Auteur : Dyneen

Disclamer : Les personnages de Gundam Wing appartiennent à Mrs H. Yadate et T. Yoshiyuki. Je les emprunte juste...

Genre : Yaoi

Couple : 3x2

Remarques : « … » - paroles / § … § - télépathie entre Shin et Duo / '…' - entre pixies


Une vie d'étudiant

Chapitre 8


« Je veux reprendre ma vie là où elle l'était avant que vous arriviez ! » dit-il avec détermination. « Enfin presque. » ajoute-t-il précipitamment après un coup d'œil à Trowa. Je suis sûr, à voir leur tête, que les deux Preventers sont à deux doigts de soupirer d'exaspération. Duo peut être énormément pénible quand il s'agit de sa sécurité et/ou de sa santé… Et têtu aussi, et j'en sais quelque chose.

« DUO ! » Ce dernier qui attendait que l'un de ses deux amis disent quelque chose pour argumenter, se tend immédiatement en attendant la voix de Sally. Je vois son regard se poser sur la porte de l'ascenseur à quelques mètres, et je suis presque sûr qu'il est entrain de réfléchir si la porte des escaliers – plus proche – peut être envisageable. Mais alors qu'il semble avoir pris une décision, la main de Trowa se pose sur son bras. Duo relève un regard noir vers ce dernier mais ne dit rien, serrant seulement un peu plus ses doigts sur ses béquilles. Il se retourne avec un sourire forcé sur le visage et regarde le médecin arriver rapidement vers eux.

« Sally… » La jeune femme fronce les sourcils quand elle voit la main du français sur le bras de son patient.

« Tu ne pensais quand même pas t'enfuir, Duo ? » Il ne prend même pas la peine de lui répondre, et hausse juste légèrement les épaules d'un air fataliste.

« C'est juste pour vérifier. »

« Vérifier quoi ? Je vais bien, Quatre va bien, retournons chacun à nos activités. » Répondit-il avec ferveur, mais Sally n'a pas l'air d'accord, les autres non plus et Duo glisse une main lasse sur le visage.

§Encore des examens, génial !§

§Ca ira vite, j'suis sûre.§ Enfin si son genou n'a pas eu de dommages à cause de son spectacle de ce matin.

« Ok, ok. Rapides, d'accord. Juste pour voir que tout va bien. » Sally hoche la tête et passe devant, en rebroussant chemin, tandis que Duo claudique derrière elle. Mais après quelques pas, il s'arrête brusquement et se retourne.

« On n'a pas fini notre discussion et ne comptez pas m'enfermer dans une quelconque planque des Preventers ! » Et il repart, sans attendre de réponse. Moi bien sûr, je veux la connaître cette réponse au cas où ce soit à l'encontre de ce que veut Duo, mais les deux Preventers se jettent seulement un regard décidé avant que Trowa ne hoche la tête. Ils m'énervent avec leur compréhension silencieuse ! Le seul élément dont je suis sûre c'est qu'ils ont déjà prévu quelque chose… Frustrée, je me dépêche, après quelques secondes, de rattraper mon protégé.


§Est-ce que tu sais ce qu'ils ont prévu ?§ me demande Duo discrètement tandis qu'il se rhabille. Je jette un œil pensif à Sally qui est entrain de compléter la feuille d'examen un peu plus loin et secoue la tête.

§Nop, rien du tout. Ils m'ont encore fait le coup de 'je te regarde, tu me regardes et on se comprend'. Si tu savais comme c'est énervant.§

§Je le sais.§ Je ramène mon regard vers lui, avec un sourire légèrement penaud. Bien sûr qu'il sait, il a vécu avec eux.

§Heero et Trowa ont une relation un peu spéciale. Un peu comme Quatre et moi, sauf qu'ils ne se parlent que très rarement pour se comprendre. Ca nous arrive aussi avec Kitty Kat mais c'est plus rare quand même.§ Je l'observe reboutonner sa chemise, tout en réfléchissant à cette réponse.

§Et Wufei ?§ Il relève la tête et me dévisage quelques secondes avant de revenir sur ses boutons. Manquerait plus que Sally l'attrape à regarder fixement dans le vide, et on est bon pour d'autres examens… Psychologiques ceux-ci. Déjà qu'elle a posé quelques questions sibyllines sur la séance de torture de ce matin.

§C'est encore différent. Trowa est mon petit-ami, Heero est mon coéquipier et un très bon ami, Quatre est mon confident et Wufei… Et bien je suppose que c'est aussi un bon ami, loyal, et tout, mais... Et bien, peut-être qu'il préfère… Hum… Resté à l'écart ?§ Je hausse un sourcil perplexe.

§Il se met toujours en compétition avec les autres, surtout avec Heero et, parfois, il est juste trop sérieux§ Il m'observe de nouveau §Et j'ai l'impression qu'il… que moi, il ne me prend pas au sérieux, tu comprends ?§ Je hoche la tête, pensivement.

§Je crois. Mais-§

« Duo tu peux partir, tu sais… » Annonce Sally en fronçant un peu les sourcils. « A moins que tu veuilles me dire quelque chose d'autre ? » Duo la dévisage quelques secondes confus, avant de lui faire un grand sourire.

« Non, non, tout va bien, je suis parti ! » lance-t-il enjoué en boitillant rapidement vers la porte.

« Va doucement ! » La voix de Sally, derrière nous est un tantinet désespérée, devant la fuite précipitée de l'un de ses patients les plus difficiles. Probablement en concurrence avec Heero, d'ailleurs. D'ailleurs an parlant de notre japonais chéri…

« Trowa t'attend en bas, à l'accueil. »

« Pourquoi faire ? » questionne mon protégé légèrement soupçonneux.

« Il te le dira. Fais gaffe à toi. » Et il rentre de nouveau dans la chambre de Quatre, nous laissant tout deux avec notre curiosité et notre frustration. Qu'est-ce qu'ils ont bien pu organiser ?


Dire qu'on est stupéfié est un euphémisme. Je crois qu'à ce niveau on est littéralement à deux doigts d'avoir une attaque. Figurez-vous que ce cher Trowa nous annonce comme ça tout de go, après notre marathon dans les couloirs jusqu'au hall d'entrée que nous allons – tenez-vous bien – rester chez lui le temps que tout ce calme. Et il nous dit ça avec un petit sourire en coin en plus. Je crois que le cerveau de Duo a grillé d'ailleurs. Pour qu'il reste ainsi sans bouger plus de 30 secondes, il n'y a que cette option.

§Duo, je te conseille fortement de fermer la bouche si tu ne veux pas commencer à baver sur le carrelage de l'hôpital… A moins que tu ne veuilles rester ici ?§ Cette dernière remarque semble le réveiller complètement et je suis presque prête à parier qu'il rougit. Quand je vous dis qu'il est trop mignon mon petit chéri. Après quelques secondes de gêne, Trowa se dirige vers la sortie et Duo le suit non sans m'avoir jeté un regard noir avant. Les mains sur les hanches, je les regarde se diriger vers la voiture avec indignation. Et voilà, on aide et c'est toute la reconnaissance qu'on en a.

'Je suis contente que vous aillez accepté de venir chez nous.' Je détourne brusquement la tête de l'objet de ma mauvaise humeur soudaine, pour tomber sur Army qui volète à mes côtés, un léger sourire aux lèvres. Je la regarde d'abord perplexe avant d'écarquiller un peu les yeux tandis que mon cerveau analyse enfin toutes les implications de 'Duo va habiter chez Trowa.' Army se met à rire, s'approche un peu plus de moi avant de me fermer la bouche d'un doigt sous le menton et de voler à la suite de nos deux amoureux. Je vais habiter chez Army…


« C'est sympa chez toi… » Dit Duo plus pour essayer de se détendre qu'autre chose.

Assis sur le canapé, sa jambe blessée étendue sur le sol devant lui, il observe son hôte poser un plateau avec quelques biscuits et des verres sur la table basse. Trowa – qui était allé chercher quelque chose à boire après avoir déposé le sac de Duo je ne sais où – hausse un sourcil amusé. C'est vrai que sur un ton un peu moins tendu, ça aurait peut-être été mieux.

« Pourquoi es-tu si stressé ? » demande finalement Trowa en s'asseyant à sa droite sur le canapé. Duo l'observe quelques secondes avant de baisser les yeux, timidement.

« Tu vas peut-être trouver ça bête après tout ce qu'on a vécu mais… » Il relève la tête et son regard se fixe dans celui du français, qui l'écoute attentif. « … C'est la première fois que je ressens de telle chose pour quelqu'un et le fait qu'on soit seul tous les deux… »

« T'angoisse, parce que tu ne sais pas où tu vas ? » propose Trowa. Il s'est rapproché durant l'aveu de Duo et sa paume englobe à présent délicatement sa joue. Son pouce joue avec ses lèvres tandis que Duo ne peut qu'acquiescer face à la conclusion.

« Je crois que je suis autant dans l'inconnu que toi, tu sais. C'est juste que je n'ai pas envie de réfléchir pour une fois, juste de laisser faire les choses. » Duo hausse un sourcil. Et moi aussi par la même. C'est la première fois que Trowa est si bavard !

« Peut-être… Peut-être que tu n'as pas tord. » Admet Duo dans un souffle tandis que leurs lèvres se rapprochent. Ils s'embrassent lentement, prenant leur temps pour se découvrir soigneusement. La dernière fois à l'hôpital ce n'était pas le meilleur endroit mais là, installé tranquillement, rien ne peut les déranger, excepté leurs propres limites.

Duo se tourne sur le canapé, repliant sa jambe valide sur les coussins pour être dans une position plus confortable, tandis que Trowa, à présent face à lui, profite de ce meilleurs accès pour glisser ses mains sous la chemise de Duo sans cesser de l'embrasser. Ce dernier n'en demande pas mieux ; il se sépare temporairement de son partenaire pour lui permettre d'enlever sa chemise, qui s'en même les boutons défaits se retrouve rapidement au sol. Celle de Trowa la rejoint quelques secondes après, tandis que leurs mains explorent cette nouvelle étendue de peau inexplorée.

Des petits bruits difficilement retenus se font entendre dans cette pièce dont la température, croyez moi, augmente de plus en plus. Leur bouche semble insatiable et ne cesse de se goûter et de lécher le corps de l'autre dans un ballet sans fin. Puis Duo halète tandis que les larges mains de son compagnons se sont glissées dans son pantalon déboutonné ; celle de devant caresse délicatement son sexe tandis que celle à l'arrière malaxe ses fesses rebondies. Ils sont tour-à-tour rapides, confus, passionnés, brusques même parfois, mais une tendresse infinie transparait dans chacun de leur geste, dans chacun de leur gémissement.

A genoux sur la télé, je ne peux m'empêcher de faire claquer ma langue sur mon palais d'approbation. Enfin ils se sont décidés à attaquer le plat principal ! Aïe Duo semble m'avoir entendu parce qu'il sursaute légèrement et ses yeux cherchent quelque chose dans la pièce pendant que Trowa semble lui dévorer le cou. Et ses sourcils se froncent légèrement en me repérant. Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Il semble glisser quelque chose à l'oreille de son compagnon qui stoppe brusquement sa tâche et le regarde dans les yeux. Il semble y trouver ce qu'il veut puisque quelque secondes après, il passe ses mains sous les petites fesses de mon protégé – encore couvertes par son pantalon – et se lève souplement du fauteuil. Je vous laisse imaginer les abdominaux. Pas que Duo soit très gros mais vu les muscles, il est lourd sans aucun doute. Une fois son équilibre assuré, je le vois se diriger rapidement vers le couloir du fond, sans sembler avoir de difficulté majeure, à part peut-être la bosse de son pantalon. Pendant ce temps, Duo a apparemment entrepris de lui marquer le cou avec application et concentration, tandis qu'il se fait porter jusqu'à la chambre.

Je me lève prestement pour suivre la suite du spectacle, émoustillée par leur passage à l'acte – enfin ! – quand une main ferme me retient par le bras, je me retourne vers l'importune qui va me faire louper la suite, avant de me faire submerger par du vert, un vert prometteur à voir l'étincelle de désir qui y brille.

'Je pense que tu as d'autre chose à faire que de les mater, Shin.' Je lève un sourcil faussement interrogatif.

'Vraiment ?' Elle hoche la tête et me tire par la main, en reculant jusque dans un coin du salon, visiblement aménagé pour elle.

'Vraiment.'


Le temps est passé si vite depuis CETTE nuit.

Cinq jours après, Heero, Trowa et Wufei découvraient l'identité du fameux homme mystère et vous me croirez si vous voulez mais l'empressement de ce cher Mr Kent lors de la présentation de notre colocataire chéri n'était pas habituel. Monsieur voulait juste éviter que nous ayons le temps de faire un rapprochement gênant avec un certain boiteux. Grâce à son témoignage et à certaines preuves que Quatre avaient récupéré, il ne fallut pas plus d'une dizaine de jours aux Preventers pour démanteler le réseau. Faut dire que Quatre et Sand ont fait du bon boulot dans leurs tentatives de fuites !

En temps de guerre, les pilotes utilisaient parfois de petites puces électroniques pour récupérer les données informatiques. Glissées sous la peau, dans un endroit discret, elles devenaient indétectables pour qui ne savait pas. Et apparemment ils avaient gardés cette habitude en tant que Preventers. Quand Sally en avait trouvé une sur son patient, elle avait tout de suite su à quoi cela correspondait mais bien sûr personne ne nous en avait parlé ! Duo a été plutôt furieux même s'il a admis sous les tortures câlines de son amant que oui, il aurait été intenable s'il avait su quelque chose et que oui, il aurait probablement voulu y participer d'une manière ou d'une autre. Rien que pour le fait qu'ils aient osé sans prendre à Quatre !

Ce dernier quant à lui était sorti après deux semaines de cure. Et avait mystérieusement disparu de nouveau mais avec Heero cette fois-ci, donc une fois le choc passé, on ne se faisait plus trop de souci. Après tout, les trois Preventers ayant eu une quinzaine de jours de vacances suite à ce coup de filet, ils avaient le droit et visiblement l'envie d'en profiter. Leur colonel avait été plutôt surprise d'ailleurs d'après ce que j'en ai su.

Wufei et Sally avaient aussi pris des vacances ensemble et étaient parti sur L5. Pour le boulot d'après Wufei, pour autre chose d'après les yeux brillants de Sally.

Et nous, et bien nous passions nos journées à travailler – enfin surtout Duo avec ses cours – mais nos nuits étaient probablement aussi studieuses… D'un autre genre je vous l'accorde mais très occupées quand même. Nous sommes donc restés une vingtaine de jours en planque – dans le si confortable appartement de Trowa – avant de reprendre le chemin de l'université, toujours sur quatre pieds pour Duo.

Mais l'opération a eu lieu il y a deux jours, sur un Duo mitigé. Angoissé par l'hôpital et heureux de pouvoir récupérer sa jambe ensuite. Je n'ai pas eu l'impression que cela le gênait beaucoup pour le sport en chambre mais pour le reste je sais qu'il en avait vraiment marre. Un hyperactif comme lui, obligé de rester calme, sans pouvoir courir ou sauter ou autre, je comprends que c'est un calvaire… Mais le plus dur est passé à présent.

Bien sûr, j'aurai pu vous révéler le retour de Quatre, Heero, Sally et Wufei et le sourire légèrement moqueur auquel ils avaient eu droit de la part de Duo quand il leur avait demandé comment c'était passé leurs vacances. J'aurai pu vous raconter comment Ivan et Niko avaient voulu des réponses cette fois-ci et comment Duo avait du leur expliquer en détail comment tout avait commencé… J'aurai pu vous décrire l'expression plutôt hilarante de leur visage quand Duo leur avait présenté ses fameux amis… J'aurai même pu vous retracer en détails chaque jour passé depuis que Trowa et lui s'étaient retrouvés pour la première fois dans ce fameux appartement mais certains moments n'appartiennent qu'à eux, qu'à nous. Et puis ca aurait été très long en plus…

On sort du bâtiment universitaire accompagné de Ivan et Niko, nos joyeux compères et je me dégourdis avec plaisir les ailes, baignée dans les légers rayons de soleil qui nous parviennent en cette fraîche après-midi d'hiver. Je les entends parler de leur dernier cours avec enthousiasme et je ne peux m'empêcher de sourire. Y'a vraiment qu'eux pour se satisfaire d'un cours aussi… Barbant que celui qu'on vient d'avoir. Je me retourne vers eux et les regarde rire d'une remarque de Ivan avant que ce dernier fasse un signe de tête vers la droite. Duo le suit des yeux et ne peux empêcher un grand sourire d'étirer ses lèvres. Moi aussi de toute manière à la vue qui s'offre à nous. Une moto, et des yeux verts sous la visière relevée d'un casque. Et une pixie aussi. Duo salue ses amis et commence à avancer – encore avec ses béquilles pour quelques semaines – tandis que, après avoir appréciée quelques instants les courbes peu vêtues de ma compagne, je fonce littéralement vers eux. Vers elle. J'entends Duo se moquer gentiment de moi dans notre lien tandis que Army sourit. Elle le fait de plus en plus maintenant – comme Trowa – et Duo et moi sommes très fiers d'y être pour quelque chose. Je lui dévore la bouche en arrivant sur elle et elle rit cette fois tandis que Duo s'assoie souplement derrière Trowa. Pas de baiser devant l'école mais ils se rattraperont tout à l'heure, compter sur eux.

Puis la moto démarre pour nous ramener chez nous, sur la route de cette vie que nous avons choisie tous les quatre. Et que j'espère nous suivrons jusqu'à la fin…

OWARI

Petit mot de l'auteur :

Voilà, cette fic est terminée ; Je m'excuse encore pour mon retard ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et à bientôt !!

Bye