Couples
: Colonel Mustang x Ed x Major Mustang
Rating : NC-17
Type :
Lemon
Chapitre de référence : Douze
Un petit rappel : les drabbles ne sont en aucune manière liés les uns aux autres.
-
Souvenirs Futurs Drabbles
Cinquième
Choses à trois
-
Ed acquiesça et regarda la porte se refermer sur sa mère, puis il s'assit par terre avec les deux autres hommes. « Bon, vous avez trouvé quoi ? »
Les deux Mustang se regardèrent un moment, le major interrogeant le colonel du regard, et ce dernier répondant d'un bref hochement de tête. Ed fronça les sourcils, perdu dans l'échange silencieux, et encore plus lorsque le major se leva et sortit furtivement de la pièce.
« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda Ed, mais le colonel le regardait simplement avec un sourire béat et entendu, un sourcil relevé.
Après quelques minutes, le major revint dans la pièce et verrouilla la porte. « Ils ont dit qu'ils ne nous dérangeraient pas avant un moment. »
Le sourire du colonel s'élargit.
Ed promena ses yeux entre les deux hommes. Le colonel était de toute évidence amusé par quelque chose, et le major semblait nerveux et… excité ?
« Qu'est-ce qui se passe ? répéta-t-il.
- Bien, Ed », dit le colonel, en se mettant à quatre pattes et rampant vers lui. Le blond commença à se pencher en arrière alors que son supérieur s'approchait de lui. « Nous pensons qu'il serait intéressant de…se détendre… » Le dernier mot fut dit comme un soupir doucereux.
Se détendre ?
Qu'est-ce que…
Ses yeux s'écarquillèrent et sa tête tourna rapidement pour regarder le major un moment avant de revenir sur le colonel.
« Vous n'êtes pas sérieux ! s'écria-t-il. Et ma mè… »
« On s'est déjà occupé de ça, tu te rappelles ? » souffla le plus âgé des Mustang.
« Ben, euh…et pour… »
« Ed, coupa le colonel. Pourquoi es-tu autant contre ? »
Ses yeux revinrent vivement sur le major.
« Il est moi, simplement un peu moins expérimenté. »
« T'es un pervers… soupira le blond, posant ses yeux dans ceux du colonel. Toi seul pourrais penser à faire ça à un moment pareil ! »
« C'est bon, dit le major, coupant l'échange. Tu n'y es pas obligé. On pensait juste que ce serait intéressant. Je veux dire, ce n'est pas exactement quelque chose que les gens pourraient essayer tous les jours. »
Ed serra les lèvres pensivement. Il avait raison. Enfin… ils avaient tous les deux raison. Ils étaient la même personne, et il n'aurait vraisemblablement plus jamais une telle opportunité…
L'incertitude revint en lui. « Qu'avez-vous en tête ? » demanda-t-il lentement.
« Eh bien, nous n'avons pas vraiment le temps de tout faire, mais… » commença le colonel mais Ed le coupa.
« Qu'est-ce que vous entendez par tout ? Vous ne recherchiez pas quelque chose ? »
« Bien sûr. Tu ne penses quand même pas qu'on parlerait de quelque chose comme ça devant des enfants, n'est-ce pas ? » dit le major.
« Eh bien, peut-être que vous non… » dit Ed au jeune Mustang, puis il fusilla le colonel du regard.
Le plus vieux des deux Mustang roula des yeux et dit : « Ce n'est vraiment pas gentil, Ed. Bien sûr que non, je ne l'aurais pas fait… »
« Ouais, ouais », marmonna-t-il, puis il dit : « Bon, qu'est-ce que vous voulez faire ? »
A nouveau, les deux hommes échangèrent un regard, et le regard du blond s'assombrit. « Eh bien, nous pensions te laisser choisir, parce qu'on n'arrive pas à se mettre d'accord », dit le major doucement.
L'ado cligna des yeux. Lelaisser choisir, lui ? « Vous plaisantez ! Je n'ai jamais fait une chose pareille avant ! »
« Tu vois, je t'avais dit que ça ne marcherait pas, dit le colonel, irrité. Ed, est-ce que tu veux être au milieu ou à un bout ? »
« Euh… je ne sais pas… » bredouilla-t-il vaguement.
« Laisse-moi te le proposer autrement, veux-tu sauter, veux-tu être sauté ou veux-tu les deux en même temps ? »
L'embarras précipita le sang à son visage. Pourquoi ne pouvaient-ils donc pas choisir ? Ils le regardaient tous deux, attendant une réponse, donc il déglutit et essaya de se décider. A vrai dire, il préférerait être à l'extrémité sautée, mais d'un autre côté, il était rarement celui qui donnait…
« Milieu ? » dit-il, sa phrase ressemblant plus à une question qu'à une affirmation.
Un sourire satisfait s'étendit sur le visage de Mustang et il leva les yeux sur le major avec triomphe. Ed secoua la tête en réalisant qu'il avait dû mettre en place un genre de débat avec sa réponse.
« OK, dit le plus vieux alors qu'il tirait de sa poche un petit flacon de lubrifiant qu'il avait toujours sur lui. Voilà comment on va faire. Je vais m'asseoir ici et tu t'assiéras sur moi, mais en me tournant le dos. Puis il sera sur toi, mais face à nous. D'accord ? »
« Bon… d'accord… » dit Ed, prenant lui aussi son flacon de lubrifiant.
« Je ne suis toujours pas sûr à propos du sien, dit le major alors qu'il commençait à déboutonner son pantalon. Il n'est pas un peu trop petit pour… » mais il n'eut pas la chance d'achever sa phrase car il reçut soudainement un petit flacon en plein visage.
« C'était quoi, ça ? » dit le jeune Mustang, frottant rageusement son front.
Ed le regarda, furieux, et était sur le point de donner à l'homme une de ses réparties lorsqu'une main sur son bras détourna son attention. Le colonel avait déjà retiré son pantalon, et sa verge dressée était couverte de lubrifiant. « Ce n'est pas le moment. Retire ton pantalon. »
Grommelant dans sa barbe, l'ado retira ses chaussures et son pantalon, puis s'agenouilla sur l'homme assis. « Dans l'autre sens », dit le colonel avec un mouvement des doigts.
Soupirant, Ed se tourna et leva ses jambes par-dessus celles du colonel. Alors qu'il levait sa jambe auto-mail et la passait de l'autre côté, il entendit un léger « clang » et le colonel siffla immédiatement : « Regarde où tu mets ce truc ! »
Ouups…
« Désolé », bredouilla-t-il quand il fut entièrement retourné. Ed baissa les yeux sur le genou de son automail et vit un point humide où le lubrifiant avait souillé le métal.
« C'est bon… mais… ne refais jamais ça… », grogna l'homme énervé sous lui.
Alors qu'il s'agenouillait, les jambes de part et d'autre du colonel, avec son dos tourné vers l'homme, Ed sentit un des doigts du colonel s'infiltrer en lui, puis un autre. Après avoir été préparé, le colonel le guida vers lui, mais il fallut quatre essais pour trouver l'entrée.
Ed inspira vivement quand l'homme commença à le pénétrer. C'était quelque chose qui semblait ne jamais changer. C'était toujours pareil, cette sensation d'être rempli. Les mains du colonel agrippèrent ses hanches et le tirèrent encore plus vers le bas.
Un léger gémissement lui échappa et il se tortilla un peu pour s'installer, puis soupira de plaisir lorsque le colonel fut entièrement entré et eut réparti le lubrifiant autour de son érection.
« Je pense qu'on est prêts pour vous, major », entendit Ed de la bouche de l'aîné, et il leva les yeux alors que le jeune Mustang posait un pied de chaque côté de leurs jambes. Le major était déjà dur et Ed vit un peu de liquide visqueux pré-éjaculatoire sortir de l'orifice.
« J'ai déjà pris la liberté de me préparer », chuchota l'homme.
Le plus jeune des deux Mustang se baissa jusqu'à être quasiment sur ses genoux, puis s'arrêta un moment. Le colonel prit fermement Ed d'une main, puis positionna le major avec son autre main avant de le guider vers le bas.
Le blond haleta légèrement quand il sentit son gland entrer en contact avec l'orifice du jeune Roy, forçant le premier anneau musculaire, puis le second. L'homme était si étroit et chaud à l'intérieur… Cela, combiné à la sensation enivrante d'être rempli, était presque suffisant pour le faire jouir sans plus attendre.
Presque.
Mais pas encore.
Ils restèrent assis un moment, entassés ainsi les uns sur les autres, puis le jeune Roy saisit le menton d'Ed, levant son visage et l'embrassa. Il ne s'y était pas attendu, et ses yeux s'ouvrirent sous le coup de la surprise un moment, puis il enlaça l'homme pour ne pas perdre l'équilibre et répondit au baiser.
C'était étrange.
L'homme était Roy Mustang, mais ses baisers étaient comme ceux de quelqu'un d'autre.
Soudain, Ed sentit la langue du colonel courir sur la peau de sa nuque pendant qu'il faisait glisser ses doigts sous son débardeur pour taquiner ses mamelons doux.
Le jeune alchimiste crut qu'il allait mourir du plaisir qu'il éprouvait. Quand les deux hommes de part et d'autre de lui commencèrent à bouger leurs hanches, Ed se joignit à eux au même rythme. Le colonel cessa de lécher son cou et se mit à le sucer. Restant à un endroit pendant un moment puis se déplaçant de manière à ce qu'Ed n'ait pas le temps de s'y habituer.
L'ado gémit dans le baiser à cause de tant d'excitation. Un peu de salive coula de sa bouche alors qu'ils se perdaient dans un ballet de langues passionné. Plus profondément semblait être le nom du jeu du moment, non seulement pour le baiser mais aussi pour leurs verges. A chaque instant qui passait, Ed se rapprochait du point de non-retour alors que le colonel s'enfonçait en lui derrière, et le major s'empalait sur le sexe dur d'Ed devant.
Soudain, Ed atteignit l'orgasme et il poussa un « aaaahh !! » sonore dans la bouche du major pendant qu'il jouissait abondamment, projetant son sperme profondément dans le jeune Roy.
La sueur perlait sur son front et il haletait alors que le major brisait le baiser et bougeait ses hanches à un rythme plus effréné, essayant de jouir avant qu'Ed ne se détende. Le colonel se pencha, tira la tête du major vers lui et l'embrassa passionnément avant de descendre les mains pour lui donner un coup de main.
Épuisé, Ed posa sa tête sur l'épaule du colonel, laissant son supérieur continuer à le pilonner par derrière. Un moment plus tard, le major se raidit et gémit tout en jouissant, et Ed eut une vague pensée comme quoi c'était amusant que l'homme parut plus lourd après avoir joui…
L'ado ne sut pas combien de temps il fallut au colonel pour jouir, et une partie de lui s'en fichait. Il était complètement épuisé par ce qui venait de se passer et il se sentait tellement détendu qu'il pensait qu'il pourrait s'endormir…
Ce qu'il était sur le point de faire quand une voix murmura à son oreille : « T'as aimé ? »
Ed affirma que oui dans un soupir et après un instant, le colonel demanda avec le même souffle : « Qu'est-ce que tu dirais de trouver quelqu'un pour le refaire quand on sera rentrés ? »
Cette question l'éveilla un peu plus et il y songea un moment. Trouver quelqu'un d'autre ? C'était une chose de faire ça avec deux personnes qui était la même, mais avec quelqu'un d'autre ? Se décider ne fut pas long, le souvenir de ce qui venait de se passer le poussait vers la réponse que le colonel voulait.
Ed sourit et approuva.
Ca pourrait être intéressant…
Fin
Et voilà ! C'était le dernier drabble de Souvenirs Futurs (du moins, à l'heure ou je publie ce drabble). J'espère que vous avez aimez l'histoire, traduite par Kestrel Faeran, et les drabbles.
A plus !
