Titre : Séverus Snape, idole de Poudlard
Disclaimer : tout ce qui suit est la propriété exclusive de Mme Rowling
Rating : T
Genre : Aventure et humour
Base : Harry Potter, du moins l'ensemble des tomes parus à ce jour(1à6)
Note: Ce chapitre a été écrit en l'honneur de Dalou28, sérial revieweuse.
Chapitre 9 : Les Mages noirs ne sont plus ce qu'ils étaient
Harry accompagna Séverus jusqu'aux portes de Poudlard en compagnie du jeune Denis Creevey, qui n'était d'ailleurs plus si jeune que ça. Le maître des Potions se fit la réflexion que le jeune homme avait finalement bien mérité son ancienne répartition au sein des Gryffondors.
Que Potter soit suicidaire et ne tente même pas de dissimuler leur présence était une chose, après tout il avait prouvé à de nombreuses reprises sa foi en son immarcescible chance, mais que l'autre se comporte de même prouvait que lui aussi avait porté le blason au lion pelé.
-Je sais à quoi vous penser. Glissa Potter dans un sourire.
L'ancien Mangemort ne fit aucun commentaire. Les bons espions sont ceux qui écoutent, pas ceux qui racontent leur vie.
Freud aurait fait un indic de premier choix.
-On va passer par-là. Continua l'Elu du monde magique en désignant le sentier qui se dirigeait vers le parc de l'école.
-Est-ce qu'entrer par le chemin principal vous paraît vraiment une bonne idée ?
-Ce n'est pas vraiment un problème. Potter avait l'air franchement amusé.
Pour un peu, il aurait eu les yeux pétillants, comme feu l'amateur de douceurs citronnées que Séverus avait informé pendant des années sur les sombres agissements du Seigneur des Ténèbres…et aussi sur les coucheries diverses et variées de Lucius Malefoy. "Il n'y a pas de petits renseignements." avait coutume de déclarer le vieil homme. Séverus le soupçonnait plutôt d'être maladivement curieux mais, en bon Serpentard, cafarder sur ses petits camarades ne l'avait jamais gêné plus que ça.
Tandis qu'ils atteignaient les portes qui menaient au domaine de Poudlard, Potter daigna s'expliquer.
-Nott avait contacté Drago, pour tâter le terrain sans doute. Savoir si celui-ci serait son allié, resterait neutre ou tenterait de l'empêcher de mener ses plans à bien. Nous savions que l'attaque était pour bientôt. Alors nous avons avancé la date des vacances de Pâques de trois jours. Nott et ses sbires ont attaqué le lendemain. Les Aurors que nous attendions en renfort étaient à la bourre…
Potter se tut, avec toujours cette insupportable lueur amusée dans les yeux. Il se tourna à demi pour croiser le regard pers de Creevey. Je lui dis ou pas ? Clamait toute la gestuelle de l'ancien attrapeur.
-Nous ne voulions pas risquer une confrontation juste avec les professeurs. Alors nous avons tous discrètement fui par un souterrain avec les elfes de maison et tous les fantômes et avons scellé le château depuis l'extérieur.
-Vous voulez dire que ce jeune imbécile et ses hommes de main sont COINCES à l'intérieur !
Séverus avait presque crié.
Ah, elle était belle la relève des Ténèbres. C'est sûr qu'avec des empotés pareils, le monde magique allait trembler. A eux, les foules terrifiées, les réunions sur les landes glaciales avec sacrifices d'opposants à leur politique et la mainmise définitive sur le pouvoir.
Des mages noirs pareils, un Poufsouffle de première année devait être capable de leur flanquer une bonne dérouillée. Les mânes du Seigneur des Ténèbres pouvaient dormir tranquilles, ce n'était pas encore tout de suite que le titre de plus grand sorcier maléfique se trouverait un candidat sérieux.
Pas étonnant que Salazar Serpentard en outsider inquiète Potter.
-Un instant, pourquoi auriez vous besoin de moi ? Ils ne me semblent pas si terribles que vous ne puissiez en venir à bout.
Potter eut l'air quelque peu gêné.
-La rentrée est demain. Les Aurores veulent donner l'assaut sans perdre de temps mais je suis inquiet. Malefoy était resté pour tenter de les raisonner. S'ils l'ont mal pris, à la moindre apparition d'un officiel du Ministère, il y passera. Et vu mon passé, je pense que Nott me met dans le même panier que les empêcheurs de comploter du département de la justice magique.
-Qu'est ce qui vous dit qu'une fois là-dedans je ne vais pas me mettre à leur tête et tenter de prendre le pouvoir dans le pays ?
-C'est votre ego qui me rend sûr de ne pas vous voir changer d'avis en cours de route pour les rejoindre. Vous ne vous êtes pas laissé séduire par le retour de Voldemort, ce n'est pas pour vous commettre avec le vulgum pecus. En plus, prendre le pays avec une équipe de trente bras cassés, si qui que ce soit y arrive, c'est qu'il mérite de prendre la place de l'incapable qui nous sert de Ministre.
-Je le répéterais à mon frère. Intervint Dennis Creevey.
Espérant très fort que Colin Creevey soit un journaliste friand des opinions du Survivant et non pas le Ministre lui-même, Merlin un peu de pitié, Séverus se tourna vers la silhouette sombre du château qui les surplombait.
Est-ce qu'il allait prendre le risque de tomber entre les mains de Nott ? Après tout, pourquoi pas.
Il avait été un Serpentard, si quelqu'un ici devait être sournois, manipulateur et provoquer la perte de l'adversaire ce serait lui. Potter était plus du genre à pousser des cris de guerre iroquois et à foncer dans le tas.
Séverus soupira.
Il aurait bien eu une parole historique pour marquer l'instant, une de celles qui remplissent les livres et dont les historiens disent qu'elles sont certainement apocryphes, juste parce qu'ils sont jaloux de ne pas avoir le même sens de la formule. Le problème était que tout ce qui lui venait à l'esprit était : Pourquoi toujours moi ?
Alors il poussa la grille et pénétra sur le domaine de Poudlard.
En entrant dans la grande salle, Séverus plissa le nez. Potter aurait dû penser à laisser au moins le concierge dans l'école quand il avait soustrait le personnel à l'attaque de Nott. Apparemment aucun de ces terribles et indomptables mages noirs n'avait appris à lancer un sort d'aération, voire simplement à ouvrir la fenêtre la plus proche pour obtenir le même résultat. Le lieu sentait le remugle d'une façon qui aurait soulevé le cœur à Greyback, pourtant peu porté sur l'hygiène corporelle.
Trente hommes confinés dans ce qu'ils avaient changé en quartier général et dortoir pendant quinze jours dégageaient une odeur qui aurait fait fuir tout animal doté d'un peu d'odorat. Il était certain qu'aucun des assiégeant devenu assiégé ne s'était muni de chaussettes de rechange avant de se précipiter à l'attaque.
Il leva le regard vers la personne qui occupait le fauteuil directorial à l'autre bout de la salle et sentit sa mâchoire se décaler sous la surprise d'au moins trois millimètres de l'axe conseillé par tous les bons orthodontistes.
Il sentait les ennuis poindre le bout de leur nez.
Il aurait dû rester fidèle au Seigneur des Ténèbres.
A suivre…
