Après Sirius et Calypso, après Lily et James, voici enfin Remus et Carrie.
Je sais que l'attente à été longue et je vous demande de m'excuser…
Dites-moi s'il vous à plus…
Shez
Ecorchés vifs : Chapitre 3 : Remus
- HOW DOE'S IT FEEL IN MY ARMS, HOW DOE'S IT FEEL IN MY ARMS!
Je me réveille brusquement. Où suis-je ? Quel jour on est ? C'est quoi ce bruit ?
Je me dépêtre rapidement de mes draps pour sauter en moins d'une seconde sur mes deux pieds. Je jette des regards furtifs alentours de moi, le cœur battant à tout rompre dans ma poitrine.
OK. Tout va bien, je suis dans ma chambre, on doit être samedi et dans ce bruit infernal qui me massacre les tympans, je crois reconnaître une des chansons favorites de Carrie.
Je pose une main sur mon cœur, et respire profondément pour reprendre ma respiration, ça devrait pas être permis des frayeurs pareilles si tôt le matin.
Je m'étire de tout de mon long et j'enfile un jean avant de me diriger vers la cuisine.
Arrivé dans le milieu de la cage d'escalier, une légère odeur de brûlé me parvient aux narines et le volume de la musique rythmée qu'écoute Carrie s'intensifie. Le spectacle qui m'attends dans la cuisine est plutôt drôle et voir même légèrement ridicule…
Carrie, les yeux fermés, se trémousse à travers toute la cuisine un casque audio carrément inutile sur les oreilles et une louche à la main tandis qu'un pannecake est entrain de noircir dans la poêle posée sur la cuisinière
C'est seulement quand j'appuie sur le bouton « stop » de la chaîne stéréo qu'elle semble remarquer ma présence. Elle se tourne brusquement vers moi et pousse un petit de surprise.
- Remus ! Tu m'as fait peur, s'exclame-t-elle.
- Je pourrais en dire autant, dis-je en prenant entre mes doigts la fiche de son casque audio qui s'était débranchée. Je pense qu'il te faudrait un câblage plus long pour faire ce genre de « gymnastique » matinale.
- Oh, je suis vraiment désolée Remus, je ne voulais pas te réveiller… Je …
Elle se confond en excuses, si bien qu'elle bafouille. Elle semble si gênée que je n'ai pas le cœur de lui en vouloir. Elle m'envoie un de ses petits sourires désolés dont elle seule à le secret et qui a un pouvoir particulier sur mon rythme cardiaque. Je fonds et je me laisse aller à regarder ses mèches blondes et lisses attachée en une queue haute, son débardeur blanc qui laisse transparaître sa poitrine, son shorty fluo qui ne cache rien de ses cuisses. J'ai des papillons dans le bas ventre et quelque chose de bizarre semble se passer dans mon estomac. Son regard à elle se perd aussi sur moi, elle à l'air de ne pas comprendre pourquoi je la dévisage. Ses grands yeux bleus fouillent les miens avec un air de totale incompréhension.
C'est une forte odeur de brûlé qui m'aide à reprendre ma contenance.
- J'pense qu'elle est cuite, dis-je en désignant la crêpe noircie qui brûlait toujours dans la poêle.
- Oh pardon ! Pardon, pardon ...
Ses gestes son brusques, désordonnés, elle lâche la louche qui tombe au sol en envoyant des petites giclés de pâte sur le sol, elle attrape la poêle à mains nues et tente d'en faire sortir la chose qui ne ressemble plus qu'à un morceau de charbon.
- Aïe !
Elle lâche également la poêle qui tombe en un grand fracas sur le sol de la cuisine. Elle porte sa main à sa bouche en gémissant, et je vois que les larmes lui montent déjà aux yeux.
En deux pas je suis auprès d'elle, je saisi doucement sa main dont la peau de la paume est rougie et gonflée.
Elle me regarde l'air désolé, des larmes dans les yeux.
- Ce n'est rien, soupirais-je. On va arranger ça…
Je la guide doucement, jusqu'à l'évier et glisse sa main sous l'eau froide, elle tente de la retirer en gémissant au contact de l'eau, mais je la maintiens sous le jet en la tenant par le poignet.
Mon corps est tout contre le sien, je sens son dos à peine vêtu contre mon torse nu et ses fesses contre mes hanches, l'odeur de ses cheveux m'envahi, son cou est offert à ma vue, mon cœur s'emballe.
Nous restons comme ça durant de longues minutes, je suis dans un état catatonique, à peine capable de réagir. Mon visage se blottit maladroitement contre son cou, mes lèvres déposent un baiser léger sur sa nuque. C'était juste un effleurement, mais je la sens frissonner. Je rougis aussitôt, je n'aurais pas dû faire ça…
- Je crois que c'est bon là, murmure-t-elle au bout d'un moment.
J'hoche la tête sans répondre et je coupe l'eau. Je m'écarte d'elle à contre cœur, mais je garde tout de même une main posée sur son épaule.
- Ca va ?
- Ca fait mal…
J'hoche la tête une nouvelle fois sans dire un mot. Elle prend mon silence pour de la colére.
- Je suis désolée… Je ne voulais pas te déranger, ni quoi que ce soit… Je voulais juste…
Elle ne semble plus trouver ses mots et pousse un gros soupire dans lequel j'entends pas mal de déception.
- Je vais ranger tout ça, dit-elle tout bas en se baissant pour ramasser les dégâts causés par sa maladresse.
- Relève-toi…
Elle lève les yeux vers moi sans comprendre.
- Laisse tout ça là, murmurais-je. Je nettoierai plus tard.
- Mais …
- Chuut, viens, l'interrompis-je en lui tendant la main.
Elle saisit ma main sans comprendre et je l'entraîne jusqu'à sa chambre.
Je me laisse tomber sur son lit, et tapote la place à côté de moi pour qu'elle s'installe.
Elle hésite, me jette un regard interrogatif et finit par s'installer entre les draps.
- La journée à mal commencé pour toi comme pour moi, on dirait. Il vaut mieux se recoucher dans ces cas là, soufflais-je en lui ouvrant mes bras.
Elle se blottit contre moi, sa respiration dans mon cou me chatouille, mais c'est plutôt agréable. Je pose mes mains sur ses hanches et je l'attire tout contre mon corps. Seigneur qu'est-ce que j'ai envie d'elle...
Je mords la lèvre en soupirant.
- Il y'a un problème, demande-t-elle la voix déjà ensommeillée.
- Non aucun …
Je la sens sourire contre ma peau et elle bouge entre mes bras pour placer son visage juste face au mien. Nos fronts sont posés l'un contre l'autre, nos nez se touchent et se caressent, nos lèvres s'effleurent, nos regards se plongent l'un dans l'autre tandis que nos doigts et nos souffles s'entremêlent.
Je prends soudainement une grande inspiration et mon courage à deux mains.
- Carrie, je …
Je m'arrête brusquement, comme bloqué, ça ne serra pas pour aujourd'hui. Je soupire en fermant les yeux.
- Quoi ?
- Non, rien…
- Je sais, ça fait longtemps que tu me dis ça…
Elle ferma les yeux en soupirant à son tour.
- Une autre fois peut-être, murmura-t-elle en bayant.
FIN
Review ? N'hésiter pas à faire un tour par mon blog … Sherazade010.skyrock…
