Chapitre 12 : La beauté intérieure

La journée avait commencée de manière très théâtrale. Les deux collègues de Cameron ainsi que son patron venait d'apprendre les sentiments qu'elle avait pour son supérieur, ce qui était son but en écrivant un message sur le tableau, Chase et House étaient en pleine querelle quand Cameron a décider de s'y mêlée jusqu'à ce qu'elle mette sa main sur le visage de House, non pas d'une douce façon.

Elle réfléchissait tranquillement sur le toit. Il faisait froid mais elle s'en fichait. Elle culpabilisait : Tout ce qui venait d'arriver était entièrement sa faute. Elle ne voulait pourtant pas faire mal en écrivant ses sentiments sur le tableau.

Son regard se posa ensuite sur le mur. Il y avait écrire "House + Wilson FOREVER". Elle connaissait bien cette écriture, il s'agissait de House. Il était vrai qu'il avait l'habitude de réfléchir sur le toit de l'hôpital. C'était aussi principalement la raison pour laquelle Cameron s'y trouvait. Le petit texte eut l'effet humoristique sur elle, elle esquissa un petit sourire qui fût ensuite noyé dans des larmes. De chaudes larmes. C'était probablement grâce à elles qu'elle tenait debout malgré ce temps glacial. Elle entendit la porte s'ouvrir, elle hoqueta de surprise mais fut assez soulagée de voir qu'il s'agissait de Wilson et non de son fichu employeur...

« House m'a parlé, dit l'oncologue

- …


- Vous devez m'écouter.

- ...

- Il... est tombé au sol et à perdu connaissance peu de temps, expliqua Wilson en soupirant. »

Cameron semblait bien plus troublée par ce que lui disait l'oncologue. Encore une fois, elle culpabilisait. A croire que le but de chacun des membres du personnel de l'hôpital était de la faire souffrir. Souffrir au point d'avoir eut un accident, de tomber amoureuse de son patron, de faire les pires gaffes de toutes ça vie et enfin de s'être disputée avec la seule personne qui comptait pour elle, la seule personne qu'elle voulait voir et rire, et non pas se disputer.

« Sa première réaction en se réveillant était de nous demander comment vous allez, dit Wilson.

- ... C'est un idiot...

- Vous ne le pensez pas.

- Aimer quelqu'un n'empêche pas de penser qu'il est idiot.

- Vrai. Mais la seule chose qu'il veut maintenant c'est vous voir. Si vous l'aimez vraiment, répondez au moins à son besoin. »

Lentement et silencieusement il fit demi-tour pour allait voir sa patronne, qu'il ne considérait pas comme. Elle resta seule sur le toit au moins un bon quart d'heure, le poing fermé. Les larmes coulèrent plus vite qu'une cascade.

Elle aussi avait envie de le voir, mais pas dans cet état là.

Elle ne savait plus vraiment comment se comporter devant lui, il fallait qu'elle réfléchisse, mais justement elle n'y parvint pas. Elle savait tant bien que mal que House ne lui en voulait pas, que Wilson ait raison et aussi qu'elle l'aimait.

Elle se sentait comme une petite fille qui avait eut son premier chagrin d'amour. Mais là, il ne s'agissait pas du garçon avec lequel elle voulait jouer, rire et discuter. C'est l'homme avec lequel elle voulait vivre, passer du temps, l'homme qu'elle voulait aimer à la folie.

Elle s'essuya ses larmes à l'aide sa main et elle s'aperçut que son maquillage n'était pas là où il devrait être. Elle n'osait même pas imaginer les pensées de Wilson en la voyant dans cet état.

Elle rentra dans l'hôpital et évita le regard des personnes présentes, préférant continuer de se diriger dans les toilettes afin de se rincer le visage, pour avoir meilleure mine. Elle était pâle, la pupille dilatée, et sans son mascara. Malgré tout elle restait toujours aussi belle, même si tout le monde préférerait la voir un sourire aux lèvres plutôt que les larmes aux yeux.

Elle sortit des toilettes et prit la direction de la salle de travail. Il y avait du grabuge. Foreman et Chase n'étaient pas là, sûrement car ils ne supportaient plus cette ambiance. House se disputait avec Wilson, apparemment il essayait d'obtenir quelque chose mais n'y parvenait pas. Cuddy, elle, avait l'air de prendre la défense de son « Wilsounet » comme elle devait avoir l'habitude d'appeler.

Cameron s'avança timidement et frappa à la porte. Tous trois eurent un sursaut effrayant. Elle avait vraiment l'air mal en point, mais pas au niveau où elle aurait pu faire peur. Elle entra doucement. Wilson et Cuddy avaient envie d'assister à la scène, mais ce n'était pas en leur pouvoir, House les expédia dehors.

« Je n'ai pas la moindre idée de ce qui vous amène. Vous voulez vous excusez ou vous ne voulez pas vous excusez ? demanda House.

- J'aimerais m'excuser de ne pas m'être excusée.

- Vous m'embrouillez.

- C'est le but. »

Ils semblaient tous deux très calmes, mais en même temps nerveux. House avait parfaitement compris qu'il y avait encore de chose chez elle qu'il ignorait, mais comme il l'avait dit, il le saura tôt ou tard. Il s'appuyait sur sa canne.

Avec beaucoup plus d'effort qu'il n'en faut pour le croire, l'immunologiste s'approcha de son patron afin de lui masser la joue. Une façon de s'excuser.

« Je... J'ai fait ça sans réfléchir, dit-elle.

- Non, vous avez réagi. Donc vous avez réfléchit, parce que quelque chose ne va pas et je vais tout de suite vous demandez quoi.

- Vous l'apprendrez un jour ou l'autre.

- Mais j'aimerais que ce jour soit aujourd'hui, maintenant même !

- C'est congénital, dit-elle.

- De quoi ? »