Titre original :The Courtship of Harry Potter, by Diana Williams
Traductrice : Devil Pops (moi-même)
Disclaimer : Rien ne m'appartient, et je ne pense pas que ça change… Par contre, j'ai l'autorisation de faire joujou avec cette fiction anglaise, et Diana a été bien gentille de me l'accorder.
Notes de la traductrice :
Amis slashistes, bonjour ! Oui, je suis déjà de retour, mais c'est principalement à cause d'une amie qui m'a traité de sadique, sous prétexte que je devrais updater plus souvent. Pour vous prouver que je suis trèèèèès gentille, je vous poste un second chapitre ce week-end… le troisième de la semaine. Après tout, vous avez été généreux avec moi, en m'envoyant de splendides reviews ! °poutous°
Bonne lecture !
Courtiser Harry Potter
Chapitre 5 - Confrontations
Snape se réinstalla sur son siège à la table des professeurs avec un sentiment intense de satisfaction. Le Trio des Gryffondor et leur escorte avaient disparu de la Grande Salle, comme si un Sinistros était à leurs trousses. Le reste des élèves était en ébullition. Il se demandait qui allait lui lancer le premier maléfice - Draco ou Worme. Les autres membres de l'équipe professorale étaient également partagés entre l'incrédulité pure et une consternation teintée de colère.
Sa journée de travail était quasiment parachevée.
Sur cette pensée, il quitta la table et se dirigea vers le calme de ses cachots. Comme il s'y était à moitié attendu, il n'eut pas à aller très loin avant que quelqu'un ne crie son nom.
« Snape ! »
Celui-ci s'arrêta avant de faire volte-face, se gaussant visiblement du professeur de DCFM tandis qu'il s'approchait dans un tourbillon de robes écarlates. « Vous avez quelque chose à me dire, Max ? »
Max le récompensa d'un regard meurtrier alors qu'il arrivait à sa hauteur. « Vous disiez que vous n'étiez pas intéressé par Potter ! »
Severus haussa un sourcil. « Vraiment ? J'ai dû changer d'avis. »
« Malédiction, Snape ! Ce n'est pas honnête ! »
« Vous ne doutez sûrement pas de votre habilité à séduire et gagner ce garçon à votre cause, je me trompe ? »
« Bien sûr que non, » se défendit Max. « C'est juste que - zut à la fin ! Vous auriez pu me prévenir avant. »
« J'ai préféré introduire un élément de surprise. » Le maître de potions croisa les bras contre sa poitrine et lança à Spindley-Worme une œillade mi-amusée, mi-sarcastique. « Ça rendra la chasse un peu plus… intéressante pour vous. A moins que vous ne vous sentez pas apte à relever le défi ? »
Max se hérissa. « Vous n'avez pas le moindre intérêt pour le gamin ! »
Snape découvrit une poussière microscopique sur son épaule et s'en débarrassa. « En fait, Harry Potter est plutôt séduisant. Je dois vous remercier d'avoir attiré mon attention sur lui. »
« Et Malfoy ? »
La lèvre de Severus s'étira. « Malfoy senior et moi avons quelques… différences idéologiques qui rendent les relations avec son fils plutôt malavisées, pour ne pas dire que mon existence serait sensiblement remise en question. Qui plus est, » ajouta-t-il, un rictus au visage, « avec tous les sorciers se disputant les faveurs du jeune Malfoy, la probabilité d'obtenir celles de Potter est meilleure. »
Les yeux de Max étincelèrent « Je n'en serais pas si sûr, mon vieux. J'ai bien l'intention de remporter cette compétition. »
« Peut-être seriez-vous intéressé par un petit pari ? »
A sa déclaration, Max afficha un immense sourire. « Seriez-vous impatient de vous séparer de votre argent, Severus ? »
« Ou alors de vous voir perdre le vôtre. »
« Bien. Cinquante gallions sur ma victoire, et encore cinquante gallions si je l'ai dans mon lit avant les vacances de Pâques. »
L'expression de Snape se durcit mais il répondit calmement, « J'accepte. »
Spindley-Worme le gratifia d'une tape dans le dos. « Par Jupiter, Severus, ça sera amusant ! Vous avez raison, tout compte fait - ça rend réellement la chasse plus intéressante. » Il lui fit un clin d'œil et conclut, « Je ferais mieux de préparer ma prochaine Offre, maintenant. Je ne veux pas que vous ayez un avantage sur moi. » Sifflotant gaiement, il s'achemina vers le réfectoire.
Snape resta immobile un long moment, les poings serrés, avant de se détourner de l'escalier menant aux cachots, préférant monter à l'étage supérieur.
- - -
« Alors aidez-moi, Albus, parce que s'il me lance une fois de plus un clin d'œil, je le lui arrache de l'orbite ! »
Dumbledore se rassit sur sa chaise, entremêlant ses doigts tout en observant son professeur de potions faire les cent pas dans son bureau. « Ciel ! Et moi qui croyais qu'il s'intéressait à Harry. »
Snape le fustigea du regard. « Ne faites pas l'idiot, Albus. Vous savez de quoi je parle. Cet homme continue à se comporter comme si nous étions des amis de cœur, alors qu'il est flagrant que je ne peux pas supporter ce type. »
« Allons, Severus, vous détesteriez quiconque occupant ce poste, et vous le savez. »
Le brun se renfrogna. « Ce que j'exècre, ce sont ses méthodes d'enseignement, son laxisme. Ce gars bichonne ses étudiants. Il préfère être leur ami plutôt que de les préparer à ce qui les attend dehors, et il va finir par en tuer un, un de ces jours. »
« Je ne crois pas que ce soit si néfaste que cela, » le contredit doucement le directeur. « Vous connaissez le vieil adage selon lequel on attrape plus de mouches avec du miel qu'avec du vinaigre. »
« Merci, Albus. Quand je voudrais attirer des abeilles, je ferais en sorte de garder ça à l'esprit. » rétorqua son vis-à-vis. « Mais maintenant, j'ai des choses plus importantes en tête, comme la manière dont je vais m'y prendre pour convaincre Potter de me choisir plutôt que cet imbécile. »
Dumbledore gloussa. « Severus, vous savez, je ne crois pas vous avoir vu aussi joyeux depuis assez longtemps. Ça me fait chaud au cœur de vous voir aussi impliqué dans autre chose que vos potions. Même si je ne comprends pas tellement cette envie soudaine de gagner. »
La mine maussade du plus jeune s'intensifia. « Worme a eu le culot de parier qu'il réussirait à entraîner Harry - Mr Potter - dans son lit avant les vacances de Pâques. J'aurais énormément de plaisir à m'emparer de son argent. »
« Et de Mr Potter également, je présume. »
Snape soupira avant de s'installer sur l'un des sièges à sa disposition. « Mais je ne sais pas quoi faire de lui, une fois que j'aurai gagné. »
Le vieil homme haussa les sourcils. « Vous êtes un peu présomptueux, Severus, vous ne croyez pas ? Vous ne savez pas si vous allez effectivement gagner. »
« Oh ! Je gagnerai, » assura l'autre. « Spindley-Worme est bien trop honnête, et j'ai l'intention de… jouer quelque peu avec les règles. »
« Vous ne seriez pas un Serpentard, si vous ne le faisiez pas, » déclara tendrement son employeur. « Et en ce qui concerne le garçon et la manière d'agir avec lui - je pensais que c'était évident. »
Snape lui lança un regard noir. « Vous connaissez mon sentiment à ce sujet, Albus. Déflorer des innocents n'est pas mon genre. »
« Et concernant Harry ? »
« Je suis certain que Mr Potter sera soulagé de découvrir qu'il n'aura pas à réchauffer mon lit. »
« Et comment, précisément, comptez-vous vous débrouiller pour expliquer votre intérêt, autrement ? » interrogea le directeur, le fixant par-dessus ses lunettes. « Votre attitude à son égard a été totalement négative, il est peu probable qu'il vous croie subitement intéressé pour l'assister dans le développement de sa carrière académique. »
« Albus, est-ce que vous êtes actuellement en train de me suggérer de coucher avec le môme ? » gronda Snape.
« Pas exactement, mais je voudrais plutôt mettre en évidence le fait que Mr Potter est un jeune homme de dix-sept ans, qui sera peut-être exclusivement lié à vous trois années durant. Vous êtes à l'aise avec le célibat, mais je doute que cet état de fait soit réellement attirant pour lui. »
Son interlocuteur se frotta le visage de la main. « La situation me paraît plus épouvantable à chaque seconde qui s'écoule. »
« Alors peut-être devriez-vous céder la place à Max. »
Snape se raidit et le foudroya du regard une nouvelle fois. « Laisser cet insupportable individu gagner ? Je ne pense pas ! »
« Parfait, dans ce cas, je crois que vous avez une stratégie à envisager, » déclara Dumbledore, les yeux pétillants. « Je ne vous retiens pas plus longtemps. »
Alors que Snape descendait les escaliers en direction des cachots, il se demanda subitement comment Dumbledore parvenait toujours à avoir le dernier mot.
Ô Severus, certains mystères restent impénétrables… Plein de poutous à vous, et à la prochaine !
DP.
