Chapitre 3

Libération

Scylla rentra lentement au phare. L'air frais de la cote couvrit son corps de frisson. Une fois à l'intérieur, elle monta les marches du long escalier jusqu'au palier de leur chambre. Elle se déshabilla pour prendre une douche.

L'eau chaude formait des nuages de vapeur dans la pièce.

Les gouttes brûlante sur sa peau l'apaisèrent. Elle laissa tout ses muscles se détendre et l'eau couler sur tout son corps. Puis elle se laissa tomber, recroqueviller sur elle même, les gouttes tombant dru sur ses longs cheveux noir. Elle se mit à pleurer. Elle ne comprenait pas pourquoi elle se sentait tellement mal. Ce n'était pas une douleur physique, elle repensa à Abigail l'appelant Bébé spree, à sa façon qu'elle avait eu de la traiter de terroriste. Elle repensa à se ballon. Le claquement qui avait suivit, puis le son des corps s'écrasant un a un dans un silence pieux.

Elle était responsable, c'était son œuvre. Lorsqu'une légère migraine vint alourdir son corps malade elle revit le père de Briala. Le crayon enfoncer dans sa tempe. Elle se demandait si Tiffany l'aimerai encore si elle savait qu'elle avait tué le père de son amie.

Ses larmes ne cessaient de couler. Des larmes de couleurs grises comme de la cendre.

Elle ne savait pas combien de temps elle était resté là sous la douche à pleurer. Elle se leva, ferma l'eau et séchât sa peau détremper et déformé par l'eau. Elle s'habilla d'une longue chemise de nuit blanche et se dirigeât vers le lit. Mais elle l'ignora, elle sortie par la petite porte qui donnait sur la terrasse supérieur du phare. Ses yeux vide fixaient la lune. Elle ne ressentait plus rien, tout ce qu'elle voulait c'était que tout s'arrête. Elle s'avança doucement vers la rambarde. Le paysage qui s'offrait à elle était toujours aussi magnifique, mais elle enjamba la rambarde et resta un moment là immobile fixant le vide en dessous d'elle.

Est ce que c'était ça que tout ses gens avait ressentit ? L'envie juste que ça s'arrête ? Savoir qu'après ils seraient en paix ?

Perdue dans ses pensées morbides et confuses elle ne remarqua pas que les filles étaient revenues de leurs soirée. Elle n'avait pas entendu leurs pas dans les escaliers, ni même Raelle l'appeler lorsqu'elle s'était aperçut que le lit conjugale était vide.

Elle ne l'entendit pas non plus hurler derrière elle, elle avait l'impression que son corps ne lui appartenait plus. Ses mains relâchèrent doucement leurs prise sur la rambarde et son corps s'affaissa vers l'avant.

Raelle s'était jetée contre la rambarde, saisissant Scylla par le torse juste avant qu'elle ne tombe.

« Par la deesse, Scylla répond moi, je t'en pris, qu'est ce qui t'arrive. »

Mais elle ne répondit pas, son corps semblait inerte et sans vie. Son cœur battait lentement, sa peau était toujours aussi brûlante et son visage était marqué de trace de larme cendré.

Tally et Abigail avait couru sur la terrasse en entendant Raelle hurler.

« Mon dieu, qu'est ce qui se passe ! » Abi avait stopper net sa course en voyant la scène, Tally la bouscula dans son élan. Elle resta également sans voix en voyant Raelle agrippée à Scylla suspendu au dessus du vide comme une vulgaire poupée de chiffon.

Abi s'approcha doucement. Mais Raelle lui ordonna de ne pas bouger.

Tally avait observé la scène avec son autre vu. Elle voyait un amas de poussière totalement envelopper Scylla, il semblait émaner d'elle comme une nuée d'abeilles autour d'une ruche.

« Non ! N'approche pas, elle est malade, il y a quelques choses qui la rend malade. »

Tout en resserrant sa prise sur Scylla, incapable de faire un mouvement de peur de la lâcher Raelle déplaça délicatement ses mains sur sa compagne. Plaqua sa main droite contre son cœur et sa main gauche sur son front et psalmodia ses sorts de guérison.

« Donnez et vous recevrez, frappez et la porte vous sera toujours ouverte, donnez et vous recevrez, frappez et la porte vous sera ouverte... »

Au fur et à mesure de ses incantations des particules brunâtres s'échappèrent de la bouche de Scylla.

Les bras de Raelle commençait à tétaniser mais elle tenait le coup, se refusant à bouger ne serai ce d'un pas. Après quelques instant Scylla prit une grande inspiration bruyante comme ci elle reprenait son souffle après avoir passer de longue minute sous l'eau.

Ses mains cherchèrent la rambarde dans un mouvement de panique.

« Ça va aller, je te tiens. » Raelle agrippait toujours Scylla aussi fort qu'elle le pouvait. Elle l'aida a reprendre ses appuies sur le garde-corps et ne relâcha sa prise que lorsqu'elle constatât que sa femme avait reprit ses esprits et le contrôle de son corps. Ses bras endolorie de l'avoir porté.

Scylla toujours debout coté vide se retourna doucement et enjamba la balustrade. Elle était presque passait de l'autre coté lorsqu'un corbeau s'envola juste derrière elle dans un croassement sinistre. Son pied glissa sur le rebord de la terrasse et elle bascula dans le vide. Elle entendit Raelle hurler. Dans sa chute elle la voyait penchée au dessus du vide sa main tendu vers elle, trop tard, elle fixa les magnifique yeux de sa femme, pensant que se serai la dernière chose qu'elle verrait, elle se sentait libre, tout le poids et la détresse accumulé ses derniers mois s'était envolé, elle se sentait heureuse et légère, la pensée de sa mort imminente ne lui faisait plus peur. Elle continuait à fixer les yeux de Raelle qui avait changeait d'expression. Sa chute lui paraissait très longue, trop longue.

« Scylla ? »

Scylla prit du temps avant de se rendre compte qu'en fait elle lévitait. Suspendus à quelques mètres au dessus du sol, elle se redressa. Elle était littéralement debout dans le vide. C'était la même impression que si elle avait prit de la salva sans l'euphorie chimique qu'elle procurait. Elle remonta vers le haut du phare, survola la rambarde et vint poser ses deux pieds en sûreté sur la terrasse sous les yeux dubitatif de Raelle et de ses amies.

Elle ne savait pas bien se qu'il s'était passé, elle se souvenait être rentré, avoir prit une douche puis plus rien jusqu'à ce moment de panique au dessus du vide.

Avait elle vraiment voler ?

Raelle se précipitât dans ses bras.

« J'ai eu si peur, qu'est ce qui t'est arriver ? Pourquoi est ce que tu étais là ? »

Les jambes de Scylla flageolèrent et elle se laissa glisser dans les bras de Raelle jusqu'au sol.

« Je ne sais pas, je me souviens juste que j'étais sous la douche et il y avait cette horrible poids contre lequel je n'arrivais pas à lutter, plus j'essayais de le chasser de mon esprit il revenait toujours plus lourd, toujours plus horrible. J'ai pensé que ça devait s'arrêter et puis plus rien, jusqu'à ce que je te sente contre moi au dessus du vide !»

Raelle caressait ses cheveux et la berçait. Abigail et Tally la rejoignirent et l'étreignirent de toute la tendresse dont elles étaient capable.

Complètement épuisée et se sentant totalement en sécurité dans le cocon de bras dont les filles l'entourait Scylla ferma les yeux et s'endormit.