Le choix de Rikku
Disclaimer : les Persos de FF X-2 appartiennent à Square Enix et pas à moi. Snif !
Je poste enfin ce chapitre avec beaucoup de retard.
Chapitre 2 : le début du voyage de Gippel et de Rikku.
Rikku baissa la visière de son chapeau alors qu'elle s'approchait du Celsius, l'immense vaisseau rouge de son père.
Elle vit Gippel, habillé avec un treillis et un débardeur noir, caché derrière une caisse qui allait être embarquée à bord du vaisseau. Elle s'empressa de le rejoindre quand une main se posa sur son épaule, la faisant sursauter.
« Hep là ! » émit une voix qu'elle ne connaissait que trop bien. C'était son abruti de frère Frangin avec son éternel salopette !
Gardant le dos tourné à son frère, elle garda le silence en se mordant les doigts, immobile, le visage inquiet. Si son stupide frère devinait ses intentions, tout allait tomber à l'eau !
« Rikku ?? » ajouta Frangin, visiblement impatient.
Rikku se retourna lentement, un peu gênée et se força à sourire.
« Comment tu m'as reconnue, grand frère ? »
Coléreux, agitant ses bras, Frangin ouvrit grand ses yeux.
« Quoiiii ?? Tu crois que je ne t'aurais pas reconnue dans tes propres vêtements ! Tu es la seule à te pavaner dans cette mini jupe vert kaki et cet affreux haut orange ! Ne parlons même pas de ta coiffure pétard et de ta démarche, tu te balances tout le temps ! Tu me prends pour un débile ou quoi ? »
Le visage de Rikku lui indiquait que la réponse à sa dernière question était évidente.
Tu peux parler M. je-mets-une-salopette-directement-sur-mon-torse-tatoué-pour-faire-craquer-les-filles… ! pensa Rikku, mais, ce n'était pas le moment de taquiner Frangin.
Elle lui offrit un immense sourire pour l'amadouer.
« Mon grand frère chéri, je voulais juste examiner l'embarquement du Celsius avec Gippel, là bas (Elle le montra du doigt. Gippel, ayant remarqué le frère et la sœur, commença à paniquer et fit mine de regarder ailleurs en sifflotant). Ca égaye un peu notre triste journée ! »
Frangin se tint le menton dans une de ses très rares attitudes pensives.
« Je rêve ou tu m'as appelé grand frère chéri ? Qu'est ce que tu caches Rikku ? Dis le moi tout de suite ou j'en parle à Papa !
-Tu peux ne pas tout rapporter à lui? On dirait un vrai gamin ! Même un gamin serait plus… » s'indigna Rikku.
Frangin pointa sa petite soeur du doigt.
« Tu vois ! Là, tu es naturelle ! »
Agacée, Rikku croisa ses bras : Elle ne pourra jamais se débarrasser de son frère. Elle regarda par-dessus l'épaule de Frangin et eut une idée brillante.
« Hééé !!Frangin, cette jolie fille derrière toi n'a pas arrêté de te regarder ! Je suis sure qu'elle en pince pour toi ! »
Démarrant au quart de tour, Frangin se retourna aussitôt, manquant de se faire un torticolis. Il aperçut effectivement une jolie blonde visiblement plus âgée que lui.
Sans réfléchir, il se rua vers elle tandis que Rikku sautait de joie et s'enfuyait.
Elle rejoignit Gippel qui lui indiqua un nouvel endroit pour se cacher, derrière des sacs de provision.
Il ne pouvait réprimer sa colère.
« Eh fille de Cid, tu ne pouvais pas prendre des précautions. La honte, c'est Frangin qui t'a repéré !
-Ehhhh ! J'ai fait de mon mieux ! C'est pas de ma faute ! ça va aller maintenant.
-J'espère bien parce que le plus dur reste à venir. Je t'apprendrais à te battre une fois qu'on aura atterri, il y aura surement des monstres pour nous accueillir ! »
Rikku affichait une mine peu enthousiaste : elle aurait souhaité que leur voyage soit un peu plus…romantique…
Gippel, ayant deviné ses pensées, lui sourit malicieusement.
« Ne t'inquiète pas, Il y aurait toujours du réconfort après l'effort ! »
Rikku rougit malgré elle.
La tête légèrement penchée de coté, les yeux de Gippel pétillaient.
« Pourquoi rougis tu ? Je parlais d'une bonne nuit de sommeil et de nos repas autour du feu de camp, c'est tout ! »
Ne sachant plus où se mettre, Rikku le frappa sur la tête plusieurs fois.
« Idioottt !! »
C'est alors qu'ils entendirent une grosse claque. Rikku laissa dépasser sa tête pour regarder ce qui se passait. Ne comprenant rien à ce qui venait de lui arriver, Frangin avait reçu une gifle magistrale de la blonde et se demandait où était passée Rikku.
Rikku se recacha et étouffa un fou rire de ses mains. Gippel lui demandait ce qui se passait et lorsqu'il su, il se rassura en constatant que Rikku pouvait disposer de certaines ressources pour se sortir de situations difficiles.
Soudain, Gippel, observant depuis une bonne demi heure les va et vient des albedhs qui embarquaient la marchandise, prit la main de Rikku, prêt à bondir.
Alors que ce geste était anodin, il bouleversait la jeune fille, accélérant les battements de son cœur. Elle se réprima mentalement de se troubler pour si peu mais elle ne se calmait pas. Bien au contraire, sa main devenait à présent moite et elle se maudit.
Elle retira brusquement sa main de celle de Gippel qui la regarda, surpris par son geste brutal.
« J..Je ne suis pas une enfant, je peux te suivre ! » bafouilla t elle le regard baissé, ne pouvant le regarder.
« D'accord, mais, je vais aller très vite, tu dois me suivre comme mon ombre ! »
Fuyant toujours son regard, Rikku le rassura. C'est alors que Gippel lança le départ de l'embarquement.
Ils entrèrent dans un gros paquet qui fut transporté le dernier. La proximité corporelle des deux adolescents embarassait Rikku dont le souffle s'était accéléré. Elle pouvait sentir le corps chaud de Gippel contre le sien ainsi que les battements de son cœur qui tabourinaient contre sa joue. Le paquet étant assez étroit, elle n'avait eu d'autre choix que de se blottir contre lui de côté, ses mains et sa tête reposées sur son torse, assise entre les cuisses écartées de Gippel. De par l'accroissement de son souffle dû à sa panique, elle ne remarquait pas que le rythme cardiaque de Gippel s'emballait au fil des secondes.
Cette situation se révéla être à la fois un calvaire et un magnifique rêve pour Gippel. Il tenait enfin dans ses bras celle qu'il aimait mais, il avait peur de ne pouvoir se contrôler. Commençant à transpirer, il priait mentalement qu'elle ne s'aperçoive pas de son mal être.
« Tu manques d'air ? » parvint à glisser Gippel, remarquant l'accélération du souffle de Rikku qui l'arrangeait plutôt bien.
-Oui, je crois que je me sens mal quand je suis trop à l'étroit ! » mentit Rikku.
Dans la soute, Gippel vérifia qu'il n'y avait personne pour ouvrir le paquet et sortit en s'épongeant le front, non sans un soupir de soulagement. Une fois sortie à son tour, Rikku faisait mine de se dégourdir les jambes et de s'étirer.
Ils attendirent jusqu'à la fin du vol en silence, sans trop oser se parler, pour ne pas alerter les passagers selon Gippel et rentrèrent de nouveau dans le paquet quand ils sentirent que le Celsius allait atterrir. Avant de rentrer dans le paquet, Gippel et Rikku prièrent chacun dans leur for intérieur pour se donner la force pour affronter cette nouvelle proximité.
Sitôt, le paquet débarqué, Gippel et Rikku sortirent lorsque les albedhs s'éloignèrent pour s'occuper des autres. Quand ils se trouvèrent à une distance raisonnable, ils observèrent le chantier qui se mettait en place sur la plage, à plat ventre en haut d'une petite colline.
« Mais, c'est des machinas !! murmura Rikku, les yeux agrandis de surprise.
-Ouais, c'est surement pour Sin, je te l'ai dit quand je t'ai fait mon rapport. D'ailleurs, on sort ensemble, t'as pas oublié j'espère !
Rikku le frappa sur la tête par derrière.
-Tu crois que c'est le moment ! On prépare une guerre et toi tu penses à sortir avec moi ! Tu ne vaux pas mieux que Frangin ! »
Gippel allait répliquer quand il entendit un rugissement monstrueux proche.
« J'aimerais bien débattre sur ma libido avec toi mais je crois qu'il serait plus urgent de t'apprendre à te battre si tu ne vois pas d'inconvénient. »
Pétrifiée par l'hurlement qu'elle venait d'entendre, Rikku ne put que hocher la tête.
Ils s'éloignèrent et croisèrent sur leur route une vieille dame tremblante et s'aidant d'une canne.
« Bonjour, Madame ! » l'interpella Rikku.
-Je ne comprends pas…répliqua la vieille dame.
-Rikku, Spira ne connaît pas la langue albedh ! Je vais parler, je t'apprendrais par la suite. Que veux tu lui dire ?
-Je voulais lui demander où nous étions ?
Gippel traduisit dans la langue de Spira mais, la vielle dame, dont le visage était devenu hargneux, lui répondit « J'ai bien entendu albedh ?? Vous êtes ces fous de machines ?? »
Gippel essaya de calmer la vieille dame qui avait brandi sa canne pour essayer de les frapper.
Bien qu'elle ne comprenne rien, Rikku avait deviné que la vieille dame ne comptait pas se faire d'amis albedhs. Elle secoua ses bras paniqués en voyant la confrontation entre elle et Gippel.
Celui-ci avait saisi la canne et sourit à la vieille en secouant sa tête.
« Holà ! Vous ne pourriez blesser personne avec, Mamie ! Je vais vous montrer… ».
Sous les yeux effarés de la vieille, il craqua la canne en deux sur sa jambe et montra le bout arraché et pointu avec un grand sourire.
« ça c'est plus dangereux. Faites moi voir vos talents de guerrière ! »
Rikku se mordit la main, angoissée.
« Mauvaise idée… »
La mémé prit le bout de canne.
« Petits voyous ! Ma canne porte bonheur !! Saletés d'albedhs hérétiques !! »
Elle essayait de planter avec une lenteur d'escargot Gippel qui esquivait tous ses mouvements agilement en éclatant de rire, sous le regard inquiet de Rikku.
« Gippel !! Tu t'es bien marré, on y va maintenant !! » lança Rikku, excédée.
Gippel attrapa de nouveau la canne de la mémé et lui parla cette fois ci de manière très sérieuse, le regard froid.
« Je déteste les gens, comme vous, fanatiques de Yevon. Nous avons tous le même ennemi, Sin, je vous rappelle.Il tue n'importe qui sur son passage, lui au moins ne fait pas de différence. Alors au lieu de se rejeter la faute, comme des lâches, il faudrait mieux qu'on associe nos forces ! Moi et ma copine, nous allons tout faire pour changer les préjugés des habitants de Spira sur les albedhs. »
La mémé gardait le silence. Gippel doutait qui lui avait fait entendre raison, mais, au moins, elle ne répliquait plus avec arrogance.
« Tu vas nous dire où on est maintenant, ça m'ennuierait de prendre ton dentier en otage ! ajouta Gippel, amusé.
« Route des Mycorocs. » ajouta la mémé d'un air résigné.
« Ben voilà ! Allez ce fut un plaisir de m'amuser avec toi, mais, on doit y aller ! Tu me feras une bonne petite soupe si on passe te rendre visite un de ces jours, Grand mère ! » la taquina Gippel en tapotant son épaule.
Et il s'éloigna avec Rikku.
Brandissant une moitié de canne, la vieille dame hurla de sa voix chevrotante « Allez vous faire avaler par Sin, bande de petits vauriens !! »
« Hérétiques, voyous, vauriens…On remonte de plus en plus dans son estime, on dirait ! » fit remarquer Gippel, un sourire en coin, à Rikku.
A suivre…
