Chapitre 7 : On s'embrasse ou on s'embrase ?
Cameron décida de se confesser à House. Ce n'était pas malgré elle mais elle n'aimait guère sentir l'inquiétude des gens. Ils ont bien mieux à faire. Même si elle faisait pratiquement l'inverse de ce qu'elle pensait, elle qui songeait tout le temps à la santé de son employeur ! Mais elle ne pouvait s'empêcher de résister à ses yeux bleus.
« Quand mes parents étaient au lycée... Ils tentaient de passer en fac de médecine, mais ils ont échoué plus d'une fois, et ils ont dû abandonner lorsque ma mère est tombée enceinte, de moi. Je leur apportais des tonnes de problèmes et on était tous régulièrement en guerre. Quand j'ai décidé de faire médecin, ils ont essayé de me faire abandonné, en me disant que je me faisais de faux espoirs. Avant d'avoir les résultats pour savoir si je passais en fac, ils ont jeté un coup d'oeil à mes résultats J'avais toutes mes chances, et par jalousie ils m'ont viré de la maison. J'ai dû habiter chez mon oncle quelques temps avant qu'ils ne me virent totalement de la famille. Ils me parlaient souvent de vous, ils disaient que c'était vous qui leur aviez donné le goût de la médecine. Vous êtes... leur idole. Quand ils ont appris que je travaillais pour vous j'ai reçu plusieurs fois des menaces, et je suis sûre qu'ils se fichent pas mal de ma santé, tout ce qui les intéressent c'est se fournir un prétexte pour venir vous voir... Voilà... Votre curiosité est-elle satisfaite?
- Je... »
Il soupira, ne connaissant pas les mots justes dans des conditions pareilles.
« Si vous voulez... Je peux trouver un moyen pour qu'ils les empêcher de venir... dit-il.
- Non ce n'est pas la peine. Peut-être que si je n'avais pas fais médecine on en serait pas arriver là. Je me demande même si ce sont mes vrais parents, ils ne me ressemblent pas du tout... Je ne parle pas physiquement.
- Si vous n'aviez pas fait médecine pour leur faire plaisir, vous serez entrain de souffrir. Vous avez fait médecine, ils souffrent peut être et ce serait totalement idiot que vous aussi, vous souffrez. »
Elle n'en revenait pas. L'infâme être égocentrique et individualiste venait de la rassurer. Elle en devint écarlate et ne savait plus vraiment comment réagir, de peur que tout tourne au beurre de cacahuètes.
Elle se sentait fatiguée, totalement anéantie. Elle n'arrivait pas à avancer dans sa vie, elle était bloquée au moment où elle avait fait l'erreur de coucher avec Chase. Elle ferma les yeux, non pas pour dormir, seulement pour se retenir de pleurer. Seul une petite larme coula le long de sa joue, mais elle n'y resta pas longtemps :
House posa doucement sa main sur le visage de Cameron. Il n'entendait plus rien d'autre que le souffle de sa « princesse ». Sa respiration était rapide, son coeur battait vite et ses joues étaient rouges. House, lui, demeurait d'un calme impressionnant.
Il caressa doucement les lèvres de sa patiente avant de lui poser un baiser innocent sur celles-ci. Leur désir en ce moment même était que rien ni personne n'arrête ce qui se passait. Mais c'était peut être trop rêvé, ils n'entendirent pas le bruit de la porte s'ouvrir.
« Qu'est-ce que ? »
House se retira rapidement de sa subordonnée. Ils regardèrent tous les deux la personne qui était rentré dans la pièce.
« Chase? Qu'est-ce que tu fais là ? »
Oui, Chase était là, dans la pièce, il avait parfaitement vu le baiser entre House, le pire des crétins, et Cameron, celle qu'il avait toujours rêvé être son bien-aimé. Il fit les yeux ronds et sortit autant bruyamment que rapidement de la pièce. House et Cameron s'échangèrent un regard. Les choses allaient être bien plus compliquées maintenant.
