Titre : Severus Snape, idole de Poudlard
Disclaimer : tout ce qui suit est la propriété exclusive de Mme Rowling
Rating : T
Genre : Aventure et humour
Base : Harry Potter (1à6)
Note : Vendetta a honteusement sous-entendu que mes fanfictions étaient remplies d'histoires de beuveries, de chansons à boire et autres hallucinations provoquées par le jus de la treille !
Elle a ensuite fait quelques insinuations supplémentaires disant que tout cela était très révélateur et que j'étais une pochtronne ! Ce à quoi j'ai fait une réponse pleine d'intelligence (à savoir : « Même pas vrai ! ») et je m'applique dans ce chapitre à vous rappeler que l'alcool est un vice à consommer avec modération et qu'en plus de vous rendre ridicule, tout ce que vous gagnerez est un foie rappelant un ballon de rugby ayant servi à l'entraînement des All Blacks. Le chapitre est un peu plus court que les précédents, mais comme son nom l'indique, c'est un intermède.
Chapitre 16 :
Intermède entre deux tentatives de meurtres et complots machiavéliques à travers le temps
« Oh là là, que quelqu'un m'achève vite , par pitié...
-Allons, allons, Severus, un grand garçon comme vous. Vous n'allez pas jouer les bébés pour une petite crise de foie, non ?
-Allez au diable Malefoy ! C'est de votre faute, tout cela.
-C'est de ma faute si vous avez trop mangé et trop bu au festin d'hier et que votre organisme de vieillard à un stade avancé de décrépitude ne le supporte pas ? Laissez moi deviner : vous avez l'impression que vos amygdales ont triplé de volume, la simple présence de votre cerveau dans une boîte crânienne, qui a certainement rétrécie, est une infraction à votre santé et il y a un Weasley qui joue de la cornemuse juste à votre oreille ?
-Parfaitement ! Oooooh, mon dos me fait souffrir, remontez donc l'oreiller.
-Voilà, comme cela vous serOUTCH ! Mais pourquoi est-ce que vous m'avez frappé ?
-Pour vous apprendre le respect de vos aînés ! Allez donc voir ce que fiche ce petit décérébré de Potter.
-Le dit Potter est en train d'essayer de vous trouver un médecin. Il a dit quelque chose au sujet d'un lavement et de saignées…
-QUOI !! »
C'était un problème constant quand on était amené à fréquenter Severus. Il avait le même sens de l'humour qu'une plante géante carnivore sud-américaine qu'on aurait frustrée de sa collation à base d'archéologue aventurier mal rasé à chapeau de feutre et à fouet. Malefoy aurait pourtant dû s'en souvenir mais il faut croire que cela lui était un instant sorti de la tête, ce qui expliqua que Potter, arrivant en catastrophe, n'eut que le temps de décrisper les phalanges de Severus de la gorge du jeune mécréant qui avait manqué de respect à sa Majesté des cachots.
Franchement, fréquenter ces deux énergumènes faisaient vieillir prématurément. Le médecin qui voulut saigner Severus faillit carrément en mourir d'ailleurs. Il fallût les efforts conjugués de Malefoy et Potter pour maîtriser leur ancien professeur et lui retirer la lancette avec laquelle il essayait d'égorger l'homme. Rien de mieux que se mettre en rogne pour se remettre des agapes de la veille.
Quand il arrivait quelque part Severus ne pouvait pas s'empêcher de chercher à connaître les secrets les plus noirs et les plus enfouis de tous les autochtones locaux et de tous leurs cousins jusqu'au cinquième degré. Selon lui, il s'agissait d'une mesure de prudence dictée par ces dures années d'espionnage pour l'Ordre et Dumbledore et c'était grâce à son extrême prévoyance et à son grand discernement en matière de comportement humain qu'il était toujours envie.
Selon Drago et Harry, cela tenait plutôt de la psychose.
Tout cela pour expliquer pourquoi Severus avait refusé avec une énergie farouche de rester plus d'une demi-journée dans l'auberge où il récupérait, impossible pour lui d'être satisfait des maigres renseignements récoltés par Harry sur les indigènes. Son état ne lui permettait pas non plus de courir les routes, surtout qu'on n'avait inventé ni le TGV, ni la route goudronnée, et que les suspensions des véhicules de l'époque avaient tout de la bonne blague. Il aurait bien préparé une décoction savante et nauséabonde pour se remettre mais il ignorait totalement où était la communauté magique la plus proche. Et demander à l'aubergiste où se procurer du foie de dragon en cette période de chasse aux sorcières, autant aller chercher le guet soi-même.
Ils trouvèrent donc une petite maison, taudis immonde selon Draco dont les critères restaient ceux d'un Malefoy, et maison des trois petits cochons selon Harry, qui ricanait ensuite et sous-entendait que Severus aurait mieux tenu le rôle du grand méchant loup, et s'installèrent en bordure du village le temps de se refaire une santé. Lever avec le soleil, marche vivifiante dans les pâtures, la baguette à la main car finir dans l'estomac d'un loup, c'est la honte pour un sorcier, et entretien d'un potager. Histoire d'éviter les ennuis pendant un laps de temps maximum, Severus promit de ne pas séduire les filles du village, Harry promit de ne pas se faire kidnapper par un psychopathe pour des raisons de magie noire et de ne pas marcher sur les pieds des forcenés moldus qu'il pourrait croiser et Draco…promit qu'il refusait de faire la cuisine, le ménage et Potter, si tu crois que je vais ravauder l'accroc que tu viens de faire à ta veste, tu peux toujours te brosser.
L'accalmie dura trois ans. Tout bascula le jour où Severus, revenant du village où il avait fait l'emplette de farine de blé et d'une jeune truie, se fit la réflexion que cette existence paisible était sans aucun doute la preuve d'une sorte de récompense divine pour toutes les avanies précédentes. Dumbledore lui avait bien dit qu'il connaîtrait des temps paisibles, il avait bien fait de changer de camp et de rejoindre l'Ordre. A cet instant il franchit le dernier virage du sentier avant leur demeure et poussa un abominable juron devant le spectacle qui s'offrait à ses yeux.
Il aurait dû rester fidèle au Seigneur des Ténèbres.
A suivre…
