Titre original : The Courtship of Harry Potter, by Diana Williams
Disclaimer : Rien ne m'appartient, et je ne pense pas que ça change… Par contre, j'ai l'autorisation de faire joujou avec cette fiction anglaise, et Diana a été bien gentille de me l'accorder.
IMPORTANT : Merci à tous mes reviewers ! Le cap des 200 commentaires a été franchi, et j'ai failli pleurer… (si quelqu'un vous dit que c'était le cas, ne le croyez pas, et dénoncez-le dans une review anonyme… je m'en chargerais personnellement)
Concernant les reviews anonymes, je ne peux vous faire qu'un poutou général (mais ce n'est que partie remise pour le prochain chapitre, où je répondrais individuellement, promis !) : merci donc à étoile du firmament, Amy, Gwladys Evans, flavie, p ( ??), Obscura, Satine, crystalune, Anthales, lily28, Saphyre, veuvenoire13, Rosiel, NEPHERIA.
Et si vraiment vous ne voulez pas attendre jusqu'à la prochaine update pour avoir vos réponses, je mettrai lundi sur mon LiveJournal les RAR du chapitre 8… L'adresse ? devilpops (point) livejournal (point) com
Bonne lecture !
Courtiser Harry Potter
Chapitre 9 - Moments d'intimité
McGonagall leva les yeux tandis qu'un élève hésitait sur le seuil de son bureau. « Mr Potter, entrez et fermez la porte derrière vous. »
Harry obéit, et ce malgré une certaine perplexité. « Je pensais devoir rencontrer le professeur Spindley-Worme. »
« Ceci est exact, mais je désirais vous voir avant, en privé, afin d'être certaine que vous comprenez ce qu'il se passe. » D'un geste, elle indiqua une chaise et, une fois le Gryffondor installé, se pencha en avant. « Harry, au vu de votre éducation Moldue, vous pouvez ne pas connaître les traditions invoquées au travers du Rite des Erastes. Je veux que vous sachiez que vous n'êtes pas tenu d'accepter la moindre proposition, de qui que ce soit, maintenant ou après votre départ de Poudlard. »
L'adolescent fut soulagé, mais ne put s'empêcher de déclarer : « Seamus dit qu'ils pourront toujours me suivre, si je refuse, et que je continuerai à recevoir des offres pendant des années. »
Sa directrice de maison acquiesça. « C'est vrai. A moins d'accepter un contrat ou d'atteindre vos vingt ans, vous avez le droit d'être Courtisé. »
Il souffla. « Alors je ne vois pas comment je peux ne pas accepter quelqu'un, sauf si je compte me cacher des années durant. »
« Nombre de jeunes hommes n'ont pas ce problème, mais à cause de votre célébrité… » McGonagall laissa échapper un soupir. « Je suis désolée, Harry. Maintenant, avez-vous des questions sur votre rendez-vous d'aujourd'hui ? »
« Pas vraiment, » avoua-t-il, rougissant alors qu'il ajoutait, « Hermione m'a trouvé un livre. »
« Bien, » continua vivement son interlocutrice. « Dans ce cas, vous êtes conscient du fait que Max ne peut ni vous toucher, ni poser de questions personnelles, et que je serai présente tout du long. » Harry hocha la tête. « Si vous vous sentez mal à l'aise, faites-le moi aussitôt savoir et je mettrai un terme à la réunion. Autrement, elle durera une heure. »
Son élève sourit faiblement. « Merci. »
L'expression de McGonagall, habituellement sévère, s'adoucit légèrement. « Tout ira bien, Harry. » affirma-t-elle calmement. « Vous verrez. » La vieille femme se redressa, avant de se diriger vers la porte. « Max, vous pouvez entrer, maintenant. »
Le professeur de DCFM pénétra rapidement dans la pièce, et un sourire illumina son visage en voyant Harry. Celui-ci dut admettre que cet homme, plus âgé, était séduisant. Pas aussi tape-à-l'œil que Lockhart, bien sûr, mais suffisamment attirant pour faire tourner des têtes. Pour la première fois, il se demanda pourquoi son instituteur s'intéressait à lui. Il n'était pas beau, surtout avec ses lunettes horribles et sa tignasse indisciplinée. Le professeur Spindley-Worme avait probablement dû avoir son lot de partenaires, alors pour quelles raisons désirerait-il un gamin inexpérimenté collé à ses basques trois ans durant ? Pour Snape, il pouvait comprendre : l'homme avait cherché à le protéger pendant des années, et c'était sans doute devenu une habitude pour lui, à présent. Mais le professeur Max ?
« Harry ! » s'exclama avec délice celui-ci, traversant la pièce les bras ouverts. McGonagall s'éclaircit la gorge avant de secouer la tête, et son collègue fit la moue. « Rien qu'une petite accolade ? »
« C'est contraire aux règles, » rappela la directrice de Gryffondor d'un ton pincé.
Max soupira théâtralement et se tourna vers Harry, roulant des yeux. Son élève ne put s'empêcher de rire, ce que sembla apprécier Spindley-Worme tandis qu'il se laissait tomber sur un siège à côté du Survivant. « Harry, je veux te remercier une fois de plus pour avoir accédé à ma demande. J'imagine que ça a dû te paraître un peu bizarre, non ? »
« Juste un peu, » avoua-t-il. « En fait, pas qu'un peu. Je ne suis même pas sûr de ce dont nous sommes censé parler maintenant, Professeur. »
« Max, s'il te plaît, » corrigea l'instructeur de DCFM, en lui souriant d'une manière qui le fit rougir. « Après tout, j'ose espérer que nous sommes sur le point de devenir bons amis. Et se connaître un peu mieux serait un bon commencement. Eh bien, je sais que le Quidditch est ton élément - que penses-tu des chances des Richmond Raptors de monter en division supérieure, cette saison ? »
« Les Raptors ? » répéta Harry, laissant transparaître son incrédulité. « Vous devez plaisanter ! Leur attrapeur ne pourrait pas trouver le vif si on le lui mettait entre ses mains ! Maintenant que les Blizzards de Birmingham… »
Leur conversation sur les mérites des différentes équipes les conduisit à un débat à propos des nouvelles règles, et de là ils passèrent aux améliorations en matière d'équipement. Ils étaient plongés dans une discussion concernant les divers balais de course lorsque le professeur McGonagall s'éclaircit délibérément la voix. « Il est temps, messieurs. »
Harry cligna des yeux, étonné de voir que l'heure s'était aussi rapidement écoulée. Et de manière agréable, même si le professeur - Max pensait vraisemblablement qu'il était un idiot fini, à papoter sur le Quidditch alors qu'ils auraient dû en apprendre plus sur leurs personnalités respectives. Il balbutia une excuse, mais Max la balaya d'un geste.
« Aucun problème, Harry, » assura-t-il, ajoutant avec un clin d'œil, « au moins je n'ai pas le moindre doute sur tes centres d'intérêts. »
« Mais on n'a pas parlé des vôtres, » protesta le Gryffondor.
Son interlocuteur haussa les épaules. « On pourra le faire au prochain rendez-vous. » La directrice des Gryffondor se râcla une fois de plus la gorge et les lèvres de Max s'étirèrent tandis qu'il se penchait en avant pour murmurer, « J'ai oublié que je n'étais pas supposé en parler. » Harry rit et Max, audacieusement, en profita pour attraper la main de son élève et y déposer un baiser avant que McGonagall ne puisse intervenir.
« Professeur Worme ! » fit-elle, l'air glacial.
Il relâcha la main du Gryffondor et recula, souriant tout en répétant, « J'y vais ! J'y vais ! A plus tard, Harry. » Sifflotant gaiement, le Prétendant se dirigea vers la porte, laissant derrière lui un adolescent plutôt ahuri.
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Au dîner cette nuit-là, McGonagall s'arrêta un instant devant le siège de Severus à la table des professeurs pour lui murmurer, « Il vous a mâché le travail, » avant de se diriger vers sa propre place.
Snape jeta un coup d'œil vers la table des Gryffondor où Potter et sa bande étaient regroupés, discutant visiblement de son rendez-vous avec Worme, qui s'était déroulé plus tôt dans la soirée. Il se retourna vers sa collègue, ses yeux se rétrécissant tandis qu'il réfléchissait. Techniquement, les chaperons ne devaient pas parler des entretiens privés à une personne extérieure, mais un véritable Serpentard ne laissait jamais une règle se dresser entre lui et son but. D'ailleurs, il avait appris que Minerva avait un faible pour le Schnaps Pêche…
- - -
Dumbledore releva la tête, un sourire chaleureux aux lèvres, au moment où Harry pénétra dans son bureau. « Harry, mon garçon ! Je t'en prie, assieds-toi. Un bonbon au citron ? »
Le jeune homme accepta l'une des friandises, plus pour avoir quelque chose à faire que par envie. « Je ne suis pas en retard, n'est-ce pas ? Je croyais que le professeur Snape serait déjà là. »
« Oh, il ne va pas tarder à nous rejoindre, » affirma le directeur, les yeux pétillants. « Je lui ai demandé de me laisser quelques minutes avec toi, avant. »
Harry fronça les sourcils. « Le professeur McGonagall m'a déjà rappelé les règles, professeur. Y a t'il autre chose que je devrais savoir ? »
« Non, non, je désirais simplement m'assurer que tu étais à l'aise avec tout ceci. »
« Franchement, professeur, » répondit Harry, « Je ne le suis pas. Je veux dire, je n'avais même pas pensé à sortir avec quelqu'un, et brusquement je découvre que je suis supposé choisir un gars pour passer trois ans de ma vie avec. C'est un peu gros à avaler. »
Dumbledore acquiesça. « Je l'imagine très bien. Malgré cela, tu ne dois pas te focaliser sur les aspects négatifs, mais plutôt sur les bons côtés. La plus grande partie du monde magique t'est inconnue, Harry. Avoir quelqu'un pour te guider, t'aider dans la carrière que tu aimerais poursuivre, peut être très bénéfique. »
Le Survivant baissa les yeux vers ses mains. « Le fait est que je ne suis même pas sûr de ce que je veux faire de ma vie. A part détruire Voldemort, bien sûr. Hermione et Ron - ils ont une montagne de plans après avoir quitté l'école : se marier, Hermione passant son agrégation de professeur tandis que Ron entrera à l'académie des Aurors. Même Neville a trouvé une place dans un laboratoire de recherche en herbologie. »
Albus s'adossa à son siège, le regard posé sur l'autre occupant de la pièce. « La plupart des gens commencent par ce qu'ils aiment faire, ce qu'ils font le mieux. »
Harry haussa les épaules. « Je ne sais pas ce que je sais faire de mieux. Jouer au Quidditch, je pense. Sans compter la lutte contre Voldemort et ses alliés. Mais je ne suis pas sûr d'être assez bon pour passer professionnel, et… » il regarda le directeur. « Je ne veux pas blesser qui que ce soit. Pas si je peux l'éviter. »
« Je comprends, » dit doucement Dumbledore. « Cependant, tu n'as pas besoin de prendre la moindre décision aujoud'hui, » ajouta-t-il, le regard de nouveau farceur. « Ce n'est rien d'autre qu'une rencontre pour faire connaissance. »
Harry cligna des yeux, surpris. « Rencontre ? »
« Par défaut, c'est le terme qui convient le mieux. »
« Oh, Seigneur, » fit faiblement le Gryffondor. Il avait un rencard avec Severus Snape. Sirius allait le tuer en entendant ça.
Dumbledore l'ignora et tourna son attention vers le seuil de la porte. « Entrez, Severus ! A l'heure exacte, comme d'habitude. »
« Monsieur le directeur, » salua formellement Snape en inclinant la tête vers son employeur. Il orienta ensuite son regard vers Harry et vit que celui-ci avait l'expression type du voleur pris la main dans le sac. Il ne put empêcher ses lèvres de former un rictus. « Potter. »
« P-professeur, » bégaya le jeune homme, qui rougit en réalisant à quel point il devait paraître stupide.
« Prendrions-nous du thé ? » s'enquit Dumbledore, visiblement insensible au fait que son ''rencard'' débutait de manière quelque peu imparfaite.
Harry prit sa tasse avec reconnaissance, heureux de pouvoir occuper ses mains tandis qu'il se rasseyait sur sa chaise. Snape semblait tout aussi soulagé et, pendant plusieurs longues minutes, il n'y eut rien d'autre que le bruit du thé absorbé.
« Pauvre de moi, j'ai failli oublié ! » déclara soudainement le vieux sorcier. « Minerva ne se sentait pas en forme tout à l'heure - quelque chose qu'elle a mangé ou bu, je crois - et je lui ai promis de prendre de ses nouvelles. » Il se redressa en ajoutant, « Je vais utiliser l'autre cheminée pour parler avec elle. J'en ai pour un instant. »
Sous l'œil confondu du Survivant, Dumbledore disparût dans la salle attenante, prenant le soin de laisser la porte entrouverte. L'adolescent se retourna vers Snape. « Il a le droit de faire ça ? »
Son professeur de potion renifla avec dédain. « J'ai découvert qu'Albus fait généralement ce qu'il désire, sans tenir compte des règles. » Il prit une gorgée de thé et ne put se retenir d'ajouter : « C'était un Gryffondor, après tout. »
Harry s'esclaffa. « Vous l'imaginez en polisson espiègle, rôdant dans le château après minuit ? »
« Un peu trop facilement, » répliqua Snape, d'un ton sec.
Se moquer conjointement du directeur mit Harry nettement plus à l'aise, et il déclara timidement, « Merci encore pour la carte. Ça signifie énormément pour moi. Je - je l'ai apporté avec moi, aujourd'hui, si vous voulez la reprendre. »
Severus fronça les sourcils. « Pourquoi voudrais-je la récupérer ? »
Son élève fit un geste d'ignorance. « Eh bien, elle a l'air plutôt importante pour vous, ou vous ne l'auriez pas gardé tout ce temps. Etiez-vous amoureux de ma mère ? » continua-t-il avec hardiesse. Le maître de potions leva alors un sourcil, et Harry s'excusa en rougissant : « Désolé. Je sais que ce ne sont pas mes affaires, mais je me posais juste la question. »
Snape soupira. « Mr Potter - »
« Harry. »
Le directeur de Serpentard se renfrogna. « Quoi ? »
« C'est un rendez-vous, m'appeler 'Harry' ne serait-il pas plus approprié ? » expliqua-t-il patiemment.
Son professeur prit un temps de réflexion. « Très bien. Vous pouvez m'appeler 'Severus' en privé. Pas de 'Sev' et jamais de 'Sevvie'. »
Le jeune sorcier sourit violemment à la pensée de surnommer le sombre maître de Potions 'Sevvie'. « Maman vous appelait 'Sev' sur la carte postale. »
L'expression de Severus s'adoucit sensiblement. « Votre mère était une personne très spéciale. »
« Alors, étiez-vous… ? »
« Amoureux de Lily Evans ? » finit l'autre. « Je l'aimais, oui. Personne ne pouvait réellement ne pas l'aimer. Mais 'amoureux' d'elle ? » Il secoua la tête. « Même si mes préférences allaient dans ce sens, ç'aurait été sans espoir. Elle s'était éprise de votre père alors que nous étions en cinquième année. »
« Vous n'aimez pas les rousses ? » l'interrogea Harry. « Quelles sont vos préférences, alors ? Les blondes ? Les brunes ? »
Snape eut un rictus. « Mes goûts ont moins à voir avec la couleur de cheveux, et un peu plus avec le sexe de la personne. »
« Oh, » fit le Gryffondor et, réalisant soudainement ce que son prétendant venait de confesser, ses yeux s'écarquillèrent. « Oh ! Mais vous ne vous sentez pas anormal ? » Il prit une violente teinte écarlate. « Je ne voulais pas dire que vous étiez anormal, je veux seulement… oh, merde. »
L'ex-Mangemort souleva un sourcil. « Vocabulaire, Mr Potter. »
Harry exhala une bouffée d'air. « Seamus m'a dit que la plupart des sorciers s'établissaient avec femme et enfants après leur phase 'expérimentale'. »
« Même s'il me répugne de contredire Mr Finnigan et sa vaste science du sujet, le fait est qu'un certain pourcentage de sorciers continuent de préférer la gente masculine, quoiqu'il soit véridique que peu de mariages homosexuels ont effectivement lieu. »
« Pfiou, » soupira Harry, soulagé. « Je croyais qu'il y avait quelque chose de pas net avec moi. » L'autre sourcil de Snape marqua sa surprise, et l'adolescent rit. « Je me suis piégé tout seul, hein ? »
« Trop facile, Mr Potter. Harry. » rétorqua Severus, une lueur dans le regard qui ressemblait à s'y méprendre à de l'amusement. Le Survivant sourit, tandis que son vis-à-vis ajoutait. « J'en déduis que vous avez des goûts qui s'écartent de la norme ? »
Son élève haussa les épaules. « Je n'y ai jamais vraiment réfléchi. En quatrième année, j'ai eu un faible pour une fille. Cho Chang. Mais Voldemort est revenu, et j'ai été tellement occupé à rester simplement en vie que je n'ai pas eu le temps pour autre chose. »
« Alors, qu'est-ce qui vous rend si sûr de vous ? »
Le fils de James Potter rosit et abaissa le regard sur ses mains. « Hermione m'a déniché un livre, pour m'aider avec ça. On trouve quelques… images à la fin. »
« Ah, » s'exclama doucement Snape, hochant la tête. « Le Rite des Erastes : Ce Que Chaque Eromène Devrait Savoir. Les dessins sont plutôt bons. »
Harry le dévisagea. « Vous l'avez lu ? » s'écria-t-il.
Le professeur lui adressa un regard exaspéré. « Harry, essayez d'utiliser votre cerveau, pour une fois. J'étais moi-même éromène, il y a vingt ans. »
« Vous l'avez été ? » s'enquit le Gryffondor, surpris, avant que son visage ne se colore furieusement. « Oh, bien sûr ! C'est pour cela que vous en savez autant sur ce truc. Qui - » Il s'interrompit, rougissant de plus belle, et marmonna : « Désolé, ce ne sont pas mes affaires. »
Severus resta silencieux un moment. « Je pensais que l'un des membres de la faculté, ici à Poudlard, allait me faire une proposition, mais ça n'a pas été le cas. J'ai alors cru que, peut-être, il attendait que je quitte l'école. J'en étais si sûr… Le dernier jour de ma septième année, j'ai été le voir. Il m'a déclaré qu'en raison de sa position particulière à Poudlard, il n'était pas autorisé à prendre un éromène. Jamais. Je suis rentré chez moi, furieux et me sentant rejeté, croyant que l'on s'était moqué de moi. Alors que je rendais visite à des proches parents, Lucius Malfoy m'a présenté à l'homme chez qui il avait passé ses trois ans d'éromène. Ce sorcier était - incroyable. Attirant, puissant, intelligent, et il était très intéressé par moi. Personne n'avait jamais été aussi focalisé sur ma personne. Il m'a promis pouvoir et connaissance, et je l'ai cru. » Il ferma ses paupières et soupira. « Je n'avais pas passé un mois auprès de Tom Jédusor que déjà, je m'étais aperçu qu'il m'avait menti. »
Les yeux du Survivant s'agrandirent démesurément. « Voldemort ? »
Le professeur Snape acquiesça. « J'étais piégé. J'avais été bien trop enivré par ses belles paroles pour me protéger - attitude très peu serpentardesque - et le temps que je songe à lire le contrat, il était trop tard. Il le respecta un minimum, pour éviter que je ne le rompe pour promesses non tenues, et il a rendu ces trois années de ma vie… difficiles. »
Le regard de son élève s'assombrit. Il haïssait l'idée même de voir qui que ce soit dans les griffes de Voldemort, et spécialement Snape. Il cligna des yeux et se demanda d'où cette pensée pouvait bien venir. « Comment avez-vous atterri ici, au final ? »
« Le jour où le contrat a pris fin, je me suis enfui. Je ne savais pas où aller, et j'ai fini par me retrouver ici. Albus m'a accueilli, donné du travail et un chez-moi. »
« Une maison, » fit Harry, d'un ton empli de douceur. « Je sais ce que c'est que d'en désirer une. »
« J'imagine que vous le savez, oui. » répliqua simplement Severus. Il leva les yeux vers son interlocuteur. « Vous vous rendez bien compte que nous avons eu des sujets de conversations qui, techniquement, sont inappropriés à ce stade du Rite ? »
Potter lui offrit un sourire resplendissant. « Dans ce cas, ce n'est pas plus mal que le directeur ait décidé de s'absenter quelques minutes. »
Le maître de potions s'esclaffa. « Je ne serais pas surpris le moins du monde qu'il l'ait planifié. »
Harry ne put répliquer. Il était bien absorbé à contempler Snape, ébahi de voir à quel point son visage changeait lorsqu'il riait. Il était presque - attirant, dans le genre sombre et ténébreux. Oh oui, songea-t-il, Sirius va me tuer.
