Bonheur infini
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Moment X
MON MARI m'aime et c'est tout ce qui compte à mes yeux. Je grossis à vue d'œil : mon ventre est rond comme une pastèque alors que cela ne fait que quatre mois que je suis enceint. Je ne sais pas quel miracle s'est produit mais je suis l'homme le plus heureux du monde. Grâce à SON meilleur ami, notre couple va mieux.
Dès que nous le pouvons, nous parlons. Et j'ai l'impression que tout a été transformé dans ma vie : MON MARI est plus heureux que jamais, mon bébé m'apporte plus de joies jour après jour, je trouve même cela encore plus merveilleux quand IL me fait l'amour, ma belle-mère m'indiffère au plus haut point et l'Autre n'a même plus d'importance dans mon esprit.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je ne vois plus Monsieur le psychiatre que lorsqu'IL vient dîner au Palais, en tant qu'ami. Il nous a avoué qu'il en pinçait pour le petit Prince de la province voisine qui se morfond dans son Palais et qui a besoin de lui pour surmonter son homosexualité, du moins c'est ce que pense son père.
MON MARI a concédé beaucoup de choses depuis le départ de son meilleur ami : nous habitons dans une aile isolée du Palais, nous n'avons toujours pas de personnes dévouées à notre service. Même si je soupçonne certaines gouvernantes de venir, dans mon dos, faire le ménage chez moi.
IL a même fait aménagé un jardin rempli de fleurs pour que je m'en occupe, une serre pour nous fournir les fruits et légumes que j'aime tant LUI cuisiner et une étable où résident de nombreux animaux dont je m'occupe pour ne pas trop me sentir seul en journée.
Je n'ai plus l'impression de passer au second plan : quand IL me voit, même si, par mégarde, IL embrasse mon enfant avant moi, je ne lui en veux pas parce qu'IL m'a expliqué pourquoi IL agissait ainsi. Je L'aime encore plus qu'avant alors que je ne pensais pas cela possible.
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Jour Y
Aujourd'hui, ma belle-mère a décidé de faire un pique-nique à l'autre bout du Palais avec ses amies. Je ne regrette pas du tout de ne pas les voir. Je paresse un petit peu plus dans mon lit, avant de décider d' aller voir en tout premier lieu le nouveau petit lapin que MON AMOUR m'a ramené de la chasse. IL sait pertinemment que je ne supporte pas l'idée de tuer de petites bêtes pour se divertir. Mais, comme IL est obligé de participer à ces jeux avec les chefs de guerre alliés, IL se débrouille pour ne pas tuer ses proies et les rapporter pour que je m'en occupe.
A peine levé, une douleur atroce me prend au ventre. Je me rends compte alors que je suis seul. Tout le personnel du Palais doit être en train de s'affairer dans le jardin, de l'autre côté du Palais. La douleur me cloue sur place, mes jambes ne me supportent plus et je m'écroule. J'arrive tant bien que mal à me redresser un peu en gardant une main sur le matelas tandis que l'autre empêche mon ventre de se déchirer en deux. J'ai tellement mal qu'aucun son ne sort de ma bouche, je ne peux même pas appeler à l'aide. Une éternité passe ainsi, sans que je ne puisse bouger ou dire quoi que ce soit.
Tout d'un coup, une main vient se poser sur mon épaule. Je relève mes yeux pleins de larmes sur la personne qui est venue m'aider. Le Roi se tient là, droit et … inquiet pour moi. Il passe ses bras sous mes jambes et me réinstalle dans mon lit. La douleur s'est atténuée. Je le vois fouiller dans la petite table de chevet de l'autre côté du lit. Je rougis un peu en me souvenant que le lubrifiant de MON MARI est entreposé là-bas. Mais, visiblement, ce n'est pas ce qu'il cherche. Il sort un onguent que je n'avais jamais remarqué, dénude mon ventre avant de l'appliquer consciencieusement. Je ne peux m'empêcher de rougir encore plus.
Quand tu as des douleurs comme ça, il faut s'allonger et surtout étendre les jambes.
- … Merci.
- Combien de fois faites-vous l'amour par semaine ?
- Euh …
- Non, parce que les douleurs au ventre sont, la plupart du temps, dues au manque d'activité sexuelle. Le bébé est sensible aux hormones qui s'agitent dans tous les sens et à la frustration du parent.
- Mais votre fils est très occupé avec les affaires d'Etat. Et …
- Si ce n'est que cela, je ferai en sorte de le décharger de temps en temps.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Vous n'avez pas à vous sacrifier, il est jeune et en pleine forme alors que …
- Je suis un vieux croulant ?
- Euh … NON. Mais …
- Oui, je lui dirai que je suis fatigué et nous finirons nos réunions un peu plus tôt.
- …
- Bon, trêve de plaisanteries, je vais te faire installer une sonnette pour appeler au cas où cela se reproduirait. Je ne vois pas pourquoi il ne l'a pas encore fait.
- Je lui avais demandé de nous isoler un peu.
- Mmh. Ce n'est pas très prudent de jouer avec la vie de mon petit-fils comme cela.
- Petit-fils ?
- J'ai bien le droit de rêver, non ?
- Excusez-moi, je ne recommencerai plus.
- Ce n'est pas un reproche, tu sais.
- Mais …
- Moi aussi, j'ai été comme vous à une période. Je voulais mon indépendance, mais en tant qu'unique héritier, je me devais de reprendre le trône.
- Je suis sûr que votre fils ne pense pas ainsi. Je crois qu'il voit sa succession au trône et l'appartenance à cette famille comme un honneur.
- Merci. Tu ne peux pas savoir comme ce que tu me dis me touche.
- J'imagine ... Est-ce que vous avez déjà pensé à un prénom pour le bébé ?
- C'est votre bébé à tout les deux. Je ne veux pas m'immiscer.
- Mais, c'est moi qui vous le demande.
- Dans ce cas-là, j'y penserai.
- Merci, merci pour tout.
- Mais il n'y a pas de quoi, tu fais partie de la famille.
- …
Je ne peux m'empêcher de le serrer dans mes bras, du moins dans la limite de la longueur de mes bras et de l'arrondissement de mon ventre.
- Au fait, que faisiez-vous là ?
- J'avais décidé de me rendre à la réunion de ce matin. Mais en passant par ici, j'étais curieux de voir comment tu te débrouillais. Visiblement, j'ai bien fait de faire un détour.
- Mais … Dans ce cas-là, vous êtes affreusement en retard ?
- Oh ! Tu connais ton mari. La réunion a commencé à l'heure, avec ou sans moi. Et puis, il faut bien que je prenne des nouvelles de mon beau-fils préféré.
- Je suis votre seul beau-fils.
- Voilà une raison de plus.
Je ne peux que sourire timidement à sa remarque. Je constate, alors, que mon ventre va mieux. Alors je propose à mon beau-père de passer la journée avec moi.
Nous entreprenons de nourrir les animaux, d'arroser les fleurs du jardin et les plantes du potager. Nous récoltons ensuite les œufs des poules et les fruits et légumes mûrs.
Plus tard, nous nous dirigeons vers les cuisines avec nos victuailles afin d'en offrir une partie et d'économiser des dépenses au Palais et d'aider, à notre façon, à alléger les taxes de la population.
Il veut ensuite me faire découvrir son monde à lui : il m'entraîne dehors pour un tour du jardin royal. Lui aussi cultive quelques fleurs pour en faire cadeau à sa femme. Nous visitons aussi les écuries royales où il interpelle chaque cheval et chaque palefrenier par son nom. Il me présente même sa jument préférée qui est, elle aussi, pleine jusqu'au cou. Je crois qu'elle m'a tout de suite adopté à cause de nos situations similaires.
Nous avons beaucoup discuté tout au long de notre chemin. Maintenant, je n'ai plus peur de l'accouchement. Je n'ai plus peur de ma belle-mère ni de l'Autre. Car je sais qu'IL sera là pour me protéger mais je sais aussi que je trouverai toujours un allié en la personne du Roi.
En retournant dans ma chambre ce jour-là, je retrouve MON MARI assis sur le sofa de notre salon. IL semble s'être inquiété de ne m'avoir trouvé nulle part. Je LE rassure d'un sourire avant de me blottir dans SES bras. Je saisis ensuite SES mains pour les poser sur mon ventre proéminent. SON père m'a appris que cela permettait au père de s'impliquer davantage durant la grossesse.
J'ai, ensuite, l'intention de me montrer beaucoup plus câlin que les autres soirs, je prends l'initiative de glisser ma langue entre SES lèvres, de taquiner SON érection qui s'éveille au travers de SON pantalon. IL me dégage de SON étreinte et scrute mon visage. Mon sourire LE rassure sur ma condition et nous reprenons nos échanges. SES mains se perdent sur mes hanches, essayant de passer outre la barrière de tissus entre nos deux corps. SES lèvres ont déjà vogué vers mon cou pour me laisser SA marque d'appartenance. Un frisson me parcourt l'échine alors que je me rends compte qu'IL m'a déjà à moitié dénudé. Mes mains s'affairent alors à LUI enlever les différentes couches de vêtements qui L'encombrent. Alors qu'IL m'allonge sur le sofa, nous nous rendons compte que mon ventre proéminent empêche tout mouvement.
Un fou rire nous secoue alors, et s'ensuit une sorte de marathon pour voir quelle position nous permettra de nous étreindre sans bousculer le bébé.
Nous optons pour une position un peu farfelue : LUI, assis sur le sofa et moi, assis sur SES genoux mais dos à lui. Mes genoux sont plus à l'extérieur que les siens et les frottements sur l'intérieur de mes cuisses, provoqués par cette position, me font d'ores et déjà frissonner de plaisir. Mes mains se posent sur la table basse pour ne pas l'écraser de mon poids. Tandis que SES mains se posent sur mes hanches et partent à la recherche tant de mon érection que de mes tétons. IL m'embrasse dans le creux du cou, là où je suis le plus sensible et c'est terriblement bon. SA bouche dévie peu à peu jusque sur ma nuque déposant des baisers tout doux alors que SES mains viennent se poser plus franchement sur ma virilité. Ses soupirs se font alors murmures :
- … Tu aimes ?
- Mmmh !
- … Visiblement, … Tu aimes !
- Amour, Amour ! Aanh !
- … Oui ?
- Un peu moins … Un peu plus vers … Oh !
- … Je ne te comprends pas bien, mon Cœur.
- Tu tapes un peu dans le bébé là, un peu plus vers …
- Là ?
- Ah !
- … Oui, visiblement oui ! Juste là, comme ça !
- … Arrête ! Tu vas me … Aanh !
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Instant Z
Nous nous reposons de notre nuit de folie.
Discuter avec mon beau-père m'a remis les idées en place : je vais profiter de LUI encore et encore jusqu'à ce que le bébé arrive et nous comble de joie. J'ai envie de prendre soin de MON MARI autant qu'IL le mérite.
Nous sommes installés dans ce lit a baldaquin qui, il y a encore quelques semaines, me paraissait grand et vide, et qui, aujourd'hui, semble être le berceau de notre Amour renaissant.
J'ai tendance à exagérer et à tomber dans la mièvrerie quand je suis heureux.
Et, aujourd'hui, à cet instant précis où IL me gratifie d'un baiser tout doucement déposé sur mon front alors que je suis blotti tout contre lui, ma tête reposant dans le creux de son épaule : je suis le plus heureux des hommes.
Liline139 : Spéciale dédicace à ma Chipougnette (.) déjà pour les conseils sexo et les positions farfelues ;p … Et pis t'as vu ? J'ai foutu ta position préférée à la fin (toute fin patatouille !!).
