Bonheur, reviens !
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Un Soir
Cela fait deux semaines. Deux semaines que mon lit est froid et humide. Deux semaines que je pleure, seul, dans ma chambre. Deux semaines que MON MARI enchaîne les dîners galants pour se trouver une femme. Deux semaines que mon cœur a cessé de battre.
Je ne peux pas avoir d'enfants parce que je suis un homme. Alors mes beau-parents ont, en quelque sorte, forcé MON HOMME à trouver une maîtresse pour leur donner de petits-enfants qui, ils l'espèrent, combleront mieux leurs attentes.
Alors depuis deux semaines je suis là, dans ma chambre, à pleurer toutes les larmes de mon corps parce que MON EPOUX est en train de draguer des femmes et qu'IL me délaisse.
Je suis d'une nature très jalouse, mais comme je sais qu'IL m'aime j'ai toujours pu passer outre mes pulsions possessives. Mais aujourd'hui, ce ne sont pas des pulsions agressives qui sont ressorties : je me suis plutôt laissé submerger par la détresse.
IL m'a expliqué qu'IL préférait aller dormir à l'hôtel durant SES recherches parce qu'IL aurait la sensation de me tromper en venant dans mon lit alors qu'IL était obligé de flirter avec des femmes.
Devant son air contrit je n'ai pas osé LUI dire que j'aurais préféré qu'IL vienne me prendre dans ses bras pour me rassurer, pour que je sache qu'IL ne couche pas avec une femme une fois la nuit tombée.
Pourquoi est-ce que je laisse faire cela ? Parce qu'IL est Prince et que je suis juste un amour de jeunesse. Ses parents ont consenti à notre mariage parce que l'homosexualité est à la mode en ce moment et qu'ils manquaient de côte. Mais ils n'ont pas compris que je l'aimais de tout mon cœur, de tout mon corps et manifestement de toutes mes larmes.
Bien sûr, IL a été bien élevé. IL ne désobéira pas à ses parents, IL prendra une maîtresse, IL lui fera des enfants royaux, IL ira les voir tous les jours et par là même occasion, se rapprochera de leur mère, et m'oubliant, MOI, une "erreur de jeunesse" comme m'appelle déjà ses parents.
Je L'aime tellement, pourquoi ne le voit-IL pas ? Pourquoi s'entête-t-IL tant à plaire aux autres ? N'y a-t-il pas que mon avis qui devrait compter ?
Mon Dieu, si seulement …
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Un Matin
Le médecin du Roi est venu voir si je ne m'étais pas encore suicidé. Quelle drôle de blague, chers beaux-parents. Mais je ne me laisserais pas avoir si facilement, surtout pas par vos basses combines. Je l'aime bien trop pour me passer de LUI pendant cette éternité qui nous est promis après la mort.
Tiens, le médecin m'a donné une fiole en me disant de la boire juste avant de faire l'amour avec mon mari … Bizarrement, une lueur au fond de ses yeux me dit que cette initiative est totalement indépendante de la volonté de mes beaux-parents. Alors, je me jure de tenter sa potion. Et puis, de toute façon, qu'ai-je à perdre ? IL sera près de moi et cela me suffit déjà.
Un après-midi
Je vois ma porte s'ouvrir. Je m'attends à ce que ce vieux fou revienne me voir. Mais, … C'est MON AMOUR qui se tient devant moi. IL me dit qu'IL m'aime et qu'IL a pensé à moi durant ces deux longues semaines. IL me fait un compte-rendu de ses divers rendez-vous en pensant que je m'y intéresse. Puis IL vient s'asseoir près de moi dans ce grand lit, plus si vide que ça. Maintenant qu'IL m'est revenu, je suis le plus heureux. Un baiser langoureux m'interromps dans mes pensées de bonheur, pour me rendre encore plus heureux. Même moi, je n'arrive pas à y croire. IL me propose d'aller prendre un bain avant de passer aux choses sérieux, avec un air des plus gourmands.
Je LUI frotte le dos tandis qu'IL explore de SES lèvres chaque recoin de ma peau qui LUI sont accessibles dans cette grande baignoire mais dans une position des moins commodes.
A peine sommes-nous propres et en train de nous dévorer de baisers que le majordome de mes beaux-parents nous interromps pour nous annoncer l'heure du dîner.
En voyant mon air maussade, IL me dit qu'IL compenserait ce léger retard en se montrant encore plus attentionné que d'habitude, ce qui me fait rougir étant donné qu'IL me fait déjà voir des étoiles rien qu'en m'embrassant tendrement.
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Une Nuit
De retour dans notre chambre, je LUI sers du vin alors que je remplis mon verre du liquide carmin fournit par le vieux fou. Quand IL me demande ce que c'est, un pressentiment me retient de lui dire la vérité. Alors, pour la toute première fois, je LUI mens ; je LUI dis que c'est un remède pour faire passer mon mal au dos. IL me jure qu'il serait très doux avec moi, ce qui me fait rougir de nouveau.
IL s'attaque à mes habits en me regardant droit dans les yeux avec cette lueur que je ne LUI connaissait pas. Je ne sais pas où arrêter ma vue tellement je suis désarçonné par l'intensité de SON regard. Quand je découvre que je suis nu, j'essaye tant bien que mal de me soustraire à SES mains et à SES yeux, en me reculant et en cachant ma nudité. Mais, bien sûr, IL ne l'entend pas de cette oreille, IL préfère prendre mes mains et les embrasser en me fixant encore et toujours. IL m'assied sur le lit avant de parcourir mon visage de SES lèvres ; front, paupières, nez, joues, bouche, menton, cou, creux de l'épaule. Avant de sortir sa LANGUE et de continuer sa descente : tétons, côtes, nombril, intérieur de la cuisse, creux du genou, cheville, dessus du pied.
Je lui demande d'arrêter mais IL ne m'écoute pas, IL préfère remonter avant de prendre mon désir en main puis en bouche. Je gémis autant que mes cordes vocales me le permettent. Je me tortilles sous SES caresses. Je suis sur le point de crier mon plaisir quand IL stoppe ses câlins et me fait gémir de frustration. Alors IL revient m'embrasser tout en essayant de me mettre sur le ventre. IL laisse SES doigts effleurés mon revers rapidement suivis de SES lèvres : parcourant mon dos, le long de ma colonne vertébrale jusque mes hanches et enfin mes fesses. Je LUI dis que j'ai envie de LUI et cette phrase résonne comme le signal de départ puisque SA langue se mets alors à déambulée dans le bas de mes reins, sur ma fesse et enfin entre mes fesses. Je ne peux que gémir encore et encore face à SES attentions. SA langue me pénètre sans jamais vouloir me satisfaire ; elle entre et sort sans aucune constance, sans me laisser le temps d'apprécier SA caresse. Enfin, SA langue tournoie autour de mon anneau de muscles afin de me préparer pour la suite que je n'ai pas à attendre trop longtemps puisqu'IL se lasse et finit par me pénétrer d'un doigt, qu'IL plie et déplie au gré de mes gémissements. Un deuxième de SES doigts suit ma route et me coupe la respiration. Je n'ai plus l'habitude de SES petites attentions, mais j'essaie de le LUI cacher. Alors qu'un troisième de SES doigts vient m'honorer de SA présence, je sens SA langue descendre afin de flatter mes bourses. SON autre main n'est pas en reste, elle passe au travers de mes jambes afin de torturer mes tétons. Je ne suis plus que cris, gémissements et pleurs de frustration.
Quand IL me juge assez réceptif, IL me laisse dans cette position indécente et vient se placer devant mon nez. Je ne peux que me précipiter sur SON désir, LE cajoler de ma langue et de mes mains. Détestant ne rien faire, SES mains se dirigent encore une fois vers mes fesses. Voulant me dilater davantage, un doigt de chacune de SES mains me pénètrent de concert, j'en gémis autour de SON ardeur et IL en semble heureux puisque SES hanches ont un sursaut, LE faisant entrer un peu plus dans ma bouche. Je veux LE sentir au plus profond de moi, alors j'arrête mon activité de mon propre chef tandis qu'IL me regarde avec un air moqueur.
Je LE repousse et L'allonge sur le lit, me pose à califourchon au-dessus de SON bas-ventre et m'assied sur SES hanches. Je L'embrasse à pleine bouche tout en dirigeant mes fesses au peu plus bas. Je me redresses de toute ma hauteur pour mieux LE soumettre et je m'empale sur SA virilité avec difficulté même s'IL m'a dilaté et que j'ai lubrifié SON engin. Je grimace de douleur et IL s'en rend compte puisque, pour me soulager, IL m'embrasse et essaie de me masturber mais, dans un élan de courage et un sourire, je le repousse afin de LUI montrer que je L'aime. Mes paupières papillonnent quand SON désir percute ma prostate : il semblerait que j'ai extrêmement bien visé, puisque mes hanches se meuvent toutes seules au gré de mon plaisir. IL ne semble pas vouloir rester à me contempler sans profiter puisqu'IL saisit mes hanches à pleines mains afin de m'empaler encore plus franchement sur SA masculinité. Je gémis, rejette la tête en arrière et me cambre à m'en casser la colonne vertébrale sans pouvoir m'arrêter ni me retenir.
C'est tellement bon de LE voir retrouver SA place, au creux de mon corps. J'aimerais LE garder en moi comme cela jusque la fin des temps. J'aimerais LE protéger et LE garder loin des autres, juste pour moi. J'ai toujours été comme cela : égoïste et jaloux. Mais je n'y peux rien, je L'aime beaucoup trop.
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Une Aube
Endormi dans le creux de SES bras je me sens bien.
Liline139 : Hola ! C'est ma première fanfic publiée en tant que MOI . J'avais déjà participé au projet cadavre exquis … Mais là, j'avais envie d'écrire ce petit bout d'histoire pour ma Lilalix comme quoi d'où je suis je pense à ton calvaire, lol
Voilà voilà, une histoire qui NORMALEMENT aura une suite vu que j'avais décidé de regrouper plusieurs idées farfelues en une seule.
J'ai dû changer le titre … Au début "Désespoir" m'avait semblé approprié et quand j'ai vu que JesseLelfe l'utilisait déjà (pas de rancune t'inquiète ), je suis allée fouiner dans un dico des synonymes "Détresse" était utilisé aussi … Et finalement, "Bonheur, où es-tu ?" me convient aussi. :p Non sans vouloir me la péter !!
Bon, bizarrement, comme sur cette fanfic je me suis bien "amusée" à l'écrire et qu'elle me tenait à coeur, la review n'est pas obligatoire mais est très volontiers acceptée .
