Chapitre 13 : Les porcs parlent aux humains
« - C'est congénital.
- De quoi? »
Plusieurs minutes passèrent et House n'avait toujours pas de réponses. Il vit à plus d'une reprise une larme couler sur l'une des deux joues blanches de Cameron. Il la regardait dans les yeux, il cherchait une réponse dans son regard, mais c'était peine perdue. Elle cherchait à voir si il était prêt à la comprendre, elle n'était pas assez forte pour supporter une remarque du genre « tant pis pour vous, c'est votre faute, j'en ai rien à faire, c'est seulement pour ça que je me suis dérangé? ». Non, elle n'en avait vraiment pas la force.
« Qu'est-ce qui est congénital? demanda-t-il. »
Il s'approcha d'elle lentement, et prit une de ses mains. Elle était glaciale, à croire qu'elle avait vécu au pôle Sud ou qu'elle avait décidé d'emménager dans son congélateur. Mais il ne fit aucune remarque. Il prit l'autre main et la réchauffa, essayant plus ou moins de la réconforter.
« Vous avez dit... De faire vingt enfants à Chase... ça m'est impossible... Depuis que je suis née je suis stérile... Je ne peux pas faire d'enfants... »
Elle sentait mal à l'aise, elle ne voulait pas qu'il se fasse de fausses idées ou une sorte une reproche intolérable. Mais elle était totalement à coté de la plaque alors que House y voyait un peu plus clair. Il caressa doucement ses mains.
« Vous pouvez ne pas répondre mais... Pourquoi ne m'avoir rien dit?
- Je... Désolée de ne pas en avoir parler plus tôt, j'aurais pu éviter la catastrophe... Mais... j'avais peur de votre réaction, dit-elle en rougissant.
- Voyons Cameron ! Personne n'est assez con ici pour vous mettre à l'écart à cause de votre... problème. Vous n'avez pas à vous excusez surtout si c'est Chase qui a dégénéré avec l'histoire du tableau et surtout parce que c'est moi qui vous ai dit quelque chose qui ne fallait pas, répondit-il avec un sourire rassurant. »
Rassurée ? On ne pouvait pas faire mieux. C'était seulement la seconde fois qu'il la rassurée, mais cette fois-ci, c'était magique, et elle se glissa confortablement contre le corps du médecin. Elle était glacée, il la réchauffer. Elle était triste, il la consoler. Elle avait peur, il la rassurer. Elle avait besoin de quelqu'un, il était là. Ils étaient restés un long moment comme ça, l'un contre l'autre.
Elle fondait en larmes dans ses bras mais ça ne le gênait pas. Bien au contraire, il se rassurait de voir que les larmes pouvaient la faire évacuer tout son stress.
Les mains du diagnosticien se posèrent le plus délicatement possible sur le visage de la jeune femme et il l'embrassa.
En se retirant il en profitant pour reculer vers le tableau, inverser le prénom et la signature. Le message se tableau se transformait ainsi en un message écrit pour Cameron signé par House.
«Que?
- Oh tu m'excuseras que je ne suis pas un expert dans les langues, ironisa-t-il.
- Pourtant v... euh tu es doué pour communiquer avec les porcs, répondit-elle, bouleversée.
- C'est toute une histoire, je peux t'apprendre si tu veux.
- Je m'en passerais bien ! »
