Titre : Séverus Snape, idole de Poudlard
Disclaimer : tout ce qui suit est la propriété exclusive de Mme Rowling, qui a mis au monde à la fois Sévy, Ryry et tous les autres dangereux cinglés évoqués dans cette histoire.
Rating : T
Genre : Aventure et humour
Base : Harry Potter, du moins l'ensemble des tomes parus à ce jour(1à6)
Chapitre 5 : De l'avis de Séverus sur les Gryffondors, la troll-attitude de Harry Potter et l'hygiène de Lucius Malefoy et de son fils
« Les Gryffondors sont des êtres étranges » écrivait la grande anthropologue magique Dèle de Siliasse. Est-il besoin de préciser que, bien que d'origine française, la sorcière avait fait ses études à Poudlard dans l'illustre maison de Salazar Serpentard ? Séverus était tout à fait d'accord avec elle.
Potter étant le fleuron de sa maison, quoique Séverus aurait plutôt utilisé le terme furoncle pour le désigner, il ne pouvait que se comporter de façon étrange : gentil petit garçon la plupart du temps, quoique avec une tendance certaine et nouvelle aux sarcasmes, Malefoy devait lui déteindre dessus, et psychopathe sanguinaire quand ça le prenait : Docteur Potter et Mister Survivant sans doute. Ils avaient passé l'après-midi à observer des perdrix des roches Philby, allongés dans la caillasse du Yémen. L'ancien professeur ne comprenait pas au début la volonté de Potter d'utiliser cet instrument moldu, des jumeaux lui semblait-il au lieu de s'en tenir aux Multiplettes sorcières. Il ne fut plus très sûr de son choix quand les dites Multiplettes lui mordirent le nez pour le punir d'être distrait.
En règle générale, Potter avait une conversation assez ennuyeuse mais l'observation ornithologique nécessitant le silence, ce travers n'en était plus un. Le jeune homme s'était rendu utile, démontrant que son habilité à déjouer des complots maléfiques pour la domination sanglante et sans pitié du monde pouvait être avantageusement utilisé à tromper la vigilance des oiseaux à qui Séverus voulait soustraire quelques plumes pour ses expériences.
Ce fut sur la route de l'hôtel que le jeune homme lui demanda :
-Au fait, sur quoi portent vos travaux ?
Séverus eut comme une révélation :
Potter était une sorte de Troll.
Il avait, comme son homologue, des capacités de réflexion limitées mais des capacités tout de même. Cependant, personne n'en tenait jamais compte, habitués qu'étaient les gens à considérer Hermione Granger comme la tête du Trio et les deux autres comme des cervelles de Veracrasse, pas qu'ils aient intrinsèquement tort sur ce sujet d'ailleurs.
Le monde magique s'était donc accoutumé à prendre les décisions à la place de Potter: Dumbledore, Black, Lupin, Minerva, tous, ils avaient transbahuté le gamin hébété au travers des épreuves. En fait, Potter était le peuple juif du monde magique, on le déportait sans lui demander son avis et il était trop content d'échapper à tous les cinglés qui voulaient sa peau pour tout un tas de raisons fumeuses pour vraiment protester, se contentant de coller un bon maléfice dans les pattes de ceux qui exagéraient. Il décida donc que l'édification du jeune cancrelat brun était sa bonne action de l'année et l'informa, sans trop d'insultes, Albus aurait été fier, qu'il travaillait sur les hybrides magiques et sur la création d'une potion standard permettant de les faire pencher vers l'une de leur deux origines.
-Dites donc, ça ne serait pas un peu de l'eugénisme ? Questionna Potter.
Séverus était si étonné qu'il connaisse le mot qu'il ne releva même pas le fait que son interlocuteur venait de remettre ses motivations, bien sûres entièrement pures et désintéressées en cause.
Il renifla avec la même expression qu'il avait eue pendant des années en prenant des élèves en flagrant délit, l'expression que Chourave appelait : Gryffondors : 100 points.
-Apprenez que leur nature les condamne souvent à une mort précoce, souvent dès la maturité sexuelle. En plus, je n'ai jamais parlé de leur administrer de force…
Potter le coupa grossièrement.
-Malefoy n'était–il pas censé nous attendre dans la chambre ?
Séverus soupira. Le jeune gredin n'avait rien écouté, prouvant une fois de plus qu'il était plus doué pour les opérations suicides de type « je sauve le monde et c'est aux pauvres espions qui passent par là, voient de la lumière et entrent, de me sauver moi » que pour tenir une conversation ou même faire preuve d'intérêt pour un sujet sérieux, le Quidditch et l'élimination des mages noirs ne comptant pas comme matière : le premier était un sport pour crétins congénitaux prêts à perdre leur unique neurone dans un choc frontal avec un Cognard quant au second, depuis que le Seigneur des Ténèbres était décédé, paix à ce qui lui servait d'âme, les adeptes des sombres arts faisaient profil bas.
Malefoy avait choisi de rester à l'hôtel, le soleil yéménite étant trop fort pour son teint de lys. Bon, ça ç'était la version officielle, son parrain soupçonnant plutôt que le cadre sûr de la chambre lui faisait des vacances après sa fuite à travers l'Europe magique pour échapper aux esprits bien-pensants, Black aurait utilisé une terminologie plus proche de pisse-froid, qui après avoir courageusement attendu la fin de la guerre au fond de leur cave s'étaient mis à combattre le mal en s'en prenant aux enfants, petits-enfants et à toutes les connaissances enfin de ceux qui avaient porté la marque honteuse.
Drago aurait donc dû se trouver en train de jouer les princesses au bois dormant, ou à la rigueur tenter de vider toutes les réserves d'eau chaude de l'hôtel en prenant une douche marathon comme son père en avait l'habitude à l'époque de leurs études. Séverus était d'ailleurs persuadé que la frustration de prendre des douches glaciales pendant sept ans, parce qu'en plus ce foutu bougre blond se levait à l'aube, était pour beaucoup dans le fait qu'une si grosse part de leurs condisciples étaient devenus de terribles Mangemorts.
Quand on est jeune, on fait vite des idioties et chez le Seigneur des Ténèbres, résilier son contrat parce qu'on avait réfléchi n'était pas possible, même si on avait changé d'avis dans les 15 jours.
Toutes ces, profondes, réflexions ne ramenaient pas le sujet de l'inquiétude potterienne. Il était étonnant de voir à quel point une personne lui ayant tapé sur le système, et parfois sur le coin de la figure, avec régularité pendant des années pouvait cependant faire se déclencher la commande « Défense du plus faible » dans l'instinct Rouge et Or. Une sorte d'atavisme sans doute, son père aussi sauvait des Serpentards détestés depuis des années.
Ils se débarrassèrent des pelures destinées à les préserver du mélanome et choisirent d'attendre leur compagnon de voyage, Séverus attaquant la lecture d'un essai pour tuer le temps : « 232 raisons d'ensorceler son prochain ».
Pfff, il en aurait trouvé bien plus.
Une heure plus tard, Potter attaquait sa main droite après avoir rongé les extrémités de l'autre jusqu'au sang. Séverus se demandait vaguement si le ballot allait retirer ses chaussures quand il serait en manque d'ongles.
Vingt minutes plus tard, Potter commença à faire des allers et retours dans la chambre, de la fenêtre à la porte, demi-tour, de la porte à la fenêtre, demi-tour, de la fenêtre à la porte, demi-tour, de la…enfin, vous voyez l'idée.
Encore 15 minutes plus tard, Séverus avait compté 567 allers et retours et comptait désormais de 1 à 300 en sumérien pour garder son calme et tenir la promesse de non-violence faite à Minerva.
Dix minutes plus tard, il donna une potion sédative à Potter.
Environ cinq minutes plus tard, il apprit que Potter parlait dans son sommeil et que ce qu'il racontait était encore plus dépourvu d'intérêt que lorsqu'il était éveillé.
Trois jours plus tard, après enquête, ils tentaient de faire sortir Drao des geôles d'Hévelius Malefoy, de Malefoy et associés, succursale locale des entreprises familiales. La chance étant rarement du côté de Séverus, ils furent pris. La fortune cependant estimait que botter les fesses de Voldemort pour tomber sous les sorts d'un apprenti mage noir, car si Hévelius avait été si doué que ça, son cousin Lucius l'aurait appelé à ses côtés, n'était pas digne du Sauveur du Monde Magique Et Des Alentours.
Deux heures après leur extraordinaire évasion, les Gryffondors ne rampent pas discrètement dans les égouts, ils font spectaculairement sauter la porte principale avec force étincelles, pour que tout le quartier soit au courant de leur fuite, Draco leur révéla, de mauvaise grâce, qu'il avait été enfermé par son oncle car il avait récupéré les diamants Malefoy, célèbres dans le monde magique pour leur éclat, et aussi par la malédiction qui s'y attachait et qu'il avait refusé de lui rendre.
Trois heures après, Séverus Snape, une main bandée du fait des cerbères Malefoy, Harry Potter, quelques ecchymoses pour la même raison et Draco Malefoy, un magnifique coquard du fait d'Harry Potter, fuyaient le pays pour éviter la colère de l'oncle du jeune blond et de ses sicaires. Ils partaient vers l'Equateur car Séverus savait que les Sorciers incas avaient beaucoup travaillés sur des hybrides homme-guépard.
Il espérait que cette fois rien ne gâcherait le séjour et qu'il pourrait faire avancer tranquillement ses recherches. Force était de constater qu'avec les années, il appréciait de moins en moins de faire le coup de main, sabre, pardon baguette au clair. A fortiori, se débattre dans les ennuis à la mode Gryffondor le fatiguait.
Au moins, avec son ancien Maître, il savait à quoi s'en tenir alors que quand Potter était dans les parages, impossible de savoir de quel côté la tuile allait arriver. Comment ça, la faute de Malefoy ? Malefoy était un Serpentard, ils ne commettent pas de faute, tout juste de légères et rares erreurs de jugement. Alors que chez les Gryffondors, les bourdes sont la norme.
Il aurait dû rester fidèle au Seigneur des Ténèbres.
A suivre…
Note à destination de Vendetta: Et oui, ils partent pour l'Amérique du Sud, je sens que tu vas me maudire (cf marais putride du premier chapitre)
