Titre : Séverus Snape, idole de Poudlard

Disclaimer : tout ce qui suit est la propriété exclusive de Mme Rowling

Rating : T

Genre : Aventure et humour

Base : Harry Potter (1à6)

Note: Alors Dalou, est-ce qu'il y a des mots inconnus dans celui-là? J'y ai ajouté spécialement qq mots que je n'utilise que les 36 du mois, spécialement pour toi!

Chapitre 15 :

Fuir, toujours fuir.

Séverus grogna, sa prise sur Potter s'affaiblissait, toute cette histoire allait mal finir !

-« On vous tient, bande de chiens ! » Hurla de la cour un garde plus malin que les autres qui était allé les attendre au point final de leur course plutôt que de perdre dans les couloirs sans fin.

-« Ghrmmpfffff….C'qui se passe ? »

Pendant un court instant, Séverus se demanda d'où venait cette voix et envisagea même que son esprit, pourtant rationnel, ait rendu les armes après la vie qu'il lui avait fait mener et commencer à entendre des voix….Il était bon pour devenir directeur de Poudlard s'il avait des hallucinations auditives. Juste à cet instant, le corps entre ses bras remua, et il comprit que Potter venait de se réveiller.

Il lui hurla aussitôt dans l'oreille son mécontentement :

-« PLUS DE VINGT ANS DE SIESTE, et c'est MAINTENANT que vous vous réveillez ! Vous êtes bien digne de votre père, ESPECE DE SALE PETIT CORNICHON A LA CERVELLE POURRIE »

-« Séverus, Séverus arrêtez de gigoter, je vais vous lâcher. »

-« Fermez là, Draco, Quant à vous, me gâcher la vie, c'est tout ce que vous savez fai… »

Craaaaacccccc !

-« SEVERUS !! HARRY, nooooooooooonnnn ! »


Des odeurs spagiriques que seuls un athanor et des cornues avaient pu produire.

Un matelas ferme avec le côté droit légèrement plus mou.

Un magnifique ciel de lit guède avec des ornements safres, cousu par l'une de ses maîtresses.

Il semblait bien que Séverus soit dans son lit…Pas que le constat le dérange, mais comment diable avait il atterri là ? Il ne se souvenait pourtant pas avoir picolé hier soir, mais un groupe de hard rock semblait pourtant avoir choisi de répéter dans sa tête. Est-ce qu'il avait été piégé par les jumeaux Weasley ? Non, il s'emmêlait les neurones, ces deux démons n'étaient encore pas nés.

Le castel, Boismerri, Potter, la chute… ;Outch !

Il tâta ses membres, tentant de voir si l'un d'entre eux manquait à l'appel….Non, il avait l'air entier.

-« Ah, vous êtes réveillé, Séverus. »

Malefoy venait d'entrer dans sa chambre avec un plateau qu'il déposa sur les genoux de son ancien professeur.

-« Je me suis dit qu'un peu de bouillon vous ferait du bien, méfiez vous cependant, Harry a tenu à le confectionner pour démontrer sa gratitude. »

Aïe.

Il la connaissait la cuisine de Potter, il avait une façon de doser les épices qui tenait plus du domaine d'un artificier que de celui d'un marmiton, et ses convives pouvaient s'estimer heureux si leur langue et leur œsophage ne nécessitaient pas une greffe pour brûlures au troisième degré.

-« Sa gratitude pour ne pas l'avoir abandonné à son sort comme tout être sensé l'aurait fait ? » Grinça Séverus en touillant dubitativement le contenu du bol. Est-ce que la couleur de ce truc était normal ?

-« Oui, et surtout pour avoir amorti de votre corps sa chute sur le dallage de la cour du château. »ajouta Draco.

-« Grmph ! »

-« Allons, ne faites pas votre mauvaise tête, avalez ce bouillon, enfin, cette mixture, et préparez vos bagages. Draco et moi avons réussi à vous sortir du castel, mais aussi stupides que soit les soudards de Boismerri, et dans la catégorie, ils sont de classe olympique, ils finiront bien par cesser de fouiller le domaine et par débarquer ici »Annonça Potter en entrant à son tour dans la pièce.

-« Dites moi que vous ne partez pas avec moi, et vous ferez de moi un homme heureux. »

-« Que feriez vous sans notre conversation ? »

-« J'adopterais un chien, au moins il ne tenterait pas de me boucher les artères avec ce que vous osez appeler cuisine. »

-« Où on va au fait? »

-« Je propose Constantinople, et lorsque la quatrième croisade la mettra à sac, nous pourrons toujours nous rabattre sur l'Empire de Trébizonde. »Suggéra Malefoy en ouvrant un coffre pour commencer à trier le contenu.

Séverus vit la question flotter sur les lèvres de Potter, et il embraya aussitôt sur les explications, ne voulant pas voir une fois de plus constater l'échec flagrant du système d'éducation de Poudlard.

-« C'est l'une des résurgences de l'Empire byzantin, et ce qu'il ne vous dit pas, c'est qu'on dit les Malefoy descendant de la dynastie des Grands Comnènes, la famille régnante de ce pays par un enfant posthume, sorcier et caché. »

-« C'est pas vraiment de grand Comnène que j'aurais songé à qualifier Lucius Malefoy, plutôt de grand c… »

-« POTTER ! C'était quand même mon père ! En plus, c'est de ta faute si nous devons quitter cette région, alors tu ne devrais pas trop la ramener ! »

-« De ma faute ? Mais enfin, Malefoy, j'étais dans le coma. »

-« C'est une objection dirimante. »Observa Séverus

-« Ne vous mêlez pas de ça, vous, un peu de voyage ne vous ferait pas de mal. Entre les sauces riches et pour seul exercice celui que vous faites dans le lit de toutes les femmes de cette ville vous devez avoir plus de cholestérol qu'il n'y a d'or à Gringotts. Si vous ne faites attention, vous serez bientôt un vieillard cacochyme se plaignant de sa goutte, ce qui vous rendra encore plus aigri et acrimonieux que d'habitude ! » Tonna Malefoy.


Plusieurs heures plus tard, les gardes de Boismerri ne trouvèrent qu'une maison vide quand ils pensèrent enfin à la fouiller pour se saisir de nos héros, déjà loin sur la route et en train de se chamailler pour savoir dans quelle auberge ils déjeuneraient. Si Voldemort était ressuscité à l'instant devant leurs yeux ébaudis, ils auraient sans doute commencé par se crêper le chignon pour savoir qui devait s'en charger.

Ils avaient finalement choisi de se diriger sur ce qui deviendrait l'Autriche. Il fallait une nouvelle baguette à Séverus et il espérait que dans la ville de Linz, à la longue tradition dans ce domaine, il pourrait trouver son bonheur. De plus, puisqu'il était coincé dans le passé, autant mettre cela à profit : il comptait vérifier lui-même si Léopold III, margrave d'Autriche, était réellement un sorcier. Ce n'était pas sur Potter qu'il fallait compter pour collecter ce genre de renseignements : d'abord, est-ce que Potter savait où était l'Autriche ?

De la part d'un homme incapable de trouver sa fourchette sans un plan de table, c'était sans doute improbable.

Lorsque la nuit tomba, ils furent bien obligés de s'arrêter dans le premier établissement qui voulut bien d'eux.

Tandis qu'il ordonnait l'aubergiste de préparer un fastueux salmis de palombes pour fêter le réveil de l'enfant chéri de la magie, Séverus embrassa la pièce du regard. Il savait bien que l'hostellerie de luxe n'avait pas encore été inventée, mais il devait pouvoir y avoir un juste milieu entre le Ritz et ce genre de gargote, non ? Il lui semblait qu'entre cette fuite dans le temps et ses années en tant que Mangemorts, il avait eu plus que sa dose de cambuses mal famées, à la nourriture frit dans l'huile, remarquez c'était sans doute le seul moyen d'empêcher ses colonies microbiennes de se sauver de l'assiette, et à l'odeur rappelant vaguement une colonie de gorilles qui auraient oubliés les sels de bains.

Malefoy était complètement déplacé avec sa tenue de velours zinzolin, pour un peu on aurait pensé au prince d'un conte débarquant dans un film sur les goulags. Quant à Potter…Potter avait entrepris de jouer aux dés avec une bande de ruffians. Ce type cherchait vraiment à se faire ouvrir la gorge ou quoi ?

Une jeune femme faisait le service, au teint rouge et un brin empâtée mais la vie dans ce genre de porcherie ne devait pas être facile. Il la fixa, sans même ciller pendant plusieurs minutes et elle devint lentement érubescente sous son regard.

Alors il n'était qu'un vieillard cacochyme, heinn ? N'empêche qu'il avait plus de succès auprès des femmes !

Tandis qu'il s'apprêtait à lui demander son prénom, une bagarre éclata entre Potter et ses adversaires aux dés. Pourquoi il s'encombrait de cet imbécile déjà ? La jeune femme prit la fuite, et Séverus, venant au secours d'un imbécile de Gryffondor de sa connaissance, prit sur le coin du nez un tabouret que Malefoy avait lancé à la tête d'un de leurs adversaires qui s'était trop rapidement baissé pour être touché.

CRaaaaaaccc, fit son cartilage nasal en cédant sous le choc.

Il aurait dû rester fidèle au Seigneur des Ténèbres.

A suivre…