ; celle-ci dépasse d'ailleurs du drap et pour être franche, elle ressemble presque à une jambe bionique tellement peu de peau en dépasse. Et il va devoir attendre un ou deux mois avant d'être opéré mais pour l'instant l'essentiel c'est qu'il aille mieux. Son visage a encore quelques marques de coupures ainsi que ses bras mais il n'a aucune autre blessure. Les médecins sont d'ailleurs assez surpris ; survivre sans aucune séquelle sur le long terme à une telle chute les a laissés stupéfiés. Mais Duo n'est pas n'importe qui, quand même ! C'est MON protégé et puis il a un passé qui a beaucoup influencé son instinct de survie. Une infirmière rentre, vérifie que tout va bien sans faire de bruit avant de repartir, laissant la porte légèrement ouverte. Alors que je vole dans sa direction pour la refermer, j'entends un « Quatre ?! » perplexe en provenance du couloir, puis quelques secondes après, la porte s'ouvre brusquement sur l'ancien pilote du Sandrock. Alors même que mon cerveau note distraitement que Sand n'est bizarrement pas avec lui, notre visiteur sort un flingue de son imper avec rapidité et tire sur Duo. Je me retourne vers le lit alors que j'ai l'impression que l'action s'est ralentie et j'observe avec une netteté incroyable la balle vrillée dans les airs en direction de mon protégé qui apparemment vient d'être réveillé. Seulement, vu qu'il est à moitié endormi par la morphine, je doute qu'il puisse réagir, malgré tout. Je cherche du regard quelque chose dans la pièce qui puisse m'aider tandis que mon esprit enregistre en arrière plan, les pas de course dans le couloir. Ils ne pourront rien faire… Mon regard accroche finalement le plateau en fer de médicaments et j'agis en quelques millièmes de secondes sans réfléchir aux conséquences. Avec le recul, je comprends que voir un plateau voler de lui-même dans la pièce pour se placer dans la trajectoire de la balle a du surprendre notre tueur mais c'est le seul témoin et sa parole n'aura certainement pas beaucoup de valeur. Dans le pire des cas, il sera considéré comme fou et placé en hôpital psychiatrique. Alors que le plateau tombe au sol avec un bruit sourd sur le regard ébahi du blond, Heero et Trowa entrent dans la chambre, l'arme au poing et le rende inoffensif avant qu'il essaye une autre tentative. Army et Elwin me dévisagent, de ce que je peux en deviner, tandis que je me pose lentement sur la table de nuit et m'assois les jambes tremblantes. Elwin me fait un signe de tête avant d'accompagner Heero qui amène son prisonnier au QG tandis que Army s'accroupit en face de moi et m'observe avec soin.
§Je vais bien§
« Je vais bien »
L'écho de ma voix avec celle de Duo me fait tourner la tête vers lui et je le vois sourire sous le regard inquisiteur de Trowa qui s'est assis à côté de lui sur le lit. Une main fraîche me fait tourner la tête vers des yeux vert brillants et quelques secondes après, je me retrouve serrer entre les bras de ma consœur et je lui rends son étreinte avec force. Un coup d'œil au lit me renvois une image semblable de nos deux humains si compliqués.
« Duo que fais-tu ? » Ce dernier hausse un sourcil moqueur en direction de Trowa mais ne dit rien, se contentant d'utiliser ses béquilles pour atteindre une nouvelle fois l'armoire métallique. Le français ferme la porte derrière lui avant de prendre le linge que Duo vient de récupérer avec un soupir légèrement… Agacé, dire-je.
« Fais-moi le plaisir de t'asseoir et d'arrêter de courir de partout dans ton état. » commande Trowa en le poussant délicatement vers le lit et je sourie devant la moue boudeuse de Duo qui croise à présent les bras.
« Je peux me débrouiller tu sais. » affirme-t-il mais seul un regard exaspéré lui répond. Trowa en mode mère poule est plutôt intéressant. Je le regarde entrer dans la salle de bain pour récupérer le reste des affaires tout en jetant quelques coups d'œil à Army qui vient de me rejoindre sur le néon.
« Vous avez eu des nouvelles de Quatre ? » questionne Duo quand il revient dans la pièce. Mon protégé est inquiet depuis quelques jours et je le comprends. Même si je sais que Sand est encore sur Terre – et donc que son ami est encore vivant – rien ne nous dit dans quel état il est. Trowa qui était entrain de glisser la trousse de toilette dans le sac se retourne et le dévisage quelques instants. Duo se mordille la lèvre, habitude qu'il a prit à la fac quand il est stressé – c'est toujours mieux que de jouer avec sa lame me direz-vous, mais bon… – tandis que Trowa s'approche et s'accroupit devant lui, ses mains glissant sur sa nuque tandis que du pouce il lui caresse tendrement les joues.
« On va le retrouver, Duo, ne t'inquiète pas. » Et je vois mon protégé acquiescer, visiblement plus troublé qu'il ne le dit. C'est vrai qu'ils ont toujours été très proches avec Quatre et je crois qu'il est devenu plus sensible avec le temps… Enfin, non, c'est plutôt qu'il s'en cache moins, qu'il se permet de laisser filtrer de nouveau quelques émotions à présent. Une bonne chose de mon avis mais ça le fait paraître plus fragile. Et Trowa devine aisément son angoisse. Après tout, il y a de fortes chance qu'il ressente également la même chose ; ils étaient tous les cinq très liés, et le sont toujours je suppose, même s'ils se sont moins vu depuis la fin de la guerre.
Trowa se relève un peu, lui embrasse le front, puis tout en le fixant intensément de ses yeux verts, il descend jusqu'aux lèvres qu'il goute avec délicatesse, presque humilité. C'est… émouvant je trouve et je ne peux m'empêcher de sourire bêtement. Ces deux-là méritaient de se trouver, de se retrouver même devrais-je dire. Je me tourne vers Army avec des yeux pétillants et celle-ci me sourit également, avant d'approcher son visage du mien. Doucement, ses yeux ne quittant jamais les miens, de telle façon que j'ai l'étrange impression de me noyer dans ces orbes d'un vert tellement envoutant. J'hésite quelques millièmes de secondes avant de finalement m'avancer à mon tour et nos lèvres se joignent d'abord timidement et puis plus goulûment quand sa main glisse derrière mon cou. Sa langue glisse entre mes dents et explore avec minutie ma bouche et je la laisse faire bien volontiers ; c'est tellement… Agréable n'est certainement pas assez fort, irréel peut-être ? Ce n'est finalement que quand nous sentons un léger tiraillement dans notre esprit que nous revenons difficilement à la réalité… Pour nous apercevoir avec effroi que nos deux protégés sont sortis ! Ni une, ni deux, nous partons à leur poursuite, et soupirons de soulagement en nous rendant compte qu'ils sont encore dans le hall. On se pose sur leur épaule respective, et je soupire doucement de plaisir. Ce baiser était à couper le souffle, et ce, même si nous n'avons pas vraiment besoin de respirer.
TSUZUKI
Petit mot de l'auteur :
Une nouvelle occupation pour Shin ?
Bye
