Titre original : The Courtship of Harry Potter, by Diana Williams
Disclaimer : A JKR l'univers et les personnages, à Diana Williams l'intrigue, à moi la traduction.
Nombre de mots (chapitre 15) : 3730 (ffnet)
Note de la traductrice :
Oui, je sais. Beaucoup de retard. Je suis odieuse et indigne. Je ne mérite pas des lecteurs aussi délicats que vous, qui m'ont envoyé des dizaines de reviews pour le dernier chapitre (auxquelles j'ai normalement répondu ; si vous n'avez rien reçu, faites-m'en part). Je sais. Mais le voilà enfin, pour me faire pardonner. Je ne l'ai même pas corrigé, pour ne pas vous faire attendre...
Bonne lecture !
Courtiser Harry Potter
Chapitre 15 - Changer les Règles
Snape s'immobilisa au pied des marches. Malgré l'envie qui le tenaillait de se retirer dans ses appartements pour panser ses blessures, il avait des impératifs à tenir. Les Serpentard retournant chez eux cette semaine devaient être encadrés afin de ne pas rater le train. Ceux qui restaient derrière devaient être terrifiés à un point tel qu'ils n'oseraient jamais lui poser de problèmes durant les vacances. Et il souhaitait prendre des nouvelles de Draco avant que ce dernier ne rejoigne sa famille, histoire de savoir s'il avait suivi son conseil.
Il pénétra chez les 'vert et or' et fut surpris de ne pas les trouver dans l'état d'ébullition qui caractérisait habituellement la salle commune avant tout départ en vacances. La cause était debout au centre de la pièce, bras croisés et toisant la totalité des membres de sa Maison :
"... et maintenant, filez dans le train, vous tous. Vous ne voudriez tout de même pas que les Gryffondor se retrouvent avec les meilleurs sièges, je me trompe ? Crabbe, Goyle, fermez la marche et faites en sorte qu'aucun d'entre eux ne revienne en courant à la recherche d'un mouchoir ou d'une stupidité du même genre. Employez la force si nécessaire." Il y eut alors une ruée générale vers l'entrée, conduisant Severus à s'écarter rapidement du chemin. "Ouvrez vos oreilles, les autres. Quiconque se verra retirer des points devra m'en répondre personnellement, alors ne vous faites pas prendre. Si vous avez besoin de vous occuper, je pourrais toujours vous dénichez quelque chose à faire. Comme laver le sol de la salle commune à l'aide de vos brosses à dents, par exemple." Le regard de Draco voyagea à travers ladite salle et se posa sur son professeur adossé contre la cheminée, avant de se tourner une dernière fois vers ses camarades. "J'en ai terminé avec vous."
Snape souleva un sourcil alors que les Serpentard se dispersaient : "Impressionnant."
Le blond lui adressa un rictus. "J'ai observé le maître en la matière."
"J'avais cru comprendre que vous étiez attendu chez votre père, cette semaine."
Malfoy haussa les épaules : "Mon père est probablement occupé à brûler tout ce qui m'appartient, à l'heure actuelle. J'ai refusé l'Offre qu'il souhaitait me voir accepter," expliqua-t-il. "Il m'a envoyé un hibou hier soir, m'annonçant que j'avais été déshérité."
Son directeur de maison l'observa avec attention. Le jeune homme ne semblait pas brisé par le chagrin ; en fait, on aurait plutôt dit un chat devant un bol de crème. "Draco, qu'avez-vous fait ?" s'enquit-il, soudain soupçonneux.
Pour toute réponse, le Serpentard fit un geste en direction des escaliers. Severus Snape fit volte-face et fronça des sourcils en reconnaissant le sorcier qui descendait pour les rejoindre, malgré la coupe de cheveux inhabituelle et les boucles d'oreilles.
"M. Weasley, qu'est-ce que vous fichez ici ?"
Bill Weasley sourit de toutes ses dents. "Bonjour, professeur. Heureux de vous revoir." Se tournant vers Draco, il ajouta, "Merci de m'avoir laissé utiliser ta douche. Le sable se fourre partout."
L'étudiant lui sourit ironiquement : "Ce serait vraiment dommage, n'est-ce pas ?"
Le maître de potions croisa les bras avant de leur lancer une oeillade meurtrière. "Vous n'avez pas répondu à ma question."
"Il m'a Courtisé, et j'ai accepté ses propositions," lui révéla Draco d'un ton neutre, mais Severus pouvait apercevoir une lueur malicieuse dans son regard.
"Il a quoi ?"
Le sourire de Bill s'élargit un peu plus, et le roux jeta un bras désinvolte autour des épaules de Draco. "Cela fait des années que Ron me raconte des anecdotes au sujet de ce lutin. J'ai pensé qu'il était fait pour travailler comme briseur de sorts." Ses yeux s'abaissèrent vers le blond. "Lui donner l'occasion d'user de ses talents à bon escient, en résumé."
Abasourdi, Snape dévisagea Malfoy, qui haussa les épaules : "Ça avait l'air intéressant. Qui plus est, Père m'a toujours conseillé de suivre l'argent. Bill travaille pour Gringotts, et je travaillerai pour eux, moi aussi."
" Travailler pour eux ? Dans cinquante ans, ils travailleront tous pour vous," répliqua sèchement son professeur.
Son vis-à-vis prit une pose pleine de suffisance : "Moins que ça, ou je ne m'appelle pas Malfoy. A ce propos, j'ai hâte de voir la tête de Ron Weasley lorsqu'il m'apercevra avec Bill à la prochaine réunion de famille."
L'aîné des frères Weasley éclata de rire. "Je compte envoyer ce contrat au Ministère et rendre visite au directeur. Ça devrait te donner suffisamment de temps pour terroriser tes camarades avant mon retour." Il tendit la main vers Snape et déclara, "Encore une fois, heureux de vous avoir vu, professeur. J'imagine que nous nous verrons davantage à présent - Harry est un membre honoraire de la famille, vous savez."
Le directeur de Serpentard secoua distraitement la main de l'ancien Préfet en chef, tentant d'analyser sa dernière remarque. Draco grimaça à la mention d'Harry Potter, mais son regard indiquait une certaine résignation.
"Vous pouvez y aller, professeur," l'informa-t-il. "Je garderai un oeil sur ce qu'il se passe ici, pendant que vous règlerez vos affaires avec Potter."
"Je n'ai pas à m'occuper de quoi que ce soit," répliqua sobrement Snape. "Potter m'a éconduit."
"Dans ce cas, pourquoi l'ai-je vu s'introduire dans vos appartements, tout à l'heure ?"
Severus n'avait pas de réponse à proposer. A vrai dire, il n'avait pas la moindre idée du moyen dont aurait usé Harry pour se glisser chez lui sans mot de passe, à moins que... Dumbledore. Fulminant, il quitta la salle commune de Serpentard à toute allure, parcourant de même le couloir conduisant à ses quartiers.
"Potter !" vociféra-t-il en y entrant. Il avait à peine refermé la porte derrière lui qu'une masse solide le frappa de plein fouet, l'agrippant par la même occasion. Tandis que son esprit, saisi d'étonnement, travaillait à absorber le fait qu'un corps se pressait passionnément contre lui, Harry l'embrassa avec voracité.
"Harry," gémit-il. "Que -"
"Taisez-vous," ordonna le Gryffondor, ses doigts déboutonnant rapidement les robes de Snape.
"Que faites-vous ici ? Ça n'est pas dans les Règles."
"Je change les règles," rétorqua le brun. Ses robes glissèrent au sol, il se focalisa ensuite sur le veston de son professeur. "Vous pouvez assimiler cela à des négociations contractuelles."
"Vous avez rejeté mon contrat, Potter."
"Harry. Et j'ai fait savoir qu'il était inacceptable, mais je n'ai pas refusé." Le Survivant en termina avec sa chemise, et s'attacha à parsemer la chair découverte de baisers.
"Qu'est-ce qui - était si - inadmissible ?" s'enquit le maître de potions, s'évertuant à ne pas gémir lorsque Harry découvrit une zone de son cou particulièrement sensible. Ses propres mains massaient le dos du jeune homme, et il se retint pour ne pas les refermer sur ses fesses.
"D'abord, la clause 'pas de sexe' ? Oubliez-la." L'attrapeur profita de la chemise entrouverte et glissa avec gourmandise ses mains sous le tissu afin de caresser sa peau. "J'exige que vous usiez pleinement de mon corps, je compte en faire de même." Harry lui adressa un rictus : "En fait, je n'ai pas la moindre intention de vous laisser quitter le lit cette semaine."
"Vous avez l'air bien sûr de vous," objecta le directeur de Serpentard, cherchant de rassembler suffisamment de courage pour repousser son élève ; ce qui se révéla quasiment impossible, Harry s'activant à présent sur son torse, une langue mutine titillant ses mamelons.
Il lui dégrafa ensuite le pantalon, puis y introduisit une main afin de pouvoir le saisir correctement. "Je pense que je dispose de preuves suffisantes pour pouvoir dire que vous me désirez." Sa bouche fut à nouveau prise d'assaut par le jeune homme, et Severus eut le temps de s'émerveiller de la vitesse d'apprentissage de son élève, avant que l'intensité du baiser et la chaleur de la main le masturbant ne bannissent toute forme de pensée cohérente.
Lorsque Snape revint à lui, ce fut pour réaliser deux choses : d'une, il était allongé à moitié nu sur son lit, et de deux, Harry Potter était étendu à ses côtés, un rictus au visage tandis qu'il observait son professeur. Il lança une oeillade assassine à son jeune compagnon mais, d'après le sourire grandissant sur la figure de l'autre, le résultat était plus décevant qu'à l'habitude.
"Êtes-vous prêt à céder sur la question sexuelle ?" demanda le Survivant.
"Et si je refuse ?" riposta le maître de potions, chagriné en découvrant que sa voix s'était éraillée.
"Dans ce cas, j'imagine que je devrais de nouveau exposer mes arguments," révéla-t-il, se penchant pour taquiner du nez le torse du Serpentard. "Encore et encore."
Severus renifla dédaigneusement, même s'il referma les paupières pour mieux se concentrer sur le plaisir qui courait à travers son corps. "Vous surestimez mon endurance, M. Potter. Je ne suis pas un adolescent."
"Peut-être que j'ai simplement confiance dans ma capacité à... vous inspirer." Harry redressa la tête et mordilla légèrement le téton humide. Il sourit lorsque Snape grogna de plaisir, avant de se redresser sur le matelas. "Maintenant, concernant le reste du contrat à négocier."
Le professeur Snape grogna, et rouvrit les yeux afin de fustiger son vis-à-vis. "Vous avez un abominable sens du timing, Potter."
"Harry. Et disons que j'apprends à exploiter les faiblesses de ma proie." Le rouge et or ignora le ricanement qui suivit, préférant s'emparer d'un rouleau de parchemin posé sur le chevet. "Premièrement, je vivrai à Poudlard avec vous, dans vos quartiers, pas séparément." Il leva son regard vers Snape, ses lèvres s'étirant. "Cela facilitera tellement nos relations sexuelles. Deuxièmement, dès qu'il sera envisageable pour nous de voyager en sécurité, nous quitterons ensemble l'école durant l'été. Je veux voir les endroits dont ma mère parlait, et vous irez aussi, même si je dois vous y traîner. Bill Weasley compte sur nous en Égypte dès que possible." Il fit une pause. "Vous savez que Malfoy l'a Choisi ?"
Snape eut l'impression d'être tombé dans ce qu'un auteur Moldu avait décrit comme un monde sens dessus dessous. "Draco vient de m'en informer," parvint-il à prononcer.
"En attendant, nous pouvons passer nos vacances d'été dans notre cottage - Dumbledore peut le rendre sûr. Celles de Noël et de Pâques aussi. Je pensais à un lieu proche de chez les Weasley, mais je reste conciliant dans la mesure où l'on sera connecté au réseau par Cheminette. Troisièmement, j'accepte votre proposition d'entraînement et j'aimerais que le professeur Lupin vous assiste, mais je ne veux ni d'argent de poche, ni que vous m'achetiez mes vêtements et mes affaires. Mes parents m'ont laissé énormément d'argent."
Le sorcier croisa les bras et foudroya de l'oeil Harry, tentant d'écarter l'idée selon laquelle sa performance devait être moins intimidante lorsqu'il se trouvait couché sur le dos, les parties intimes découvertes. "Autre chose ?"
"En fait, oui." Potter reposa le parchemin, se plaçant à califourchon au dessus de lui, et le dévisagea avec gravité : "Avant tout, j'essaierai de ne pas me faire tuer si vous me faites la même promesse en retour. Sirius dit que vos probabilité de survivre à Voldemort sont pires que les miennes. Au moins, il veut me tuer de ses mains, alors que chaque Mangemort est autorisé à en finir avec vous. De plus, en tant qu'Eraste, vous êtes censé me montrer l'exemple. J'ai beaucoup lu ces derniers temps -"
Severus émit un son moqueur. "Mon coeur ne supportera pas le choc lié à cette révélation."
" - et dans certaines traditions grecques, éromènes et Erastes étaient assignés ensemble au service militaire, par binômes. La force de l'armée spartiate résidait dans les couples d'hoplites. Et il y avait aussi le bataillon sacré de Thèbes, une armée entière d'amants redoutables au combat, car prêts à tout pour protéger leur compagnon. Ils se battaient ensemble, vivaient et mouraient ensemble. C'est ce que je veux."
L'ancien Mangemort ricana. "Au vu de la tendresse que nous porte Voldemort, vous risquez de voir votre voeu exaucé."
"Ce n'est pas ce que je voulais dire," répliqua le brun avec impatience. "Nous lui survivrons - vous êtes bien trop malin pour vous faire tuer, et je suis bien trop têtu pour mourir aussi facilement. Ce que j'entendais par là, c'est que l'on reste ensemble, jusqu'à ce que nous nous entretuions," ajouta-t-il avec malice.
La mâchoire du maître de potions se détacha. "Que venez-vous de dire ?"
"Je souhaite que notre relation dure : que l'on se marie, que l'on soit partenaires, que l'on fasse ce que les sorciers font quand ils décident de vivre en couple le restant de leur vie." Le regard du Gryffondor, lorsqu'il croisa le sien, indiquait qu'il était décidé à montrer à quel point il pouvait s'entêter.
"Pour quelles foutues raisons voudriez-vous vous lier à moi, pour le restant de vos jours ?" l'interrogea-t-il, fronçant les sourcils.
"Oh, je n'en sais rien. Peut-être parce que je vous aime ?"
Snape le fixa d'un air consterné. "Vous ne pouvez pas raisonnablement m'aimer. Vous ne me connaissez même pas !"
"Ne me dîtes pas ce que je peux et ne peux pas faire," contre-attaqua Harry. "Je sais ce que je ressens pour vous, et je ne veux pas patauger pendant trois ans pour ensuite rompre définitivement tout contact. Et je crois que vous avez la même envie."
Severus le repoussa et se leva, abandonnant le lit pour filer en direction de la cheminée. Il avait vraiment besoin d'un verre, et pesta contre lui-même pour ne pas avoir d'alcool disponible chez lui. Il fit volte-face et retourna vers le sommier, toisant méchamment son unique occupant : "Comment osez-vous présumer de mes désirs ? Vous n'êtes qu'un imbécile sans considération, mal poli, impertinent - pourquoi voudrais-je de vous dans ma vie ?"
Son élève lui adressa un sourire troublant. "Parce que vous pensez m'aimer ?" proposa-t-il.
Le directeur de Serpentard renifla. "Si tu t'attends à ce que je l'admette, Ste-Mangouste est ce qu'il te faut."
Le sourire de l'attrapeur se fit plus affectueux. "Je n'exige rien de tel. Viens au lit, Severus."
L'interpellé se rassit sur le bord du matelas. "Très bien," accepta-t-il, apaisé par l'attitude raisonnable de l'adolescent. "Si après trois ans, nous réussissons à éviter de nous entretuer, alors nous pourrons éventuellement parler mariage."
"Pas d'esquive à ce sujet," le prévint son futur éromène en se positionnant sur ses cuisses. "Les seuls points de discussion possibles concernent la date et le lieu de la lune de miel."
Snape l'enveloppa dans ses bras. "A dire vrai, j'ai déjà une destination en tête."
Les lèvres d'Harry s'arquèrent sensiblement. "J'aime les hommes qui planifient bien à l'avance." Il se rapprocha de l'oreille de son professeur afin de la lui mordiller. "Et pour le sexe ?"
De manière théâtrale, l'autre expira : "J'imagine que je dois m'incliner une fois encore."
"Parfait." Le Survivant lui tendit le rouleau, qu'il signa avec style. Le parchemin disparut aussitôt, et Severus admira la présence d'esprit du jeune homme, qui avait relié le contrat à un Portoloin. Dans l'hypothèse où il aurait souhaité changer d'avis, il était quasiment impossible pour lui de revoir le contrat, désormais.
Ce n'était pas comme si cette possibilité le tentait, de toute manière.
"A présent, il est temps de résoudre une autre question," affirma-t-il, se tournant afin de déloger Harry de son assise, pour le placer sur son lit, avant de l'immobiliser.
Le septième année lança une oeillade faussement offensée : "Une question ? Quelle question ?"
Son professeur lui pinça le nez tout en déboutonnant la chemise du Gryffondor. "En tant qu'Eraste, il est de mon devoir de t'initier aux délices de la chair."
Les yeux verts lui faisant face étaient habités d'une lueur taquine. "Selon le manuel, l'éromène est supposé être passif. Devrais-je adopter l'expression traditionnelle de profond ennui lorsque tu me culbuteras ? Je peux essayer de faire une sieste pendant ce temps-là, si tu veux."
Snape s'appropria la bouche du sorcier, menaçant. "Impertinent. La sieste sera la dernière chose à laquelle tu penseras, je te le promets. Et tu seras bien trop occupé à hurler pour t'ennuyer."
Il procéda à remplir son engagement, et Harry se trouva bientôt submergé par le plaisir. Severus toucha et goûta au moindre centimètre de peau, comme s'il cherchait à cartographier son corps en vue d'expéditions futures. Le joueur de Quidditch n'avait jamais eu conscience que l'emplacement derrière son genou gauche pouvait le faire gémir, ou que le fait de sucer la zone se situant sous sa clavicule droite le conduisait pratiquement à l'orgasme. La sensation d'avoir les mains et la bouche du Serpentard autour de son érection valait mille fois ce qu'il aurait pu faire seul ; il aurait été très embarrassé de la manière dont il s'arquait désespérément à ce contact, s'il n'avait pas été trop occupé à jouir et à balbutier de façon incohérente. Malgré cela, son Eraste ne parut pas se satisfaire de son supplice : il fit basculer Harry sur son ventre, et entreprit d'explorer l'autre côté de son corps tout aussi scrupuleusement. L'adolescent rougit au moment où Snape en vint à exciter et tourmenter l'endroit le plus intime de sa personne, avant de se voûter dans le lit en s'époumonant lorsqu'une langue talentueuse s'insinua à l'intérieur. Il remarqua à peine les doigts qui le préparaient tandis qu'il s'empalait lui-même dessus ; le brun se sentait détendu et tellement affamé que l'introduction de quelque chose de plus large et plus brûlant que des doigts le fit râler de plaisir.
Lorsque Severus se retrouva entièrement imbriqué dans le corps de son éromène, il cessa tout mouvement, respirant lourdement en tentant de contrôler son désir de se laisser aller, de le pilonner contre le matelas. Harry n'était pas prêt pour cela, et, profondément enfoui dans cette étroite chaleur, Snape se jura de ne laisser personne - pas même lui - blesser son amant. Il se retira lentement, avant de se replacer tout aussi délicatement, provoquant chez l'autre un faible gémissement. Une autre plongée, combinée cette fois avec une légère rotation des hanches, et il fut récompensé par un cri inarticulé. Le Gryffondor poussa à son tour pour le rejoindre, coup après coup, et c'était si bon, si parfait. Cela ne s'était jamais déroulé aussi bien autrefois : le maître de potions abaissa la tête pour goûter la nuque du sorcier, pour l'embrasser tout en murmurant sa délectation, sa joie devant une telle réponse.
Potter trembla sous son poids, porté vers l'extase par une voix de velours qui l'y exhortait : "Viens pour moi, Harry, viens, maintenant !" Ce qu'il fit, criant sous le coup de la jouissance, le monde se voilant tout autour. Il n'était que vaguement conscient de Severus frissonnant contre sa peau, des dents qui mordaient son épaule et de son compagnon plongeant désespérément en lui. Enfin, Snape prononça son nom d'une manière qu'il n'aurait jamais cru entendre, et Harry glissa vers des ténèbres accueillantes.
En revenant à la réalité, il se trouva allongé sur un coussin tiède et mouvant, un bras le ceinturant fermement. Il s'en moquait ; à vrai dire, il songea qu'il pouvait s'habituer très facilement à de tels réveils. A cette idée, il sourit, et appliqua un baiser contre un torse ferme, déclenchant un petit rire :
"Réveillé ?"
"Pas sûr," déclara Harry paresseusement. "A moins que cela ne veuille dire que l'on peut reprendre là où nous nous en étions arrêtés."
Snape soupira. "Vous voulez ma mort, Harry Potter."
"Au contraire," répliqua-t-il, redressant la tête pour croiser le regard de son interlocuteur. "Je serai ta raison de vivre, et toi la mienne."
Un sourire naquit sur les lèvres fines de l'ancien espion, qui leva une main afin d'écarter des mèches rebelles du visage du Gryffondor. "Je ne me rappelle pas l'avoir lu dans le contrat."
Ça y était," lui assura Harry, reposant sa tête contre lui, ses lèvres formant un sourire satisfait. "Écrit en petits caractères à la fin."
Fin provisoire.
Ne manque plus que l'épilogue, un de mes petits passages préférés.
J'avoue avoir eu du mal à m'accrocher à la traduction de ce chapitre, et je suis encore désolée pour le retard... Merci encore à ceux qui m'ont suivi, et qui continuent d'apprécier CHP. D'autres fictions suivront.
Poutous, et à très bientôt.
DP.
PS : Tout commentaire est le bienvenu, et fera l'objet d'une réponse, évidemment !
PPS : Navrée pour les fautes qui ont pu se faufiler dans ce chapitre, elles seront corrigées après ma sieste (j'ai loupé une nuit de sommeil pour venir à bout de ce chapitre... et pour lire deux trois vilaines histoires, j'avoue).
