Chapitre 9 : Les tableaux, toujours utiles !

Voilà une demi-heure que les docteurs Chase, Foreman et House essayaient de diagnostiquer la maladie d'un homme de 34 ans, vivant à New York, qui souffrait des symptômes suivants : Euphorie, Brûlures à la Poitrine, Insuffisance Respiratoire, Maux de tête et récemment et Dépression du système nerveux. Il y eut un long silence qui fut coupé par le son de la porte. Cameron était debout, maquillée, coiffée, et les joues roses. Elle avait l'air bien plus vivante que dans le lit d'hôpital. Elle entra plutôt timidement et posa son sac noir là où il devrait être.

« Vous avez une demi-heure de retard, fit remarquer House.

- Les infirmières ne m'ont pas laissé facilement sortir, le temps qu'elles me mettent en garde des risques que je courrais en sortant de ma chambre, répondit-elle.

- Et le maquillage.

- Ah, vous avez remarquez ? Mais si ce n'était que ça j'aurais cinq minutes de retard, pas trente. Mais on est pas là pour parler de moi, mais de..., dit-elle.

- Richard Stewart, compléta Chase.

- Euh oui... merci. »

Elle regarda les symptômes écris au tableau. L'euphorie posait des problèmes, mais ils devaient faire avec.

« Je vous parie 100 dollars que c'est la drogue, dit Foreman.

- Je tiens le pari. Si c'était la drogue, son état n'empirerait pas encore, en moins qu'il arrive à être raid dans l'hôpital, répondit Cameron.

- C'est possible. Il aurait pu commencer à se droguer lorsque qu'il travaillait à la boîte de strip-tease il y a six mois, et il garde dans ses affaires sa drogue tant convoitée ! expliqua Foreman.

- Tu le croirais ? Je connais peu de drogues qui causent des Insuffisances Respiratoire au point de devoir faire une trachéotomie. Avec un peu de chance, il ment sur son métier et le vrai pourrait mener quelque part, proposa Cameron.

- Avec un peu de chance? Répéta House.

- Vous m'avez comprise...

- Bien. Je vais le re-questionner, annonça House.

- Il n'a pas... De la famille qui pourrait nous renseigner? demanda Chase.

- Il prétend vivre avec sa soeur qui est « hors service », c'est la seule personne. Il faut se fier à ce que dit le patient. Foreman, faites une prise de sang, vérifiez pour la drogue. Chase et Cameron, euh non pas Cameron, dit House.

- Arrêtez de revenir sur ce que vous dites ! gronda Chase, furieux.

Vous n'avez pas d'ordre à me donner. Si vous tenez tant rester avec Cameron, bien. Je vous laisse l'occasion. Rechercher toute sorte d'intoxication. »

Foreman partit en direction du laboratoire, Chase et Cameron avaient sortit l'ordinateur avec lequel ils travaillent d'habitude, et House, lui était allé questionner le patient encore une fois.

House s'avança de la porte coulissante. Il vérifia que personne ne soit dans la chambre avant de passer de l'autre coté. Richard Stewart était là, éveillé.

«Docteur House, ça fait longtemps, s'exclama Richard.

- Euh... Oui. Quelques problèmes, s'excusa faussement House.

- Un membre de votre équipe est tombé malade n'est-ce pas? J'ai entendu des infirmières en parler.

- Bien... Alors si vous savez ce qu'il se passe dans ma vie privée laissez moi savoir ce qu'il se passe dans la vôtre.

- Que voulez vous savoir?

- La même chose qu'avant, votre métier. Ne me dites pas que vous avez travaillé dans une boîte de strip-tease il y a six mois ça ne prend pas. Je veux savoir votre vrai métier.

- Que ce passera-t-il si je refuse?

- Si les résultats sont positifs pour la drogue, vous êtes sauvé. Si ils sont négatifs, il est possible que vous ailliez une intoxication, ne connaissant de laquelle il s'agit, l'intoxication nous prendra de vitesse et vous mourrez dans d'atroces souffrances. Soit vous dites la vérité et on peut vous sauver, soit vous mentez ou vous refusez de répondre, et vous mourrez.

- Je travail dans un transport de drogue... Répondit Richard en soupirant.

- Quel transport?

- Sur des bateaux, mais je n'ai p... »

Le médecin était déjà parti. Il en savait assez.

Cameron et Chase cherchaient pour une éventuelle intoxication. Chase passait le plus clair de son temps à mater sa collègue. Elle l'avait remarqué mais n'osait pas faire de remarque. Elle voulait seulement travailler, malgré sa fatigue qu'elle cachait tant bien que mal.

«Ce n'est pas ni l'arsenic, ni le plomb, annonça Cameron

- Tu as des idées? demanda Chase d'une voix douce en fixant attentivement Cameron.

- Peut être une intoxication au tétrachlorure de Carbone, dit-elle.

- Bien.

- Arrête de refaire House, c'est agaçant... gronda-t-elle en soupirant d'agacement.

- Tu as remarqué ? Tu dois être vraiment proche de lui. Qu'est-ce qui s'est passé mercredi ?

- C'est peut être le Carbone. Au lieu de me poser des questions sur ma vie privée, trouve quelque chose et vite, dit-elle rapidement.

- Alcool méthylique? proposa-t-il.

- Oui, sauf que ça ne provoque pas de dépression du système nerveux. Peut-être le pétrole. »

Elle vérifia.

« Oui, le pétrole colle bien aussi, dit-elle.

- Carbone et pétrole. Alors, tu aimes House ou n... »

Ils avaient entendu le fin grincement de la porte. Foreman et House entrèrent. L'afro-américain s'approcha de Cameron et lui tendit 100 dollars.

« Négatif pour la drogue, dit-il.

- Pour les intoxications, ça pourrait être le carbone ou le pétrole, répondit-elle.

- Bingo Cameron ! Il travaille sur des livraisons de drogue à bord d'un bateau. Intoxication au pétrole par inhalation. Je vous offre des sucettes? plaisanta-t-il.

- Je ne pense pas que les infirmières soient d'accord.

- Quelles plaies ces infirmières...! Le boulot et terminé, rentrez chez vous

- Si seulement je pouvais... soupira Cameron.

- Pas d'inquiétudes, je reste avec vous, il se retourna vers Chase, ne vous étonnez pas si on fait des trucs pas très catholiques durant votre absence ! Il se retourna ensuite vers Cameron. Je vais régler quelques soucis avec les infirmières, attendez-moi dans la chambre.

- Je vais restez un peu ici. ça me fait des souvenirs. J'arrive tout à l'heure.

- Bien. »

Il ne s'énervait pas, ni ne faisait de remarques déplaisantes. C'était calmement qu'il quitta la pièce, la laissant seule.

Elle prit l'éponge qui servait pour essuyer le tableau et effaça les symptômes. Elle saisit le feutre noir et écrit « House ». Assez grand pour recouvrir toute la partie supérieure du tableau. Elle avait envie de lui transmettre ses sentiments à travers ce tableau qu'elle connaissait si bien. Elle se sentait un peu gamine mais elle s'en fichait, si ça pouvait faire rire...

Elle écrit au dessous ses aveux en toute sorte de langues : « Je vous aime, I love you, ti amo,

te quiero, Ich liebe dich, aishiteru ». Au fond d'elle même elle s'était mise à rire, elle repensait à ses problèmes de coeur quand elle était plus jeune. Elle signa évidemment son « œuvre d'art » avant de quitter la pièce, un sourire aux lèvres.