Chapitre 10 : La nuit porte conseil
House se querellait avec les infirmières les plus âgées de l'hôpital, apparemment, elles auraient dit qu'il avait tenu la main de Cameron pendant son sommeil, et ce, devant le patient. House essayait de gérer sa colère, pour évitez de se défouler ensuite sur la Belle. Oh non, voilà encore qu'il la comparé avec une princesse de conte de fée. Mais c'est vrai que cette fois ci ça y ressemblait bien, la belle et la bête, Cameron et House... Il n'arrivait pas encore très bien à cerner ce qu'il ressentait précisément pour son employée.
Il n'avait que des adjectifs mais pas de réponses à ses questions « est-ce que je l'aime », « est-ce que je la considère comme ma subordonnée? » et pleins d'autres choses du genre. Il était toujours bredouille, et avait enfin pris la décision d'être certain de lui même en analysant ses propres réactions avec elle. Il n'allait plus écouter ce qu'il devait faire mais ce qu'il voulait faire. Tout en philosophant, il arriva devant la chambre.
Cameron venait juste d'arriver dans sa chambre, elle constata rapidement que House n'y était pas mais suivie son conseil. Elle attendait son arrivée. Elle s'installa sur le lit et prit un livre qu'elle avait lut et relut. Elle n'eut pas l'occasion d'aller loin, la porte de sa chambre s'ouvrait, et comme elle s'y attendait, House fit son entrée. Elle posa son livre.
« Je vois que je suis en retard. Querelles avec la vieille cloche de l'hôpital, dit-il. »
Il n'attendait pas de réactions, il n'en voulait pas. Au moment où elle allait répondre il s'assit à coté d'elle et la regarda longuement, de ses beaux yeux bleus. Il trouvait le regard de la Fée Clochette magnifique. La Fée Clochette ? Décidément il avait bien de surnoms à lui donner mais aucun ne lui correspondait vraiment. Elle était gentille, douce et attentionnée mais comme Cuddy l'avait déjà fait remarqué plusieurs fois « elle un air doux mais qu'est-ce qu'elle est féroce ». Il est vrai que plusieurs fois elle ne s'était pas laissée faire, même quand il s'agissait de House. Elle avait même déjà répondu plusieurs fois à la directrice.
Elle se releva pour être visage face au sien, ils étaient très près l'un de l'autre au sens propre comme au figuré. Contre toute attente, il ne résista pas à prendre son visage afin de l'embrasser. Elle n'en était pas réellement étonnée étant donné la tension permanente qui s'était installée entre eux. Elle se retira doucement, et pensa tout de suite à son message sur le tableau. Elle en fut rouge de honte, ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux magnifiques de House.
« Un problème? demanda-t-il.
- Non, non ça va... C'est que... »
Elle soupira.
« En fait il y a rien, poursuivit-elle.
- Vous savez très mal mentir.
- Mais ça ne veut pas dire pour autant que je vais tout vous dévoiler.
- J'apprendrai un jour ou l'autre tout ce que vous me cachez.
- Mais ça ne presse pas ! »
Elle avait beau dire ça, elle savait qu'il y avait de fortes chances qu'il le sache tôt. Le message qu'elle avait laissé sur le tableau y était probablement encore, vu ce que les infirmières pensent d'eux deux, aucunes d'elles n'oseraient l'effacer. Et c'est ce qui lui fit peur, la réaction qu'aura House ainsi que ses deux autres collègue. Elle avait probablement peur de la réaction de Chase, qui semblait très nerveux à l'idée du baiser que le diagnosticien lui avait offert.
Penser autant était une chose non bénéfique pour Cameron. Épuisée elle s'écroula sur son lit. House eut un petit sourire qui changea rapidement d'apparence : l'idée de la nuit qu'il allait passer, assis, le dégoûtait. Cameron l'avait bien remarqué, à vrai dire, elle le faisait exprès de lui faire des peurs sur les nuits. Elle le prit dans ses bras et l'installa à coté d'elle, il était à présent presque à califourchon sur elle.
« S'envoyer en l'air dans une chambre d'hôpital n'est pas...
- Je doute que ce soit vraiment confortable de rester des heures assis sur une chaise en me tenant la main, coupa-t-elle. »
Sous un sourire, il se plaça confortablement à coté d'elle et ils s'endormirent tous les deux rapidement. Il avait une main posait sur sa hanche et la deuxième tenait la sienne. Elle avait une main dans la sienne et la deuxième sur son torse. C'était la plus agréable nuit qu'ils n'avaient jamais passé depuis longtemps, bien que le lendemain allait être agité.
